Gouvernance de la région capitale : face à la crise, unir les Franciliens au lieu de les opposer

Communiqué des élus du groupe socialiste et républicain à la Région Île-de-France

Deux articles publiés ce matin sur le site internet du Monde l’attestent : les réflexions et négociations sur l’acte III de la décentralisation sont entrées dans leur ultime ligne droite. En tranchant entre plusieurs hypothèses de répartition des compétences entre les différents acteurs publics d’Île-de-France, le gouvernement va en réalité définir sa conception de l’aménagement territorial francilien.

La région capitale est un territoire unique par sa vitalité économique, démographique et culturelle. Si cette vitalité est un atout indéniable, elle implique également une vigilance de tous les instants. En effet, cette dynamique repose sur la solidarité entre les territoires et le maintien d’un équilibre et d’une cohérence dans l’aménagement de la région. Ces principes indispensables à l’Île-de-France ne s’imposent pas d’eux même. Ils sont défendus, débattus et garantis par la région Île-de-France à travers son  Schéma Directeur d’Île-de-France (SDRIF).

Fruit d’une négociation associant l’ensemble des acteurs publics franciliens, le SDRIF détermine le projet d’aménagement et d’urbanisme de l’Île-de-France à l’horizon 2030. Il est le garant de l’équilibre territorial en matière de logements et de transports, il détermine où et comment les Franciliens habiteront, travailleront et se déplaceront.  C’est un avenir collectif qui concerne les presque 12 millions d’habitants des 8 départements qui composent l’Île-de-France.

Aussi, pour les Conseillers régionaux socialistes et républicains, la mise en œuvre de politiques opérationnelles répondant à des besoins spécifiques de certains territoires franciliens ne peut se faire au dépend de la cohérence stratégique de l’ensemble de la région. Cohérence stratégique dont le SDRIF est le seul et unique garant.

En clair, s’il est possible que les problématiques du logement ne peuvent être abordées de la même manière dans la zone dense et en grande couronne, il est impensable que les politiques opérationnelles s’affranchissent d’une cohérence stratégique globale. L’accroissement des inégalités sociales et territoriales en seraient le résultat.

Privilégier la métropole à la grande couronne reviendrait à abandonner les 2 millions de Franciliens vivant sur 70% du territoire de la région, alors même que le risque de relégation des territoires périphériques et de leurs habitants n’a jamais semblé aussi prégnant à la faveur de la crise majeure que nous vivons.

Guillaume BALAS, président du groupe socialiste et républicain

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