Les ambassadeurs de l’Europe du Lycée Fernand Léger à Ivry

Vendredi 13 mai dernier, je suis allée au lycée professionnel Fernand Léger d’Ivry sur Seine à l’occasion de la journée de l’Europe. J’ai ainsi déjeuné avec l’équipe éducative et quelques élèves au restaurant d’application du lycée où le repas nous a été préparé et servi par les élèves du CAP Agent Polyvalent de Restauration.

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J’ai ensuite rencontré la classe de seconde Réparation des Carrosseries Automobiles. Avant de leur remettre leur diplôme d’Ambassadeur de l’Europe, nous avons échangé sur l’euro, Schengen, le referendum britannique.  J’ai également pu visiter l’atelier où ils apprennent à réparer les voitures. Cette classe participe au programme pilote « École ambassadrice ». Ce programme lancé par le Bureau d’information en France du Parlement européen dans plusieurs lycées professionnels d’Ile de France a pour ambition de démocratiser l’Union européenne auprès de ceux qui feront l’Europe de demain.

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C’est dans le cadre de cet évènement que j’ai remis la plaque « école ambassadrice » au lycée des métiers Fernand Léger. C’est aussi à cette occasion que j’ai remis à chaque élève participant au programme un diplôme d’ambassadeur junior de l’Union européenne, marquant leur engagement pour l’Union.

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Je leur ai rappelé qu’être ambassadeur de l’Union européenne n’est pas seulement un honneur mais aussi un engagement. Un engagement pour l’Union européenne, un engagement qui invite à promouvoir les valeurs de l’Union européenne et ses projets au quotidien.

 

Depuis le 9 mai 1950, date à laquelle Robert Schuman propose la création d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier aux pays européens, l’Europe s’est étendue. Pourtant, elle est aujourd’hui menacée en son sein par les populistes et son projet politique est quant à lui mis de côté par ceux veulent limiter l’Europe à un grand marché de biens et de services. C’est pourquoi, l’Europe a besoin que des jeunes d’aujourd’hui car l’Europe s’engage pour eux.

 

Ils bénéficient d’ores et déjà de programmes d’échanges étendus à l’ensemble de l’Union européenne avec le dispositif Erasmus +, programme qui ne concerne pas seulement les étudiants mais aussi les apprentis, les jeunes professeurs, etc.

Par ailleurs, la garantie-jeunes, une mesure d’inspiration européenne, sera prochainement généralisée en France par le gouvernement. Cela permettra aux jeunes de 16 à 25 ans en situation de grande vulnérabilité sur le marché du travail de bénéficier d’un accompagnement et de formations personnalisées.

 

Je ne doute pas que le lycée Fernand Léger participe à former de nombreux jeunes européens qui se feront demain les premiers avocats de l’Union européenne. En effet, l’Europe a plus que jamais besoin de jeunes ambassadeurs pour la faire vivre au présent mais aussi pour lui donner un avenir.

Non à l’asphyxie des villes européennes !

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

La maire de Paris vient de déposer un recours sur le fond et un second sur la procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne contre la décision de la Commission européenne d’augmenter de 110 % les seuils autorisés d’émissions d’oxyde d’azote par les véhicules.

Pervenche Berès, présidente de la délégation socialiste française, s’est entretenue avec la maire de Paris Anne Hidalgo, pour lui apporter le plein soutien des eurodéputés socialistes et radicaux, alors même que la capitale affronte régulièrement de nouveaux pics de pollution.

Au Parlement européen, ces derniers avaient été à l’avant-garde pour rejeter ces décisions votées à 6 voix de majorité. Le travail dans ce domaine ne fait que commencer, en particulier avec la mise en place de la commission d’enquête EMIS, suite au scandale Volkswagen, dont Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy est membre, et rapporteure fictive pour le groupe Socialiste. Cette commission d’enquête sur les mesures des émissions des véhicules devra permettre de mieux encadrer la production de gaz nocifs par les voitures, tant grâce à la bonne application de la législation en vigueur que par l’élaboration dans le futur de normes mieux adaptées pour améliorer la qualité de l’air.

Enfin, nous invitons toutes les villes d’Europe à se mobiliser sur cette question majeure pour la santé des Européens. Pour la santé des citoyens, ainsi que pour le respect par l’Union européenne des objectifs de la COP21, la Commission doit corriger sa copie.

L’interconnexion à l’aéroport Paris-Orly, ça avance !

J’étais présente ce matin à la visite de chantier du bâtiment de jonction des 2 terminaux de l’aéroport de Paris-Orly, sur invitation d’Aéroport de de Paris et du Premier ministre. Ce projet est majeur, il s’agit du plus grand chantier de France en site accueillant du public.

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L’aéroport de Paris-Orly accueille cette année plus de 3 millions de passagers par an, ce qui était l’objectif fixé pour 2020 ! 550 travailleurs sont sur ce chantier pendant 4 ans, qui dégage aussi 2600 emplois directs et 8500 indirects et 100 000 heures d’insertion sociale.

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Vinci est en charge des travaux et du recrutement des travailleurs en clause d’insertion sociale (2105 personnes en insertion recrutés par le groupe en 2015).

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Au-delà du rapprochement des 2 terminaux d’Orly Sud et Orly Ouest, ce bâtiment de 80 000 m2 accueillera en sous-sol les gares des lignes 14 et 18 du Grand Paris Express et un accès à la gare TGV. Avec le tramway T7, et une amélioration de l’interconnexion avec le RER C, l’accès à cet aéroport sera considérablement facilité et devient un véritable Hub de transports en commun.

 

 

Le rapport d’étape sur la lutte contre la traite des êtres humains adopté au Parlement européen

La traite des êtres humains est une forme très grave de criminalité. Organisée, elle touche en premier lieu les personnes les plus fragiles : notamment les femmes, les enfants, les personnes LGBTI ou encore les migrants en situation irrégulière. Face à ce phénomène d’esclavagisme moderne, le Parlement européen et le Conseil ont adopté en 2011 une directive concernant la prévention de la traite des êtres humains. Depuis l’adoption de la directive, il était temps de vérifier sa bonne transposition à l’échelle des Etats membres. C’est pourquoi, nous avons examiné en session plénière un rapport d’initiative sur la mise en œuvre de la directive dans une perspective d’égalité entre homme et femmes.

Voici mon explication de vote :

« La traite des êtres humains est une forme atroce de crime organisé, qui génère des profits considérables et reste généralement impunie. C’est aussi une violation grave des droits fondamentaux, touchant nombreuses victimes.

 

À travers ce texte, les eurodéputés appellent l’Union et les États membres à agir de façon coordonnée pour lutter contre ce phénomène préoccupant. Cela passe par l’adoption d’une approche globale, axée sur la prévention, la poursuite des responsables, et la protection des victimes; ce qui signifie également des mesures adaptées à la dimension du genre. En effet, les femmes et les hommes sont souvent victimes de différents types de traite, et ne présentent pas la même vulnérabilité face à l’exploitation. Par ailleurs, la situation particulière de certaines victimes, comme les enfants ou les personnes LGBTI, impose des réponses spécifiques.

 

Ce rapport insiste notamment sur les besoins liés à l’identification, le soutien et l’assistance aux victimes. Cela doit être une priorité : il s’agit avant tout d’êtres humains qui ont subi de terribles traumatismes, qu’il faut aider à se reconstruire. En ce sens, il est indispensable de leur permettre d’accéder à un permis de séjour de façon inconditionnelle, mais aussi d’assurer la reconnaissance de leur statut partout dans l’Union. »

Les Alfortvillais au cœur du Parlement Européen

Mardi 10 mai, pendant la session plénière du Parlement européen de Strasbourg, j’ai reçu un groupe d’Alfortvillais. L’occasion d’échanger avec eux sur le fonctionnement des institutions européennes et de faire un point sur son actualité.

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Invités à participer à une conférence sur le rôle des institutions européennes et leur fonctionnement ; les échanges ont porté sur le déplacement du siège du Parlement européen et la procédure de révision du traité de l’Union européenne afin que le Parlement lui-même – et non les États membres à l’unanimité – décide de la fixation de son siège et de son organisation interne. Nous avons évoqué les derniers débats qui ont fait l’actualité et notamment le vote sur le Secret des affaires et la protection des lanceurs d’alerte et des journalistes. J’ai expliqué la position de la Délégation socialiste française (DSF) favorable au texte enrichi d’amendements garantissant des conditions de protections réelles pour les lanceurs d’alerte. Sur ce point j’ai rappelé que les lignes rouges que nous avions fixées ont servi à ne pas laisser passer un texte sans garantir des droits essentiels qui protègent.

Par ailleurs, nous avons échangé sur l’absence de travail des députés européens de l’extrême droite, qui sont peu présents au Parlement et ne font aucune proposition pour l’Europe. Enfin, nous avons abordé le rôle du Parlement européen et le fait qu’il est aujourd’hui essentiel et nécessaire de le repolitiser afin de clarifier les enjeux et les votes.

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Pour finir, ils ont participé à un débat en session plénière. La crise de la dette grecque était à l’ordre du jour : « Négociations en cours sur la première révision du programme d’ajustement économique pour la Grèce ». Ils ont pu apprécier, entre autres, les interventions de ma collègue Pervenche Berès (Présidente de la DSF) ainsi que de Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques et financières.

 

C’est toujours avec plaisir que je reçois des groupes de visiteurs sur mon lieu de travail. C’est l’occasion pour eux de plonger au cœur du Parlement et de profiter de l’effervescence des plénières pour approfondir leurs connaissances des institutions européennes.

Réforme du régime d’asile européen commun

La Commission européenne a proposé le 4 mai dernier une révision du règlement de Dublin. Selon cette proposition, le principe de base du système actuel resterait le même : les pays de première entrée devraient traiter les demandes d’asile de tous ceux qui arrivent sur leur territoire. Cependant, un nouveau mécanisme correcteur serait mis en place pour assurer le partage de responsabilités entre États membres, en cas de déséquilibre dans la répartition des demandes d’asile. Tout État membre ne prenant pas part à ce mécanisme devrait verser 250.000 euros pour chaque demandeur dont il aurait été autrement responsable, au profit de l’État membre de relocalisation. Dublin est devenu un symbole d’injustice et de manque de solidarité de la politique européenne en matière d’asile. Le Groupe S&D appelait depuis longtemps la Commission européenne à réviser ce règlement. Si une proposition a enfin été présentée, elle est loin de répondre à la nécessité d’un système d’asile européen unifié.

Les eurodéputés ont débattu de ces propositions, ce mercredi 11 mai, avec la Commission et le Conseil. N’ayant pas pu intervenir en séance plénière, voici le texte de ma déclaration écrite :

« La Commission avance enfin une proposition pour réviser Dublin. Malheureusement, il ne s’agit que d’un rafistolage, qui ne remet pas en cause les fondements du système actuel. Nous ne pouvons accepter que le critère d’entrée irrégulière reste d’application. Les pays de première entrée doivent devenir uniquement des pays d’enregistrement, pour qu’ils n’aient plus à traiter les demandes d’asile de toutes les personnes qui arrivent sur leur territoire. Aussi, le « mécanisme d’équité » ne devrait pas seulement s’appliquer en cas d’urgence, mais de façon permanente. Enfin, si la proposition visant à sanctionner les pays qui refusent la solidarité est à saluer, encore faut-il avoir des garanties sur l’application effective de ces sanctions. Ce qu’il faut, c’est une harmonisation et une européanisation des procédures d’asile au niveau européen, pour créer un système européen d’asile unifié et efficace. Nous devons également défendre la création d’une véritable Agence européenne de l’asile pour superviser ce nouveau système et traiter les demandes d’asile de façon centralisée. La Commission propose la création d’une telle agence, certes, mais pas dans le même cadre et pas avec les mêmes compétences. Nous nous battrons tout au long du processus parlementaire pour améliorer cette proposition, qui ne répond pas à nos attentes. »

Europol

Grâce à l’adoption du nouveau règlement sur Europol, l’Agence européenne chargée de faciliter la coopération policière, l’Union européenne apportera une plus grande valeur ajoutée dans la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité et d’autres infractions pénales. Les compétences renforcées d’Europol seront encadrées par des garanties solides en matière de protection des données et d’outils de contrôle démocratique, ce qui était une demande forte du Parlement européen. Face à des menaces qui ne connaissent pas de frontières, les États membres doivent laisser de côté leurs intérêts nationaux et reconnaître que l’Union a un rôle de coordination essentiel à jouer.

Voici le texte de mon explication de vote

« Face à l’augmentation de la criminalité grave et organisée, et pour lutter plus efficacement contre le terrorisme, les eurodéputés ont toujours prôné une meilleure coopération entre les États membres au niveau européen. Aussi je soutiens pleinement ce nouveau règlement sur Europol, qui renforce les compétences de l’Agence et précise son fonctionnement, car il permettra de favoriser les échanges d’informations et le travail en commun entre les services de police nationaux. Les activités d’Europol seront davantage encadrées, respectant les dispositions du nouveau paquet sur la protection des données. C’est essentiel notamment vis-à-vis du transfert des données aux pays tiers. Je me félicite également de la création d’un groupe spécialisé pour le contrôle parlementaire, qui contrôlera en particulier l’impact du fonctionnement de l’Agence sur les droits fondamentaux et les libertés individuelles. Si nous ne pouvons que saluer ces avancées, ce règlement n’est toutefois qu’un premier pas vers plus d’intégration européenne en matière de coopération policière. Tout cela repose sur un grand degré de confiance qui n’est pas atteint aujourd’hui, et c’est pourquoi la création d’un « FBI européen » devrait être envisagée. Cela sera la prochaine étape incontournable de la construction d’un véritable espace européen de liberté, de sécurité et de justice. »

 

Directive « chercheurs et étudiants »

Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 11 mai, des nouvelles règles simplifiées et harmonisées pour faciliter l’entrée de certains citoyens de pays tiers sur le territoire européen. Les étudiants, chercheurs, stagiaires, volontaires et, pour la première fois, les travailleurs au pair, seront concernés. Même si ce texte constitue une avancée indéniable que l’on ne peut que saluer, il faudra selon moi aller plus loin et adopter une approche européenne ambitieuse sur les migrations économiques légales. Une stratégie qui soit globale et qui prenne en compte tous les niveaux de compétences, afin de combler les lacunes identifiées sur le marché du travail européen et répondre aux défis démographiques d’ampleur qui se posent aujourd’hui.

Voici le texte de mon intervention en plénière :

« Les migrations légales ne sont pas un danger pour l’Union européenne et ses États membres. Au contraire, elles représentent un atout pour nos économies et une chance pour l’avenir, d’autant plus face aux défis démographiques importants que nous connaissons.

Le Groupe S&D soutient pleinement cette directive, qui permettra de préciser et d’harmoniser les conditions d’entrée et de séjour en Europe des étudiants et des chercheurs, mais aussi des stagiaires, volontaires et travailleurs au pair.

Ce texte contient de nombreuses avancées indispensables pour rendre l’Union plus attractive vis-à-vis de ces citoyens de pays tiers, qui constituent un véritable vivier de nouveaux talents. Des droits renforcés sont garantis pour les étudiants et chercheurs, notamment s’agissant du droit au travail. Leur mobilité est facilitée au niveau européen, ce qui s’appliquera également pour leurs proches.  Il était aussi essentiel que la directive supprime de nombreux obstacles administratifs, et facilite ainsi les procédures d’admission.

Je salue ce texte qui vient s’ajouter au panel de mesures de l’Union en matière de migrations légales. Il ne pourra que redynamiser l’espace européen d’éducation et de recherche, et offrir des perspectives positives pour nos sociétés, tant d’un point de vue social que culturel. Plus encore, cela va tout à fait dans le sens de notre volonté d’ouvrir des voies sûres et légales vers l’Europe.

Toutefois, nous devrions aller au-delà de cette approche fragmentée, qui continue de ne s’appliquer qu’à certaines catégories de personnes. La prochaine étape devrait être de proposer un cadre global qui encadre le séjour des ressortissants de pays tiers dans l’Union, afin de pouvoir répondre aux besoins du marché du travail européen.  »

 

Voici le texte de mon explication de vote :

« Je me réjouis de l’adoption de cette directive qui permet d’ouvrir de nouvelles voies sûres et légales vers l’Europe. Elle offrira plus de sécurité juridique ainsi que des règles communes simplifiées et harmonisées, afin d’attirer certaines catégories de citoyens de pays tiers dans l’Union, à savoir les chercheurs, étudiants, stagiaires, volontaires et travailleurs au pair. Ce texte contribuera à renforcer l’ouverture sur le monde de l’Europe, en éliminant les obstacles administratifs inutiles qui décourageaient jusque-là tant de jeunes talents à rejoindre notre continent.

Les étudiants pourront travailler jusqu’à quinze heures par semaine, et leur mobilité au sein de l’Union sera facilitée, comme pour les chercheurs. Ces derniers pourront être accompagnés de leurs proches, qui auront également le droit de se déplacer en Europe et de travailler. Surtout, étudiants et chercheurs auront la possibilité de rester plusieurs mois dans leur État membre d’accueil, à la fin de leurs études ou contrats, afin de chercher un travail ou de créer une entreprise.

Cette directive représente une avancée vers la constitution d’un espace européen unifié pour les migrations économiques légales. Celles-ci apportent une réponse positive aux défis démographiques et économiques que nous connaissons, ainsi qu’une valeur ajoutée inestimable pour l’avenir de nos sociétés. »

 

Un vote pour la circulation des étudiants, des chercheurs, des stagiaires et des idées

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de l’adoption, aujourd’hui, de règles d’entrée et de séjour harmonisées au niveau européen pour les étudiants, les chercheurs, les stagiaires, les bénévoles et les jeunes gens au pair de pays tiers.

Un monde ouvert pour la jeunesse est bon pour la circulation des idées : faciliter la vie des étudiants et des chercheurs de pays tiers et les inviter à étudier ou à mener des recherches dans des universités européennes ne peut être que positif à la fois pour les pays d’origine et pour l’Europe. Trop souvent, les étudiants et chercheurs originaires de pays tiers se heurtent à des obstacles administratifs inutiles pour suivre des études ou faire de la recherche dans l’Union, ce qui finit par les dissuader.

C’est également un moyen de renforcer la position de l’Europe sur la scène mondiale dans les domaines de la recherche et de l’innovation, et de répondre aux défis démographiques et économiques auxquels nous faisons face, tout en renforçant les droits des jeunes en mobilité : les étudiants seront autorisés à travailler au maximum 15 heures par semaine, étudiants et chercheurs pourront séjourner dans l’État membre d’accueil au moins 9 mois après avoir terminé leurs études ou contrats afin de rechercher du travail ou de créer une entreprise. Des droits seront également garantis pour les proches : les chercheurs pourront être désormais accompagnés des membres de leur famille ; ils auront également le droit de se déplacer au sein de l’Union européenne et d’y travailler pendant leur séjour. En matière de procédure d’admission, le Conseil a toutefois souhaité renforcer les motifs pour lesquels une demande peut être refusée ; cette disposition est regrettable puisqu’elle pourrait donner aux États une grande marge d’appréciation dans l’acceptation des demandes. Le Parlement a toutefois obtenu que la Commission assure un suivi particulier de cette disposition aussi bien dans le cadre de la transposition de la directive que celui de sa mise en œuvre.

Avec ces nouvelles règles, nous soutenons l’ouverture internationale et l’attractivité de l’espace européen et français d’éducation et de recherche. Outre des dispositions harmonisées et simplifiées, ce cadre permettra de lutter efficacement contre les risques d’exploitation et de concurrence déloyale sur le marché du travail, auxquels trop souvent ces personnes sont confrontées.

Enfin, ce texte va dans le sens de la vision progressiste défendue par les Socialistes et Radicaux pour l’ouverture de voies légales et sûres dans le contexte d’une stratégie migratoire globale et cohérente.

La prochaine étape devrait être de proposer un cadre global qui encadre le séjour des ressortissants de pays tiers dans l’Union, afin de pouvoir répondre pleinement aux besoins du marché du travail européen.

Un nouvel Europol pour plus d’efficacité dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de l’adoption, en deuxième lecture, du règlement Europol, après trois ans de travail. Nous notons d’ailleurs que, là encore, ce sont les États membres qui ont été très réticents à aller vers plus d’intégration dans le domaine de la coopération policière.

Face à l’augmentation de la criminalité grave et organisée, et afin de lutter plus efficacement contre le terrorisme, nous avons toujours défendu une meilleure coopération entre les États membres et leurs services de police à l’échelle européenne. Face à des menaces qui ne connaissent pas de frontières, l’Union européenne, à travers l’Agence Europol, a un rôle de coordination essentiel à jouer : les attentats de Paris et Bruxelles, pour ne citer qu’eux, montrent l’impératif de travail en commun et d’échange d’informations.

Le Groupe S&D a joué un rôle important pour parvenir à cet accord équilibré. Nous avons notamment obtenu des équipes conjointes d’enquête, la mise en place d’unités nationales d’Europol ou encore la nomination d’officiers de liaison. Les nouveaux pouvoirs de l’Agence seront accompagnés de garanties solides en termes de protection des données et d’outils pour assurer un contrôle démocratique ; c’était une des demandes fortes du Parlement européen. Il s’agit là d’avancées importantes, que nous ne pouvons que saluer. Toutefois, cet édifice repose sur l’existence d’un haut degré de confiance, qui n’est pas facile à atteindre ; c’est pourquoi, l’idée d’un Office européen de police – forme de FBI européen – ne doit pas être écartée. C’est pour nous la prochaine étape, incontournable, de la construction d’un véritable espace européen de liberté, de sécurité et de justice.