Je retire ma candidature à l’élection européenne

Communiqué de presse

Le parti socialiste exige de ses candidats à l’élection européenne de fournir les documents administratifs de candidature alors que nous n’avons toujours pas connaissance de la composition complète et ordonnée de la liste Envie d’Europe.

J’ai été à de nombreuses reprises candidate dans le Val de Marne sur des listes de rassemblement (régionales, municipales) où les têtes de liste étaient le plus souvent membres du Parti communiste, pour autant j’ai toujours su avant de remplir ma déclaration de candidature, mon positionnement sur la liste. Cette situation est inédite.

Aussi, ne sachant pas qui seraient mes colistiers ni à quelle place je figurerais sur la liste PS-Place Publique-Nouvelle Donne, je retire donc ma candidature.

 

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Députée européenne

 

La Gauche est l’avenir de l’Europe!

Samedi 16 mars, le Parti socialiste s’est engagé dans une aventure inédite pour les prochaines élections européennes en confirmant par un vote clair de son Conseil national sa décision de s’engager sur une liste de rassemblement qui sera conduite par Raphaël Gluksmann, co-fonfateur du mouvement citoyen Place Publique et qui portera nos Combats communs.

Retrouvez ici mon intervention au Conseil national et quelques photos prises lors de la Marche du siècle, qui a rassemblé plus de 100 000 personnes, confirmant notre engagement résolu pour agir pour la planète.

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#ItsTime !

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Une liste de rassemblement ! Face aux menaces qui guettent notre planète, la division de la gauche est un poison. Le constat et le principe étaient partagés par tous. Les conditions pour y parvenir n’étaient pas simples. Et pourtant les combats communs, qui font échos aux votes communs que nous avons partagés au Parlement européen et qui ont permis d’obtenir des victoires est engagé. Merci Olivier pour ta ténacité pour que nous entamions cette campagne avec l’espoir du rassemblement à gauche.

Tous ensemble construisons la renaissance de la gauche et de l’Europe, car les deux vont ensemble !

En acceptant que ce rassemblement soit conduit par Raphaël Glucksmann, nous faisons la preuve que nos appels au rassemblement n’étaient pas que des mots. Nous en faisons la démonstration.

Les actes plutôt que les actes !.

Mais nous n’allons pas nous effaçer pas pour autant ! Nous avons l’impérieuse nécessité de constituer une équipe solide de candidats socialistes.

L’élection européenne ne permet pas d’élire uniquement des têtes de listes comme députés, les candidats figurant sur les listes comptent tout autant et il nous faut faire les bons choix pour durant la campagne, et surtout après l’élection, concilier renouvellement et expérience pour donner du sens, de la crédibilité et de l’efficacité à notre pack.

Avec mon expérience d’un mandat, je peux témoigner qu’exister parmi sept cent cinquante et un collègues représentant vingt-huit pays (705 pour 27 peut-être demain) n’est pas chose facile. Défendre la gauche au sein de la gauche européenne dont bien souvent les intérêts s’arrêtent de plus en plus où commencent les égoïsmes nationaux demande de la ténacité, de la présence et la construction de réseaux avec les bons relais. Il faut peser pour pouvoir l’emporter faute de quoi nos combats auront du mal à devenir réellement communs. C’est pourquoi le choix des candidats socialistes en position éligible sur la liste sera déterminant.

 

Et je le redis, l’histoire que nous devons raconter sur notre entrée en campagne a commencé bien avant aujourd’hui.

Oui. Depuis un an, le PS est sur le pont.

J’ai eu à coeur de remplir les missions qu’Olivier tu m’avais confiées, comme cheffe de la DSF sur l’organisation et l’animation de la table ronde sur l’Europe au Congrès d’Aubervilliers, sur la réunion au Cirque d’hiver à Paris le 29 juin avec la participation de leaders européens dont Pedro Sanchez et Paul Magnette et surtout la présidence du Chantier Europe, autant d’exercices militants où la richesse du travail collectif nous a permis de réaffirmer l’engagement profondément européen des socialistes français et de présenter notre socle de propositions pour la prochaine campagne.

Propositions qui ont été très largement partagées par toutes les sensibilités du PS et qui ont largement influencé le Manifesto du PSE, grâce aux amendements que nous avons fait passer mais aussi les 15 combats communs que nous partageons avec Place Publique.

Avec mes collègues de la DSF, nous avons présenté notre bilan des 5 ans de mandat et nous sillonnons les sections, fédérations pour en permettre la transmission et démontrer la cohérence de notre action avec les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés pour demain dans notre programme « Changeons d’Europe » totalement compatible avec les combats communs. Partout, j’ai pu constater une envie et une exigence d’Europe, celle qui répond aux attentes de manière concrète, plus de justice sociale et fiscale, plus de démocratie des actes pour s’engager dans la révolution écologique. Les militants sont prêts à entrer dans cette dernière phase de la campagne.

 

It’s Time !

 

 

Les jeunes européens ont la parole!

À l’initiative du groupe des Socialistes et Démocrates, des jeunes européens de 18 à 25 ans ont convergé au Parlement européen à Bruxelles pour prendre part à un forum sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Ils ont participé à des ateliers et débattu de l’égalité des salaires, des stéréotypes sexistes dans la publicité ou encore de la place des femmes en politique. À cette occasion, j’ai eu le plaisir de rencontrer les trois français participants à cette belle expérience. Nous avons longuement échangé sur le droit à l’avortement et sur la Convention d’Istanbul pour la lutte contre les violences faites aux femmes. L’inaction des États membres en la matière est une violence supplémentaire inacceptable et les drames se multiplient jour après jour. En 2019 en France, une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les deux jours.

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Ce fut un plaisir d’échanger avec des jeunes si engagés dans la défense d’une société plus égalitaire. Ils m’ont, à juste titre, interpellé sur le taux d’abstention des Français de moins de 25ans (74% en 2014!). Oui, c’est une priorité car seulement un sur quatre s’est déplacé pour voter aux élections européennes de 2014 alors que toutes nos batailles politiques leur sont dédiées. C’est eux qui devront radicalement changer leurs vies si rien n’est fait contre le changement climatique ou la pollution de l’air ! Je souhaite le meilleur à Mathilde, Sarah et Tiago, en espérant qu’ils seront à l’origine de bien d’autres engagements citoyens.

Au triptyque « liberté, protection, progrès » scandé par Emmanuel Macron, nous répondons « respect des citoyens, justices sociale et fiscale et égalité durable

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le problème d’Emmanuel Macron n’est pas d’avoir des projets, c’est de les réaliser. Si nous reconnaissons un talent au Président de la République, c’est bien celui de trouver de belles formules bardées d’une petite dose de lyrisme. Que retenons-nous de son ambition de « refondation de l’Europe » promise lors du discours de la Sorbonne ? Rien, elle n’a pas eu lieu. Ou encore de son annonce lancée aux yeux du monde « Make our planet great again » ? Que son ministre de la transition écologique et solidaire a jeté l’éponge après quelques mois de travail seulement ; tellement les moyens mis en œuvre pour accompagner l’indispensable transition écologique étaient sous dotés, inadaptés et contreproductifs.

Au-delà de la rhétorique et des effets d’annonce d’Emmanuel Macron, les socialistes et radicaux de gauche ont bien vu le plagiat d’une partie de leurs propositions, enrobé par les incohérences et les approximations du texte.

Le Président de la République pioche dans plusieurs idéologies à tel point qu’une partie de la droite trouve sa tribune signable tandis que l’autre la trouve creuse… ce qui n’est d’ailleurs pas antinomique.

Le Président de la République présente son projet comme ultime digue à la percée nationaliste, prenant soin de préciser que « l’autre piège, c’est celui du statu quo » ; c’est la saison 2 de « C’est moi ou le chaos », la saison 3 « Des progressistes contre les nationalistes » et la saison 4 de « Faites ce que je dis et pas ce que je fais ». Or c’est justement ce statu quo libéral réservé aux premiers de cordée dont il est l’ambassadeur qui nuit au projet européen et dont se nourrissent les forces eurosceptiques. Suppression de l’impôt sur la fortune, soutien aux accords de libre-échange, présence des lobbies au plus haut niveau de l’État, abandon de son combat pour un budget ambitieux de la zone euro, renoncement à une sortie du glyphosate dans les meilleurs délais, refus d’ouvrir les ports français aux bateaux des ONG œuvrant en Méditerranée, loi anti-casseurs qui remet en cause le droit à manifester, etc. : la liste des exemples de la politique mise en œuvre par le Gouvernement français depuis près de 2 ans pourrait être encore longue. Le fossé entre les paroles et les actes est abyssal.

Pour couronner le tout et mettre en route ces idées, Emmanuel Macron préconise un Grand Débat Européen…. Pardon, une conférence avec les institutions européennes, les États membres et les corps intermédiaires dont il s’est largement passé dans son exercice politique national.

Bref, (le candidat tête de liste de la République en Marche) Emmanuel Macron ne réussit pas à convaincre de sa bonne foi.

Seules les forces de gauche proposent aujourd’hui un projet européen ambitieux, cohérent et radicalement différent, une vraie alternative pro-européenne. Un projet qui répond aux défis majeurs du XXIème siècle et qui se fonde sur l’idée centrale que la transition vers une société du bien-être pour toutes et tous, doit être socialement juste et doit reposer sur la participation et le respect de chaque citoyen.

Nous, eurodéputés socialistes et radicaux de gauche appelons toutes les forces socialistes, écologistes et progressistes à s’unir autour de combats communs pour enfin changer l’Europe en profondeur et imposer la transition écologique, la solidarité et l’égalité, le respect des droits sociaux, la garantie d’une vie digne, le juste échange respectueux des travailleurs et de l’environnement, une Europe par les Européens, plus démocratique et garante des droits humains.

Retour sur mon déplacement à Berlin

Vendredi 1er et samedi 2 mars je me suis rendue à Berlin, à l’invitation de Philipe Loiseau Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour la circonscription de Berlin.

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Cette visite de deux jours m’a permis de faire le point avec l’équipe du Parti Socialiste Philippe Loiseau et Christiane Pecek et de l’association Français du Monde -ADFE représentée par son Président Guillaume Imbert sur la situation des 26 000 Français résidant à Berlin.

La question de la scolarisation des enfants dans les écoles bilingues ou les écoles européennes est l’un des plus grands défis à relever pour assurer le meilleur avenir à ces petits Français.

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J’ai ensuite pu échanger avec Amandine Thiriet, comédienne et chanteuse française installée à Berlin. La situation des artistes français à Berlin est précaire, n’étant pas Allemands ils ne bénéficient pas de l’accompagnement social et relèvent souvent du statut de free -lance. La nécessité d’avancer sur la création d’un statut de l’artiste européen est urgente notamment pour garantir une protection sociale indispensable à leur vie professionnelle et familiale.

 

En fin d’après-midi nous nous sommes rendus au siège du SPD de Berlin où j’ai pu échanger avec Gabi Bischoff, candidate aux élections européennes pour Berlin. Gabi Bischoff vice-Présidente du CESE pour les questions sociales connaît déjà parfaitement les arcanes des institutions européennes. Nous avons pu lors de notre réunion publique tenue en duo présenter le bilan de l’action du groupe des Socialistes et démocrates au Parlement européen et surtout dessiner les axes forts de notre campagne commune.

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Beaucoup de questions m’ont été posées sur la situation française si particulière et sur notre volonté de rassemblement des mouvements de la gauche pour bâtir une alternative crédible.

Avec Gabi nous partageons la volonté d’avancer résolument vers une transition écologique socialement juste.

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Le lendemain, j’ai eu le plaisir d’échanger avec les militants du SPD et les jeunes socialistes allemands, les jusos. Les sujets étaient nombreux et portaient principalement sur la nécessité de développer une nouvelle stratégie en matière de commerce international et de maîtriser la mondialisation avec nos normes sociales et environnementales.

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Mon dernier entretien était avec Simone Wahl (éducatrice-coordinatrice, vice-présidente association IAZ pour le bilinguisme en Allemagne, auteure de livres sur les pédagogies fr et alld). Cet échange m’a permis de découvrir l’accueil en milieu bilingue français et allemands de tous-petits (entre 1 et 7 ans) dans de nombreux Kitta qui se développent grâce à l’implication d’acteurs pédagogiques, d’élus et de parents sur-motivés, un bel exemple de ce que l’Europe peut produire de meilleur !

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Deux lycées franciliens au Parlement européen

Mardi 12 février, j’ai reçu au Parlement européen à Strasbourg un groupe d’élèves des lycées Sainte-Marie de Stains et Arthur Rimbaud de Garges-Lès-Gonesse.

Après avoir présenté l’organisation du travail à Bruxelles et à Strasbourg et la particularité de travailler en groupes politiques rassemblant les différentes nationalités composant l’Union européenne j’ai répondu à leurs questions sur mon travail en commission, sur les dossiers d’actualité notamment sur la lutte contre les violences faites aux femmes ou encore les conditions de travail des chauffeurs routiers.

Nous avons aussi échangé, sur la procédure d’adhésion à l’Union européenne, l’occasion de rappeler que ce processus prend beaucoup de temps et que les pays volontaires doivent s’engager à respecter les valeurs et les droits fondamentaux. Par ailleurs, nous avons parlé de la politique extérieure de l’Union et son implication dans les sujets internationaux ; ou encore de l’influence des lobbies dont l’activité doit être totalement publique et transparente auprès des institutions européennes.

Enfin, j’ai encouragé l’auditoire à prendre part à la vie politique de l’Europe en commençant par utiliser son droit de vote pour l’élection du 26 mai prochain.

Echange interparlementaire avec les sénateurs socialistes à Bruxelles

Mercredi 6 février, la délégation socialiste française a eu le plaisir d’accueillir au Parlement européen à Bruxelles, une délégation des membres de la Commission des Affaires européennes, du groupe socialiste et républicain du Sénat au Parlement européen.

Emmenée par Patrick Kanner, le Président de groupe, elle était composée de Jean-Yves Leconte, Didier Marie, Claude Raynal et Sylvie Robert.

Ils ont pu assister à notre réunion du groupe des Socialistes de démocrates durant laquelle nous avons abordé des dossiers politiques majeurs qui seront soumis au vote la semaine prochaine à Strasbourg : politique de cohésion et macro-conditionnalité économique, accord de commerce international Union européenne-Singapour, Paquet Mobilité. Cette entrée en matière a été très utile pour illustrer la manière dont les débats peuvent être riches et vifs au sein du groupe entre les différentes délégations nationales.

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Lors du déjeuner, puis de notre réunion de travail, nous avons pu approfondir plusieurs dossiers qui sont également au programme de travail des sénateurs : accords commerciaux et notamment celui sur le CETA, droits d’auteur et droits voisins, budget européen et programme Invest EU, paquet Asile et directive Retour. Nous avons également eu un échange sur les élections européennes. A trois mois du scrutin les sénatrice et sénateurs socialistes nous ont assuré de leur soutien et de leur engagement à prendre une part active dans la campagne. Notre délégation socialiste et radicale, diverse et soudée, n’a pas à rougir de son bilan. Notre présence au Parlement européen, sur des dossiers majeurs comme notre mobilisation sur l’ensemble du territoire français tracent notre récit : une équipe, un bilan et des propositions pour entrer avec détermination dans la campagne pour consolider la présence indispensable de la gauche pro-européenne française au Parlement européen.

 

Je remercie très chaleureusement nos collègues sénateurs pour leur engagement à nos côtés.