Les jeunes socialistes du Val de Marne à Bruxelles

Mercredi dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir un groupe de jeunes socialistes du MJS Val-de-Marne en visite au Parlement européen. Au programme, une journée très chargée qui a permis aux jeunes militants engagés de découvrir le rythme du travail parlementaire européen.

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Les jeunes visiteurs ont pu assister à une réunion du groupe S&D (le groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen). La discussion portait en particulier sur la réponse du groupe au Plan d’investissement pour l’emploi et la croissance annoncé par Jean-Claude Juncker. Dans la peau de parlementaires européens, casque aux oreilles pour suivre la traduction française des débats, ces jeunes européens se sont réjouis de la petite dédicace de Gianni Pittella (Président du Groupe S&D) saluant leur venue au Parlement.

 

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Après la visite des bâtiments, un échange a eu lieu dans le grand hémicycle avec un conférencier. L’occasion d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement des institutions européennes et le rôle du Parlement.

 

En début d’après-midi, le groupe est venu à la rencontre de tous les députés de la DSF (Délégation Socialiste Française). Un moment très chaleureux qui a permis aux jeunes activistes de revoir les visages familiers des député-e-s franciliens qu’ils avaient soutenus pendant la dernière campagne des européennes. Les uns et les autres ont pu à cette occasion se donner des nouvelles et échanger sur l’organisation de la délégation.

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En fin de journée, Giacomo Filibeck, Secrétaire général adjoint du PSE (Parti Socialiste Européen), leur a fait l’honneur de venir débattre avec eux du fonctionnement du parti et de quelle manière les militants socialistes européens peuvent agir pour améliorer l’avenir de l’Europe.

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J’ai pris le temps de leur présenter mes commissions parlementaires et les nombreux dossiers sur lesquels je travaille, l’opportunité de faire un point sur le début de mon mandat. Nous avons aussi abordé la question des rapports de force au sein du Groupe S&D et entre les différents partis européens. J’ai aussi rappelé à quel point je suis fière de constater que les jeunes Val-de-Marnais se sentent pleinement européens et je les ai encouragés à convaincre leur entourage que l’Europe se construit dans une dynamique commune.

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Je suis ravie d’avoir reçu les membres du MJS 94, des militants curieux de comprendre le système et les enjeux européens. Je continuerai à œuvrer pour la jeunesse qui représente l’avenir de l’Europe

 

 

Au Conseil régional, l’UMP ne daigne pas voter 540M€ de subventions pour les transports franciliens

Communiqué du groupe socialiste, républicain et apparentés

Jeudi 20 novembre 2014

A l’occasion de la Commission permanente de la Région Île-de-France de ce jeudi 20 novembre, la majorité régionale a voté en faveur d’une nouvelle étape de son plan d’investissement pour la modernisation et l’amélioration du réseau de francilien. Au total, ce sont près de 540M€ de subventions en faveur de projets de transports répartis sur l’ensemble des territoires qui ont été accordées. Un engagement record qui n’a pas semblé intéresser l’UMP, trop occupée à provoquer un incident de séance et à quitter la Commission permanente dans une mise en scène aussi téléphonée que grotesque.

Plutôt que de participer aux débats et voter cette somme historique pour les projets destinés à améliorer la desserte des territoires franciliens et les conditions de transports de leurs habitants, les Conseillers régionaux UMP ont préféré dénoncer une dépense publique de 7 500€.

Les Conseillers régionaux socialistes, républicains et apparentés / des groupes de la majorité déplorent que l’UMP francilienne, en campagne permanente, ne prenne même plus la peine de participer aux débats démocratiques régionaux, marquants ainsi son désintérêt profond pour les Franciliens et en l’occurrence, l’amélioration de leur réseau de transports publics.

Alors que le comportement irresponsable de l’UMP montre que son seul objectif restent les élections, la majorité régionale entend poursuivre son action jusqu’à la fin du mandat, au service des Franciliens.

L’Europe a besoin d’une « thérapie de choc » pour sortir de la crise (Communiqué du groupe S&D)

Les eurodéputés S&D proposent la mise en place d’un nouveau fonds de €400 milliards dans le cadre d’un plan d’investissement pour stimuler la croissance et la création d’emplois en Europe.
Le plan a été dévoilé lors d’une conférence de presse aujourd’hui à Bruxelles.
Le président du groupe S&D Gianni Pittella a déclaré:
« Pour la première fois après l’ère Barroso, la croissance et la flexibilité sont sérieusement prises en compte au niveau de la Commission. Cette nouvelle approche pourrait être le début d’une révolution pour l’Europe.
« Nous voulons proposer une thérapie de choc. Une thérapie de choc réalisée par de l’argent frais – public et privé, par la création d’un nouvel instrument européen et enfin par l’adoption d’une «clause d’investissement» inclue dans le plan d’investissement de Juncker. L’argent public mis en place par les États membres pour les projets européens sélectionnés ne doit pas être pris en compte dans le calcul du déficit national.
« Le temps de demi-mesures est révolu. Il faut maintenant prendre des décisions courageuses et sages. Nous proposons une thérapie de choc pour redresser l’économie européenne et pour sauver l’Europe des luttes sociales, du populismes et de la désintégration.« 
La vice-présidente du groupe S&D pour le développement durable Kathleen van Brempt a indiqué:
« Les investissements à l’aveuglette ne vont pas remettre l’Europe sur les rails. Donc ce qui est important c’est non seulement la quantité des investissements, mais aussi où l’argent est investi.
« La transition vers une économie durable et respectueuse de l’environnement  est la priorité absolue et la seule façon d’avancer. Les efforts d’investissement devraient cibler la transition énergétique et l’efficacité énergétique, l’économie numérique, l’innovation et le capital humain, renforçant ainsi la création d’emplois. L’Europe devrait se concentrer sur les projets qui ne pourraient pas voir le jour sans une part d’investissement public.« 
La vice-présidente pour les affaires économiques, financières et sociales du groupe S&D Maria João Rodrigues a ajouté:
« L’Europe est aujourd’hui confrontée au risque d’une longue période de faible croissance et de chômage de masse. Nous faisons également face à un déficit d’investissement estimé à €300 milliards par an. Les Etats membres doivent retrouver une marge de manœuvre pour investir. Les investissements privés et publics doivent être relancés. Les fonds publics doivent servir de levier pour attirer des investissements privés. Une petite subvention, comme un prêt sans intérêt, pourrait débloquer de nombreux projets importants qui  sans cela ne verraient jamais le jour. Les investissements européens devraient également couvrir tous les États membres de l’UE et soutenir les régions en crise « .
La vice-présidente du Groupe S&D pour le budget Isabelle Thomas a souligné:
« Nous ne soutiendrons pas un « faux » plan d’investissement. Nous avons besoin d’argent frais. Voilà pourquoi nous proposons de créer un fonds spécial. Le capital initial sera progressivement assuré par les États membres de l’UE afin d’atteindre 100 milliards € dans les six ans. Ces contributions nationales devraient être exclues du calcul du déficit public et de la dette publique.
 
« Sur cette base, le fonds pourrait mobiliser un montant supplémentaire de € 300 milliards fournis par des investisseurs privés. Cette capacité de financement public de € 400 milliards pourraient générer un total de € 500 milliards d’investissements publics et privés.« 

Campagne « Open Acess Now » – questions parlementaires

Dans le cadre de la campagne « Open Access Now », lancée en 2011 et coordonnée par les réseaux Migreurop et Alternatives Européennes, j’ai co-signé deux questions parlementaires avec des eurodéputé-e-s des Groupes S&D, GUE, Verts et ALDE. Le but de cette campagne est d’obtenir toute la lumière sur la réalité des conditions de rétention des migrants et des demandeurs d’asile en Europe et au-delà. L’objectif plus à long terme est de promouvoir des solutions alternatives à la rétention plus respectueuses des droits fondamentaux des migrants. La première question porte sur l’accès des ONG aux centres de rétention, et la seconde question concerne l’accès à l’information sur les conditions de rétention des migrants.

Question sur l’accès des ONG

D’après la Commission (réponse du 13/5/2013 à la question parlementaire E-002523/2013 du 5/3/2013), l’article 16.4 de la directive 2008/115/CE vise à permettre aux ONG d’exercer une vigilance sur les lieux de rétention pour étrangers et les États ne peuvent soumettre ce droit à une autorisation qu’à titre de règle de procédure clairement établie et tout en respectant l’effet utile de la Directive. Un refus répété et sans justification objective peut constituer une violation de cette dernière.

Dans sa communication COM(2014) 199 final sur la politique de retour de l’Union (mars 2014), la Commission affirme que la transposition de cet article « reste problématique » dans 7 États-membres. D’autre part, de nombreuses ONG, dans plusieurs pays, continuent à se heurter à des refus répétés, pas ou peu motivés lorsqu’elles demandent accès aux centres de rétention.

1) Quels sont les États-Membres pour lesquels, tant le cadre légal que la pratique, posent toujours des problèmes à l’heure actuelle ?

2) Quelles mesures la Commission a-t-elle adopté pour persuader les Etats de transposer la directive 2008/115/CE conformément à son effet utile et de respecter cet effet dans leurs pratiques ?

La Commission a-t-elle entrepris des procédures d’infraction comme annoncé dans sa réponse du 13/5/2013 ?

 

Question sur l’accès à l’information

En mai 2013, interpellée sur l’accès à l’information concernant la rétention des ressortissants des pays tiers, la Commission invitait à consulter son rapport sur la mise en œuvre du règlement (CE) n° 862/2007 (réponse du 13/5/2013 à la question E-002523/2013 du 5/3/2013).

Si aucune donnée sur le fonctionnement des systèmes et lieux de rétention ne figure dans ce règlement, dans la conclusion du rapport sur sa mise en œuvre (COM(2012) 528 final 20/9/2012), la Commission affirmait que des amendements pouvaient être envisagés, notamment pour ajouter des nouvelles catégories de données.

Enfin, dans sa communication COM(2014) 199 final sur la politique de retour de l’Union (mars 2014), la Commission faisait état des difficultés rencontrées dans la collecte d’informations sur la rétention, y compris sur des paramètres de base (durée moyenne, motifs de rétention etc.).

1)        La Commission prévoit-elle d’amender le règlement (CE) n° 862/2007 afin que des données statistiques concernant le fonctionnement des systèmes et lieux de rétention soient couvertes par celui-ci ?

2)        La Commission a-t-elle entrepris d’autres démarches – consultatives ou non – pour améliorer la transparence sur les systèmes et lieux de rétention ainsi que l’exactitude et la fiabilité de l’évaluation de l’application de la législation européenne dans cette matière ?

Budget 2015 de l’Union européenne : le Parlement ambitieux pour ses citoyens

Communiqué de presse de la Délégation socialiste française
Face à l’incapacité des États membres à proposer un compromis, le Parlement européen s’est retiré des négociations de conciliation sur les budgets 2014 et 2015.
« Notre objectif premier est de stabiliser le montant très alarmant des factures impayées », rappellent Jean-Paul Denanot et Isabelle Thomas.
« Cette crise des paiements à laquelle est confrontée l’Union menace en premier lieu les porteurs de projets, entreprises, étudiants, chercheurs des régions européennes dans leur ensemble ! », s’exclame Isabelle Thomas.
« Il s’agit ici de la crédibilité de l’Union », insiste Jean-Paul Denanot« Le Parlement, soutenu par la Commission européenne, a proposé plusieurs solutions applicables immédiatement pour concentrer les efforts de manière solidaire et efficace: redéploiement des revenus des amendes à hauteur de 5 milliards d’euros vers les factures les plus urgentes, mobilisation d’instruments dits de flexibilité que les États membres se sont engagés à utiliser en cas de crise, dont la réserve pour imprévus de 4 milliards d’euros », poursuit l’élu du Grand Centre.
« Nous avons désormais jusqu’à la fin décembre pour trouver un accord. Il est de la responsabilité des États membres de revenir à la table des négociations avec une proposition viable », concluent les deux élus socialistes.

Monsieur Fillon en apôtre de l’UMPFN : des propositions honteuses sur l’immigration

C’est bien connu, il faut toujours trouver un bouc-émissaire en temps de crise. Pour faire dans l’originalité, Monsieur Fillon délivre une analyse affligeante, dont tout le monde connaît l’inspiration, dans un entretien au Figaro Magazine paru ce jour. A cause de l’immigration, du fait de l’insécurité et des « bouleversements communautaires », dit-il, on ne se « sentirait plus chez nous », le chômage se dégraderait encore plus, et toutes les prestations sociales seraient englouties par des « profiteurs ». La crise en France et en Europe serait donc essentiellement imputable aux immigrés.

Ce que propose François Fillon sur l’immigration est accablant et insupportable. Selon lui, il ne faudrait pas moins reformer une « France forteresse » en instaurant des quotas pour les immigrés et en limitant le regroupement familial. Se déshumaniser en supprimant l’Aide médicale d’Etat. Stopper tout de suite ceux qui voudraient tenter leur chance pour venir travailler dans notre pays, en limitant les prestations sociales et en durcissant les conditions d’accès à la nationalité française pour ceux qui y aspirent. Généraliser la rétention administrative pour les demandeurs d’asile et les forcer à quitter le territoire, même si cela voudrait dire retourner dans des zones de conflit. Et puis, bien sûr, reformer des barrières en Europe en portant atteinte à l’acquis de Schengen et refermer l’Europe sur le monde.

L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy fait honte à la France, et aux valeurs d’humanisme, d’ouverture et de tolérance qu’elle représente. Comment peut-il aller jusqu’à suggérer que notre pays pratique une politique des droits de l’homme « à la carte » ? Nous ne respecterions que ce qui nous arrange dans la Convention européenne des droits de l’homme, alors que France en est à l’origine. C’est du jamais vu !

C’en est assez du discours de haine de l’UMPFN. Défendons une vision humaniste de l’immigration, dans le respect des droits fondamentaux de tous. Arrêtons de stigmatiser les immigrés et reconnaissons au contraire tout le potentiel de l’immigration pour la France : une multitude de talents, une richesse de cultures et une chance pour l’avenir.

Transports : les eurodéputés qui comptent

Article paru dans Contexte Pro le 12/11/14 Si l’influence des élus allemands, italiens et polonais est grandissante au sein du Parlement européen depuis mai 2014, les Français restent mobilisés sur les enjeux de transports. Michael Cramer, le président poil-à-gratter Cet écologiste allemand de 65 ans a pris la tête de la commission Transports en 2014. Membre des Grünen et ancien enseignant, il a été conseiller municipal à Berlin, où il s’intéressait déjà aux questions des transports pour son parti. Continuant dans cette voie, il devient membre de la commission des Transports, dès son arrivée à Strasbourg en 2004. Aujourd’hui, il est aussi vice-président du Rail Forum Europe. Fier de vivre sans voiture depuis 30 ans, Michael Cramer fait partie des opposants farouches aux “grands projets inutiles”. Le Lyon-Turinest sa bête noire. « Quand on perce un tunnel dans les Alpes, combien est-ce que cela crée d’emplois ? Lorsqu’un projet n’est plus rentable car les coûts ne cessent d’augmenter, est-ce que cela vaut encore le coup ? », a-t-il lancé lors de la dernière commission Transports du 4 novembre. Rapporteur de la directive sur la sécurité ferroviaire, Michael Cramer est un fin connaisseur du quatrième paquet ferroviaire. Karima Delli, la trentenaire qui monte Avant de siéger à la commission Transports en tant que coordinatrice, l’élue écologiste s’est d’abord penchée sur les questions de développement local, de logement et de politique de cohésion entre 2009 et 2014. Avant de basculer dans la sphère politique, Karima Delli s’est investie dans le monde associatif au sein des collectifs de Jeudi Noir et Sauvons les riches. En 2004, elle devient assistante parlementaire de la sénatrice écologiste du Nord-Pas-de-Calais Marie-Christine Blandin. Originaire de Tourcoing, elle aborde la question des transports sous l’angle de “l’emploi” et de son “impact direct sur les citoyens”. Elle tient également à replacer les transports au coeur des négociations climatiques, dans le cadre de la COP21. Mme Delli sera aussi amenée à travailler sur le quatrième paquet ferroviaire en tant que rapporteure fictive sur l’ensemble des textes, à l’exception de la sécurité ferroviaire. Avec Michael Cramer, elle fait partie des élus hostiles au Lyon-Turin. À mi-mandat, elle devrait prendre la présidence de la commission Transports. Dominique Riquet, une voix très respectée Le centriste Dominique Riquet occupe le poste de vice-président de la commission Transports, à défaut d’avoir eu la présidence. Chirurgien avant d’être conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais de 1992 à 2009, il a également été maire de Valenciennes pendant 10 ans (2002-2012). Il fait partie des meilleurs députés européens sur les questions de transport. Attaché au ferroviaire, il s’interroge aujourd’hui sur l’avenir de ce mode de transport, tant la constitution d’un grand marché européen du rail est compromis par les blocages politiques. Il restera néanmoins impliqué dans les négociations du quatrième paquet ferroviaire. Il tient aussi à suivre de près les autres secteurs : maritime, aérien et cabotage routier. Il s’oppose à la libéralisation totale de ce dernier en raison des divergences sociales béantes en Europe.

  1. Riquet est membre suppléant de la commission de l’Industrie. Ce qui lui donne aussi l’occasion de travailler sur des problématiques complémentaires, comme le programme Shift2rail, leprojet Galileoou encore le développement des carburants de substitution. Il devrait enfin prendre la présidence de l’intergroupe sur les investissements de long terme, si celui-ci est créé à la fin du mois.

Contrairement aux écologistes, il est favorable aux grands projets du réseau transeuropéen de transport, tels que le Canal-Seine-Nord ou le Lyon-Turin. Roberts Zile, l’ambassadeur de l’Est Membre du groupe ECR, Roberts Zile a été ministre des Transports de Lettonie (2002-2004). Parlementaire européen depuis 2004, cet économiste a été rapporteur du volet transport du budget européen. Il s’intéresse particulièrement à Rail Baltica, projet ferroviaire du réseau transeuropéen de transport visant à relier la Finlande à la Pologne en passant par les pays baltes. Il est aussi rapporteur du texte sur l’agence ferroviaire européenne. Il conçoit la libéralisation comme un moyen de sauver le rail du déclin. Le développement des compagnies européennes de fret pourrait aussi contribuer à limiter la dépendance de son pays à l’égard de la Russie. Wim van de Camp, incontournable sur le quatrième paquet ferroviaire Élu néerlandais au Parlement européen depuis 2009, Wim van de Camp est membre du PPE. Doté d’une formation en ingénierie agricole et en droit, il s’investit sur de nombreux sujets. Il est non seulement membre de la commission Transports, mais aussi du des commissions Commerce international et Budgets. Réputé très à droite dans son pays, ce passionné de moto “reste à l’écoute” au sein de la commission Transports, estime une élue d’un autre bord politique. Il jouera un rôle important sur le quatrième paquet ferroviaire en tant que rapporteur du texte sur les contrats de service public, en remplacement du Belge Mathieu Grosch. Ismail Ertug, discret mais impliqué Ce membre du S&D fait partie des Allemands impliqués sur les questions de transports, bien qu’il ait la réputation de ne pas être un “bon communicant”, selon une source à Bruxelles. Entré en politique lorsque Gerhard Schröder est arrivé au pouvoir (1998), il a été élu eurodéputé en 2009. Auparavant, il a exercé comme conseiller municipal chargé des transports, dans sa ville natale en Bavière. En 2013, il a été chargé du rapport sur les orientations de l’Union pour le développement du réseau transeuropéen de transport. David-Maria Sassoli, bien placé au sein du réseau italien David-Maria Sassoli est eurodéputé depuis 2009 et membre du groupe S&D. Avant d’entamer une carrière politique, l’Italien était journaliste. Il a notamment couvert l’actualité liée au crime organisé pendant les années 1980 et 1990, avant d’être présentateur du 20 heures italien. Sous la précédente mandature, il a été chargé d’un rapport sur le règlement dans le domaine des aérodromes, de la gestion du trafic aérien et des services de navigation aérienne. Il aura un rôle clé sur le quatrième paquet ferroviaire, puisqu’il sera rapporteur du texte sur la libéralisation du transport national de voyageurs et la gouvernance du rail. Vice-président du Parlement européen, il a un accès privilégié au chef de file des sociaux-démocrates au sein de l’Assemblée de Strasbourg à Gianni Pittella. Christine Revault d’Allonnes, l’espoir des socialistes Elle est devenue députée européenne à l’occasion du remaniement du printemps. Elle était sur la liste socialiste en 2009, Harlem Désir ayant été nommé au gouvernement, elle a récupéré son siège. Christine Revault d’Allonnes a été réélue en mai. Seule représentante socialiste française dans la commission Transports, elle a déjà eu l’occasion de traiter ces questions en tant que conseillère régionale d’Ile-de-France. La Française représente d’ailleurs la Région au syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif). L’élue envisage de travailler particulièrement sur le quatrième paquet ferroviaire. Elle a été nommée rapporteure fictive du texte sur l’agence ferroviaire européenne et compte aussi s’intéresser à la question des transports de proximité. Encore novice au Parlement européen, son influence viendra progressivement. “Pour elle, le travail parlementaire n’est pas un sprint, mais un marathon”, confie une proche de l’élue.

Débat au Parlement européen sur la libre-circulation des personnes

Dans le cadre de la ‘mini-session’ plénière au Parlement européen à Bruxelles cette semaine, les eurodéputé-e-s ont débattu de la libre-circulation des personnes, sujet plus que jamais d’actualité.

Il s’agissait de discuter d’un amendement à un Protocole de l’Accord sur l’Espace économique européen (qui regroupe les 28 États-membres de l’Union européenne, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein). Ce texte vise à intégrer à l’Espace économique européen les actions financées par le budget de l’UE en 2014 dans le domaine de la libre-circulation des travailleurs, de la coordination des régimes de sécurité sociale et des actions en faveur des migrants, y compris ceux des pays tiers.

Le débat, en apparence de nature technique et procédurale, a été honteusement instrumentalisé par le FN et leurs alliés de l’extrême-droite sur leurs thèmes de prédilection : la libre-circulation des personnes et les migrations. Ne laissons pas ces chantres de la haine saper les acquis fondamentaux de l’Union européenne. Voici ma déclaration écrite sur ce débat :

« Cet amendement, qui intègre à l’Accord sur l’Espace économique européen les projets financés par l’Union européenne pour la libre-circulation des travailleurs et les actions en faveur des migrants, accompagne le renforcement des droits économiques et sociaux en Europe.

Les travailleurs migrants, y compris ceux des pays tiers, doivent pouvoir faire valoir leurs droits en matière de sécurité sociale, et accéder plus facilement au marché du travail européen. Il est indispensable que l’UE, avec les pays de l’Espace économique européen, finance des projets en ce sens.

De nombreuses voix s’élèvent en Europe pour restreindre la libre-circulation des personnes, une liberté pourtant fondamentale sur laquelle notre Union s’est construite. L’idée de porter atteinte à cette liberté est insupportable, car c’est vouloir reformer des barrières au sein de l’Europe, et nous refermer sur nous-mêmes.

Arrêtons de pointer du doigt les travailleurs migrants en Europe comme responsables de la crise. Au contraire, la mobilité et l’ouverture contribueront à réorienter l’Europe sur le chemin de la croissance, grâce à la mutualisation des compétences et l’enrichissement de nos économies à de nouveaux talents. Contre la rhétorique du rejet et de la haine de l’autre, l’Europe doit rester forte pour défendre la libre-circulation des personnes tout en continuant à s’ouvrir vers le monde. »

Visite à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort

J’accompagnais ce matin Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et Isabelle This Saint-Jean, Vice-Présidente du Conseil régional d’Ile-de-France à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA) dans le Val-de-Marne. Accompagnés des élus locaux et du personnel de l’établissement Hervé Gomichon, Président du Conseil d’administration de l’ENVA et Marc Gogny, Directeur de l’établissement nous a offert la visite du site : hôpital des animaux de compagnie, clinique bovine et équine, et enfin l’unité de neurobiologie.

L’école offre de nombreuses possibilités. Elle est la plus ancienne école vétérinaire encore présente sur son site d’origine. Son patrimoine historique est riche mais aujourd’hui ses locaux sont vétustes et j’ai pu constater que malgré la beauté de l’architecture des bâtiments existants il est très difficile pour les enseignants, l’ensemble du personnel et les étudiants de travailler dans de bonnes conditions. Les locaux sont victime de l’inadaptation aux normes actuelles de sécurité et cela peut constituer un véritable danger pour les personnes qui se rendent sur le site quotidiennement. De plus, aujourd’hui l’ENVA est la seule école vétérinaire française à ne plus être accréditée.

Face à ces problématiques la direction de l’établissement, en partenariat avec le ministère de l’agriculture et le préfet, a étudié la faisabilité d’une restructuration du site et c’est un nouveau schéma directeur immobilier qui a été établi. Pour ce faire, le ministre de l’agriculture a réaffirmé la décision de l’Etat d’investir dans ce projet à hauteur de 30 millions d’euros.

La visite s’est poursuivie par une allocution du ministre ainsi que par un échange avec le personnel de l’établissement, les enseignants et les étudiants. L’occasion pour Stéphane Le Foll de rappeler que réinvestir dans la formation est une priorité et que derrière cet investissement il y un véritable projet avec des perspectives concrètes.

Journées européennes Ile-de-France : Vers des mobilités durables et innovantes !

Le mercredi 5 et le jeudi 6 novembre dernier, Ile-de-France Europe a organisé la sixième édition des journées européennes à Bruxelles, au bureau de la représentation de l’Ile-de-France auprès de l’Union Européenne.

J’ai eu le plaisir de pouvoir participer à la conférence/débat sur le thème « des mobilités durables et innovantes » en présence de Sophie Mougard, Directrice Générale du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) et de Keir Fitch, de la direction Mobilité innovante et durable de la Commission européenne. Ce moment d’échange constructif entre représentants des institutions européennes et acteurs du territoire a permis de montrer à la fois comment la mobilité urbaine est intimement liée aux objectifs des politiques européennes et combien elle est au cœur des enjeux de transition énergétique et de lutte contre les émissions de gaz à effet-de-serre.

À travers la présentation des premiers résultats du Plan de déplacements urbains (http://pdu.stif.info/) Sophie Mougard ouvert le débat en rappelant qu’aujourd’hui le défi du déplacement en l’Ile-de-France s’inscrit dans une logique d’intermodalité et de durabilité. L’ensemble du réseau de transport a changé, les différents modes de transports se croisent et les possibilités sont beaucoup plus nombreuses qu’avant (bus, métro, RER, Tram,…).

C’est dans ce contexte que la volonté du STIF et des services publics s’inscrit vers une mobilité durable, pour concilier les besoins de mobilité, de protection de l’environnement et de la santé publique. Après que Mr Keir Fitch ait présenté la diversité des actions de l’UE en matière de mobilité urbaine (programme de recherche et d’innovation Horizon 2020, l’initiative smart cities and communities, etc.) j’ai été invité à intervenir sur le thème « comment préparer l’après-pétrole ». En tant que députée européenne, j’ai souhaité revenir sur le rôle du Parlement européen et son engagement sur les questions de mobilité durables, mais aussi exprimer mon ressentit sur l’organisation du travail au sein du Parlement sur des dossiers clés.

Ainsi j’ai expliqué sans détour que si le Parlement européen a joué un rôle moteur sur des dossiers touchant au paquet climat – énergie et aux initiatives de l’UE pour passer à l’après pétrole, la commission transport et tourisme, au sein de laquelle je suis titulaire, n’avait pas encore suffisamment pris conscience des enjeux qui lient transport et climat. La commission transport et tourisme a par exemple joué un rôle clé pour l’adoption en septembre dernier de la directive en faveur du développement carburants alternatifs, mais il est indispensable qu’elle s’implique d’avantage sur les dossiers gérés par la commission Envi du Parlement qui touchent directement aux problématique de mobilité durables. Le règlement « Émissions de CO2 des voitures neuves » adopté le 10 mars 2014 (qui fixe des objectifs contraignants aux constructeurs en matière d’émissions maximales des voitures neuves de CO2 /km) ou la révision de la directive sur les biocarburants, sont des enjeux majeurs sur lesquels la Commission TRAN aurait dû jouer un rôle plus important.

Il est nécessaire d’envisager une approche plus transversale des problématiques liées à la réduction des émissions de CO2, notamment en vue des négociations sur le futur paquet climat-énergie 2030. On ne peut pas considérer que les transports restent de côtés : il faut revenir à une transversalité des sujets au sein du Parlement européen. Sur les biocarburants, j’ai aussi rappelé qu’il fallait tout en prenant en compte les conséquences environnementales catastrophiques que peuvent avoir ce type de carburants.

Enfin, je suis revenue sur les enjeux de la Conférence sur le Climat qui se tiendra l’année prochaine à Paris. J’ai beaucoup d’espoir en cette Conférence qui pourrait faire émerger de grandes décisions afin d’établir des objectifs contraignants ambitieux indispensables pour créer une réelle dynamique collective. L’UE doit donner l’exemple et avoir une voix forte et unie sur ces questions cruciales pour l’avenir de nos sociétés.

Je remercie Pierre Kanuty, Président d’Ile-de-France Europe ainsi que toute l’équipe d’IDFE de m’avoir permis d’intervenir sur un sujet aussi important et déterminant pour l’avenir de l’Europe.