Echange interparlementaire avec les sénateurs socialistes à Bruxelles

Mercredi 6 février, la délégation socialiste française a eu le plaisir d’accueillir au Parlement européen à Bruxelles, une délégation des membres de la Commission des Affaires européennes, du groupe socialiste et républicain du Sénat au Parlement européen.

Emmenée par Patrick Kanner, le Président de groupe, elle était composée de Jean-Yves Leconte, Didier Marie, Claude Raynal et Sylvie Robert.

Ils ont pu assister à notre réunion du groupe des Socialistes de démocrates durant laquelle nous avons abordé des dossiers politiques majeurs qui seront soumis au vote la semaine prochaine à Strasbourg : politique de cohésion et macro-conditionnalité économique, accord de commerce international Union européenne-Singapour, Paquet Mobilité. Cette entrée en matière a été très utile pour illustrer la manière dont les débats peuvent être riches et vifs au sein du groupe entre les différentes délégations nationales.

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Lors du déjeuner, puis de notre réunion de travail, nous avons pu approfondir plusieurs dossiers qui sont également au programme de travail des sénateurs : accords commerciaux et notamment celui sur le CETA, droits d’auteur et droits voisins, budget européen et programme Invest EU, paquet Asile et directive Retour. Nous avons également eu un échange sur les élections européennes. A trois mois du scrutin les sénatrice et sénateurs socialistes nous ont assuré de leur soutien et de leur engagement à prendre une part active dans la campagne. Notre délégation socialiste et radicale, diverse et soudée, n’a pas à rougir de son bilan. Notre présence au Parlement européen, sur des dossiers majeurs comme notre mobilisation sur l’ensemble du territoire français tracent notre récit : une équipe, un bilan et des propositions pour entrer avec détermination dans la campagne pour consolider la présence indispensable de la gauche pro-européenne française au Parlement européen.

 

Je remercie très chaleureusement nos collègues sénateurs pour leur engagement à nos côtés.

Alstom – Siemens : il est temps de refonder la politique de la concurrence

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance aujourd’hui de la décision de la Commission européenne de rejeter la fusion Alstom-Siemens.

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, cette décision démontre l’urgence de refonder la politique de la concurrence européenne : cette dernière ne peut plus empêcher l’Europe de se doter de la politique industrielle dont elle a tant besoin.

Sur cette fusion nous appelions à la vigilance en termes d’emplois ou d’équilibre dans la gouvernance, mais nous sommes déterminés à favoriser la constitution de champions européens pour défendre les intérêts européens et faire face à la concurrence internationale. C’est un des thèmes importants de notre programme pour les prochaines élections européennes : « nous réviserons la politique de concurrence européenne et assouplirons les règles d’octroi des aides d’État pour faciliter l’émergence de champions européens face aux géants chinois et américains ».

Nous restons en cela pleinement fidèles à un vote important en début de législature sur la politique industrielle, qui stipulait notamment :

« Pour les secteurs soumis à une concurrence mondiale, le Parlement européen demande que, lorsqu’elle définit les marchés géographiques pertinents dans ses analyses et ses comparaisons, la Commission européenne prenne le marché mondial comme marché de référence et ne limite pas son analyse au seul marché intérieur »[1].

Il est très clair que la Commission européenne n’a pas, dans l’étude de ce cas, pris en compte le marché mondial : le concurrent chinois – CRRC – pèse deux fois plus lourd qu’Alstom et Siemens réunis. Le premier sort de ses usines 230 trains à grande vitesse par an, le second 35. Combien de temps allons-nous rester passivement à regarder les Chinois s’imposer dans tous les secteurs ?

Si la politique de la concurrence doit servir à lutter contre les géants américains qui abusent de leur position ultra-dominante, elle ne doit pas faire de l’Union européenne l’idiote du village planétaire en ouvrant son marché sans construire ses acteurs, en empêchant ses entreprises de se regrouper tant qu’elles restent des nains à l’échelle mondiale. Quand bien même elles seraient dominantes à l’échelle européenne.

Sur les plateformes, la Commissaire Vestager a su faire preuve de courage et de modernité. Pourquoi ne pas bousculer les règles du jeu et faire preuve d’autant de vision d’avenir sur l’industrie ?

[1] rapport d’initiative sur le développement d’une industrie européenne durable des métaux de base : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A8-2015-0309+0+DOC+XML+V0//FR

68 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales au cours des dix prochaines années. Arrêtons cette torture cruelle et dégradante! disent les Socialistes et Démocrates

Communiqué de presse du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen à l’occasion de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Bruxelles, le 6 février 2019

Selon l’ONU, au moins 200 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi une forme de mutilation génitale et 68 millions sont toujours en danger. À l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, les socialistes et démocrates au Parlement européen ont réaffirmé leur ferme engagement à éradiquer cette aberration. L’eurodéputé S&D Pier Antonio Panzeri, en coopération avec l’ONG No Peace Without Justice (NPWJ), a organisé un événement avec d’éminentes femmes africaines qui luttent contre les MGF. Leur coalition pour lutter contre les mutilations génitales féminines organise une exposition photographique et diffuse un web-documentaire présentés aujourd’hui au Parlement européen.

L’eurodéputé Pier Antonio Panzeri a déclaré: « Nous rendons publiquement hommage au courage de tant de femmes africaines qui ont formé des coalitions pour lutter contre la cruauté des MGF. Au Parlement, nous voulons donner la parole à ces femmes qui sont témoins de la douleur et de la rébellion contre la logique patriarcale des MGF qui porte atteinte à la dignité des femmes ». « Il est choquant et déchirant d’apprendre que les filles âgées de 14 ans et moins représentent 44 millions de celles qui ont été excisées, la prévalence la plus élevée de ce jeune âge étant dans des pays comme le Mali (73%), la Gambie 56%, la Mauritanie 54% et l’Indonésie à 4% ».

L’eurodéputée S&D Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, porte-parole du groupe sur la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (la Convention d’Istanbul) a déclaré: «La Convention d’Istanbul s’attaque à toutes les formes de violence à l’égard des femmes, y compris les mutilations sexuelles féminines. Il s’agit du premier instrument juridiquement contraignant en Europe qui oblige les États à renforcer leurs mesures préventives et à répondre aux besoins spécifiques des femmes et des filles victimes de ces mutilations. «J’appelle les États membres qui n’ont pas encore ratifié la Convention d’Istanbul à le faire sans tarder et à laisser l’Union européenne la ratifier également, afin de joindre nos efforts pour enfin éliminer ces pratiques barbares.

« En cette journée internationale, nous devons ouvrir les yeux sur ces millions de victimes qui subiront des conséquences psychologiques et physiques leur vie durant. Et c’est une occasion de nous rappeler que cela ne se produit pas seulement dans les pays en développement. Nous savons que 180 000 femmes et filles en Europe sont menacées chaque année« .

 

Yannick Jadot dans Le Parisien : caramba, encore raté !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui dans Le Parisien Yannick Jadot a accusé pêle-mêle les eurodéputés socialistes et radicaux de défendre le glyphosate, les traités de libre-échange et le dumping fiscal des Pays-Bas. Il a oublié le dérèglement climatique, le DieselGate, les 18 petites heures d’ensoleillement en Normandie au mois de janvier, la fin des dinosaures.

Or, dire plusieurs fois un mensonge n’en fait pas une vérité.

La délégation socialiste française n’a ni les moyens, ni l’ambition, ni l’envie de monter une unité pour démonter toutes les fake news. Pourtant, les faits sont têtus : les batailles contre le glyphosate, le CETA (l’accord commercial avec le Canada), le TTIP (l’accord commercial avec les États-Unis), contre le JEFTA (l’accord commercial avec le Japon), nous les menons ensemble avec toute la gauche.

Sur le dumping fiscal, c’est justement grâce à un amendement socialiste que le rapport « Panama Papers » mentionne les Pays-Bas, comme d’ailleurs Malte, le Luxembourg et l’Irlande.

Bref, il faudrait cesser de tourner en boucle et être à la hauteur des défis auxquels l’Europe doit faire face.

Referendum le jour des européennes : où l’on passe de l’Hymne à la joie à la Marseillaise

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Journal du Dimanche nous a appris, hier, que le président de la République envisageait un vaste referendum pour clôturer le grand débat national le jour des élections européennes du 26 mai prochain.

Malgré une réputation de grand européen auto-proclamé, Emmanuel Macron participerait ainsi à l’effacement des enjeux d’un scrutin essentiel, qui détermine la vie de plus de 500 millions de citoyens européens, au profit de la seule politique nationale. Pire, de ses seuls intérêts politiques. Comment ne pas imaginer déjà la tromperie ?

Les eurodéputés socialistes et radicaux considèrent qu’il s’agit d’une manœuvre grossière et n’acceptent pas un tel effacement des questions européennes au profit d’un plébiscite qui ne vise qu’à masquer le bilan médiocre, d’un point de vue national et européen, de La République en Marche.

Les étudiants de l’HEIP de Paris attentifs aux enjeux européens

Vendredi 1er février j’étais auprès des étudiants de l’Institut des hautes études politiques de Paris pour mener une conférence sur les grands enjeux de l’actualité européenne. L’intérêt des jeunes pour les questions européennes est immense et dans le contexte actuel l’engagement européen est plus important que jamais pour l’avenir de la jeunesse.

J’ai ouvert la conférence en rappelant que le mandat de député européen a beaucoup évolué ; il faut une disponibilité totale pour être présent à Bruxelles, Strasbourg et en circonscription. C’est un engagement quotidien qui se traduit par un travail acharné afin de mettre en avant les valeurs que nous défendons, les valeurs de la gauche sociale-démocrate ; et il faut faire en sorte qu’aux prochaines élections la France soit représentée autrement que par le Rassemblement national.

Une des valeurs que je défends dans le cadre de mon mandat est la laïcité ; une notion typiquement française et qui n’est pas présente dans les autres pays européens. Les questions liées à la religion doivent avoir leur place limitée au domaine privé et ne pas interagir avec la vie politique. Certains pays, refusent encore aujourd’hui d’accueillir des réfugiés, au prétexte que ceux-ci auraient une autre religion, d’autres remettent en cause le droit à l’avortement, alors que les droits des femmes à disposer librement de leur corps devraient relever des droits fondamentaux.

J’ai également parlé de la place des lobbies, en rappelant qu’au Parlement européen ils pouvaient rencontrer les députés pour faire part de leur point de vue sur des sujets en discussion. Qu’ils défendent des intérêts publics ou privés, les lobbies représentent différentes structures et sont très influents, mais l’obligation de transparence était pour nous indispensable c’est pourquoi nous avons voté pour que soient rendus publics les rendez-vous des parlementaires avec ces lobbies.

Les étudiants m’ont posée beaucoup de questions, notamment sur la représentation politique et la composition des différents groupes siégeant au Parlement européen, sur l’avenir de la social-démocratie en Europe. Mais aussi sur des grands dossiers comme les accords commerciaux, le dumping social dans le transport routier, les réformes institutionnelles indispensable pour rendre l’Europe plus démocratique.

En conclusion, j’ai rappelé que le vote de mai 2019 allait être déterminant pour faire avancer le fonctionnement des institutions et donner plus de pouvoir au Parlement. L’Europe a besoin d’une gauche unie et rassemblée pour apporter des réponses sociales et écologiques fortes et concrètes aux Européens.

Egalité, Dignité, Autonomie : les mots d’ordre de l’Assemblée des Femmes

Jeudi 31 janvier j’ai participé à l’Assemblée générale de l’Assemblée des femmes, une association féministe, créée par Yvette Roudy qui œuvre depuis 1992 pour la parité politique. Ouverte sur la société, l’Assemblée des Femmes recherche le dialogue, établit des relais, organise des espaces de formation, de débats et d’échanges sur toutes les questions qui touchent au féminisme.

Après un compte rendu détaillé sur les activités de l’association en 2018, le bureau a encouragé l’auditoire à partager les actes des colloques qui ont eu lieu et à les diffuser largement pour que tout le monde prenne conscience que le combat de l’égalité entre les Femmes et les Hommes n’en est encore qu’au début et qu’il reste beaucoup à faire. C’est un combat qui doit s’élargir et aller au-delà des réseaux ; tous les citoyens doivent prendre conscience des nombreuses difficultés rencontrées par les femmes dans la société actuelle.

Nouvellement élue Présidente de l’Assemblée des Femmes, Laurence Rossignol, ancienne ministre socialiste, a rappelé qu’à l’échelle internationale, la situation des femmes est dramatique. Dans ce contexte, l’Europe devrait se positionner comme un bouclier contre les violences faites aux femmes et devrait chaque jour faire valoir les droits des femmes. Effectivement, je pense que nous devons modifier les politiques publiques à toutes les échelles et sans relâche. Dans le cadre du travail que je mène au Parlement, j’ai beaucoup œuvré pour la ratification par l’Union européenne de la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes. Nous devons désormais nous battre pour inscrire les droits des femmes à disposer librement de leur corps dans la Charte des droits fondamentaux. L’abolition de l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est toujours un chantier en cours. Ces questions avancent au Parlement européen, les eurodéputés socialistes se félicitent de l’accord intervenu la semaine dernière sur la proposition législative visant à renforcer l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée malgré l’absence de propositions concrètes d’indemnisation garantissant l’effectivité de cette mesure. Ce texte en faveur de l’Europe sociale et de l’égalité entre les femmes et les hommes était notre priorité. Il faut continuer d’avancer sur tous ces points ;  je pense aussi à la taxation des produits d’hygiène féminine ou encore à la situation des femmes réfugiées ; et pour cela je continuerai à me battre au sein de l’Assemblée des Femmes, au Parlement européen et dans ma vie de tous les jours.

Pour en savoir plus sur l’Assemblée des Femmes, leurs Actes des colloques  ici:

https://assembleedesfemmes.com/les-actes-de-nos-universites/ ]