Scandale du #diesel: renforcer les normes de l’Europe en matière d’environnement et de santé

Je suis intervenue en plénière mercredi 13 septembre à l’occasion d’un débat d’actualité sur les suites du dieselgate, ce scandale qui a éclaboussé l’industrie automobile européenne voici deux ans déjà, mais qui est bien loin d’être achevé.

Le Parlement européen avait rendu son rapport d’enquête parlementaire au printemps 2017, suivi par une liste de préconisation pour sortir du scandale, mais hélas elles n’ont pas ou peu été suivies. Les Socialistes et démocrates avaient, en outre, demandé à l’époque la mise en place d’une agence européenne de surveillance du marché des véhicules routiers, qui n’avait pas été adopté à quelques voix près : la Commissaire européenne à l’Industrie a indiqué cet après-midi  avoir changé d’avis sur le sujet, et pense maintenant que c’est en effet une bonne idée. Je ne peux que me réjouir de cette évolution, et j’espère que le Conseil, qui discute en ce moment du nouveau cadre européen de surveillance de marché et de réception des véhicules, saura reprendre cette idée à son compte !

« Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président, Chers collègues,

Il y a cinq mois, nous étions réunis ici pour voter les recommandations de la commission EMIS, basé sur les conclusions de l’enquête parlementaire ; ce rapport contient plusieurs propositions fortes, tant pour se prémunir d’un nouveau scandale du diesel que pour corriger ce que nous avions déjà découvert. Hélas, cinq mois plus tard, nous sommes de nouveau réunis pour parler d’un scandale qui loin de s’éteindre, n’a fait que prendre de l’ampleur. Le Parlement européen n’a pas été assez entendu, et c’est regrettable.

Les consommateurs restent les grands oubliés de l’affaire. On entend parler çà et là de réparations qui fonctionnent mal, qui dégradent les performances des véhicules, ou pire, qui détériorent des pièces du moteur, et les réparations supplémentaires sont aux frais des propriétaires. Les constructeurs n’envisagent même pas de les indemniser à hauteur du préjudice subi, et c’est aux consommateurs de payer pour les malversations des constructeurs. Le Président Juncker souhaite une égalité dans l’application des droits des consommateurs dans toute l’Europe, et c’est heureux : nous escomptons donc une proposition de la Commission pour harmoniser les réparations et indemnisations de ceux lésés par le dieselgate, comme nous l’avons voté.

Le scandale se poursuit avant tout parce que les règles ne sont toujours pas correctement appliquées. Et la seule manière d’y parvenir, c’est d’avoir des sanctions dissuasives. La balle est maintenant dans le camp des États-membres, tandis que se poursuivent les négociations du nouveau cadre européen de réception des véhicules et de surveillance de marché. Idéalement, il faudra avoir une agence européenne dédiée, la Commissaire Bieńkowska l’a elle-même reconnu. Les trilogues viennent à peine de commencer, il est encore temps de corriger le tir, pour avoir une supervision européenne forte. »

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s