Fête de l’Europe au lycée André Malraux de Montereau-Fault-Yonne

Vendredi 19 mai, toujours dans le cadre du mois de l’Europe et du projet « Ecole Ambassadrice » initié par le bureau d’information du Parlement européen, j’ai poursuivi mes visites dans les lycées franciliens. Cette semaine, c’est au lycée André Malraux de Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne que je suis allée à la rencontre des jeunes ambassadeurs.

J’ai ouvert nos échanges en rappelant que le Parlement européen est très attaché à transmettre notre engagement pour l’Union européenne et notre engouement pour les programmes qui ont vocation à rapprocher les jeunes de l’Europe. Par ailleurs, c’est important pour nous, députés européens, de garder un lien fort avec les futurs citoyens de l’UE. Ensuite, j’ai demandé aux élèves ce que l’Europe représentait pour eux ; une question à laquelle ils ont répondu par leur fierté d’être Européens. L’Europe émane donc de la volonté de vivre et de construire avec l’ensemble des citoyens du continent. Effectivement, aujourd’hui l’espace Schengen est stable et il offre des possibilités qui vont au-delà des frontières nationales. Avec une simple carte d’identité, l’espace Schengen facilite la mobilité des européens, sans même changer de monnaie. Le programme Erasmus, à destination des jeunes, favorise cette mobilité et permet d’échanger grâce à des stages et des activités professionnelles ; ce qui offre également la possibilité de s’installer à long terme dans un autre pays de l’UE.

Beaucoup d’élèves du lycée ont déjà beaucoup voyagé, via les programmes d’échanges et dans le cadre de leur formation professionnelle. Aussi, certains m’ont demandée pourquoi des pays cherchaient à sortir de l’Europe aujourd’hui. Ce fut l’occasion de rappeler que le référendum du 23 juin 2016, sur la sortie du Royaume-Uni, a été une décision d’une majorité de Britanniques sensibles aux discours démagogiques des partis extrémistes. Pourtant, à l’heure où certains pays cherchent à quitter le territoire au profit de l’Etat-Nation, d’autres tentent de rejoindre l’Europe. C’est le cas par exemple de la Serbie, de la Macédoine, qui pourraient bénéficier de la solidarité économique de l’UE. En ce sens, j’ai expliqué que les demandes d’adhésion peuvent prendre beaucoup de temps ; et par ailleurs, il est important que les pays candidats acceptent les valeurs de l’UE, à commencer par le respect des droits fondamentaux. Ce n’est pas toujours le cas. La Hongrie ou la Pologne, ne les respectent plus, comme la liberté de la presse, ou encore le droit à l’avortement.

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Ce dernier sujet a suscité une question importante sur la représentativité Femme/Homme au Parlement. J’ai alors expliqué que nous n’atteignons pas encore la parité parfaite (50%) mais qu’aujourd’hui le Parlement est plus paritaire. Beaucoup de postes à hautes responsabilités sont pourvus par des femmes et la constitution de listes proportionnelles paritaires sont obligatoires depuis 1999. Alors, ce n’est pas encore parfait, mais le Parlement avance mieux que dans certains pays membres.

Plus loin dans les discussions, j’ai eu l’occasion de rappeler le travail que je mène au Parlement et l’organisation de mon temps entre Bruxelles ou je prépare les commissions dans lesquelles je siège, Strasbourg ou je vote les textes de lois qui seront appliqués dans les Etats-Membres (à noter que 80% des lois français émanent des lois européennes) et l’Ile-de-France ou je vais à la rencontre des acteurs avec qui je travaille. En tant que députée européenne, j’ai des semaines très chargées mais je ne compte pas le temps que je mets à défendre les valeurs pour lesquelles je me bats.

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La visite du lycée s’est poursuivie avec le dévoilement de la plaque « Ecole ambassadrice », la traditionnelle cérémonie de remise des diplômes aux jeunes ambassadeurs juniors et la visite du CDI ; ou j’ai constaté une nouvelle fois l’implication sans faille des élèves et de toute l’équipe éducative à mettre beaucoup plus d’Europe dans les établissements scolaires. Ce fut l’occasion de les féliciter pour le travail accompli et de les encourager à poursuivre leurs efforts pour faire valoir notre belle Europe.

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Visite des élèves du Lycée D.Milhaud du Kremlin-Bicêtre et F.Léger d’Ivry-Sur-Seine

Mardi 16 mai, j’ai reçu deux groupes de visiteurs au Parlement européen de Strasbourg, les élèves du Lycée Darius Milhaud du Kremlin-Bicêtre et les élèves du Lycée Fernand Léger d’Ivry-Sur-Seine. Ce fut l’occasion pour eux d’approfondir leurs connaissances des institutions européennes.

Les élèves ont pu visiter le Parlement européen et assister à une séance plénière qui portait sur la stratégie de l’Union européenne à l’égard de la Syrie. Cette séance s’est ouverte sur la déclaration de la Vice-Présidente de la Commission et Haute représente de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Ils étaient étonnés de constater l’important niveau d’implication de l’Union européenne sur les questions internationales et de voir les divergences qui existent entre les Etats-membres et les groupes politiques.

Lors de notre échange, qui a été très constructif, nous avons abordé plusieurs sujets. J’ai commencé par expliquer le travail que je mène au quotidien et l’organisation des semaines à Bruxelles, Strasbourg et en circonscription. Mon temps se divise entre les réunions de groupe, les échanges avec mes collègues de la Délégation socialiste française, la préparation des commissions, la rédaction et le travail d’amendements, les rendez-vous de travail avec de nombreux acteurs, …Un ensemble de tâches qui se concrétise très souvent lors de la plénière de Strasbourg. La session est l’occasion de voter les textes sur lesquelles le Parlement a travaillé, comme par exemple plus tôt dans la matinée ou nous avons voté une résolution sur le gaspillage alimentaire. Une disposition bien connue en France, grâce aux différentes campagnes qui ont été menées, mais qui était moins présente dans d’autres pays européens.

Au fil de notre discussion, les élèves étaient étonnés de savoir que le premier groupe français au Parlement européen c’est le Front National, qui a obtenu 25 députés lors de l’élection européenne de 2014. J’ai donc insisté sur l’importance du vote aux prochaines élections européennes de 2019, car ils seront en âge de voter et de décider de leur avenir dans l’Union européenne. A ce propos, à la question « quelles perspectives d’avenir pour la suite du mandat« , j’ai répondu qu’il faut toujours travailler à la construction d’une Europe plus forte et plus politique. Alors même si 80% des lois votés en France émanent des lois européennes, il faut aller plus loin pour rapprocher les institutions des citoyens. Et certains programmes, notamment à destination des jeunes, comme Erasmus+ ou la garantir jeunesse, ont vocation à rendre concrets et surtout visibles les bienfaits de l’Europe.

Dans cette perspective, les médias français et européens devraient relayer davantage les actions que nous menons pour défendre nos valeurs et qui vont en direction des européens. C’est pourquoi, à la question « quels sont les sujets d’actualité qui me tiennent à cœur« , j’ai redit mon attachement à défendre les droits fondamentaux, à lutter contre les violences faites aux femmes et à harmoniser les droits de tous les travailleurs européens ; car ces jeunes que je reçois, toujours avec plaisir, représentent notre avenir en Europe et il important de leur offrir les meilleures perspectives possibles.

 

Rencontre avec les ambassadeurs juniors du Lycée professionnel Léo Lagrange de Bondy

Le vendredi 12 mai, je suis allée à la rencontre d’un nouveau groupe d’élèves porteurs du projet « Ecole Ambassadrice » initié par le bureau d’information du Parlement européen. A cette occasion, le lycée Léo Lagrange de Bondy, en Seine-Saint-Denis, a organisé une journée européenne en mettant en place un grand dispositif pour remettre l’Europe au cœur de leur système éducatif. Aux côtés d’Isabelle Coustet, Cheffe du bureau du Parlement européen à Paris, j’ai rencontré une équipe éducative dynamique et déterminée à faire de l’Europe un sujet primordial pour tous les élèves du lycée.

La journée a commencé par la visite du point information Europe, une salle mise à disposition des élèves et qui est entièrement consacrée aux institutions européennes et aux actions menées par le lycée. Une exposition était également visible toute la journée, avec des panneaux d’informations sur les différences et les ressemblances constatées entre les 28 systèmes éducatifs européens. J’ai également pu lire dans la salle d’exposition, les témoignages des élèves qui ont participé à des voyages scolaires et des partenariats avec d’autres lycées européens, comme avec Rome ou Londres.

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Les élèves ambassadeurs m’ont ensuite offert une présentation, à travers un film et un exposé, de leur projet I2E (Itinéraire d’éducation à l’Europe) pour lequel ils s’investissent pleinement : visite de la Maison Jean Monnet, participation au Parlement européen des jeunes de Sablé sur Sarthe, jumelages avec des grandes villes européennes, création de l’association clé 12, …

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Lors de mon échange avec les élèves, j’ai dit à quel point j’étais impressionnée par leur implication dans les nombreuses actions qu’ils ont menées ; j’ai pu constater qu’il s’agissait d’un investissement quotidien et qui s’inscrit dans la durée. Par ailleurs, nous avons échangé sur plusieurs sujets européens mais j’ai tout d’abord expliqué le travail que je mène au quotidien dans le cadre de mon mandat de députée européenne. Sur Erasmus+, j’ai rappelé que c’est l’un des projets européens qui concerne tous les jeunes pour que l’Europe se concrétise via la mobilité et au-delà des frontières. Les élèves ont été particulièrement sensibles à la question du Brexit et des élections présidentielles en France ; l’occasion de rappeler mon attachement au parti socialiste français, européen et au groupe des sociaux-démocrates au Parlement avec qui je travaille au quotidien.

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La journée s’est terminée, par le dévoilement de la plaque « Ecole Ambassadrice », reçue quelques jours avant et qui félicite le lycée pour son implication dans le projet européen à destination des jeunes. J’ai également remis, avec fierté les diplômes aux ambassadeurs juniors ; des diplômes qui sont la marque de leur engagement pour l’Europe. Pour finir, nous avons célébré cette belle journée autour d’une collation ou les partenaires de l’I2E nous ont rejoint avec les parents d’élèves impliqués dans ces initiatives européennes.

Les lycéens franciliens fêtent l’Europe

Le vendredi 5 mai, dans le cadre du programme « Ecole ambassadrice », initié par le bureau d’information du Parlement européen, je suis allée à la rencontre d’élèves de deux lycées professionnels d’Ile-de-France et de Paris. Le programme « École ambassadrice » a pour objectif de donner aux jeunes des établissements secondaires et professionnels la possibilité d’approfondir leurs connaissances du Parlement européen et de l’Union européenne en général, d’appréhender leurs droits en tant que citoyens européens et de comprendre comment ils peuvent participer à la vie démocratique de l’Union.

Le matin, j’ai rencontré les élèves du lycée Jean Monnet de Montrouge, qui organisait une projection du film finaliste du Prix LUX 2016, « A peine j’ouvre les yeux » de Leyla Bouzid. Attribué par un jury formé par les députés européens, le prix LUX récompense une œuvre qui illustre l’universalité des valeurs européennes, la diversité culturelle et le processus de construction continentale. J’ai rappelé aux élèves que le prix LUX est l’occasion de faire valoir des films qui viennent du monde entier et de mettre en avant la langue d’origine des films sélectionnés ; car lors des projections au Parlement, ils sont toujours diffusés en version originale et sous-titrés dans toutes les langues de l’UE. Cela permet d’avoir une meilleure connaissance des autres cultures, ce qui fait la diversité de notre belle Europe.

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J’ai commencé par évoquer auprès de ces élèves qui fut Jean Monnet  dont leur lycée porte le nom : un des pères fondateurs de l’union européenne, un homme à l’origine du 1er traité européen la CECA en 1950. Ce lycée professionnel accorde une importance toute particulière aux valeurs européennes en organisant des stages à l’étranger Erasmus+.

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L’après-midi, c’est au lycée parisien Elisa Lemonnier que j’ai rencontré les ambassadeurs juniors du programme. Un groupe de 22 jeunes filles en classes d’esthétique avec qui j’ai longuement échangé sur plusieurs sujets européens. Cette rencontre, fut l’occasion de dévoiler la plaque « Ecole ambassadrice », qui trône désormais dans le hall du lycée et au pied de laquelle nous pouvons voir les noms des grandes capitales européennes apparaitre par un jeu de lumière travaillé en classe par les élèves.

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Le lycée organisait pour l’occasion une remise de diplômes aux élèves ambassadrices. Un diplôme qui a vocation à les encourager pour leur implication et leur engouement pour l’Europe. Effectivement, lors de la visite du lycée, j’ai pu voir l’énorme travail qui a été fournis, pour sensibiliser tout le monde aux valeurs de l’Europe : production de panneaux d’information sur l’histoire de la construction européenne, fiches identitaires sur chaque pays de l’UE, au CDI tout un pan de mur est dédié à la documentation des programmes européens qui vont en direction des jeunes,…C’est donc avec plaisir que j’ai encouragé ces élèves à continuer de travailler pour parler toujours plus d’Europe à leurs camarades.

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Visite des élèves du lycée le Corbusier de Poissy

Mardi 7 mars j’ai accueilli des lycéens de terminale ES du lycée le Corbusier à Poissy dans leur Parlement européen à Bruxelles. Il est important que les jeunes citoyens s’approprient leurs institutions.

Lors de notre rencontre, ces lycéens ont fait preuve d’une grande curiosité et m’ont posé de nombreuses questions. Je suis d’abord revenue sur mon rôle au Parlement européen en tant que députée et sur l’exercice quotidien de mon mandat. J’ai ensuite répondu à leurs nombreuses questions sur le sentiment européen, sur l’impact de l’UE ou sur des évènements récents tels que l’élection de Donald Trump, les affaires judiciaires de Marine Le Pen ou le Brexit.

J’ai souhaité expliquer à ces jeunes que l’Europe est la solution à nos problèmes, contrairement à ce que les partis d’extrême-droite martèlent. Le Front national a réalisé des scores importants aux élections européennes de mai 2014 et la faible mobilisation, notamment des jeunes, y est pour beaucoup dans ces résultats. Mais ces élèves ont démontré que la jeunesse s’intéresse encore à la politique.

Je remercie le lycée le Corbusier qui s’engage à la formation civique des jeunes européens. L’Europe a réellement besoin d’une jeunesse engagée et intéressée par les questions politiques.

 

Présentation du projet européen AKI #Erasmus +

Lundi 30 janvier, je suis intervenue à l’Assemblée Nationale pour la présentation des travaux du projet AKI en compagnie de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, de plusieurs opérateurs de la mobilité en France, en Europe et au Canada, de représentants français, belges, allemands et québécois, de l’agence Erasmus + et de jeunes qui ont effectué ou effectuent un projet de mobilité internationale.

Le projet AKI a pour ambition de valoriser les apprentissages transversaux développés par les jeunes lorsqu’ils effectuent un échange international. L’objectif de ce projet est de favoriser l’employabilité et l’engagement actif des jeunes et de lutter plus efficacement contre le chômage qui touche beaucoup les moins de trente ans. La mobilité à l’internationale, ouverte à tous, prend alors tout son sens car il s’agit d’un accélérateur d’opportunités, tant elle développe des compétences professionnelles, linguistiques et transversales. Des compétences transversales qui ne sont jusqu’à présent pas reconnues. C’est là que le projet AKI prend tout son sens : Le dialogue entre employeurs et jeunes en recherche d’emploi souffre alors d’un manque de compréhension réciproque. Les employeurs ne savent pas toujours identifier et reconnaître les compétences développées lors d’une mobilité et les jeunes peuvent éprouver des difficultés à mettre des mots sur leurs acquis. Pour pallier à ce paradoxe, les partenaires AKI ont construit des outils simples. Ils visent à valoriser plutôt que d’évaluer des compétences transversales développées en mobilité internationale. L’objectif est de faciliter l’accès ou le retour à l’emploi et d’encourager la citoyenneté active des jeunes.

Alors que nous fêtons cette année les 30 ans du programme Erasmus, la mobilité des plus jeunes reste un des meilleurs moyens de construire les citoyens de demain et de développer des compétences qui dépassent la formation initiale. Même si son avenir dépendra de l’utilisation qu’en feront les jeunes, les employeurs et les structures de jeunesse, le projet AKI est une démarche ambitieuse qui renforce le dialogue interculturel et favorise les échanges internationaux.