Moins de CO2, c’est moins de degrés en plus !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une directive visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules neufs.

« Moins de CO2, c’est moins de degrés en plus ! » se réjouit Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy. « Parce que le dérèglement climatique nous menace tous, toute notre législation doit être mise à jour pour lutter contre » ajoute l’eurodéputée.

Les voitures neuves devront avoir réduit leurs émissions de CO2 de 15 % d’ici à 2025 et de 37,5 % d’ici à 2030. Au Parlement européen, nous nous sommes battus pour 40%. Si c’est moins que notre idéal, cela reste supérieur à ce qu’avait proposé la Commission européenne – 30% – et plus que ce que souhaitaient les États membres, à commencer par l’Allemagne.

Par ailleurs, nous avons éliminé des lacunes qui auraient pu affaiblir la législation. Pour la première fois, la Commission européenne sera obligée de surveiller et de communiquer les données des compteurs de manière à empêcher tout écart entre le monde réel et celui des tests en laboratoire.

« Le progrès est indéniable et la trajectoire est claire » se félicite l’eurodéputée. « Une victoire me tient particulièrement à cœur : la création d’un fonds pour une transition juste va être mise à l’étude. Ce fonds est indispensable pour que les bouleversements à l’œuvre se fassent sans coûts sociaux » conclut Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

Mon explication de vote :

J’ai voté en faveur de l’accord entre le Parlement européen et le Conseil pour des objectifs ambitieux de réduction d’émissions de CO2. Les nouvelles voitures devront émettre 37.5% de moins de CO2 d’ici 2030, ainsi que 31% de moins pour les camionnettes. Un objectif intermédiaire de -15% est déclaré d’ici 2025. Une clause de révision permettra aux décideurs européens de revoir à la hausse les objectifs pour 2030 si les progrès sont encourageants. L’Union européenne doit s’affirmer dans la lutte contre le dérèglement climatique en incitant le déploiement massif de véhicules à nulles ou faibles émissions. Cette transformation du marché automobile doit engager résolument les constructeurs européens dans la transition écologique et consolide la compétitivité du secteur européen face à une concurrence de plus en plus forte en provenance des États-Unis ou de la Chine. Je me félicite que notre proposition exigeant la mise en place d’un fonds de transition juste pour accompagner la reconversion professionnels du secteur figure dans cet accord.

 

 

 

L’industrie du plastique doit financer un plan Marshall pour les océans

L’Union européenne deviendra en 2021 le premier continent à interdire les plastiques à usage unique. Je milite pour des mesures radicales pour sauver notre environnement et le futur de nos enfants mais cette nouvelle Directive européenne est une première étape réjouissante.

Merci Monsieur le Président,
Chers collègues,
 
Nul besoin de théoriser davantage sur la pollution provoquée par le plastique, il suffit de regarder les images d’une baleine en Thaïlande morte étouffée par des sachets en plastique. Elle en avait ingurgité 85. Vous observez aussi la mer Méditerranée devenue une poubelle avec une concentration de 250 milliards de micro plastiques, soit la plus forte concentration au monde. 
 
Alors je me félicite de tous ces plastiques à usage unique qui seront interdits à partir de 2021 – tels que les assiettes ou les pailles – car ils représentent 70% de la pollution marine. Les résidus de plastiques menacent la biodiversité et s’insinuent partout et aussi dans les poissons que nous consommons.
 
Cette législation est à mon sens la première étape d’un nouveau modèle de production, celui de l’économie circulaire. Mieux consommer et mieux recycler tous ces produits plastiques dans le respect de l’environnement.
 
Pour finir, je veux insister sur l’industrie du plastique qui devrait payer et financer un grand plan Marshall pour les océans. C’est tout simplement l’application du principe pollueur-payeur. Les industries ont trop longtemps considéré notre terre comme leur décharge ! 
 
Chers collègues, il n’est même plus question de la survie des générations futures mais de la nôtre : c’est maintenant ou la pollution sera irréversible.
Communiqué de la Délégation socialiste française

L’actualité de la session le démontre : l’action européenne s’inscrit bien souvent dans le temps long, qu’il s’agisse du Brexit, de la défense du droit d’auteur ou encore de la réglementation du travail dans les transports routiers. A contrario, l’adoption aujourd’hui d’une directive sur les plastiques à usage unique témoigne aussi qu’il est possible de légiférer rapidement, avec un résultat ambitieux !

Éric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy se réjouissent « que cette directive, adoptée rapidement, s’applique dès 2021. Ainsi, 10 objets en plastiques – parmi lesquels les assiettes, les couverts ou les cotons-tiges – qui représentent 70% de la pollution marine, et polluent durablement notre planète et nuisent à la chaine alimentaire, seront interdits ».

A cette liste nous avons ajouté les sacs en plastique très légers, les produits contenant des plastiques oxo-dégradables et les emballages de fast-food en polystyrène expansé. Des mesures de sensibilisation et préventions sont aussi prévues.

La directive fixe également un objectif de collecte de 90% pour les bouteilles en plastique d’ici 2029 et un objectif de 25% de contenu recyclé dans les bouteilles en plastique d’ici 2025, puis de 30% d’ici 2030.

En outre, elle renforce le principe du pollueur-payeur, en particulier pour le tabac, en introduisant une responsabilité élargie des producteurs (REP). Un régime de REP est prévu pour les engins de pêche afin de garantir que les fabricants, et non les pêcheurs, supportent les coûts de la collecte des filets perdus en mer.

« Mettre un terme à cette pollution était indispensable, mais nous devons aller plus loin : il s’agit de nettoyer les océans des pollutions passées. C’est un grand chantier que nous proposerons pour la prochaine législature ! » estiment Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy et Éric Andrieu.

Enfin, lors du débat en plénière, Éric Andrieu a souligné : « Nous devons être cohérents avec nous-mêmes ! Nous votons aujourd’hui un texte alertant sur l’incidence des produits plastiques sur l’environnement. Et, dans le même temps, nous utilisons encore, au sein même de ce Parlement, des pailles et des bouteilles en plastique ! Nous devons donner l’exemple ! ».

Mon explication de vote :

J’ai voté pour cet accord de trilogue qui permettra de réduire la quantité de déchets plastiques qui finissent dans nos mers et océans. Les plastiques à usage unique, comme les pailles ou les gobelets, sont difficilement recyclables et forment une source de pollution qui met en danger l’équilibre des écosystèmes marins. La masse de plastique entassée dans nos océans correspond à un continent supplémentaire! Or c’est aussi un enjeu pour la santé humaine, car les micro-plastiques pénètrent facilement dans la chaîne alimentaire. Avec ce rapport, nous interdisons l’usage de plusieurs de ces plastiques d’ici 2021. Nous engageons aussi la responsabilité des entreprises polluantes, comme celle du tabac qui devra prendre en charge les coûts de la collecte des mégots.

Commission électorale du parti socialiste

 Communiqué de presse

J’ai pris connaissance des travaux de la commission électorale du Parti socialiste.

Présidente de la délégation socialiste française, n’ayant fait qu’un mandat au Parlement européen, je pensais qu’au regard de mon bilan de députée européenne, mon investissement en tant que co-rédactrice du projet, je pouvais prétendre être en position éligible sur la liste de 2019.

Mon parti a donc jugé que je ne méritais pas de concourir en position éligible, je considère donc que qu’il ne porte pas la même appréciation de mon bilan.

Il semble que la promesse du congrès de ne plus prendre en compte les très anciennes allégeances aux très anciennes sous sensibilités n’a pas été tenue, pas plus que celles de prendre en compte l’investissement et le travail.

Je tire donc les conséquences de la vision qu’a mon parti de mon travail au Parlement européen en quittant la présidence de la délégation socialiste.

 

Christine Revault d’Allonnes-Bonnnefoy

 

 

 

 

 

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy

Députée européenne

Les régions doivent être les principaux partenaires de l’Europe pour concrétiser la transition sociale et écologique!

Mardi 26 mars 2019, les députés européens ont débattu de la révision de la politique de cohésion 2021-2027.

Pour cette nouvelle programmation, le maitre mot est le respect de nos objectifs de développement durable, notamment dans les transports. Nous devons transformer cette politique pour qu’elle devienne le principal outil d’investissement européen en faveur de la transition socialement juste et écologique.

Jusqu’à présent, ces fonds pouvaient par exemple financer le développement de certaines énergies fossiles ! Il faut cesser de financer les activités destructrices du climat et accompagner l’ensemble des acteurs locaux et régionaux vers un modèle économique qui respecte l’environnement.

Merci Monsieur le Président,

Chers collègues,

La révision de ces fonds est un enjeu majeur dans nos territoires.

Pour financer des projets bénéfiques aux millions de nos citoyens, ils doivent être efficacement gérés au plus près des populations : le renforcement du rôle des régions dans sa gouvernance ainsi que donner une marge de manœuvre aux collectivités locales notamment dans les transports est indispensable.

En tant que Rapporteure pour avis pour la commission des transports, j’ai souhaité revenir sur l’idée initiale de la Commission visant à exclure du champ d’application les investissements dans l’achat de trains et dans les infrastructures aéroportuaires.

Les transports sont au croisement de trois piliers : le développement économique, la cohésion sociale et la transition écologique juste. Investir dans la mobilité durable, c’est contribuer pleinement à nos objectifs de développement durable. Il faut permettre aux régions de financer des infrastructures de transports en conformité avec le respect de l’environnement.

Quant aux aéroports, qui ont été l’objet de vives discussions dans cette assemblée, j’en appelle simplement à des mesures de bon sens. Ma famille politique a déposé des amendements pour permettre l’investissement dans les aéroports anciens à la stricte condition qu’ils participent à l’amélioration du bilan environnemental. Voilà une mesure concrète en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique.

 

#Dieselgate On veut respirer!

Lundi 25 mars, les députés européens ont débattu en séance plénière des derniers développements concernant le scandale du Dieselgate.

Suite à la révélation de cette affaire, le Parlement européen avait mis en place sa commission d’enquête. Grâce au long travail de la commission « EMIS » dans laquelle j’étais rapporteure pour le groupe des Socialistes et démocrates, l’Union européenne a durci ses méthodes de test sur les émissions polluantes, en établissant par exemple un test en conditions de conduites réelles (RDE).

Malgré toutes ces avancées, je regrette le choix de la Commission de contester l’avis de la Cour de Justice de décembre 2018. Cet avis devait annuler le « droit à polluer » que la Commission voulait offrir aux constructeurs automobiles sur le seuil des émissions de dioxyde d’azote (NOx), un polluant cancérogène.

Monsieur le Commissaire,

Tout d’abord je regrette que ce ne soit pas Madame Bienkowska qui soit devant nous pour parler de ce fameux facteur de conformité puisque c’est avec elle que nous avons sans cesse débattu et je suis extrêmement étonnée par votre discours, très satisfait par les actions qui auraient été mises en place par la Commission depuis le scandale du Dieselgate.

Revenons sur ce facteur de conformité très élastique, appliqué par la Commission sur  les tests en conditions réelles (RDE 2) et qui a pourtant été annulé par la Cour de Justice, décision qui, malheureusement, a été contestée par certains États membres, mais aussi par la Commission.

Si la Cour avait annulé l’acte d’exécution, c’était parce que ce facteur de conformité allait à l’encontre des normes Euro 6 sur les valeurs de dioxyde d’azote (NOx), soit les normes qui déterminent les seuils des émissions des véhicules.

Et pourtant, Mme Bienkowska, quand elle est venue devant la commission Emis le 20 février dernier, face aux députés avait annoncé que la Commission allait remettre sur la table ce même facteur de conformité, dépassant la référence légale de 110% puis 50% d’ici 2021. Je ne peux cacher ma stupéfaction ! Donner aux constructeurs un droit à polluer avec une telle marge de tolérance est une insulte à ce Parlement et surtout met gravement en danger l’air que nous respirons. Si la Commission présente une telle proposition, nous ne pourrons que la rejeter.

Les constructeurs doivent prendre leur responsabilité et rappeler tous les véhicules qui ne sont pas conformes à la norme Euro 6. Je constate amèrement que la Commission tente de gagner du temps en se lançant dans une bataille juridique avec la Cour de Justice. Ce temps gagné pour la Commission, c’est du temps perdu pour la planète. Or, nous n’avons plus une seconde à perdre et nous n’avons pas de planète de rechange.

Des millions de citoyens européens descendent dans les rues toutes les semaines pour réclamer que nous, décideurs politiques, prenions la lutte contre la pollution avec la plus haute urgence. La situation est particulièrement irrespirable, surtout pour les habitants des grandes villes européennes qui étouffent avec ces émissions de dioxyde d’azote.

Mais il n’y a pas que le dioxyde d’azote. L’OMS a établi un seuil de particules fines à ne pas dépasser plus de 3 jours par an. Saviez-vous qu’à Paris, nous sommes déjà à 10 jours de dépassement de ce seuil ? 2019 sera probablement la pire année en termes de pollution de l’air mais la situation n’a rien d’inédit, et sur toutes les procédures d’infraction que la Commission a prise contre les États, il n’y a toujours pas de réponse, ni de la part des États, ni de la part de la Commission.

Mon explication de vote :

J’ai voté en faveur d’une résolution du Parlement européen sur l’affaire du Dieselgate. Dans cette résolution, le Parlement demande à la Commission et aux États membres de redoubler d’efforts pour qu’un autre scandale comme celui de 2015 n’ait plus lieu d’être. La Commission doit maintenir la pression pour que les États membres fassent des contrôles effectifs sur les constructeurs d’automobiles et pour que les voitures homologuées soient conformes aux règles européennes sur les tests d’émissions. La Commission doit faire un suivi plus important des procédures d’infraction en cours contre l’Allemagne, le Luxembourg, le Royaume-Uni et l’Italie. Ces procédures ont été engagées depuis plus de deux ans maintenant sans résultat. Nous appelons aussi les États membres à mettre fin à la vente de véhicules à combustion interne d’ici 2035 et à financer le déploiement des infrastructures nécessaires pour permettre l’électrification des véhicules.

 

Les collégiens de Seine-Saint-Denis dans la peau des députés européens !

Jeudi 21 mars, l’association des Jeunes Européens France a organisé, au conseil départemental de Seine-Saint-Denis, une simulation du parlement européen avec des élèves de 5ème et de 3ème issus de collèges du Réseau d’éducation prioritaire (REP +). Durant toute une journée, les élèves se sont mis dans la peau des députés européens. Le but de cette simulation était de sensibiliser les jeunes au fonctionnement des institutions européennes et à l’impact de l’Union européenne dans la vie quotidienne. J’ai eu le grand honneur de présider la séance plénière aux côtés de Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental. Les élèves du collège Jean Vigo d’Epinay-sur-Seine ainsi que du Collège Sisley avaient déjà eu deux sessions de préparation en amont ; ils étaient répartis en quatre commissions pour débattre et proposer des amendements sur les thématiques suivantes : commission « Pêche électrique », commission « Glyphosate », commission « Diamant de sang » et commission « Vêtement de sang ». Ils ont ensuite procédé au vote des amendements et à la Plénière.

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En ouverture de la plénière, j’ai rappelé que le Parlement européen a la capacité de faire passer des lois européennes importantes qui ont un impact sur l’avenir de la jeunesse ; nous parvenons à faire des grandes choses avec la mobilisation de la société civile et des citoyens engagés. J’ai souligné la belle mobilisation de la jeunesse qui a lieu tous les vendredis pour le climat ; et les sujets qui ont été débattus lors de la simulation sont des sujets qui font bouillir l’actualité européenne et pour lesquels nous menons un combat au quotidien.

Les travaux se sont ouverts avec la commission Textile, les élèves ont fait de nombreuses propositions : sur l’importation, la défense des droits sociaux, ou encore la réduction des produits chimiques qui représentent un réel problème de santé publique. Dans le cadre de la commission minerais, les élèves ont pris conscience qu’il devient urgent d’arrêter la vente et l’achat des matériaux qui en contiennent ; leur production étant trop souvent liée au meurtre et à la violence. Au Parlement européen nous avons voté il y a deux une loi pour stopper la fabrication des produits technologiques issus des minerais de sang. L’interdiction du glyphosate a été votée par une large majorité des élèves ; dommage qu’au niveau européen le Conseil des Etats membres s’y est opposé.

En conclusion, j’ai souligné la sagesse et le volontarisme de ce Parlement européen. J’ai été impressionnée par l’approche globale de ces jeunes européens sur tous ces sujets cruciaux. Cette simulation est une magnifique innovation initiée par les Jeunes européens France et c’est en multipliant ces initiatives que les concitoyens prendront conscience de l’importance de l’Europe.

La Gauche est l’avenir de l’Europe!

Samedi 16 mars, le Parti socialiste s’est engagé dans une aventure inédite pour les prochaines élections européennes en confirmant par un vote clair de son Conseil national sa décision de s’engager sur une liste de rassemblement qui sera conduite par Raphaël Gluksmann, co-fonfateur du mouvement citoyen Place Publique et qui portera nos Combats communs.

Retrouvez ici mon intervention au Conseil national et quelques photos prises lors de la Marche du siècle, qui a rassemblé plus de 100 000 personnes, confirmant notre engagement résolu pour agir pour la planète.

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#ItsTime !

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Une liste de rassemblement ! Face aux menaces qui guettent notre planète, la division de la gauche est un poison. Le constat et le principe étaient partagés par tous. Les conditions pour y parvenir n’étaient pas simples. Et pourtant les combats communs, qui font échos aux votes communs que nous avons partagés au Parlement européen et qui ont permis d’obtenir des victoires est engagé. Merci Olivier pour ta ténacité pour que nous entamions cette campagne avec l’espoir du rassemblement à gauche.

Tous ensemble construisons la renaissance de la gauche et de l’Europe, car les deux vont ensemble !

En acceptant que ce rassemblement soit conduit par Raphaël Glucksmann, nous faisons la preuve que nos appels au rassemblement n’étaient pas que des mots. Nous en faisons la démonstration.

Les actes plutôt que les actes !.

Mais nous n’allons pas nous effaçer pas pour autant ! Nous avons l’impérieuse nécessité de constituer une équipe solide de candidats socialistes.

L’élection européenne ne permet pas d’élire uniquement des têtes de listes comme députés, les candidats figurant sur les listes comptent tout autant et il nous faut faire les bons choix pour durant la campagne, et surtout après l’élection, concilier renouvellement et expérience pour donner du sens, de la crédibilité et de l’efficacité à notre pack.

Avec mon expérience d’un mandat, je peux témoigner qu’exister parmi sept cent cinquante et un collègues représentant vingt-huit pays (705 pour 27 peut-être demain) n’est pas chose facile. Défendre la gauche au sein de la gauche européenne dont bien souvent les intérêts s’arrêtent de plus en plus où commencent les égoïsmes nationaux demande de la ténacité, de la présence et la construction de réseaux avec les bons relais. Il faut peser pour pouvoir l’emporter faute de quoi nos combats auront du mal à devenir réellement communs. C’est pourquoi le choix des candidats socialistes en position éligible sur la liste sera déterminant.

 

Et je le redis, l’histoire que nous devons raconter sur notre entrée en campagne a commencé bien avant aujourd’hui.

Oui. Depuis un an, le PS est sur le pont.

J’ai eu à coeur de remplir les missions qu’Olivier tu m’avais confiées, comme cheffe de la DSF sur l’organisation et l’animation de la table ronde sur l’Europe au Congrès d’Aubervilliers, sur la réunion au Cirque d’hiver à Paris le 29 juin avec la participation de leaders européens dont Pedro Sanchez et Paul Magnette et surtout la présidence du Chantier Europe, autant d’exercices militants où la richesse du travail collectif nous a permis de réaffirmer l’engagement profondément européen des socialistes français et de présenter notre socle de propositions pour la prochaine campagne.

Propositions qui ont été très largement partagées par toutes les sensibilités du PS et qui ont largement influencé le Manifesto du PSE, grâce aux amendements que nous avons fait passer mais aussi les 15 combats communs que nous partageons avec Place Publique.

Avec mes collègues de la DSF, nous avons présenté notre bilan des 5 ans de mandat et nous sillonnons les sections, fédérations pour en permettre la transmission et démontrer la cohérence de notre action avec les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés pour demain dans notre programme « Changeons d’Europe » totalement compatible avec les combats communs. Partout, j’ai pu constater une envie et une exigence d’Europe, celle qui répond aux attentes de manière concrète, plus de justice sociale et fiscale, plus de démocratie des actes pour s’engager dans la révolution écologique. Les militants sont prêts à entrer dans cette dernière phase de la campagne.

 

It’s Time !

 

 

Non à un nouveau #TAFTA !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux se sont aujourd’hui clairement opposés à l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis. Toutes les forces de gauche se sont rassemblées derrière ce vote, de la GUE aux Verts et avec les socialistes, et ont fait obstacle à la volonté de la droite d’ouvrir des négociations pour un mini-TTIP en adoptant l’amendement 27.

Malheureusement, la résolution dans son ensemble, avec cette victoire, n’a pas été adoptée, notamment à cause d’une partie des forces de gauche françaises qui étrangement ont voté contre la résolution, ce que les eurodéputés socialistes et radicaux dénoncent avec force.

Malgré cela, nous appelons les États membres, et notamment la France, à refuser de donner leur feu vert à la relance des négociations.

Le contexte dans lequel ces pourparlers sont envisagés, le processus qui y a mené et les lacunes des mandats ne permettent pas l’ouverture de nouvelles négociations commerciales avec Washington.

Alors que le dérèglement climatique nous menace tous, il est inacceptable d’ouvrir des négociations qui ne respectent pas l’Accord de Paris.

Avec la jeunesse européenne, mobilisons-nous pour le climat !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui via une résolution sur le dérèglement climatique, après avoir reçu les jeunes mobilisés pour le climat. Les eurodéputés socialistes et radicaux se sont mobilisés pour que le texte soit à la hauteur des attentes de la jeunesse, en soutenant une loi européenne sur le climat.

« Dans 50 ans, si nous n’agissons pas, nous n’aurons pas le loisir de nous poser des questions d’ordre sociétales ou économiques », a insisté le vice-président du groupe S&D Éric Andrieu.

Avant de dénoncer : « la droite européenne ne peut pas, le même jour, voter un texte contre le dérèglement climatique, et, en même temps, demander l’ouverture des négociations pour un TTIP bis avec les États-Unis qui se sont retirés des accords de Paris. Il faut un minimum de cohérence ! »

« Les modalités concrètes pour mettre en œuvre l’accord de Paris ne peuvent plus attendre », a ajouté la présidente de la délégation socialiste française Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy.

« Les États européens doivent communiquer au plus vite leur stratégie pour une économie climatiquement neutre d’ici 2050, ce qui impose une accélération des réductions des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 de 40% à 55% par rapport aux niveaux de 1990. Une telle transition doit être une opportunité pour l’industrie, l’emploi et la croissance. Au moins 35% des dépenses de recherche doivent soutenir cette transition » ajoutent les deux eurodéputés.

« Énergies renouvelables, efficacité énergétique, économie circulaire et bioéconomie sont indispensables pour réussir la transition vers une économie neutre en carbone. Le leadership de l’UE en la matière prouverait au monde que la transition vers une énergie propre est possible et bénéfique » concluent Éric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy.

Mon explication de vote :

J’ai voté en faveur d’une Résolution commune à l’ensemble des groupes politiques sur le changement climatique qui porte notre vision à long terme pour une économie prospère, moderne, compétitive et neutre pour le climat. C’est bien l’enjeu de ce texte : apporter des solutions socialement acceptables pour engager une véritable révolution verte afin d’assurer notre futur et celui de nos enfants. La jeunesse européenne est d’ailleurs dans la rue tous les vendredis pour exiger des décideurs publics des objectifs ambitieux. En ce sens, j’ai voté en faveur d’un objectif de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre européennes de l’ensemble de l’économie d’ici 2030, soit un changement majeur dans tous les domaine, de l’énergie au transport en passant par les relations commerciales, en 10 ans.

 

Des élèves de classes européennes d’Yvetot au cœur de l’Europe!

Depuis le début de mon mandat, je me suis toujours attachée à rencontrer les groupes de visiteurs au Parlement européen. Mercredi 13 mars, entre réunions de groupe, votes en plénière, conférence de presse, j’ai pris le temps d’échanger avec les élèves des classes européennes du lycée Raymond Queneau d’Yvetot. Plongés au cœur des institutions européennes, ils ont eu tout le loisir de me poser les questions qu’ils voulaient pour approfondir leurs connaissances des institutions européennes.

Visite lycée Raymond Queneau 13 03 2019

Je suis revenue sur mon parcours militant et sur mon engagement au sein du parti socialiste. Dans ma jeunesse, l’émergence de mouvements sociaux importants, comme SOS racisme et Touche pas à mon pote, ont nourri les valeurs de gauche que je défends toujours aujourd’hui et m’ont donné envie de m’engager en politique. Depuis tout ce temps, dans le cadre de mes différents mandats, j’agis pour la défense des droits sociaux, pour améliorer la société et pour que l’Union européenne apporte des réponses concrètes aux aspirations des jeunes. Quotidiennement, je m’applique à faire respecter la devise européenne « Unis dans la diversité » et la richesse de notre diversité culturelle. Je me bats également pour le respect des droits fondamentaux dans le monde et dans tous les Etats membres ; un combat qui passe évidement par l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, le respect des valeurs sociales et la protection de l’environnement et de la planète.

 

Il faut s’atteler à poursuivre la construction politique de l’Union européenne. Je suis déterminée sur cette question qui devra être lancée sans tarder à la prochaine mandature. Pour avancer, il faut donner tout son sens à la démocratie représentative incarnée par le Parlement européen en lui conférant le pouvoir législatif plein et entier sur toutes les politiques qui relèvent déjà de sa compétence. Il faut également associer davantage les citoyens au travers d’une réelle prise en compte de cette démocratie participative, il n’y a pas de victoires sans combats collectifs et partagés.