La Gauche est l’avenir de l’Europe!

Samedi 16 mars, le Parti socialiste s’est engagé dans une aventure inédite pour les prochaines élections européennes en confirmant par un vote clair de son Conseil national sa décision de s’engager sur une liste de rassemblement qui sera conduite par Raphaël Gluksmann, co-fonfateur du mouvement citoyen Place Publique et qui portera nos Combats communs.

Retrouvez ici mon intervention au Conseil national et quelques photos prises lors de la Marche du siècle, qui a rassemblé plus de 100 000 personnes, confirmant notre engagement résolu pour agir pour la planète.

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#ItsTime !

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Une liste de rassemblement ! Face aux menaces qui guettent notre planète, la division de la gauche est un poison. Le constat et le principe étaient partagés par tous. Les conditions pour y parvenir n’étaient pas simples. Et pourtant les combats communs, qui font échos aux votes communs que nous avons partagés au Parlement européen et qui ont permis d’obtenir des victoires est engagé. Merci Olivier pour ta ténacité pour que nous entamions cette campagne avec l’espoir du rassemblement à gauche.

Tous ensemble construisons la renaissance de la gauche et de l’Europe, car les deux vont ensemble !

En acceptant que ce rassemblement soit conduit par Raphaël Glucksmann, nous faisons la preuve que nos appels au rassemblement n’étaient pas que des mots. Nous en faisons la démonstration.

Les actes plutôt que les actes !.

Mais nous n’allons pas nous effaçer pas pour autant ! Nous avons l’impérieuse nécessité de constituer une équipe solide de candidats socialistes.

L’élection européenne ne permet pas d’élire uniquement des têtes de listes comme députés, les candidats figurant sur les listes comptent tout autant et il nous faut faire les bons choix pour durant la campagne, et surtout après l’élection, concilier renouvellement et expérience pour donner du sens, de la crédibilité et de l’efficacité à notre pack.

Avec mon expérience d’un mandat, je peux témoigner qu’exister parmi sept cent cinquante et un collègues représentant vingt-huit pays (705 pour 27 peut-être demain) n’est pas chose facile. Défendre la gauche au sein de la gauche européenne dont bien souvent les intérêts s’arrêtent de plus en plus où commencent les égoïsmes nationaux demande de la ténacité, de la présence et la construction de réseaux avec les bons relais. Il faut peser pour pouvoir l’emporter faute de quoi nos combats auront du mal à devenir réellement communs. C’est pourquoi le choix des candidats socialistes en position éligible sur la liste sera déterminant.

 

Et je le redis, l’histoire que nous devons raconter sur notre entrée en campagne a commencé bien avant aujourd’hui.

Oui. Depuis un an, le PS est sur le pont.

J’ai eu à coeur de remplir les missions qu’Olivier tu m’avais confiées, comme cheffe de la DSF sur l’organisation et l’animation de la table ronde sur l’Europe au Congrès d’Aubervilliers, sur la réunion au Cirque d’hiver à Paris le 29 juin avec la participation de leaders européens dont Pedro Sanchez et Paul Magnette et surtout la présidence du Chantier Europe, autant d’exercices militants où la richesse du travail collectif nous a permis de réaffirmer l’engagement profondément européen des socialistes français et de présenter notre socle de propositions pour la prochaine campagne.

Propositions qui ont été très largement partagées par toutes les sensibilités du PS et qui ont largement influencé le Manifesto du PSE, grâce aux amendements que nous avons fait passer mais aussi les 15 combats communs que nous partageons avec Place Publique.

Avec mes collègues de la DSF, nous avons présenté notre bilan des 5 ans de mandat et nous sillonnons les sections, fédérations pour en permettre la transmission et démontrer la cohérence de notre action avec les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés pour demain dans notre programme « Changeons d’Europe » totalement compatible avec les combats communs. Partout, j’ai pu constater une envie et une exigence d’Europe, celle qui répond aux attentes de manière concrète, plus de justice sociale et fiscale, plus de démocratie des actes pour s’engager dans la révolution écologique. Les militants sont prêts à entrer dans cette dernière phase de la campagne.

 

It’s Time !

 

 

COP 24 : l’urgence climatique ne peut plus attendre

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le sommet de la COP 24 s’est achevé hier soir en Pologne. S’il a permis d’adopter les règles d’applications de l’accord de Paris, le bilan reste moyen tant cette conférence mondiale sur le climat a échoué à faire prendre conscience à chacun de la nécessité de faire plus.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste et radicale française au Parlement européen, et Eric Andrieu, vice-Président du groupe S&D, ont réagi :

« Déplacer autant de délégués de 196 pays doit avoir pour objectif de faire des grands pas. La bonne nouvelle, c’est que le multilatéralisme fonctionne encore, et que la communauté internationale est parvenue à adopter des règles pour mettre en œuvre l’accord de Paris. La mauvaise nouvelle, c’est que le dernier rapport alarmant du GIEC n’a pas été pris en compte : ce dernier précise pourtant que les engagements pris à Paris mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle, bien loin de la limite des 1,5 °C recommandée par le GIEC. Ne pas en tenir compte est immoral, lâche et criminel pour notre avenir à tous ! ».

« Par ailleurs, nous dénonçons l’absence totale de la France dans ces discussions cruciales : M. Macron a inventé le slogan #MakeOurPlanetGreatAgain. Où était la France pendant ces discussions ? Aucun ministre n’était présent pour représenter la France après le départ précipité de la secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson, mardi. Sa place était en Pologne et non pas à Paris » assènent les deux eurodéputés.

« Nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique à petits pas. La question des moyens que l’Union européenne consacrera à ce défi est au cœur de nos propositions pour les prochaines élections européennes », concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

 

Échanges avec des jeunes européens sur l’avenir de la politique européenne des transports #EYE2018

Le 21 novembre en commission des transports j’ai eu le plaisir d’échanger avec trois jeunes européens impliqués dans le programme EYE2018 qui a rassemblé plus de 9000 jeunes pour discuter de l’avenir de l’Union européenne. Les trois intervenants nous ont présenté des propositions « percutantes » pour l’avenir de la politique européenne en matière de mobilité. Gratuité des transports publics dans toutes les villes de l’Union européenne, financement de vélos électriques ou encore quotas d’émissions de CO2 pour les camions, les propositions ne manquent pas. J’ai réagi positivement à leurs propositions qui montrent combien les jeunes ont de plus en plus conscience de la nécessité de réduire l’impact environnemental des transports. Mais j’ai aussi invité les intervenants à réfléchir sur la question de la fracture territoriale et sur la nécessité de renforcer l’accessibilité des transports en commun pour ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture.

Tout d’abord merci beaucoup d’être parmi nous pour cet échange extrêmement intéressant. J’observe que les trois premières interventions que vous avez émises portent sur l’importance que les transports peuvent avoir dans la question du changement climatique et comment on peut faire en sorte d’avoir toujours plus de mobilité. C’est ce que nous nous défendons au sein de cette commission : une mobilité qui soit plus protectrice de l’environnement, plus protectrice de l’air que nous respirons et qui soit aussi accessible parce que nous avons aujourd’hui un vrai souci et c’est un sujet sur lequel on travaille beaucoup dans cette commission, c’est sur la fracture territoriale. C’est à dire, il y a ceux qui peuvent se déplacer et qui ont le choix entre des transports en commun accessibles, pas chers, mais des transports en commun. Et ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur propre voiture et généralement quand les personnes n’ont pas d’autres choix de prendre leur propre voiture elles sont souvent très polluantes parce que ce sont des vieilles voitures.

 

C’est un sujet qui fait beaucoup débat en France, si vous avez suivi l’actualité, avec ceux qui qui se font appeler « les gilets jaunes » et qui nous rappellent que nous devons absolument faire des propositions mais ce n’est pas uniquement pour les Français mais pour l’ensemble des citoyens européens que l’on doit avancer vers une mobilité plus propre mais aussi plus accessible et donc regarder la question de comment on va mettre en place soit des propositions sur ETS ou sur la gratuité des transports en commun pour moins prendre sa voiture. Mais alors là, on se pose la question de ceux qui n’ont pas accès à ces transports en commun pour se déplacer et donc il faut essayer de concilier l’ensemble. Et dans les propositions que vous avez faites et sur lesquelles j’aimerais revenir c’est sur la gratuité des transports.  Elle va concerner surtout des villes riches parce qu’il y aura des impôts locaux qui permettront de prendre en charge ce que payent aujourd’hui les usagers des transports en commun. Mais il y a des villes qui le sont beaucoup moins et qui ne pourront pas le mettre en place. En revanche il y a un moyen de rendre beaucoup moins cher les transports en commun c’est celui du niveau de la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée, qui est appliquée au secteur des transports et donc la ramener à 5% pour rendre les prix moins chers. C’est un point qui peut être extrêmement important et là ou j’aimerais beaucoup vous entendre aussi, parce que les sujets transports ce n’est pas uniquement nous qui nous déplaçons et agissons pour la planète, c’est aussi ceux qui travaillent dans le secteur des transports.  Est-ce-que vous vous êtes intéressés à la question des travailleurs dans le secteur des transports ?

COP 23 à Bonn : anticiper et définir le terme de « réfugié climatique »

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution visant à préparer la COP 23 à Bonn. Nous félicitons notre collègue Gilles Pargneaux, co-rapporteur, qui a œuvré à ce succès. L’enjeu est clair : mettre en œuvre l’accord de Paris de façon détaillée et lutter à l’échelle européenne et mondiale contre les changements climatiques.

Dans les points sur lesquels les décideurs doivent absolument anticiper, avant que la question ne se pose dans l’urgence, il y a celle des « réfugiés climatiques ». Notons que le simple fait de dire « il faut une définition » a été refusé par la droite. La politique de l’autruche, ça ne marche pas ! Tôt ou tard la question se posera et il faudra bien agir.

La résolution appelle également l’Union européenne à être à la pointe de la mise en œuvre de l’accord de Paris : cela passe par une stratégie européenne pour atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle, et par le respect de l’objectif des 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques.

La dynamique de l’accord de Paris est toujours là, malgré le retrait des Etats-Unis et des reculs comme sur le dossier des émissions carbone de l’aviation. Il faut l’encourager et agir vite, car il y a urgence pour sauver notre planète !