Protection européenne des victimes de la criminalité

Les attaques terroristes perpétrées en Europe, les violences conjugales ou la traite des êtres humains font des milliers de victimes en Europe par an. Outre notre combat permanent pour éradiquer toute criminalité, le Parlement se tient toujours du côté des victimes, pour mieux les prendre en charge et les informer. C’est le but de la Directive de 2012 pour un cadre juridique européen de protection des victimes dont nous avons débattu le 29 mai. Six ans après son adoption et alors que tous les Etats membre aurait dû la ratifier, nous avons fait un premier bilan et apporté des recommandations supplémentaires pour sa meilleure mise en oeuvre, en particulier pour les violences faites aux femmes. La perspective de genre est primordiale car cette violence est le plus grand fléau social que nous connaissons.

Voici mon explication de vote :

J’ai voté un rapport parlementaire sur la mise en oeuvre de la Directive établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité ; qu’elles soient victimes d’un attentat terroriste ou de violences conjugales. Entrée en vigueur en 2012, nous déplorons que seulement 23 États l’aient mise en oeuvre en 2017.

Notre rapport insiste sur la prise en charge de toutes les victimes, qu’importent leurs papiers. Le statut de résidence n’est, en aucun cas, un critère pour accorder les droits et les services prévus par cette Directive.

J’ai travaillé en particulier sur les violences faites aux femmes pour demander la nécessaire ratification de la Convention d’Istanbul, traité international visant à lutter contre toutes les violences de genre. Car lorsqu’on parle de victimes de la criminalité, les femmes victimes de violence conjugale ou familiale, de harcèlement ou d’agression sexuelle sont surreprésentées. Le rapport appelle les Etats à garantir l’accès aux services de soins de santé nécessaires, y compris en matière de santé sexuelle et reproductive. Sur ce point, les conservateurs européens ont tenté de supprimer toute notion de santé sexuelle mais le Parlement européen, grâce à la gauche européenne, a gardé sa ligne progressiste.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s