Pour protéger les #Européens, nous renforçons #Schengen !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a renforcé aujourd’hui la sécurité des citoyens en améliorant le système d’information Schengen (SIS). Le SIS est une base de données policières qui permet aux autorités d’y entrer des alertes sur des personnes recherchées, dans le cadre d’une enquête pénale, par exemple. Cette base est accessible par tous leurs homologues des autres États européens, et la consulter permet d’améliorer la coopération et de voir les procédures aboutir plus facilement.

Les eurodéputés socialistes et radicaux de gauche se félicitent de cette nouvelle réforme, qui permet au SIS d’être plus efficace sur des enjeux importants

Pour Sylvie Guillaume, vice-Présidente du Parlement européen, « avec cette réforme toutes les personnes recherchées en lien avec des actes terroristes devront obligatoirement figurer dans le SIS, alors que les États membres le faisaient jusqu’ici sur base volontaire. Ce changement est crucial pour améliorer la coopération et l’efficacité de la lutte contre le terrorisme dans l’Union européenne ».

Pour Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste française, « la libre circulation dans l’espace Schengen implique de renforcer les contrôles aux frontières extérieures. Je me félicite de ce vote qui permet de mieux protéger les Européens et de sauvegarder leur liberté de circuler ».

Dans les négociations, les eurodéputés S&D ont également défendu la protection des données, et la création d’une alerte pour les enfants disparus ou les personnes vulnérables.

 

Mon explication de vote :

Les socialistes sont particulièrement attachés à l’espace Schengen; il nous permet à tous de circuler librement dans plusieurs Etats européens. Aujourd’hui j’ai voté faveur d’une réforme du système d’information de l’espace Schengen (SIS). Ce système d’information a pour but l’échange d’informations entre les autorités policières et judiciaires européennes : informations sur les signalements des biens perdus ou volés, des personnes faisant l’objet d’une enquête criminelle ou encore qui n’ont pas le droit d’entrer dans notre espace. En effet en l’absence de contrôles aux frontières intérieures, il est bien-sûr fondamental d’assurer une sécurité maximale au sein de Schengen. Grâce à cette réforme, le SIS sera plus efficace avec notamment une obligation pour les États d’introduire des alertes sur les personnes recherchées en lien avec le terrorisme. Le SIS est consulté de façon obligatoire et systématique à l’entrée et à la sortie de l’espace Schengen permettant ainsi d’identifier des personnes partant ou revenant de zones de guerre. C’est donc un outil précieux de la lutte contre le terrorisme.

L’eau est notre bien commun

Communiqué de la Délégation socialiste française

Avec l’ensemble des socialistes européens, les eurodéputés socialistes et radicaux de gauche avaient soutenu la campagne Right2Water demandant aux États membres de garantir l’accès à l’eau à tous les citoyens. Aussi nous nous étions félicité que la Commission européenne propose de revoir la directive sur la qualité de l’eau.

Nous avions un objectif simple : garantir l’accès à une eau saine à tous les Européens.

Pour Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, « L’accès universel à l’eau doit être un droit garanti dans l’ensemble de l’Union européenne. Nous serons désormais vigilants dans la mise en œuvre de ce droit dans les Etats membres ».

Concernant la qualité, grâce aux socialistes, aux écologistes et aux communistes, nous avions obtenu en commission parlementaire que la nouvelle législation réduise les doses maximales de certains polluants tels que le plomb (de moitié), les substances polyfluorées (PFAS) et les bactéries dangereuses. Grâce à l’action des forces de gauche, et contre l’avis du rapporteur M. Dantin, les microplastiques seront inscrits dans la liste des substances à proscrire, et non plus à surveiller. Pour Eric Andrieu, vice-Président du groupe des socialistes et des démocrates, « la droite européenne préférait pour des raisons de coûts mettre en danger la santé humaine en préconisant une législation au rabais pour les microplastiques. Heureusement, avec l’ensemble des forces de gauche, nous avons réussi à obtenir des avancées substantielles sur ce sujet essentiel pour la santé des 500 millions d’européens ! ».

Mon explication de vote :

L’accès à l’eau est un droit fondamental et universel, qui devrait en quelque sorte couler de source. Il a pourtant fallu la mobilisation de presque deux millions de citoyens, via l’initiative Right2Water, pour que ce droit soit garanti dans la législation européenne. C’est désormais chose faite, et la définition de l’eau de qualité a été également revue à la hausse, c’est une victoire pour les 500 millions d’européens et leur santé. En outre, l’Union européenne est en train de se doter d’une solide législation de réduction des plastiques : il est indispensable que l’eau du robinet soit partout potable, et que tout le monde ait accès à des fontaines et points de remplissage, non seulement pour les populations vulnérables, mais aussi pour les Européens soucieux de ne pas polluer à chaque fois qu’ils ont soif. Une Union européenne qui écoute ses citoyens plutôt que les lobbies, qui privilégie l’intérêt général sur la rentabilité économique à court terme, c’est ce dont nous avons besoin, mais la bataille doit se poursuivre tous les jours et sur tous les fronts. Je me réjouis en tout cas de la victoire remportée le 23 octobre pour garantir l’accès universel à l’eau à nos concitoyens.

 

 

Le macronisme est un faux progressisme, mais un vrai conservatisme

Le colloque de ce samedi qui convoqua une fondation de droite et une
fondation de gauche pour tenter de définir « le macronisme » fut
l’occasion d’une nouvelle expression de cette confusion qu’entretient
le pouvoir et qui existe depuis trop longtemps en Europe :
l’Indifférenciation entre la gauche et la droite qui trouble les électeurs et fait
le jeu des extrêmes.

La présence de l’ancien chancelier social-démocrate autrichien
Christian Kern à ce colloque ou le soutien du Premier ministre
travailliste maltais Joseph Muscat à une initiative Castaner-Renzi
illustrent combien toute une partie de la social-démocratie n’a pas
encore tiré les leçons des dix années passées.

Le progressisme à la Macron procède d’une vieille logique de droite :
ne pas assumer son conservatisme et revendiquer une identité
progressiste. C’est une tactique classique de triangulation : on tente
de dépasser la gauche sur sa gauche.

Déjà dans les années 70, Jacques Chirac, quand il fonde le RPR,
l’ancêtre de LR, situe Giscard sur sa droite et revendique d’être « le
travaillisme à la française ». Par la suite, assez régulièrement, la
droite va pratiquer cette triangulation qui a aussi pour but de
ringardiser la gauche en portant aux nues la social-démocratie
allemande ou nordique pour sa « modernité ».

L’exemple le plus classique c’est quand la droite reprend à son compte
la « flexisecurité » qui fut théorisée par un ministre travailliste
néerlandais et développée pour la première fois par le gouvernement
social-démocrate de Poul Nyrup Rasmussen au Danemark.

Mais la droite n’en a jamais retenu que la flexibilité du marché du
travail abandonnant la sécurité du travail…

Dans la prétention progressiste du macronisme, il y a donc cette
imposture d’autant plus que tous les ministres qui auraient pu être la
caution de gauche en matière de politique économique et sociale
viennent de la droite.

Dans un entretien récent à Ouest France, Sandro Gozi, l’ex ministre
des affaires européennes de Matteo Renzi affirme la stratégie de
l’euro-macronisme, provoquer une scission au sein du PPE pour séparer
la vieille démocratie chrétienne européiste de la nouvelle droite,
national-populiste.

Tout en voulant fonder une alliance « progressiste » qui associe des
conservateurs et des libéraux à des bouts de la social-démocratie,
Gozi attribue l’affaiblissement de cette dernière au fait qu’en
s’alliant avec la droite, comme par exemple en Allemagne, elle n’a pas
été en mesure de peser. C’est là une contradiction majeure : la
social-démocratie ne se renouvellera pas en épousant les contours, la
rhétorique ou les axes programmatiques de la droite.

La question de l’avenir de l’Europe ne passe pas seulement par la
démocratie, elle passe aussi par le social. Or s’il n’y a pas de
justice sociale, la démocratie s’affaiblit car elle ne serait que
formelle.

Renforcer un Etat providence par une fiscalité juste et la poursuite
de l’égalité réelle ce n’est pas ce que fait Macron dont la préférence
va aux plus fortunés, à ceux qui sont les vainqueurs de la
mondialisation.

Le macronisme est ainsi un vrai conservatisme car il préserve les plus
riches, il ne renverse pas l’ordre actuel, c’est-à-dire la domination
de ceux qui ont déjà tout. Il s’attaque ainsi aux retraités, aux
lycéens, aux fonctionnaires, aux paysans. Il est dans la main des
lobbies de tous ordres. Il foule même aux pieds le principe même de
précaution. Son progressisme ne vaut que pour ceux qui n’ont pas
besoin du progrès.

Pour achever de berner les gens, Macron veut imposer son récit par une
vision binaire qui a déjà été largement commentée : soit on est avec
lui, soit on est contre lui, soit on est pour l’euro-macronisme, soit
on est pour le populisme…

Mais cette manière de voir, basique, est elle-même un populisme chic :
Macron, en disant qu’entre l’extrême droite et lui il n’y a rien, ne
croit pas si bien dire au passage quand, comme Salvini, il ferme les
ports de France à l’Aquarius. Celui à l’oreille duquel murmurait
Philippe de Villiers durant la campagne présidentielle, croit encore
que le bonapartisme est la meilleure manière d’aborder les questions
européennes : Napoléon qui a transformé l’Europe en un vaste champ de
bataille… Finissant isolé, comme l’est Macron au plan européen.

Il faut donc assumer une rupture avec cette vision vieillotte d’une
Europe au nom de laquelle gauche et droite se confondrait. L’Europe
des sociaux-démocrates, quoiqu’on en pense, veut combattre le
national-populisme, elle veut renforcer la démocratie avant de
rassurer les marchés car elle veut retrouver la confiance des peuples.

Voilà le combat en tout cas que moi, je veux mener avec les
socialistes français et européens.

Breaking : Orbán reconnait une Institution européenne supranationale

Communiqué de la Délégation socialiste française

Jeudi 18 octobre, la Hongrie a saisi la Cour de justice de l’Union européenne afin de contester le vote du Parlement européen pour déclencher l’article 7 contre les politiques menées par M. Orbán. Le gouvernement hongrois dénonce en particulier la procédure utilisée pour décompter les votes.

Pour Sylvie Guillaume, vice-Présidente du Parlement européen, « Pour celui qui considère que sa seule légitimité vient du peuple hongrois et qui bafoue la démocratie, il est presque risible de le voir reconnaître la légitimité de la Cour de Justice de l’Union européenne. M. Orbán devrait savoir que la procédure du vote du Parlement européen est conforme au Règlement et a été validée par le service juridique du Parlement européen. À nouveau, il tente de détourner l’attention des violations dans son pays. ».

Pour Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, « C’est la première fois que le Parlement vote un tel rapport contre un État menaçant l’État de droit. Ce vote historique aurait pu être le début d’une prise de conscience mais c’est sans compter sur M. Orbán ! Plutôt que de revenir sur ses politiques liberticides, plutôt que de faire ne serait-ce qu’un timide mea-culpa, ce dernier préfère nier et contester la légitimité du vote. Je note aussi l’ironie de saisir la Cour de justice de l’Union européenne quand on s’en prend à la légitimité du droit et à la séparation des pouvoirs dans son propre pays. »

Concernant la procédure de vote : pour rappel, les députés s’étaient exprimés par 448 voix contre 197 sur 693 votants et 48 abstentions, sur l’ouverture d’une procédure sur le respect par la Hongrie des valeurs de l’UE. Comme pour plusieurs décisions prises à la majorité qualifiée (2/3 du Parlement européen), les abstentions n’ont pas été prises en compte dans les suffrages exprimés.

Ford Blanquefort : les eurodéputés socialistes et radicaux interpellent la Commission européenne

L’annonce de la fermeture probable de l’usine Ford à Blanquefort illustre une fois de plus, une fois de trop, la notion de patrons voyous, ces chefs d’entreprise qui préfèrent casser l’outil industriel plutôt que de prendre le temps nécessaire à le transmettre à d’autres, si eux même n’en pont plus besoin. Risquant au passage de laisser près de 850 salariés dans la difficultés. Avec ma collègue Karine Gloanec-Maurin, eurodéputée socialiste de la circonscription, nous avons adressé une question parlementaire prioritaire à la Commission européenne, pour qu’elle nous indique si oui ou non l’entreprise Ford France a bénéficié de financements européens, et sous quelles conditions. Les instruments financiers de l’Union européenne sont un levier politique colossal pour promouvoir la bonne gouvernance entrepreneuriale et soutenir une stratégie industrielle globale et cohérente, nous voulons nous assurer que leur potentiel est utilisé à bon escient.

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le constructeur automobile Ford a annoncé préférer la fermeture de son usine de Blanquefort, en Gironde, plutôt que de la céder à un repreneur déjà identifié.

Les eurodéputés socialistes et radicaux de gauche dénoncent avec force ce comportement de patron voyou et expriment leur solidarité à l’égard des 850 salariés de l’usine. Ils ont interpelé la Commission européenne via une question écrite afin de savoir si Ford a bénéficié de versements directs ou indirects de fonds européens.

Pour Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, « il serait inadmissible qu’une entreprise qui bénéficie de fonds publics préfère licencier et fermer une usine plutôt que de la céder à des repreneurs. Si jamais Ford France avait touché des fonds européens, nous demandons les conditions à la Commission européenne, et souhaitons savoir dans quelle mesure elle pourrait demander la restitution de ces fonds si jamais la situation des salariés en danger n’était pas pérennisée rapidement ».

Pour Karine Gloanec-Maurin, eurodéputée socialiste membre de la commission des budgets, « ce sujet pose aussi la question de la révision du Fonds Européens d’ajustement à la mondialisation. Cet outil se contente de réagir quand le mal est fait. Nous voulons au contraire en faire un fonds pro-actif, qui permette d’anticiper de telles situations ».

Les eurodéputés socialiste et radicaux de gauche resteront pleinement mobilisés, aux côtés des élus locaux, car ce dossier dépasse le clivage gauche-droite : il s’agit de défendre la justice sociale et les territoires.

 

Notre Question avec demande de réponse écrite (Priorité) à la Commission

Article 130 du règlement

Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy (S&D), Karine Gloanec Maurin (S&D)

Objet: Fonds européens et entreprise Ford France

L’entreprise Ford France, filiale française de la Ford Motor Company, menace de fermer son usine de

Blanquefort, en Gironde, d’ici à la fin 2019. Les 847 salariés travaillant sur ce site restent pour le

moment dans l’expectative, sans savoir si leur emploi sera maintenu, par qui, et encore moins à

quelle conditions. Les agissements de patrons voyous, qui privilégient la rentabilité à court terme sur

la situation de l’emploi, sans prendre en considération la durabilité des sites et des savoirs-faires

industriels en Europe, sont une menace pour la cohésion sociale dans l’Union.

La Commission européenne peut-elle nous garantir que l’entreprise n’a pas touché de fonds

européens visant à aider l’entreprise, sous une forme ou une autre, alors que Ford France semble sur

le point de détruire des emplois sur le sol européen ? Si jamais Ford France avait touché des fonds

européens, quels étaient les conditions, et la Commission envisage-t-elle de demander restitution des

fonds si jamais la situation des salariés en danger n’était pas pérennisée rapidement ? Qu’en est-il de

l’entreprise Ford Europe ?

Révision du Fonds régional européen : il faut donner plus de pouvoir de décision aux régions

Lundi 15 octobre, en commission des transports du Parlement européen, j’ai présenté les amendements déposés sur mon rapport concernant les règlements qui vont encadrer la mise en œuvre du Fonds régional européen et du Fonds de cohésion. Les amendements déposés par mes collègues permettront de renforcer la dimension transports des priorités qui seront financées par ces fonds dans les territoires. Lors de ma présentation j’ai réitéré ma volonté de donner plus de marges de manœuvre aux régions dans le choix des priorités financées par ces fonds afin qu’elles puissent notamment utiliser ces ressources pour investir dans les transports et d’autres secteurs qui contribuent à la cohésion sociale et territoriale. J’ai également répondu favorablement aux demandes des députés qui veulent mieux prendre en considération les besoins des régions ultrapériphériques.

Monsieur le Président, Chers collègues,

Sur ce rapport, une centaine d’amendements ont été déposés pour ce règlement qui encadre la prochaine programmation du Fonds régional et du Fonds de cohésion.

De manière générale, il me semble que les amendements vont dans le même sens pour renforcer la dimension transport des priorités qui seront financées par ces fonds européens. Et, je suis convaincue, surtout après la première réunion des shadows rapporteur qui s’est très bien passée, que nous arriverons à trouver de bons compromis dans le calendrier assez serré qui nous est imparti.

Concernant la concentration thématique, j’ai bien pris compte les différentes approches proposées par les députés :

Certains députés veulent introduire de nouveaux objectifs dans la concertation thématique alors que d’autres députés proposent simplement de baisser le niveau de concentration ou même de ne pas toucher au texte proposé par la Commission.

Après avoir analysé les différentes approches et entendu les remarques lors de la présentation de mon rapport, plutôt que de rajouter de nouveaux objectifs, il me semble que nous pourrions trouver un bon compromis en baissant simplement le niveau de la concentration des ressources vers l’objectif politique numéro 1, c’est à dire, « Une Europe plus intelligente », qui touche essentiellement au secteur numérique, afin de donner plus de marge de manœuvre aux autorités locales pour financer d’autres objectifs politiques comme l’objectif numéro 3 « Une Europe plus connectée » ou l’objectif numéro 4 « Une Europe plus sociale ».

Donc ce premier échange était plutôt très concluant, nous allons continuer à travailler, nous aurons une deuxième réunion de shadow rapporteur pendant la session de Strasbourg et je pense que nous devrions arriver à de bonnes propositions de la commission des transports.

Merci Monsieur le Président.

Merci Monsieur le Président.

Tout d’abord, même si les shadows rapporteurs des autres groupes Verts, ECR et GUE ne sont  pas là aujourd’hui, nous avons eu comme je le disais précédemment un échange constructif et je crois que ce qui a été indiqué pour le Parlement européen c’est vraiment de mettre l’accent sur le fait que les régions, les autorités locales, doivent pouvoir agir directement dans les propositions qui sont faites et pas uniquement par un système de flexibilité au niveau des États. Ce n’est pas le premier rapport où les députés européens travaillent de concert avec les régions et nous travaillons beaucoup aussi avec les propositions du Comité des Régions. J’ai bien entendu les arguments concernant les régions ultrapériphériques et je ne peux y être que sensible. Il faut absolument mettre l’accent et encourager tout ce qui pourra être fait en matière de transport dans ces régions ultrapériphériques. Je pense en revanche concernant l’achat de matériel roulant qu’il faut pouvoir le maintenir dans le texte parce que ce sont souvent les régions qui sont celles qui doivent acheter ce matériel roulant pour les transports en commun. Et il est normal, parce que cela est fixé dans l’agenda européen de pouvoir les accompagner. De même je soutiens pleinement le fait que les aéroports ne soient pas exclus du champ de financement, il est fondamental qu’ils restent encadrés par des collectivités européennes et qu’on cesse leur rachat par des groupement extra-européens. Donc je pense que notre réunion de shadow sera conclusive et sera extrêmement ambitieuse sur la façon dont on doit accompagner ces régions qui sont les premières à intervenir dans tout ce qui est proposition en matière de transport.

Partir en #Erasmus, pourquoi pas moi ? On en parle avec les jeunes de Seine-Saint-Denis!

Vendredi 12 octobre j’ai participé à la consultation citoyenne organisée par la direction Europe du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis sur le thème : partir en Erasmus, pourquoi pas moi ? Toute l’après-midi, de nombreux jeunes avaient travaillé sur la mobilité. La séance plénière de clôture animée par la journaliste Nora Hamadi, en présence de mes collègues Pervenche Berès et Pascal Durand, a donné lieu à une restitution où les rapporteur.e.s des ateliers ont fait part de leurs propositions pour améliorer la dispositif et nous faire part de leur expérience.

Ces témoignages ont été passionnants, de jeunes partis en Slovénie, au Royaume-Uni, ou encore aux Etats-Unis et au Canada. Les différentes prises de parole ont fait ressortir des points importants, comme le manque de communication autour des possibilités qu’offre Erasmus. Dans l’ensemble sur les aspects positifs, les participants ont largement évoqué l’enrichissement personnel d’une telle expérience. Au-delà des préjugés, Erasmus permet l’autonomisation des jeunes, le développement des capacités linguistiques et la prise de conscience du fait européen.

IMG_8294.jpg

Pour certains, partir à l’étranger a été difficile ; parmi les aspects plus difficiles j’ai noté : l’isolement, la barrière de la langue, sortir de sa zone de confort, le manque d’argent et la peur de l’inconnu. Dans ce contexte, je pense qu’il faut commencer par faire des voyages courts, pour s’adapter. Les nombreux jeunes que je rencontre dans le cadre du projet Lycée Ambassadeur, initié par le bureau d’information du Parlement européen, m’ont souvent fait part de leur expérience à l’étranger. Ils font généralement de nombreuses rencontres et créent des liens avec d’autres jeunes européens. La mobilité est essentielle aujourd’hui pour promouvoir le sentiment européen, c’est pourquoi je me bats auprès des sociaux-démocrates au Parlement pour que les financements pour le programme Erasmus mais aussi pour l’accès à la mobilité soient en augmentation substantielle. Même s’il y a des avancées, notamment avec le Pass Interrail qui permet de se déplacer partout en Europe, il faut réellement se concentrer sur les jeunes qui ont besoin d’un effort financier conséquent.

Awa, une jeune femme de 19 ans qui fait partie de l’Ecole de la seconde chance en Seine-Saint-Denis a fléché le manque d’activités et de propositions de voyages pour les filles. S’il est vrai que dans certains quartiers les activités proposées ne sont pas toujours adaptées à tout le monde, il faut faire en sorte que les acteurs institutionnels se développent et diffusent les témoignages sur Erasmus. Une autre jeune femme a témoigné sur les nombreux voyages qu’elle a effectués via le club de sport auquel elle appartient. Ce qui montre qu’il y a plusieurs vecteurs possibles pour se déplacer et découvrir l’Europe, l’enjeu est de développer les financements et la communication.

En conclusion j’ai rappelé qu’il fallait franchir le premier pas de la mobilité pour aller toujours loin. Au Parlement européen nous travaillons sur une augmentation du budget dédié à Erasmus afin de toucher un maximum de jeunes dans leurs études, leurs parcours professionnels et leur vie quotidienne; et j’ai proposé que la communication sur ce dispositif soit portée aussi par des jeunes en ayant déjà bénéficié et qu’ils en deviennent les Ambassadeurs !

Place aux Femmes!

Le Conseil européen des femmes (WEUCO) a été créé pour faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité de l’agenda politique de l’Union. Nous sommes sous-représentées dans toutes les instances décisionnelles européennes alors que nous représentons la moitié de la population mondiale. Aucune femme n’a jamais été Présidente de la Commission européenne, du Conseil européen ou de la Banque centrale européenne et nous sommes seulement 30% au Parlement européen.

Christine - weuco

Lors de notre Conseil du 10 octobre, le message a été clair : le système politique a été créé par les hommes et pour les hommes ; il est urgent de le modifier de l’intérieur pour permettre aux femmes d’accéder à toutes les couches de la société. Je remercie particulièrement l’intervenante Sandi Toksvig, fondatrice d’un parti politique féministe au Royaume-Uni, pour avoir exhorté les femmes à être audacieuses et impertinentes pour prendre enfin ce qui leur est dû.

Les valeurs que nous défendons sont inscrites dans les traités de l’UE, nous demandons simplement qu’elles soient respectées.

Pour une clause « Acheter européen » dans la mise en œuvre du Mécanisme européen d’interconnexion #BuyEuropeanAct

Mardi 9 octobre en commission parlementaire, j’ai présenté mon amendement pour introduire une clause ‘Acheter européen’ dans les marchés publics bénéficiant du soutien de ce programme européen. Concrètement je propose d’exclure des marchés publics, bénéficiant du soutien du programme MIE, les offres dont plus 50% de la valeur provient de pays tiers qui n’ouvrent pas leurs marchés publics aux entreprises européennes. Dans des secteurs aussi stratégiques que les transports, l’énergie ou le numérique il est indispensable que l’Union européenne protège son industrie et applique sans concession le principe de réciprocité dans l’accès aux marchés publics. J’ai également présenté mes amendements sur la révision du Mécanisme européen pour l’interconnexion en Europe. J’ai appelé mes collègues à intégrer les investissements dans les nœuds urbains dans les priorités du programme afin que des projets qui impactent la mobilité quotidienne de millions de citoyens européens puissent bénéficier davantage de ce programme phare dans le financement des infrastructures de transport.

Aujourd’hui, j’aimerais attirer l’attention de mes collègues sur les amendements visant à promouvoir les nœuds urbains dans les priorités du MIE. Il me semble primordial si on veut répondre aux objectifs climatiques de ne pas uniquement concentrer les fonds du MIE sur des projets transfrontaliers ; Il est aussi important de considérer les nœuds urbains dans la continuité des enjeux transfrontaliers.

J’attire aussi votre attention sur l’amendement 898 que j’ai cosigné avec plusieurs collègues : cet amendement vise à garantir la réciprocité dans l’accès aux marchés publics dans les secteurs aussi stratégiques que les transports, l’énergie et le numérique.

Concrètement je propose de rendre obligatoire la disposition déjà prévue dans la Directive relative aux marché publics qui permet aux autorités adjudicatrice d’écarter des marchés publics les offres dont plus de 50% de la valeur ajoutée provient de pays avec lesquels l’Union européenne n’a pas signé d’accord pour garantir un accès comparable à la commande publique.

Il ne s’agit pas de fermer les marchés européens mais bien de garantir la réciprocité et cette disposition ne s’appliquerait pas pour les offres provenant de pays qui offre un accès comparable à leur marché public. C’est je crois une proposition qui fait sens, qui repose sur un cadre juridique existant et qui permettrait de garantir que les marchés publics qui bénéficient du soutien du Mécanisme d’interconnexion respectent le principe de réciprocité.

Voter contre un tel amendement serait voter contre non seulement la promotion de l’Industrie européenne mais aussi contre le principe fondamental de réciprocité que nous avons toujours défendu. Et j’aimerais que les rapporteurs puissent introduire cet amendement dans leur compromis. Et si nos commissions venaient à rejeter un tel amendement je crois qu’il sera nécessaire de continuer le débat en plénière parce que c’est un enjeu trop important pour que l’Union cesse d’être le seul marché totalement ouvert quand nos concurrents eux ferment leurs marchés aux entreprises européennes.

Emissions de CO2 des voitures : honte à la France et au Conseil

Communiqué de la Délégation socialiste française

Hier soir, tard dans la nuit, les ministres de l’environnement ont fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures de 35 % d’ici à 2030, et 30% seulement pour les véhicules utilitaires, avec un seuil intermédiaire de 15 % en 2025. Soit un cap bien moins ambitieux que les 40 % fixés avec notre appui contre la droite au Parlement européen, malgré les pressions multiples des lobbies industriels.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française et cheffe de file sur les questions de transports, s’est indignée :

« Les ministres de l’environnement devaient se sentir honteux du résultat des négociations et d’espérer qu’un tel renoncement serait moins visible au milieu de la nuit, après 13h de tergiversations : 24h après la publication du rapport du GIEC, un tel recul est scandaleux. Il menace ni plus ni moins que la santé et l’environnement de tous les habitants de notre planète. C’est un assassinat à petit feu, aux conséquences bien réelles pour des millions de citoyens, à commencer par les plus fragiles ».

« Contenir le réchauffement à 1,5 °C est impératif, nous le savons tous. Ne pas agir en conséquence est bel et bien un crime. D’ailleurs, à qui profite le crime ? Aux constructeurs automobiles, à commencer par l’industrie allemande et ses actionnaires, devant qui Mme Merkel déroule le tapis rouge. Encore une fois, les lobbys, les intérêts particuliers, le capitalisme attaquent frontalement la démocratie et la vie. Les profits de quelques uns se font au détriment de tous ».

« M. Macron et l’arriviste M. de Rugy font du renoncement à l’échelle européenne la marque de fabrique de la France. Comment peut-on se dire Européen et être aussi peu influent à l’échelle européenne, en acceptant aussi facilement les exigences des conservateurs allemands ? D’autant plus que le grand syndicat allemand IG Metall soutenait lui un objectif de 40% ! M. Macron peut-il nous expliquer au passage ce qu’il a promis aux constructeurs automobiles reçus à l’Élysée le 1er octobre, à huis clos ? »

« Au Parlement européen, nous continuerons de nous battre pour que les réglementations européennes soient compatibles avec l’accord de Paris. Ce n’est pas une question d’idéologie, mais c’est bien la survie de l’humanité qui est en jeu », conclut l’eurodéputée.