Pour sortir de la crise, fions-nous aux « faiseux » plutôt qu’aux « diseux »

Tribune parue dans Libération

Lundi 22 juillet

En politique comme ailleurs, on distingue communément les « diseux » et les « faiseux». Si l’on peut toujours compter sur les seconds pour développer un territoire voire, dans les moments difficiles, participer au redressement d’un pays, on reconnait davantage les premiers à leur verbe haut et à leur art de cultiver le paradoxe.

C’est ainsi que l’on a pu entendre certains, y compris à gauche, déplorer l’absence de réformes fortes, notamment en matière fiscale. Comme si l’égale imposition des revenus du travail et du capital, la mise en place d’une nouvelle tranche d’imposition à 45%, la taxe sur les transactions financières, l’augmentation des droits de succession, de l’ISF, entre autres, ne constituaient pas un changement radical après la suppression du bouclier fiscal cher à la droite.

D’autres – souvent les mêmes- implorent le gouvernement de repousser sine die des réformes aussi cruciales que celle de notre système de retraite par répartition que nous devons pérenniser au plus vite pour les générations futures. Sans parler de ceux qui assimilent à de l’austérité une politique visant à créer 60 000 postes dans l’éducation nationale et 100 000 emplois d’avenir. Allez comprendre!

La majorité dont nous nous revendiquons est sans doute moins bruyante, moins friande de polémiques ou de pétitions en tous genres ; elle agit jour après jour, au Gouvernement comme au Parlement, avec cohérence et constance au service d’un objectif: la bataille pour l’emploi.

La première condition pour la remporter consistait, dès le lendemain du 6 mai, à restaurer la crédibilité du pays en Europe en assainissant nos comptes publics. Quelle était l’alternative? Laisser courir les déficits, voir nos taux d’intérêt augmenter pour in fine subir une cure d’austérité – cette fois bien réelle- imposée par nos partenaires européens et perdre ainsi notre souveraineté au profit des marchés financiers? C’eut été une faute historique, nous l’avons évitée.

Car c’est bien cette crédibilité retrouvée grâce au sérieux budgétaire qui a permis au Président de la République de réorienter une Europe jusque-là obnubilée par la logique purement comptable de réduction des dettes et indifférente aux graves inégalités qui se creusaient entre le nord et le sud de l’Europe. C’est bien elle qui a permis de trouver un accord pour stabiliser la zone euro et faire de la jeunesse européenne qui doute aujourd’hui, une priorité nouvelle pour l’Union.

Deuxième impératif: sortir la France de la crise en actionnant tous les leviers nécessaires au redémarrage de la croissance. C’est tout le sens de la mise en place du CICE, de la BPI et de l’accord sur la sécurisation de l’emploi. Nous assumons pleinement la priorité donnée au redressement productif de notre économie et en particulier de notre industrie qui nous permettra dans un second temps de mener une politique plus redistributive.

Le troisième pilier, sans doute celui dont la portée est la plus grande et la responsabilité la plus lourde, c’est la préparation de l’avenir. Préparer l’avenir de notre pays, c’est poser les nouvelles pierres de la France de demain, celle qui, en dépit du sinistre héritage légué par la droite, doit avoir retrouvé d’ici 10 ans toute sa place en Europe. Le nouveau programme d’investissements d’avenir annoncé par le Premier Ministre et consacré en grande partie à la transition écologique, s’inscrit pleinement dans cette perspective.

Préparer l’avenir, c’est aussi et surtout donner toutes ses chances à la génération qui vient, lui permettre dès la petite enfance jusqu’à l’entrée dans la vie active, de maîtriser les itinéraires de son existence. Avec la création de 275 000 places d’accueil destinées aux enfants de moins de trois ans, la refondation de l’école, celle de l’université ainsi que la mise en place des emplois d’avenir et des contrats de génération, le Gouvernement a pris des mesures sans précédent pour réduire les inégalités scolaires, favoriser la démocratie de la réussite et l’accès à l’emploi.

Voilà pourquoi nous sommes fiers de soutenir, avec autant de force que d’exigence la politique conduite depuis un an par le Président de la République et le Gouvernement.

Voilà pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette ambition à se faire entendre et à agir plus efficacement encore au service des Françaises et des Français.

 

Nathalie Appéré, Didier Boulaud, Thierry Coursin, Carole Delga, Frédérique Espagnac, Pascale Gérard, Laurent Grandguillaume, Odette Herviaux, Martine Pinville, Marie Récalde, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Gwendal Rouillard, Louis-Mohamed Seye, Rachid Temal, Yannick Trigance, Clotilde Valter

 

Plan Bus 2013-2016: plus de 120 lignes de bus améliorées

Premières mesures concrètes du plan bus 2013-2016 voté le 16 mai 2013 : le STIF améliore l’offre de 78 lignes de bus de grande couronne et de 49 lignes de bus de Paris et de petite couronne.

Depuis le début de l’année 2013 le STIF a engagé plus de 45 millions d’euros2 pour améliorer l’offre de transport des réseaux de bus sur l’ensemble de l’Île-de-France.

Concrétisation du plan bus 2013-2016

Avec 160 millions d’euros d’investissements sur quatre ans, ce plan d’amélioration des lignes de bus permettra aux voyageurs de bénéficier d’une offre plus lisible, plus attractive et mieux adaptée à la fois aux nouveaux rythmes de vie et aux territoires desservis.
Avec plus de 9 000 bus et 1 435 lignes couvrant plus de 300 millions de km par an, le réseau Francilien permet de desservir les habitants du centre de Paris jusqu’aux limites de la grande couronne. Chaque jour, 3,5 millions de déplacements se font en bus soit 42 % des déplacements en transports en commun.

Sur la base de demandes de collectivités territoriales et en cohérence avec le plan bus 2013-2016, ces améliorations incluent des renforts aux heures de pointe et aux heures creuses en semaine et le week-end, la création de service en soirée, l’adaptation d’itinéraires, de fréquences et d’amplitudes pour la desserte de nouveaux quartiers et de services publics.
Plusieurs de ces améliorations s’inscrivent dans le cadre de projets structurants tels que la mise en service du T5 ou du programme RER B Nord+ et visent à favoriser l’intermodalité entre les différents modes de transports.

Le plan de modernisation du RER B SUD approuvé par le STIF

Communiqué de presse
Conseil du 10 juillet 2013

Alors que les travaux d’amélioration du nord de la ligne se terminent, le STIF engage un important plan d’action pour la partie sud de la ligne. Il vise en premier lieu à améliorer le quotidien des voyageurs. Ce plan conjugue des mesures d’exploitation, de maintenance et la réalisation de travaux d’infrastructure.

Ces actions permettront de fiabiliser l’exploitation de la ligne dans son ensemble, de mieux gérer les situations perturbées et de proposer aux voyageurs une information et un niveau de service fiable et de qualité.

Le STIF initie immédiatement de premières applications concrètes du plan de modernisation du RER B Sud en validant quatre premières conventions de financement pour un total de 24 millions d’euros, dont une enveloppe de 5,9 millions d’euros destinée à réaliser la totalité des études préliminaires pour l’amélioration des gares de la partie sud de la ligne.

Plus de 500 millions d’euros d’investissements sont ainsi prévus à court (2013-2016) et à moyen terme (2017-2022). Avec les investissements de sa partie nord et à la rénovation des trains, le montant total engagé pour la modernisation de l’ensemble du RER B dépasse le milliard d’euros.

La réalisation de ce programme (gares, signalisation, aiguillages, postes d’aiguillage, renforcement électrique, clôtures pour sécuriser les voies ou les bâtiments…) à court et à moyen terme, doit permettre d’assurer le passage de 20 trains par heure sur la ligne et de réduire au maximum les incidents et les retards.
La gestion des situations perturbées sera également améliorée. Ainsi, par exemple, le 3e quai de la gare de Denfert-Rochereau sera adapté afin de pouvoir accueillir jusqu’à 6 trains longs (1 600 voyageurs par train) par heure. En cas de perturbation au nord de la ligne, ce quai fera office de terminus provisoire. Il permettra aux voyageurs de la branche sud de ne pas rester bloqués dans leur train et d’avoir accès aux autres modes de transport en commun dans Paris à partir de Denfert-Rochereau (lignes 4 et 6 du métro, nombreuses lignes de bus). Ce quai sera opérationnel fin 2014 / début 2015.

L’information des voyageurs est aussi au coeur du dispositif de modernisation du RER B. L’amélioration de la sonorisation de l’ensemble des gares de la partie sud de la ligne débutera à partir de 2014. De nouveaux écrans dédiés aux situations perturbées seront installés d’ici fin 2015, tout comme des écrans en plusieurs langues. Enfin, à partir de 2015, une évolution du système d’information en ligne (SIEL) permettra d’afficher sur les écrans des gares des horaires tenant compte des temps réels de parcours des trains.
Le Schéma Directeur RER B Sud a été élaboré dans une démarche de concertation et de coproduction engagée par le STIF avec notamment les représentants de la RATP, de la SNCF, de RFF, de l’Etat, de la Région Île-de-France et des collectivités territoriales concernées.
D’autres actions, qui restent à préciser, pourraient être envisagées pour un montant de 350 millions d’euros.

En parallèle, le programme de rénovation des RER de la ligne se poursuit. 36 rames sur les 117 de la ligne le sont aujourd’hui. La fin de ce programme est prévue en 2016. Ces rames rénovées améliorent le confort des voyageurs et leur sécurité : ventilation réfrigérée, vidéoprotection, information voyageurs, amélioration de la circulation dans le train, présence de deux espaces pour personnes en fauteuil roulant par rame, nouveau design intérieur et extérieur… Elles ont également fait l’objet à cette occasion d’une révision technique.