Canal Seine-Nord Europe : Frédéric Cuvillier a raison de remettre à plat un projet bâclé, au coût non maîtrisé

Communiqué du groupe socialiste et républicain au Conseil régional d’Île-de-France

Guillaume Balas, président du groupe socialiste au Conseil régional, se félicite de la décision du Ministre délégué au Transports Frédéric Cuvillier de remettre à plat le dossier de Canal Seine-Nord Europe.

La version de ce projet majeur d’aménagement du territoire devant permettre de connecter le bassin de la Seine et le nord de l’Europe léguée par le précédent gouvernement présentait un manque de sérieux préoccupant quant à l’estimation de son coût.

« Tout comme le Grand Paris de Nicolas Sarkozy, le coût du projet Canal Seine-Nord Europe a été sciemment sous estimé d’un tiers par un gouvernement manifestement très désireux d’étoffer le tableau de ses ’’réalisations’’ avant les présidentielles » déplore Guillaume Balas. « Frédéric Cuvillier a donc hérité d’un projet bâclé à défaut d’être bouclé dont la dérive des coûts menaçait la faisabilité. L’abandon du recours au Partenariat Public-Privé pour financer ce projet d’aménagement relève du bon sens, tant ce mode de financement est générateur mécanique de surcoût pour les collectivités territoriales. »

En prenant cette décision aujourd’hui, Frédéric Cuviller sauve Canal Seine-Nord Europe d’un naufrage opérationnel et financier annoncé tout en démontrant l’intention du gouvernement de mener à bien ce projet porteur d’un renouveau du transport fluvial.

« Le plan d’investissement gouvernemental permettra de construire plus de logements sociaux. A nous de veiller à leur juste répartition sur le territoire. »

Communiqué du groupe socialiste au Conseil régional d’Île-de-France

A travers son président Guillaume Balas, le groupe socialiste au Conseil régional d’Île-de-France se félicite des mesures contenues dans le Plan d’Investissement pour le Logement présenté aujourd’hui à Alfortville par le Président de la République.

« A travers 20 mesures, le gouvernement donne à l’ensemble des acteurs du logement des moyens à la hauteur des enjeux. En cette période de crise, le logement constitue, avec l’emploi, la principale préoccupation des Français. Alors que la Fondation Abbé Pierre recense près de 3,6 millions de mal logés et que les cas d’impayés de factures énergétiques se multiplient, le lancement d’un ambitieux plan de construction de logements sociaux et de rénovation énergétique n’a jamais semblé aussi nécessaire. »

«  Mesure phare de ce plan d’investissement, la réduction du taux de TVA à 5% en 2014 pour la construction de logements sociaux permettra de soutenir la construction d’une offre nouvelle, condition essentielle pour résoudre la crise du logement en Île-de-France. Cette mesure était particulièrement attendue dans notre région, où 70% de la population est éligible au logement social et où les loyers dans le privé ont augmenté de 32% entre 2000 et 2010. pour faire face à cette situation, la Région a fixée comme objectifs la construction de 70 000 logements dont 30% de logements sociaux dans la zone dense. »

Cependant, cet effort ne doit pas occulter la question de l’équilibre entre les différentes catégories de logement et leur juste répartition sur le territoire. Le parc locatif francilien ne se distingue pas que par la pénurie et sa piètre performance énergétique, mais aussi par une répartition déséquilibrée de l’offre, au détriment de la mixité sociale.

Encore trop de communes, bien souvent dirigées par des maires de droite, rechignent à respecter les obligations de la Loi SRU ou les contournent en ne construisant que des logements sociaux de catégories supérieures. Or la situation est claire : l’urgence porte sur le logement social et très social. Il faut construire prioritairement ces catégories et veiller à leur juste répartition à l’échelle du territoire francilien.

Le durcissement de la Loi SRU par la Loi Duflot pose les bases d’une meilleure maîtrise de la mixité sociale des territoires par les pouvoirs publics.  Les élus de la majorité du Conseil régional d’Île-de-France, devenu un acteur majeur du logement, veilleront à ce que la réponse quantitative à l’urgence ne se fasse pas au détriment de la qualité de vie des Franciliens.

Gouvernance de la région capitale : face à la crise, unir les Franciliens au lieu de les opposer

Communiqué des élus du groupe socialiste et républicain à la Région Île-de-France

Deux articles publiés ce matin sur le site internet du Monde l’attestent : les réflexions et négociations sur l’acte III de la décentralisation sont entrées dans leur ultime ligne droite. En tranchant entre plusieurs hypothèses de répartition des compétences entre les différents acteurs publics d’Île-de-France, le gouvernement va en réalité définir sa conception de l’aménagement territorial francilien.

La région capitale est un territoire unique par sa vitalité économique, démographique et culturelle. Si cette vitalité est un atout indéniable, elle implique également une vigilance de tous les instants. En effet, cette dynamique repose sur la solidarité entre les territoires et le maintien d’un équilibre et d’une cohérence dans l’aménagement de la région. Ces principes indispensables à l’Île-de-France ne s’imposent pas d’eux même. Ils sont défendus, débattus et garantis par la région Île-de-France à travers son  Schéma Directeur d’Île-de-France (SDRIF).

Fruit d’une négociation associant l’ensemble des acteurs publics franciliens, le SDRIF détermine le projet d’aménagement et d’urbanisme de l’Île-de-France à l’horizon 2030. Il est le garant de l’équilibre territorial en matière de logements et de transports, il détermine où et comment les Franciliens habiteront, travailleront et se déplaceront.  C’est un avenir collectif qui concerne les presque 12 millions d’habitants des 8 départements qui composent l’Île-de-France.

Aussi, pour les Conseillers régionaux socialistes et républicains, la mise en œuvre de politiques opérationnelles répondant à des besoins spécifiques de certains territoires franciliens ne peut se faire au dépend de la cohérence stratégique de l’ensemble de la région. Cohérence stratégique dont le SDRIF est le seul et unique garant.

En clair, s’il est possible que les problématiques du logement ne peuvent être abordées de la même manière dans la zone dense et en grande couronne, il est impensable que les politiques opérationnelles s’affranchissent d’une cohérence stratégique globale. L’accroissement des inégalités sociales et territoriales en seraient le résultat.

Privilégier la métropole à la grande couronne reviendrait à abandonner les 2 millions de Franciliens vivant sur 70% du territoire de la région, alors même que le risque de relégation des territoires périphériques et de leurs habitants n’a jamais semblé aussi prégnant à la faveur de la crise majeure que nous vivons.

Guillaume BALAS, président du groupe socialiste et républicain