Place aux Femmes!

Le Conseil européen des femmes (WEUCO) a été créé pour faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité de l’agenda politique de l’Union. Nous sommes sous-représentées dans toutes les instances décisionnelles européennes alors que nous représentons la moitié de la population mondiale. Aucune femme n’a jamais été Présidente de la Commission européenne, du Conseil européen ou de la Banque centrale européenne et nous sommes seulement 30% au Parlement européen.

Christine - weuco

Lors de notre Conseil du 10 octobre, le message a été clair : le système politique a été créé par les hommes et pour les hommes ; il est urgent de le modifier de l’intérieur pour permettre aux femmes d’accéder à toutes les couches de la société. Je remercie particulièrement l’intervenante Sandi Toksvig, fondatrice d’un parti politique féministe au Royaume-Uni, pour avoir exhorté les femmes à être audacieuses et impertinentes pour prendre enfin ce qui leur est dû.

Les valeurs que nous défendons sont inscrites dans les traités de l’UE, nous demandons simplement qu’elles soient respectées.

Les eurodéputés socialistes et radicaux se mobilisent à Strasbourg pour défendre les LGBTI dans le monde et en Europe

Communiqué de la Délégation socialiste française

Cette semaine à Strasbourg, les eurodéputés socialistes et radicaux s’exprimeront à plusieurs reprises pour défendre les LGBTI. La délégation socialiste et radicale continuera ainsi un travail entamé depuis plusieurs années avec HES·Socialistes LGBT+.

Cela fait déjà plus d’un an qu’éclatait, aux portes de l’Europe, le scandale des exactions perpétrées à l’encontre des personnes LGBTI en Tchétchénie. Les eurodéputés socialistes et radicaux avaient soutenu une résolution du Parlement européen demandant la libération immédiate des personnes détenues et la mise en place d’une enquête crédible et indépendante. Plus d’un an après notre première résolution, nous demandons des comptes à la Commission européenne et au Conseil sur son action.

Les eurodéputés socialistes et radicaux défendront également les droits des personnes LGBTI en Roumanie où un référendum sera organisé début octobre pour inscrire dans la Constitution une définition du mariage comme étant uniquement entre un homme et une femme. Aucune protection juridique n’existe pour le moment pour les couples de même sexe dans ce pays, alors que depuis 2015 la CEDH impose aux États de proposer un partenariat civil. Ce type de référendum est l’occasion pour les forces conservatrices de stigmatiser les personnes LGBTI.

Avec HES·Socialistes LGBT+, la délégation socialiste et radicale française continuera de défendre l’application de la feuille de route LGBTI du Parti socialiste européen, et de dénoncer les manquements des gouvernements européens, membre ou non du PSE, aux obligations de protection de tous leurs citoyens.

#PrixDuCitoyenEuropéen La Maison des Femmes de Saint-Denis à l’honneur!

Mercredi 26 septembre, j’ai participé à la remise du prix du citoyen européen 2018 qui est une initiative conjointe du Parlement européen et de deux réseaux européens qui ont pour objectif de promouvoir la citoyenneté active. Ce prix récompense l’engagement démocratique et civique d’individus ou de groupes de citoyens. Cette année, dans la catégorie « initiative citoyenne de l’année », les premières lauréates sont les membres de la Maison des Femmes de Saint-Denis, que j’avais parrainées et à qui j’ai eu le plaisir de remettre le prix aux côtés de Sylvie Guillaume, Vice-Présidente du Parlement européen et Présidente du jury pour ce beau palmarès.

La Maison des Femmes de Saint-Denis (93), est un lieu d’accueil et de prise en charge unique en France ouvert en juillet 2016. Unique car il réunit dans un même lieu des services répondant aux différentes problématiques que peuvent rencontrer les femmes : Planning familial et IVG, situation de vulnérabilité (violences, précarité, exclusion) réparation et suivi des victimes d’excision. La Maison des Femmes soigne toutes les femmes vulnérables et victimes de violences. En décembre 2017, une nouvelle Maison des Femmes a été inaugurée à Bruxelles.

Je félicite vivement la Maison des Femmes pour ce prix qui récompense le travail dont elles font preuve pour accompagner les femmes et les filles victimes de violences. Je partage pleinement ce combat dans le cadre du processus de ratification par l’Union européenne de la Convention d’Istanbul

Voici mon intervention :

« Je suis très fière de voir la Maison des Femmes de Saint-Denis récompensée par le prix du citoyen européen 2018.

Lorsque la sélection a commencé, j’ai bien lu les règles de ce prix dont le but est de distinguer et de reconnaitre le travail de ceux qui promeuvent les valeurs européennes à travers leurs activités quotidiennes. Les valeurs européennes auxquelles je crois, ce sont celles qui sont inscrites à l’article 2 de notre traité : la dignité humaine, les droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes. En 2018 et depuis quelques années déjà, les droits des femmes sont en danger, en recul même dans certains pays européens – je pense à la Pologne et sa tentative de législation pour restreindre le droit à l’avortement. Je le ressens dans mon travail de députée européenne, surtout quand je travaille sur les violences faites aux femmes. Ce que nous pensions facilement acquis, telle qu’une législation européenne sur la lutte contre les violences faites aux femmes, ne l’est plus aujourd’hui.

C’est dramatique car je répète que les violences faites aux femmes ne doivent pas être prises à la légère, ni perçue comme une question que l’on peut remettre au lendemain. Nous sommes 250millions de femmes et de filles en Europe et cette violence a des conséquences graves pour la société dans son ensemble. C’est une violation extrême de nos droits fondamentaux et ce n’est pas tolérable pour l’Union européenne.  C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité mettre en avant le travail de la Maison des femmes de St-Denis, ce lieu unique en France qui réunit, sous un même toit, tous les services qui répondent aux problématiques rencontrées par les femmes (de l’IVG à la réparation de l’excision). C’est un travail exceptionnel et je félicite toute cette équipe pour leur engagement ; vous participez au respect des droits des femmes, à leur dignité et plus largement à l’égalité hommes/femmes. Cela doit être une priorité politique, et c’est en tout cas mon combat, l’Europe peut et doit faire mieux en la matière. »

 

 

 

 

#Aquarius : clap de fin pour le dernier bateau de sauvetage des migrants ?

Communiqué de la Délégation socialiste française

L’Aquarius, bateau de sauvetage des migrants en Méditerranée, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, vient de perdre le pavillon qu’il venait juste d’obtenir, un mois à peine après avoir été privé par Gibraltar de son pavillon. En lui retirant, le Panama a décidé, sous pression de l’Italie, de ne plus lui permettre de continuer ses opérations.

Désormais plus aucun bateau de sauvetage associatif ne sillonnera la Méditerranée, laissant les migrants aux mains des garde-côtes libyens.

Ces mêmes garde-côtes accusés par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés de participer au trafic d’êtres humains. En effet, étant renvoyés sur les côtes libyennes, les naufragés redeviennent l’objet d’un racket inhumain, de la torture, et de la violence.

Le travail de sape n’a que trop duré. L’Aquarius doit retrouver un nouveau pavillon, et pourquoi pas européen ? Ce serait un geste fort de la part des États membres qui jusque-là ne se sont guère illustrés en la matière.

Cela permettrait aussi de témoigner tout notre soutien à ces ONG qui pallient les carences des États en Méditerranée. C’est pourquoi, nous, socialistes et démocrates du Parlement européen, avons appelé à leur remettre le prix Sakharov.

Hongrie : un vote historique pour la démocratie

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui, le Parlement européen a réuni une majorité pour demander l’activation de l’article 7.1 du Traité face à la Hongrie de M. Orbán. C’est la première fois depuis sa création que le Parlement a voté un rapport visant à déclencher une telle procédure contre un État menaçant l’État de droit. Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de cette victoire historique pour le respect de nos valeurs communes.

Depuis plusieurs années maintenant nous dénonçons les attaques violentes et répétées de M. Orban contre les citoyens hongrois et contre la démocratie. La dérive autoritaire du Premier ministre hongrois a trop duré alors que les contre-pouvoirs sont menacés, les médias muselés et la société civile étouffée. Jusqu’à présent, des législations honteuses ont été adoptées avec la complaisance coupable du PPE, parti se revendiquant pro-européen mais refusant toujours d’exclure le Fidesz de ses rangs.

Avec l’aide de la société civile, à force de persévérance, nous sommes parvenus à diviser le PPE et à dégager une majorité pour sanctionner les politiques liberticides menées par M. Orban.

Pour Sylvie Guillaume, vice-Présidente socialiste du Parlement européen, et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste française, « l’Union européenne est fondée sur un ensemble de valeurs et de principes communs. À chaque fois que nos valeurs sont menacées, il est de notre devoir de les protéger et de les sauvegarder. En Hongrie, le dialogue engagé par la Commission européenne depuis des années n’a pas porté ses fruits. C’est pourquoi nous sommes convaincus que les Européens doivent se montrer intransigeants avec la Hongrie, en recourant au processus prévu à l’article 7 du traité UE. Le Conseil doit désormais se montrer à la hauteur de la situation. »

Mon explication de vote :

J’ai voté en faveur d’un rapport historique pour demander au Conseil l’activation de l’article 7 de notre Traité afin d’acter et de répondre aux violations graves commises en Hongrie contre les valeurs et les législations européennes. Ce rapport ne sanctionne ni la Hongrie ni les citoyens hongrois car ce sont les premiers à subir les dérives en cours. Il sanctionne un gouvernement autoritaire et un Premier ministre qui ostracise chaque jour un peu plus son pays. Viktor Orbán prétend bénéficier de la légitimé électorale mais en aucun cas elle lui donne le droit d’agir en dehors du cadre de l’État de droit. Ce rapport est une victoire ; celle des progressistes et des démocrates sur les conservateurs. Pour la première fois et en l’absence de réaction des autres États membres, c’est le Parlement européen qui a saisi le Conseil. Nous nous sommes montrés intransigeants car il est de notre devoir de sauvegarder les valeurs européennes de démocratie et d’État de droit.

 

Droit d’auteur : l’Europe défend la démocratie face aux GAFA

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui, le Parlement européen a adopté sa position sur la directive droit d’auteur. Malgré un lobbying sans précédent des GAFA, une majorité d’eurodéputés a fait le choix de défendre les artistes, les créateurs et les journalistes, ce dont les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent.

La position adoptée par le Parlement européen permettra d’encadrer l’activité des GAFA et de les empêcher de diffuser massivement les œuvres des artistes européens sans autorisation et rémunération.

Pour Virginie Rozière, eurodéputée radicale de gauche française, «  le Parlement européen considère par ce vote que les artistes, les créateurs, les journalistes sont des travailleurs comme les autres et qu’ils méritent une rémunération. C’est une victoire pour la culture et la liberté de la presse au XXIème siècle dont je me félicite ».

Pour Pervenche Berès, co-présidente de l’intergroupe des industries culturelles et créatives, « le Parlement européen n’a pas manqué ce rendez-vous historique : assurer un droit d’auteur fort et adapté aux usages numériques qui ont bouleversé les pratiques culturelles des Européens ».

Virginie Rozière et Pervenche Berès concluent : « avec ce vote, le rapport de force entre les auteurs et les géants du numérique, qui réalisent des profits gigantesques sans rémunérer équitablement les artistes, est profondément rééquilibré. Le Conseil devra désormais cesser de tergiverser face aux GAFA, qui trop souvent s’affranchissent de nombreuses règles européennes, qu’elles soient fiscales, sociales, ou en lien avec la rémunération des auteurs. L’enjeu est central : il s’agit ni plus ni moins que de rendre à l’Europe sa souveraineté vis-à-vis des GAFA ».

 

Débat sur l’état de droit en Hongrie : ma réponse à Viktor #Orbán

Le 11 septembre, le Parlement européen a débattu de l’État de droit en Hongrie, en présence du Premier ministre Viktor Orbán. Usant encore et toujours des mêmes arguments, il a prétendu que les députés européens s’attaquaient à la Hongrie et aux Hongrois. C’est faux et j’ai rappelé à ce dirigeant autoritaire qu’il est le premier à détruire les fondements de son pays à son seul avantage.

Chers collègues,

Les valeurs et les principes démocratiques de l’Union européenne sont restés les mêmes, avant et après l’adhésion de la Hongrie au 1er mai 2004. Cette adhésion était une démarche volontaire, qui reflétait un large consensus de la classe politique hongroise. Et l’Union n’est pas plus indulgente qu’avant. Nous avons toujours eu la responsabilité de sauvegarder nos valeurs communes, et d’autant plus aujourd’hui alors que nous sommes les témoins de l’émergence de ceux qui prônent l’exclusion et la haine partout en Europe.

 

Malgré tout ce que le Premier ministre hongrois a pu dire aujourd’hui, les agissements de son gouvernement représentent une menace systémique sur l’État de droit. Et logiquement, l’Union ne peut le tolérer. Dans l’état actuel de notre législation, notre réponse la plus ferme est le processus prévu à l’article 7 du traité et je souhaite son activation le plus rapidement possible.

 

En prônant l’article 7, je ne vais pas à l’encontre des citoyens hongrois, bien au contraire. Car il me semble que ce sont les citoyens hongrois qui pâtissent de la réforme de la Cour constitutionnelle hongroise visant à limiter ses compétences ; l’absence de contre-pouvoirs est une menace sur chacun d’entre eux. Et ce sont toujours eux qui ne jouissent plus d’une presse libre et indépendante, restreignant ainsi leur liberté d’opinion.

 

Dans cet hémicycle, ce sont les députés européens qui se battent pour le peuple hongrois, première victime de cette dérive autoritaire.