Le « grand débat » est bien… « national »

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance avec intérêt du courrier adressé par le Président de la République aux Français. Ils participeront – comment pourrait-il en être autrement ? – à ce dialogue avec les citoyens. C’est leur ADN ; ils l’ont toujours fait.

Sur le contenu de cette lettre, et en complément de ce qui a été dit par le Parti socialiste et les groupes socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat, les eurodéputés socialistes et radicaux peinent à croire en l’absence totale de la question… européenne.

Cette absence, c’est l’éléphant au milieu d’un magasin de porcelaine. N’y aurait-il donc aucun débat européen sur lesquels M. Macron souhaite recueillir l’avis des Français ? Pas un mot, pas une question, pas même une évocation. Rien. L’Europe n’est plus un sujet pour l’Élysée. Une crainte peut-être ?

Pourtant, les consultations citoyennes sur l’Europe s’étant déjà soldées par un gros flop, une vraie cogitation restait nécessaire.

Ainsi ce « grand débat… national » porte-t-il bien son nom mais l’absence – forcément volontaire – des questions européennes n’augure rien de bon, car aucune réflexion politique sérieuse – notamment sur les questions sociales, environnementales, économiques, migratoires – ne peut être menée à l’échelle nationale sans faire le lien avec l’échelle européenne. C’est pourquoi, les eurodéputés socialistes et radicaux continueront de plaider pour une indispensable politisation accrue de cet espace.

A la cohérence, la clarté et la sincérité, les socialistes et radicaux ajoutent la vérité

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui dans la matinale de France Inter Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie les Verts aux élections européennes de 2019, a notamment expliqué son refus de travailler avec les forces de gauche, dans la perspective des prochaines élections européennes, par les votes des Socialistes au Parlement européen.

Il a pris trois exemples : la pêche électrique, le glyphosate et les accords de libre-échange.

Or, les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre la pêche électrique. Plusieurs amendements pour interdire cette pratique néfaste ont été déposés et votés avec leur soutien.

Les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre le glyphosate et n’ont aucune leçon à recevoir de la part de M. Jadot. Il faut d’ailleurs souligner que c’est un ancien député vert, Matthias Berninger, qui vient d’être nommé responsable du lobbying chez Bayer/Monsanto ! Au Parlement européen, c’est Eric Andrieu qui est à la pointe de ce combat et qui a obtenu, soutenu par tous les socialistes, la création d’une commission d’enquête. C’est lui qui la préside ; le rapport sera voté pendant cette session à Strasbourg.

Enfin, les Socialistes et radicaux français ont voté contre le CETA, l’accord commercial avec le Canada, contre le TTIP, l’accord commercial avec les États-Unis, et ont dès le premier jour mené le combat contre l’arbitrage privé.

Yannick Jadot dit vouloir « la cohérence, la clarté et la sincérité ». Si chacun est libre d’avoir son opinion, les faits sont les mêmes pour tout le monde. La gauche a besoin de rassemblement, raison pour laquelle nous voulons la vérité.

Paquet mobilité : j’ai voté contre des mesures antisociales

Aujourd’hui en commission des transports, j’ai voté contre les mesures antisociales dans le secteur des transports routiers. C’est une victoire d’étape pour les forces progressistes au Parlement européen. Je me suis opposée à l’autorisation du repos des chauffeurs routiers en cabine et à la flexibilisation des temps de repos et de conduite. J’ai aussi voté contre les mesures visant à exclure les chauffeurs des règles de détachement et du principe à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail. Ma détermination reste entière pour lutter contre la dégradation des conditions de travail dans le secteur des transports routiers et continuer de travailler avec les partenaires sociaux. Le seul texte adopté aujourd’hui en commission des transports a été porté par le groupe des socialiste et démocrate. Il permettra de mieux lutter contre les sociétés boites aux lettres et la libéralisation des opérations de cabotage qui alimentent une concurrence déloyale. Nous devons continuer le combat pour améliorer les droits de millions de chauffeurs routiers en Europe

Adieu gobelets, pailles et touillettes en plastique !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Avant la saison des fêtes, c’est la saison des trilogues à Bruxelles, ces réunions où le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne négocient, parfois dans la douleur, des accords politiques sur la législation européenne.

Après de longues négociations avec le Conseil, un accord a été conclu tôt ce matin sur la législation visant à interdire les plastiques à usage unique. Ces derniers seront désormais interdits s’il existe une alternative disponible et abordable, ce dont se félicitent les eurodéputés socialistes et radicaux. Adieu cotons tiges, couverts, assiettes, pailles, touillettes, produits en plastique oxo-dégradable et récipients pour aliments et boissons en polystyrène expansé.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste et radicale française, se félicite de l’accord obtenu : « Grâce au Parlement européen, qui n’a rien lâché de bout en bout, le résultat final est beaucoup plus ambitieux que ne l’était la proposition initiale de la Commission. Nous devons réduire l’utilisation du plastique, transformer la conception, la production, l’utilisation et le recyclage des produits en plastique en Europe. Tous les emballages faits de ce matériau-là doivent être recyclables d’ici 2030 ».

Eric Andrieu, vice-Président du groupe des Socialiste et démocrates, d’ajouter : « Nous avons trop longtemps laissé les industriels utiliser les océans comme de véritables décharges privées, à tel point que notre planète compte désormais un septième continent fait de 80 000 tonnes de déchets plastiques. Nous devons collectivement mesurer l’urgence de la situation et repenser l’ensemble de notre modèle économique. Les principes de l’économie circulaire doivent être enfin traduits dans la réalité ».

Les bouteilles en plastique devront désormais être collectées séparément à un taux de 90% d’ici 2029 et constituées d’au moins 25% de matières recyclées à partir de 2025 pour les bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) et d’au moins 30% pour toutes les bouteilles de 2030.

« Nous sommes en train de rayer de la carte 10 objets qui représentent 70% de la pollution marine. C’est un immense pas en avant, mais nous continuerons le combat pour venir totalement à bout de cette pollution qui contamine l’environnement et notre chaine alimentaire » concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

Emissions de CO2 des véhicules neufs : un pas dans la bonne direction

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance de l’accord intervenu hier soir en trilogue sur les objectifs européens de réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules neufs, après plus de 25 heures de négociations.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste et radicale française et cheffe de file de la délégation sur les transports a réagi : « Comme tout compromis, il n’est pas réjouissant, d’ailleurs le texte ne plait ni aux constructeurs automobiles ni aux ONG : les voitures neuves devront avoir réduit leurs émissions de CO2 de 15 % d’ici à 2025 et de 37,5 % d’ici à 2030. Au Parlement européen, nous nous sommes battus pour 40%. Mais pour voir le verre à moitié plein, c’est plus que ce qu’avait proposé la Commission européenne – 30% – et plus que ce que souhaitaient les Etats membres, à commencer par l’Allemagne ».

L’eurodéputée ajoute : « le progrès est indéniable, même si nous sommes loin du compte, et surtout la trajectoire est désormais claire. Par ailleurs, nous avons éliminé des lacunes qui auraient pu affaiblir la législation. Pour la première fois, la Commission européenne sera obligée de surveiller et de communiquer les données des compteurs de manière à empêcher tout écart entre le monde réel et celui des tests en laboratoire ».

« Enfin, les socialistes européens ont obtenu une belle victoire : un fonds pour une transition juste va être mis à l’étude. Ce fonds est indispensable pour que les bouleversements à l’œuvre se fassent sans coûts sociaux : nous devons soutenir les travailleurs du secteur de la construction automobile » conclut Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

COP 24 : l’urgence climatique ne peut plus attendre

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le sommet de la COP 24 s’est achevé hier soir en Pologne. S’il a permis d’adopter les règles d’applications de l’accord de Paris, le bilan reste moyen tant cette conférence mondiale sur le climat a échoué à faire prendre conscience à chacun de la nécessité de faire plus.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste et radicale française au Parlement européen, et Eric Andrieu, vice-Président du groupe S&D, ont réagi :

« Déplacer autant de délégués de 196 pays doit avoir pour objectif de faire des grands pas. La bonne nouvelle, c’est que le multilatéralisme fonctionne encore, et que la communauté internationale est parvenue à adopter des règles pour mettre en œuvre l’accord de Paris. La mauvaise nouvelle, c’est que le dernier rapport alarmant du GIEC n’a pas été pris en compte : ce dernier précise pourtant que les engagements pris à Paris mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle, bien loin de la limite des 1,5 °C recommandée par le GIEC. Ne pas en tenir compte est immoral, lâche et criminel pour notre avenir à tous ! ».

« Par ailleurs, nous dénonçons l’absence totale de la France dans ces discussions cruciales : M. Macron a inventé le slogan #MakeOurPlanetGreatAgain. Où était la France pendant ces discussions ? Aucun ministre n’était présent pour représenter la France après le départ précipité de la secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson, mardi. Sa place était en Pologne et non pas à Paris » assènent les deux eurodéputés.

« Nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique à petits pas. La question des moyens que l’Union européenne consacrera à ce défi est au cœur de nos propositions pour les prochaines élections européennes », concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

 

On ne joue pas avec le droit ni avec la santé des européens !

Communiqué de la Délégation socialiste française

La cour de justice de l’Union européenne a aujourd’hui annulé partiellement le règlement de la Commission européenne permettant aux constructeurs de dépasser les limites d’émission d’oxydes d’azote. Ces dernières étaient fixées dans la loi européenne pour l’homologation des véhicules particuliers et utilitaires légers neufs. Cette décision avait été attaquée par les villes de Paris, Bruxelles et Madrid.

Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de cette décision.

Pour Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste et radicale française, « nous avions dénoncé la manipulation du droit faite par la Commission européenne après le scandale du Dieselgate. Les sociaux-démocrates s’étaient opposés en 2016 à ce règlement qui permettait aux constructeurs de dépasser les normes d’émissions de 110% à partir de 2017, et de 50% en 2020. Nous avons dénoncé avec force la Commission européenne, les États membres et la droite européenne qui ont soutenu ce règlement au mépris de la santé des citoyens. Ce cadeau fait aux industriels du secteur automobile était pour nous inacceptable. Nous ne pouvons plus tolérer que l’Institution gardienne des Traités torde le cou des règles selon son bon vouloir. La Cour a laissé 12 mois à la Commission européenne pour faire une nouvelle proposition. Cette dernière devra avoir pour seul objectif de protéger la santé des Européens ».