Débat sur l’avenir de Frontex et l’EASO

Ce mercredi de plénière, j’ai également pu prendre part au débat sur l’avenir de Frontex et de l’EASO (le Bureau européen d’appui en matière d’asile). Alors que l’accent est plus souvent mis sur Frontex et le contrôle des frontières extérieures de l’Union, j’ai tenu à replacer le curseur sur la nécessité d’accueillir davantage de réfugiés en Europe, par le biais de voies d’accès légales et sûres (comme les visas humanitaires). L’EASO, agence méconnue, occupe un rôle clé d’expertise, de coordination et de soutien aux États-membres en matière d’asile.

Voici le texte de mon intervention dans le cadre de ce débat :

« L’Europe forteresse et le « tout sécuritaire » ne peuvent plus rester l’alpha et l’oméga de notre politique migratoire commune. Il faut au contraire accorder toute notre énergie à œuvrer en faveur du respect des droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d’asile.

Plus que la surveillance des frontières, la vraie priorité porte sur la mise en œuvre cohérente et effective du Régime d’asile européen commun. En ce sens, le Bureau européen d’appui en matière d’asile a un rôle de coordination clé à jouer, notamment pour les programmes de réinstallation des réfugiés et la mise en place des visas humanitaires. Pour permettre à l’EASO de répondre à cet objectif ambitieux et essentiel, il importe d’augmenter les fonds européens qui lui sont alloués de façon substantielle.

Federica Mogherini a annoncé que l’Union européenne apportera un soutien financier à hauteur de un milliards d’euros dans le cadre de sa stratégie régionale pour la Syrie et l’Irak, pour les années 2015 et 2016. L’EASO a toute sa place à prendre dans cette stratégie. Les chantiers sont immenses : aider les personnes réfugiées sur place, en particulier les plus vulnérables. Améliorer les capacités des systèmes d’asile des pays du voisinage. Mais aussi et surtout accentuer nos efforts pour accueillir davantage de demandeurs d’asile dans l’Union européenne, dans des conditions décentes et par des voies d’accès sûres et légales.

La majorité des personnes qui souhaitent rejoindre l’Europe aujourd’hui fuient la guerre et ont le droit à une protection internationale. Il ne s’agit ni de « flux » ni de « pressions », mais bien de personnes, hommes, femmes et enfants, en quête d’un avenir meilleur. »

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