Violence contre les femmes : agir aussi à l’échelle européenne

Communiqué de la Délégation socialiste française

Une femme sur trois a subi au moins une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans, une femme sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel, une femme sur vingt a été violée. En France, une femme meurt sous les coups de son partenaire tous les trois jours. Derrière ces statistiques, il y a des victimes. Parce que ces faits sont insupportables, nous devons agir à tous les niveaux, y compris européen.

C’est un fait : les femmes ne sont pas protégées de la même façon en fonction de l’État membre dans lequel elles se trouvent, du fait de l’absence d’harmonisation des politiques en ce domaine au niveau européen. C’est pourquoi les eurodéputés socialistes et radicaux soutiennent le rapport de Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy visant à mettre en place un cadre cohérent à travers l’Union via l’adhésion de l’Union européenne à la Convention d’Istanbul. La Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe est le premier instrument international juridiquement contraignant sur la prévention et la lutte contre les violences envers les femmes. C’est là un nouveau pas en avant pour la protection de toutes les femmes, où qu’elles vivent en Europe.

Parmi les éléments importants du rapport, nous souhaitons avant tout insister sur l’éducation : c’est là le principal outil pour changer une société. Le système éducatif doit promouvoir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et participer à l’élimination de tous les obstacles pour y parvenir. Le rapport appelle notamment les États à adopter des politiques d’éducation sexuelle, d’éducation aux droits fondamentaux et à la non-discrimination.

Un autre point tout aussi important, c’est la lutte contre les inégalités économiques entre les femmes et les hommes : comment une femme peut-elle dénoncer les violences d’un homme dont elle serait financièrement dépendante ?

Enfin, la bataille politique avec la droite européenne a tourné autour de la question de l’avortement : pour les eurodéputés socialistes et radicaux, le refus d’accorder des services liés aux droits et à la santé sexuelle, y compris la possibilité d’avortements sûrs et légaux, est une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles. C’est pourquoi nous soutenons Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy lorsqu’elle demande à ce que les États garantissent l’accès aux services de santé sexuelle, incluant la contraception moderne et l’avortement sûr et légal. Nous la félicitons chaleureusement pour la victoire sur ce point.

Ce n’est qu’une étape dans la lutte contre les violences faites aux femmes : désormais nous attendons de la Commission européenne une stratégie globale sur la prévention et la lutte contre les violences envers les femmes, avec un acte législatif, telle qu’une directive.

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