Selmayr : CDD ou siège éjectable ?

Communiqué de la Délégation socialiste française

Hier a eu lieu l’audition tant attendue du Commissaire Oettinger sur l’affaire Selmayr. M. Oettinger – que l’on a connu beaucoup plus pointilleux quand il s’agissait de faire respecter les règles du Pacte de stabilité – a défendu bec et ongles la procédure de recrutement opérée par la Commission européenne, s’enfermant dans un déni absolu.

La démonstration faite par les services juridiques du Parlement européen était pourtant limpide : cette promotion supersonique n’a pas respecté les règles. Nous l’avions dit dans le débat organisé lors de la plénière de mars : le poste de secrétaire général n’a pas été publié, violant ainsi l’article 4 du statut. Les juristes du Parlement européen l’ont confirmé hier : rien ne justifiait le contournement des règles. En participant à la rédaction des réponses à nos questions le concernant – ce qu’a confirmé hier M. Oettinger – M. Selmayr a également violé l’article 11 du statut.

Nous réaffirmons que M. Selmayr doit quitter son poste et que celui-ci doit être rouvert. Et rouvert maintenant : c’est la solution de sagesse et de responsabilité. Loin de nous la volonté de faire tomber la Commission européenne, en plein Brexit, alors qu’il reste tant à faire pour consolider la zone Euro et que nous préparons le prochain cadre financier pluriannuel. Mais si la Commission européenne ne nous laissait d’autre choix que la motion de censure, nous n’hésiterions pas à prendre nos responsabilités. Il en va de notre crédibilité en tant que législateurs, et de l’avenir de la construction européenne. C’est la ligne de fermeté que nous plaiderons au sein du groupe S&D.

Relire nos communiqués et nos courriers :

http://www.deputes-socialistes.eu/propos-de-jean-claude-juncker-cessons-les-enfantillages/

http://www.deputes-socialistes.eu/affaire-selmayr-retrouvez-nos-courriers-a-m-juncker-et-notre-saisine-de-la-mediatrice-europeenne/

Interventions en plénière de Pervenche Berès et d’Eric Andrieu :

http://www.deputes-socialistes.eu/interventions-de-pervenche-beres-et-deric-andrieu-sur-le-selmayrgate/

 

Démission de Jean-Paul Denanot

Communiqué de la Délégation socialiste française

Jean-Paul Denanot a rendu public hier son départ du Parlement européen. Cette démission sera effective le 11 juin prochain afin de lui permettre de mener à son terme son rapport concernant la stratégie européenne pour la promotion des cultures protéagineuses. C’est aussi une date importante, qui lui permettra en tant qu’élu européen de déposer une dernière fois une gerbe à Oradour-sur-Glane en hommage aux victimes de la barbarie nazie.

Les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen souhaitent rendre hommage à un élu exemplaire, à l’engagement politique déterminé au service des citoyens, de l’échelle locale à l’échelle européenne.

Ces quatre années, notre collègue a défendu avec vigueur et constance les valeurs de la social-démocratie européenne et les libertés fondamentales. Très engagé dans la commission des Budgets, il a fait progresser l’idée d’un budget ambitieux alimenté par de nouvelles ressources propres et œuvré pour l’augmentation des ressources budgétaires à destination des jeunes. Également très présent au sein de la commission Agriculture et développement rural, il a défendu une agriculture modernisée et durable, tournée vers les territoires et l’emploi. Rapporteur du budget agricole, il a défendu avec force le budget de la PAC. Enfin, dans le cadre de l’intergroupe parlementaire « biens communs & services publics » il a lutté pour la reconnaissance au niveau européen de services de proximité, notamment en zone rurale.

C’est également les qualités humaines que nous souhaitons saluer ici : Jean-Paul Denanot, c’est la sagesse et la fidélité incarnées, au service des populations les plus démunies, et des idées socialistes que nous représentons et défendons au Parlement européen.

Cette annonce déclenche la procédure institutionnelle permettant à Karine Gloanec-Maurin de devenir députée européenne. Militante de la culture comme outil d’émancipation et d’épanouissement, adjointe à la municipalité de Saint-Agil (Loir-et-Cher) aujourd’hui devenue commune nouvelle de Couëtron-au-Perche, elle occupe actuellement le poste de vice-présidente en charge de la culture à la communauté de communes des Collines-du-Perche. Depuis 2015, Karine Gloanec-Maurin a intégré l’inspection générale des Affaires culturelles après avoir été vice-présidente en charge de l’international et des politiques européennes à la Région Centre-Val de Loire. Élue de terrain, elle incarne une Europe visible et engagée. Nous nous réjouissons de l’accueillir très prochainement au sein de notre délégation.

Retour sur le séminaire de la Délégation socialiste française en Ile-de-France

Les 14 et 15 septembre, à l’issue de la session plénière de Strasbourg, je me suis rendue avec mes collègues eurodéputés socialistes français au séminaire annuel de notre délégation, qui cette fois-ci avait lieu en Ile-de-France. En tant qu’élue de la circonscription, avec Pervenche Berès et Guillaume Balas, nous avons eu la chance d’organiser ces deux journées. Cette année nous étions hébergés à la Fédération française de Rugby à Marcoussis, un endroit calme et propice à l’entrainement des joueurs, comme à la bonne tenue de nos réunions de travail.
Nous avons commencé, après le trajet depuis Strasbourg, par une réunion interne sur le bilan de notre action au Parlement européen et plus spécifiquement dans chacune de nos délégations.

Nous avons ensuite partagé un dîner convivial et militant à la Brasserie Ox’Bier tenue par François Ochs, un des rares brasseurs franciliens, qui nous a permis de brasser notre propre bière au mois de juillet ; ce qui a donné naissance à la cuvée spéciale délégation socialiste française renommée « Kand’Baz » spécialement pour l’occasion et consommée sur place (avec modération) par les invités présents. Cette soirée fut l’occasion d’échanger autour du travail parlementaire de la délégation et de parler plus généralement d’Europe et d’avenir. Nous avons répondu aux nombreuses questions des militants et des élus présents ; comme Olivier Thomas, maire de Marcoussis et conseiller régional, Carlos Da Silva, premier Secrétaire fédéral de l’Essonne et Président du groupe socialiste à la Région Ile de France, Elodie Liewig, secrétaire de la section de Marcoussis ou encore Sarah Taillebois, Présidente de la fédération des élus du Val-de-Marne ; que je remercie pour leur présence.

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Vendredi, après une matinée de travail sur les perspectives de la délégation socialiste française au sein du groupe des Sociaux-démocrates nous sommes allés visiter un site industriel profondément ancré dans notre histoire européenne et notre avenir commun : le site des Mureaux du Groupe industriel ArianeGroup, né de l’ambition commune d’Airbus, de Safran et des États membres de créer un champion européen de l’industrie spatiale.

Visiter le site des Mureaux, responsable de l’intégration des étages principaux d’Ariane 5 et du futur lanceur Ariane 6, c’est vivre une expérience européenne. C’est appréhender concrètement l’importance de l’intégration européenne pour notre tissu industriel. C’est se rendre compte que notre souveraineté, dans un secteur aussi stratégique que l’accès à l’espace, est fondamentalement européenne. Avant d’être finalisée en Guyane sur le site de Kourou, la fusée Ariane, équipée de composite provenant de France, d’Espagne et d’Italie, traverse l’Europe du site des Mureaux au site de Brême (responsable de la fabrication de l’étage supérieur d’Ariane 6).

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Pour rester dans la course à l’espace, le programme Ariane 6, redessine la carte européenne de l’industrie spatiale ! La nouvelle stratégie est de permettre une fabrication à la chaîne et une standardisation des différents composites en spécialisant les différents sites de productions afin de profiter au mieux des savoirs faire, d‘éviter un éparpillement européen et de s’adapter aux nouveaux besoins du secteur des lancements de satellites. Par exemple, les structures métalliques seront concentrées en Allemagne et la filiale espagnole d’Airbus se chargera de la fabrication des pièces composites.

Visiter le site des Mureaux, où travaillent plus de 2500 personnes, c’est aussi mesurer l’importance de ce secteur dynamique et innovant pour l’emploi des jeunes. Aussi, les membres de la délégation ont été sensibles aux besoins exprimés par les dirigeants du groupe de développer les formations et l’apprentissage dans les secteurs industriels.

Enfin, visiter le site des Mureaux c’est côtoyer le génie humain. Lors de la visite du hangar d’assemblage des étages principaux d’Ariane 5 ou encore les locaux du programme « Adeline », visant à développer des lanceurs réutilisables, nous avons pris la mesure de notre savoir-faire dans le domaine de l’ingénierie aéronautique et spatiale. C’est un atout que nous devons préserver et développer dans un secteur en profonde mutation avec l’arrivée de nouveaux acteurs privés et de nouveaux enjeux comme le traitement des déchets spatiaux.

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L’adoption du rapport du Parlement européen sur la stratégie spatiale le 12 septembre et la décision de la Commission européenne d’utiliser Ariane 6 pour les futurs satellites du programme Galileo, reflètent la prise de conscience d’agir au niveau européen. Et, en tant que députés européens, nous continuerons à porter l’établissement d’une « préférence européenne » dans l’industrie spatiale afin de garantir aux lanceurs européens des débouchés sur les marchés institutionnels européens dans ce secteur qui touche à notre souveraineté.

Influence croissante des eurodéputés socialistes et radicaux au Parlement européen

Communiqué de la délégation socialiste française

La délégation socialiste française au Parlement européen est fière de voir trois de ses membres obtenir des postes de coordinateurs au sein du Parlement européen. Ce poste, mal connu, est essentiel au Parlement européen : être coordinateur, c’est être le porte-parole de son groupe politique au sein d’une commission parlementaire et définir une stratégie sur l’agenda législatif, notamment lors de la désignation des rapporteurs.

Après Pervenche Berès, au sein de la commission des affaires économiques et monétaires, Virginie Rozière, au sein de la commission des pétitions, c’est Eric Andrieu qui a été élu coordinateur de la commission agriculture et développement rural hier. Nous les félicitons chaleureusement !

Après Sylvie Guillaume, élue vice-présidente du Parlement européen, Isabelle Thomas, élue vice-présidente du groupe socialiste, et Gilles Pargneaux, élu vice-président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, c’est là une preuve manifeste de l’engagement clair et déterminé de l’ensemble des eurodéputés socialistes et radicaux, une reconnaissance du travail accompli.

On dit souvent que la France est « en perte d’influence », « marginalisée » et « transparente » au Parlement européen : c’est en partie vrai, du fait des 24 élus Front national qui ne font rien pour représenter la France. C’est aussi vrai avec la délégation Les Républicains, composée quasi exclusivement d’anciens ministres qui considèrent que c’est là, pour eux, une retraite méritée. C’est par contre totalement faux en ce qui concerne les eurodéputés socialistes et radicaux, tout comme pour les élus écologistes, qui, malgré une petite délégation, ont arraché une présidence de commission parlementaire, grâce à l’investissement de Karima Delli. Au Parlement européen, le camp du progrès est uni dans le travail !

 

Mi-mandat : une délégation socialiste française en ordre de bataille !

Communiqué de la délégation socialiste française

En octobre dernier, à l’unanimité et par acclamation, les eurodéputés socialistes et radicaux avaient pré-désigné Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy pour prendre la succession de Pervenche Berès à la tête de la délégation socialiste française. Ces quatre mois ont été l’occasion d’un passage de témoin organisé dans l’intérêt général de la délégation.

Les eurodéputés socialistes et radicaux félicitent chaleureusement Pervenche Berès, confirmée aujourd’hui comme coordinatrice de la commission des affaires économiques. Ce poste, stratégique et mal connu, est indispensable pour renforcer l’influence française au sein du Parlement européen, fragilisée à la fois par les élus FN et une délégation Les Républicains, qui est d’abord le lieu de recyclage des Gouvernements Fillon.

L’ensemble des membres de la délégation est fier d’avoir Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy à sa tête : elle symbolise parfaitement une délégation où chacun des membres a fait le choix d’un investissement total dans son mandat.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy a les qualités pour rassembler les socialistes, faire vivre notre partenariat avec le Parti radical et le mouvement social afin de faire avancer nos priorités politiques dans la deuxième partie de mandat. Après la belle campagne de Gianni Pittella et l’ère nouvelle qui s’ouvre au Parlement européen, nous continuerons d’agir pour faire de cette institution le lieu du réveil du projet européen : il y a urgence !

 

Renouvellement à mi-mandat

A l’unanimité et par acclamation, les eurodéputés socialistes et radicaux ont pré-désigné Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy pour prendre la succession de Pervenche Berès à la tête de la délégation socialiste française au mois de janvier prochain.

Ce choix fait suite à la désignation de Pervenche Berès comme coordinatrice de la commission des affaires économiques qui doit être confirmée lors de la reconstitutive à mi-mandat du Parlement européen. C’est l’occasion d’un passage de témoin, d’un renouvellement et d’une montée en puissance d’une nouvelle génération qui gagne en influence au sein du Parlement européen.

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont fait le choix de l’investissement entier et total dans leur mandat.

L’ensemble des membres de la délégation remercie chaleureusement Pervenche Berès pour son engagement pour la délégation ces deux dernières années et dans la reconstitutive à venir. Les membres de la délégation savent que Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy a les qualités pour rassembler les socialistes, faire vivre notre partenariat avec le Parti radical et le mouvement social afin de faire avancer nos priorités politiques dans la deuxième partie de mandat.

Tous les membres seront pleinement engagés dans cette fin de législature pour faire du Parlement européen le lieu du réveil du projet européen : il y a urgence !