Retour sur le débat au sommet entre les candidats à la Présidence de la Commission : enfin on parle d’Europe !

Ce débat du jeudi 15 mai était une grande première en Europe, qui a vu s’opposer les candidats de cinq groupes politiques, qui se sont exprimés en trois langues, avec une diffusion en Eurovision et la traduction simultanée dans toutes les langues de l’UE. Sur la forme, on a pu assister à un débat rythmé, à l’image de ce que peuvent être les débat au sein du Parlement européen, ce qui est parfois déroutant mais permet finalement que tous s’expriment : questions précises et nombreuses, réponses chronométrée (45 secondes !), droits de réponse « jocker » mais en nombres limités.

Au passage, il est à déplorer que les grandes chaînes françaises ne se soient pas saisies de l’occasion de participer à une belle campagne, celle pour le renouveau de l’Europe, les citoyens méritent mieux que cela. En France, le débat était diffusé sur la TNT – à titre de comparaison chez nos voisins belges, il était diffusé sur la RTBF et la VRT, les chaînes de service public. On peut espérer que les grands médias réaliseront vite l’importance des enjeux, même si pour les élections du 25 mai il sera sans doute trop tard.

Quoi qu’il en soit, l’Histoire européenne est en marche, et c’est ce qu’on a vu hier soir. La variété des candidats, et surtout les différences dans leurs réponses, montrent bien que les citoyens auront un vrai choix à faire lors des prochaines élections européennes ; l’Europe ne sera décidément plus la même si la gauche l’emporte, après 20 ans de droite.

La droite et la gauche n’ont pas la même réponse face à l’austérité, terme que d’ailleurs le PPE de M. Juncker continue de réfuter, lui qui justifie la saignée sociale auxquels ont été soumis la Grèce ou le Portugal ces dernières années. Face à cela, pour la gauche, en particulier Martin Schulz, la réponse n’est pas dans la contrainte contre les dépenses publiques mais dans la lutte contre l’évasion fiscale, pour aller chercher l’argent là où il est, chez les vrais responsables de la crise. C’est aussi la gauche qui promeut les solutions les plus vigoureuses pour sortir du chômage de masse et en particulier favoriser l’emploi des jeunes.

Pendant l’heure et demi qu’a duré le débat les candidats ont abordé toute une variété de sujets, l’économie bien sûr, car c’est le cœur de la préoccupation des européens, mais d’autres sujets tout aussi importants comme l’immigration et l’accueil des réfugiés, la politique étrangère, le commerce international et les négociations de libre-échange avec les États-Unis, la démocratie en Europe et le lutte contre la corruption…

Le débat a contribué à donner un visage aux forces politiques qui concourent aux élections européennes, condition essentielle pour que les citoyens se saisissent de l’enjeu et réalisent à quel point ils sont tous concernés par le résultat qui sortira des urnes le 25 mai prochain – avec un seul jour et un seul tour, pour un vote massif à gauche, pour les listes du PSE !

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