Pour une politique européenne de l’immigration, rencontre avec la Cimade

J’ai rencontré dans le cadre de la campagne des élections européennes des représentants de la Cimade, qui accompagne dans leurs démarches et accueille les migrants et les demandeurs d’asile. Ils souhaitaient m’interpeller plus particulièrement sur l’hypothétique harmonisation de la politique d’immigration au niveau européen, sur la politique des visas, et sur le fonctionnement de l’agence Frontex.

Les questions migratoires sont au cœur des thématiques de campagne des uns et des autres, pas toujours pour de bonnes raisons hélas. Pour nous socialistes, les États membres et l’Union européenne ont une lourde responsabilité envers les migrants, le respect de leur dignité et le respect du droit. Nous souhaitons que l’UE élabore ses politiques migratoires en partenariat avec les pays d’origine notamment par le soutien aux processus de démocratisation, la politique de développement, et la lutte contre le trafic des êtres humains. À l’intérieur de l’Union, nous estimons que la solidarité et la coordination entre États doivent prévaloir, en gardant à l’esprit que l’immigration est aussi un formidable facteur de croissance, dans un contexte crise démographique dans nos sociétés vieillissantes. Les instruments existants doivent être correctement appliqués, mais il faut aussi que ceux en négociations (politique des visas, permis de travail et de séjour unique, conditions d’entrée et de séjour pour les étudiants et chercheurs, les travailleurs saisonniers ou dans le cadre d’un détachement intragroupe, « carte bleue » pour les travailleurs hautement qualifiés) soient enfin développés.

Martin Schulz l’a rappelé dans les colonnes de Libération : « nous devons travailler dans un esprit de solidarité au niveau européen [et] la gestion des frontières extérieures est une responsabilité partagée. Nous ne pouvons pas laisser l’immigration aux populistes, aux racistes et xénophobes qui capitalisent sur les tragédies des autres, qui s’enracinent grâce à l’imposture et la peur, qui ont un bouc émissaire pour tout et une solution pour rien. » (accès à sa tribune) Le 25 mai, nous voterons aussi pour le respect de la dignité humaine, au-delà des frontières et des origines.

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