Place aux Femmes!

Le Conseil européen des femmes (WEUCO) a été créé pour faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité de l’agenda politique de l’Union. Nous sommes sous-représentées dans toutes les instances décisionnelles européennes alors que nous représentons la moitié de la population mondiale. Aucune femme n’a jamais été Présidente de la Commission européenne, du Conseil européen ou de la Banque centrale européenne et nous sommes seulement 30% au Parlement européen.

Christine - weuco

Lors de notre Conseil du 10 octobre, le message a été clair : le système politique a été créé par les hommes et pour les hommes ; il est urgent de le modifier de l’intérieur pour permettre aux femmes d’accéder à toutes les couches de la société. Je remercie particulièrement l’intervenante Sandi Toksvig, fondatrice d’un parti politique féministe au Royaume-Uni, pour avoir exhorté les femmes à être audacieuses et impertinentes pour prendre enfin ce qui leur est dû.

Les valeurs que nous défendons sont inscrites dans les traités de l’UE, nous demandons simplement qu’elles soient respectées.

#Together #Solidarité #Réfugiés

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés de l’ONU le 20 juin, le Groupe des Socialistes et Démocrates a organisé un événement culturel autour de l’artiste syrien Ahmad Joudeh et de réfugiés venant de toute l’Europe.

Ahmad Joudeh est un danseur et un chorégraphe syrien menacé de mort par les extrémistes à cause de son art. Aujourd’hui réfugié à Amsterdam, il danse partout dans le monde afin de sensibiliser le public à l’accueil des réfugiés.

Après une performance sur l’esplanade du Parlement, nous avons échangé avec les réfugiés sur l’exil, la route de l’asile et l’arrivée en Europe où tous se sentent aujourd’hui en sécurité. Tous ces témoignages nous alertent alors que le débat politique diabolise les migrants et se concentre sur les frontières extérieures et la répression. L’Union européenne doit être et rester une région accueillante pour ceux qui fuient la guerre, la persécution et la terreur.

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Grâce à cet évènement, les sociaux-démocrates européens ont réuni des réfugiés, des volontaires et des ONG qui œuvrent pour un système d’asile équitable qui traite l’humain avec respect et dignité. Nous exhortons les Etats à faire preuve de décence et d’humanité et de respecter le droit de chacun à demander l’asile.

 

 

Echange avec les députés de Gambie sur l’action publique pour combattre les violences faites aux femmes

J’ai rencontré cet après-midi des députés de l’Assemblée nationale de Gambie afin d’échanger sur l’action publique pour combattre les violences faites aux femmes et les mutilations sexuelles.

Du côté de l’Union européenne, j’ai présenté les récentes politiques en la matière et surtout mon rapport sur l’adhésion de l’Union à la Convention d’Istanbul, traité international juridiquement contraignant sur les violences faites aux femmes. L’adhésion de l’Union a une valeur ajoutée indéniable car il va permettre la mise en place d’un cadre législatif cohérent en Europe. L’Union pourra également se charger de collecter des données comparables à travers les Etats membres. En Gambie comme en Europe, nous manquons de données fiables qui nous permettraient d’adapter au mieux notre cadre législatif.

Nous avons longuement échangé sur les mutilations sexuelles qui font aussi de très nombreuses victimes en Europe – environ 500 000 femmes. La Gambie a adopté une loi en décembre 2015 réprimant pénalement l’excision. C’est un immense pas en avant de reconnaitre que la mutilation est un crime et qu’il doit être sévèrement puni. Après la loi, l’éducation – y compris l’éducation sexuelle et relationnelle – est un vecteur puissant pour changer en profondeur les mentalités.

 

Je suis heureuse d’avoir échangé nos expériences et bonnes pratiques avec cette délégation de Gambie. Le combat politique en faveur des femmes est encore loin d’être gagné !

Présentation de mon rapport #Euro-redevance devant le Comité des Régions

Jeudi 1er février, j’ai eu le plaisir de présenter mon rapport sur la Directive Euro-redevance devant une centaine d’élus locaux réunis en session plénière du Comité des Régions.

C’était pour moi important de venir m’exprimer devant cette institution représentant les intérêts de nos territoires pour expliquer les objectifs de mon rapport et mes propositions, sur les dimensions territoriales et sociales des systèmes de péages, qui se retrouvent au cœur de mon rapport.

Tout au long de mes travaux j’ai en effet rencontré de nombreux acteurs locaux, comme l’Association des régions de France ou la Conférence des Régions périphériques et maritimes afin de d’aboutir à des propositions concrètes pour mieux appréhender l’impact des redevances fondées sur la distance sur les territoires.

Cette présentation était aussi pour moi l’occasion d’exprimer mes remerciements au rapporteur du Comité des Région avec qui j’ai eu des échanges constructifs dans le cadre de la rédaction de mon rapport.

« Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, chers élus,

C’est un véritable plaisir pour moi de présenter aujourd’hui mon rapport devant votre assemblée.

Tout au long de mes travaux j’ai accordé une importance centrale aux dimensions territoriale et sociale des politiques de tarification des infrastructures routières. J’ai rencontré dans ce cadre de nombreux élus locaux, j’ai participé à des séminaires organisés par la Conférence de régions périphériques et maritimes et, bien entendu, j’ai pu échanger de manière constructive avec le rapporteur du Comité des Régions que je remercie pour ses propositions.

Avant de commencer, j’aimerai réitérer devant vous une proposition que j’ai faite lors de la présentation de mon rapport en commission des transports du Parlement européen :

Je souhaite changer le titre du rapport pour qu’il soit dénommer « Directive Euro-redevance » ou « Euro road-charging » en anglais. Parce qu’utiliser le terme « Eurovignette » pour désigner une directive qui vise précisément à sortir des systèmes de vignette n’a plus de sens et nuit à la bonne compréhension du texte pour nous et nos concitoyens.  Cette clarification me semble logique et nécessaire.

Comme vous le savez, la directive « Euro-redevance » a essentiellement permis de lutter contre les discriminations entre résidents et non-résidents dans la tarification des réseaux routiers en Europe. En revanche elle n’a pas permis de contribuer pleinement aux objectifs du Livre Blanc des transports pour aller vers la pleine application des principes utilisateur-payeur et pollueur-payeur.

Je crois qu’aujourd’hui les mentalités évoluent et que les usagers sont de plus en plus conscients et sensibles à l’impact environnemental des transports routiers. Et dans cette perspective, je pense que nous décideurs politiques nous devons faire preuve de courage et de volonté pour accompagner et accélérer cette prise de conscience afin notamment de respecter nos engagements climatiques. Après l’adoption de l’accord de Paris je pense qu’il est temps de passer aux actes et je considère que la révision de la Directive Euro-redevance doit s’inscrire dans cette perspective pour marquer un tournant en faveur de la pleine application des principes utilisateur-payeur et pollueur-payeur.

Dans ce cadre, je soutiens plusieurs proposition de la commission comme :

  • L’élargissement du champ d’application à tous les véhicules lourds, l’inclusion des véhicules légers, l’interdiction progressive des systèmes de vignettes, la possibilité de mettre en place des redevances pour congestion ou encore l’obligation de varier les redevances en fonction des émissions de CO2.
  • Je soutiens également pleinement la réduction de 75% des redevances pour les voitures zéro émission.

Pour autant, si la Commission a fait du bon travail, il me semble qu’on doit aller jusqu’au bout de sa logique :

  • Premièrement la Commission propose d’interdire les systèmes de vignette mais sans apporter de garanties pour que ces systèmes soient bien remplacés par des redevances fondées sur la distance.
  • Deuxièmement, la Commission propose d’inclure les véhicules légers dans le champ d’application tout en maintenant la possibilité d’appliquer les redevances d’une manière discriminatoire selon la catégorie de véhicules.

Dans cette perspective, ce que je propose c’est, dans un premier temps, de ne pas seulement interdire les vignettes pour les poids lourds mais bien de les remplacer par des redevances fondées sur la distance. Puis, dans un deuxième temps, après la fin des systèmes de vignette pour les véhicules légers en 2026, je propose d’appliquer sans discrimination les redevances à toutes les catégories de véhicule.

Autrement dit, toute redevance introduite ou maintenue à partir du 1er janvier 2026 ne pourra plus s’appliquer uniquement aux véhicules lourds mais devra s’appliquer aussi à tous les véhicules légers y compris les motos. Bien entendu, l’application de ces redevances se fera de manière différenciée selon les véhicules, c’est un principe de base.

C’est une proposition ambitieuse mais nécessaire si l’on veut être cohérent avec les objectifs d’éliminer les discriminations entre les usagers de la route et de promouvoir la pleine application du principe utilisateur-payeur.

Concernant maintenant l’application du principe pollueur-payeur, ce que je propose c’est d’introduire une redevance pour coûts externes sur tous les tronçons routiers du RTE-T déjà couverts par une redevance d’infrastructure. Selon la même logique, je propose qu’à partir du 1er janvier 2026 ces redevances s’appliquent également à tous les véhicules.

Parallèlement à l’application de ces deux grands principes utilisateur-payeur et pollueur-payeurs à tous les véhicules, l’acceptabilité et la transparence des systèmes de péages ont guidé mes travaux et se retrouvent au cœur de mon rapport.

Pour renforcer l’acceptabilité des systèmes de péage je propose plusieurs dispositifs :

  • Premièrement, je suis convaincue que si l’on introduit un fléchage obligatoire des redevances pour lutter contre la dégradation des réseaux routiers et pour promouvoir la transition vers une mobilité durable on renforcera l’acceptabilité des péages. Par ailleurs après avoir rencontré de nombreux élus sur cette question j’ai décidé de proposer d’affecter les recettes des redevances sur le territoire sur lequel elles ont été prélevées. Je pense que c’est un principe qui permettra de renforcer la légitimité des redevances et leur acceptabilité sur les territoires.
  • Deuxièmement, pour assurer la cohésion sociale et territoriale, je propose d’augmenter les niveaux d’abattement possibles de 13 à 50% pour les usagers fréquents, notamment dans les périphéries des agglomérations. L’objectif est de permettre aux États membres de moduler les péages en fonction des facteurs socio-économiques. La nécessité d’appréhender les impacts des péages sur la cohésion sociale et territoriale est, je crois, également une priorité pour le rapporteur du Comité des régions ; et j’espère que les mesures que je propose répondent à vos attentes. Je reste bien évidemment à l’écoute de toute proposition pour améliorer mon rapport sur cette enjeu crucial.
  • Toujours en matière de cohésion territoriale, je propose également de donner plus de flexibilité aux États membres pour prendre en compte l’impact des péages sur les régions périphériques. Le problème auquel j’ai dû faire face c’est que tout le monde soutient la prise en compte des régions périphériques mais personne ne propose de solution concrète pour le faire. Dans ce cadre, je propose de mettre sur la table une solution assez innovante. Concrètement, dans mon rapport j’incite les États   membres à introduire une franchise forfaitaire kilométrique pour exonérer certains tronçons routiers importants pour le développement des régions périphériques à. L’objectif est assez simple : permettre d’exonérer des péages les « X » premiers kilomètres, par exemple les 100 premiers kilomètres effectués sur un tronçon routier spécifique. Cette possibilité pourrait apporter plus de souplesse pour différencier et moduler les systèmes de redevance en fonction des spécificités territoriales. Là encore je reste à votre disposition pour améliorer ce dispositif. En tout cas la discussion est ouverte.
  • Enfin, pour renforcer l’acceptabilité des redevances pour les transporteurs routiers, j’introduis dans le texte l’obligation d’avoir des parkings sûrs et sécurisés sur tous les tronçons autoroutiers couverts des péages.

En ce qui concerne  l’amélioration de la transparence des péages mon rapport contient plusieurs éléments :

  • L’obligation pour le gestionnaire d’infrastructure d’assurer la publicité de l’utilisation des recettes et des travaux réalisés grâce aux redevances.
  • Deuxièmement, je propose également que chaque État désigne une autorité de supervision indépendante pour s’assurer de la transparence des péages, des prix des redevances et de l’utilisation des recettes. À terme cette mission pourrait être confiée à une Agence européenne des transports terrestres.

Pour conclure, j’aimerais rappeler l’importance d’aborder mon rapport comme un tout cohérent. Mes propositions en matière d’application des redevances à tous les véhicules ne sauraient être analysées si l’on ne tient pas compte de toutes mes propositions visant à renforcer l’acceptabilité et la transparence des péages.

Enfin je tiens à remercier toutes les nombreuses personnes et organisation avec qui j’ai eu des échanges constructifs et tout particulièrement le rapporteur du Comité des Régions que je remercie encore pour son rapport et ses propositions.

 

Le siège du Parlement européen est et restera à Strasbourg!

Mercredi, les euro-députés ont débattu autour de l’idée d’un siège unique du Parlement européen. Il était une nouvelle fois question de faire du lieu de travail Bruxellois le siège unique du Parlement. Certains députés proposaient de compenser le déménagement de l’institution par l’établissement de l’Agence Européenne du Médicament à Strasbourg. Je suis intervenue, au nom de la délégation française socialiste, non pas contre le siège unique mais contre cette initiative anti-Strasbourg. Mon intervention a été l’occasion de mentionner que ce transfert n’est ni souhaitable, ni réalisable. J’ai ainsi pu rappeler que le temps passé dans les différents sièges du Parlement n’est pas proportionnel à leurs importances institutionnelles et symboliques. Strasbourg, image de la réconciliation franco-allemande, incarne l’essence même de la construction européenne tout en rappelant son histoire.

Alors même que nous venons d’inaugurer le nouveau bâtiment Václav Avel ici, pourquoi en revenir à la remise en cause de notre présence à Strasbourg ? Cette discussion, comme toutes celles qui l’ont précédée, n’est pas opportune. L’article 341 du TFUE établit que « le siège des institutions de l’Union est fixé du commun accord des États membres ». Et quand bien même il nous revenait de décider, le débat serait toujours aussi peu à propos.
Cependant, puisqu’il est ouvert, je me permets de répondre aux arguments pratiques avancés par les partisans d’un siège unique bruxellois:
Seule la pratique du travail parlementaire a normalisé la fréquence de notre présence à Bruxelles. Les traités, eux, gravent le siège officiel du Parlement à Strasbourg. Les réviser pour ôter à Strasbourg ce statut c’est ouvrir la voie à de multiples remises en question et marchandages sur l’ensemble des institutions et agences européennes
Par ailleurs, les bâtiments à Bruxelles pourraient nécessiter une rénovation estimée à 300 millions d’euros, voire une reconstruction qui pèserait encore plus sur le contribuable.
Quant à la proposition d’attribuer le siège de l’Agence Européenne des Médicaments à Strasbourg, permettez-moi de signaler que Strasbourg a déjà été écartée par le gouvernement français au profit de la ville de Lille.
Mais plus encore, l’absence d’opportunité du débat n’est pas seulement d’ordre pratique. Elle tient avant tout à l’importance de notre présence dans ces lieux. Être à Strasbourg n’est pas une fantaisie. Cette localisation a une histoire, un sens, un avenir.
Incontestablement, Strasbourg est l’incarnation même d’une part de l’histoire de la construction européenne, voire de son essence. La ville est précisément le symbole de la fraternité des peuples que l’Union recherche et cimente chaque jour un peu plus. Elle est une manifestation des bénéfices de la paix, et de la réconciliation franco-allemande.C’est à Strasbourg que Simone Veil présida le premier Parlement européen élu au Suffrage Universel. C’est à Strasbourg qu’Helmut Kohl a reçu, samedi dernier, les hommages qui lui étaient dus.
J’entends le procès fait par certains collègues mais tourner le dos à cet héritage serait une grave erreur. D’autant plus que le siège unique mettant fin à la transhumance pourrait aussi bien être à Strasbourg.

« Monsieur Liese, je crois que le débat qui nous occupe aujourd’hui ne concerne pas l’emplacement de l’Agence européenne des médicaments, puisque, de toute façon, nous en sommes très loin. Le débat aujourd’hui est de savoir si nous continuons à siéger ici, à voter nos directives et les règlements ici, au Parlement européen.
L’Agence européenne des médicaments n’est pas le sujet, et mélanger – comme nous le disons en France – les torchons et les serviettes n’a aucun sens. Ici, nous parlons d’un travail noble, celui du Parlement européen et celui que nous accomplissons en tant que députés européens. »

Le rêve européen passe par Strasbourg

Communiqué de la Délégation socialiste française

Quatre jours après la cérémonie d’hommage à Helmut Kohl à Strasbourg au sein de l’hémicycle du Parlement européen, des eurodéputés ont eu l’idée saugrenue de tenir un débat sur « le siège unique ».

Chacun est libre de préférer telle ou telle ville, mais les faits sont les mêmes pour tout le monde : le Parlement européen a déjà un siège unique, et il est à Strasbourg. C’est d’ailleurs bien simple : vouloir être député au Parlement européen implique de siéger à Strasbourg ! C’est dans le contrat ; ceux qui préfèrent vivre à Bruxelles peuvent se présenter à d’autres élections si là réside leur motivation.

Si Helmut Kohl avait choisi Strasbourg pour sa cérémonie d’adieux, c’est que cette ville est le symbole de la réconciliation franco-allemande. L’histoire s’impose aux eurodéputés, qu’ils fassent un, deux ou trois mandats. Le siège du Parlement européen est sur le Rhin, dans un territoire emblématique de la construction européenne. Strasbourg est d’ailleurs la seule capitale de l’Europe car c’est la que sont représentés les peuples européens, pour des raisons historiques, juridiques et politiques, et que cette ville n’est la capitale d’aucun pays. C’est d’ailleurs un point important : nous devons garantir une présence des instances européennes partout sur le territoire européen. La concentration est l’ennemie de la démocratie.

L’Union européenne comme toute construction politique a besoin de symboles. Le siège de Strasbourg incarne la réconciliation franco-allemande, l’ouverture vers l’Est de l’Europe ainsi que l’engagement de l’Union européenne en faveur des droits de l’Homme. C’est un symbole fort, de réconciliation, d’espoir et d’ouverture, qui nous permet de réaffirmer notre projet commun.

Il est temps pour les eurodéputés qui, pour des raisons de confort et de spéculation immobilière, s’acharnent contre le siège de Strasbourg de cesser leurs enfantillages et de répondre aux préoccupations des citoyens.

Agenda européen en matière de sécurité intérieure

Un an après les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, le Parlement européen a débattu mercredi de l’agenda européen en matière de sécurité intérieure.

Nous avons d’abord rendu hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et de tous les attentats perpétrés en Europe et dans le monde. Ce sont à ces personnes et à leurs familles que nous pensons lorsque nous travaillons à rendre l’Europe plus sûre.

La création d’un véritable espace européen de sécurité est une priorité. Les députés européens ont su prendre leurs responsabilités et ont travaillé, avec efficacité et qualité, pour adopter des mesures importantes, notamment sur l’assistance aux victimes de terrorisme.

La lutte contre le terrorisme nécessite la coopération de tous les acteurs à tous les niveaux. Avec mes collègues, nous avons mis en lumière certaines lacunes comme le manque d’échanges d’informations pertinentes entre États membres. C’est pourtant fondamental pour résoudre des enquêtes transfrontières.

Lors du débat, je suis intervenue pour insister sur le respect absolu des libertés. Les mesures de sécurité doivent être prises mais elles ne doivent pas l’être aux dépens de la liberté. C’est un équilibre fragile qu’il faut préserver à chaque moment.

« Merci Madame la Présidente

Aujourd’hui nous pensons tout particulièrement aux victimes de Bruxelles et d’ailleurs. Ces attentats tragiques ont montré la nécessité d’une coopération plus étroite : plus d’Europe, plus de solidarité.

L’agenda européen en matière de sécurité est une étape nécessaire vers la création d’un espace européen de sécurité intérieure. Et tous les acteurs doivent jouer leur rôle pour veiller à ce que l’Union fasse tout ce qui est en son pouvoir pour garantir la sécurité des citoyens. Force est de constater que les engagements pris par les États membres doivent encore être traduits en actes concrets.

Le Parlement s’investit considérablement dans la lutte contre le terrorisme. Elle s’assure que l’équilibre, fragile, entre la sécurité et le respect des libertés soit respecté. L’un ne va pas sans l’autre. C’est pourquoi, pour nous, l’idée de créer une commission d‘enquête sur le terrorisme n’est pas acceptable ; le renforcement de la sécurité ne doit pas se faire aux dépens des libertés.

Je voudrais conclure par les mots de Jeans Stoltenberg, premier ministre norvégien lors des attentats sur l’ile d’Utova en 2011 : « Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et de tolérance » »