2019 année décisive pour les Européens

En ce mois de janvier 2019, je voulais commencer par vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année. Que 2019 vous apporte la santé, le bonheur et le succès dans tout ce que vous faites.

À n’en pas douter, 2019 est une année décisive pour l’Europe. Les raisons de se séparer, les dangers et les désaccords ne manquent pas. Voilà pourquoi certains préfèrent se replier sur eux-mêmes et quitter l’Union européenne, quand d’autres prônent la haine et s’enfoncent dans des régimes autoritaires et discriminatoires.

Mais l’année 2019 et les élections européennes du 26 mai peuvent aussi être synonyme de changement positif et marquer l’avènement d’une autre Europe ; celle qui pourra répondre aux défis d’aujourd’hui :

la transition écologique, la justice sociale et fiscale, l’accueil digne et solidaire, des demandeurs d’asile comme sur la mondialisation déloyale et anarchique aux conséquences dramatiques sur les peuples.

Alors en 2019, les Socialistes remontent leurs manches et font preuve de détermination pour relever ces nombreux défis qui se dressent devant nous. Il nous faut vaincre d’un côté l’extrême-droite et de l’autre les forces du libéralisme qui ont tout intérêt au statu quo.

Le moment est exigeant et j’appelle chacun à en prendre conscience et à en tirer les conséquences : les forces de gauche et les écologistes doivent s’unir, au-delà des égoïsmes partisans.

Cette stratégie d’alliance n’est pas contre-nature, bien au contraire ! Nous partageons déjà un socle de propositions et d’idées communes, et au-delà des paroles, les actes : nous savons unir nos votes pour faire avancer une Europe plus juste socialement, qui s’engage contre le dérèglement climatique et qui respecte les valeurs de solidarité, de générosité et d’hospitalité. Une Europe solidaire, écologique, démocratique et sociale est à portée de mains en 2019 :

  • Une Europe écologique pour mettre en œuvre nos engagements climatiques, investir dans la transition énergétique et protéger nos citoyens contre la pollution de l’air. Avec l’encadrement des émissions de CO2 des véhicules ou encore l’objectif d’arriver à 30% d’énergies renouvelables en 2030, l’Union a montré qu’elle était un acteur incontournable de la nécessaire transition écologique. Mais cette transition devra, pour être acceptée, se réaliser dans un contexte de justice sociale et fiscale.
  • Une Europe sociale pour tous avec l’adoption d’un salaire minimum dans tous les pays de l’Union européenne et la construction d’une Europe providence pour avancer sur l’harmonisation des droits sociaux. Il faut dépasser les objectifs purement budgétaires qui enferment l’Europe dans un rôle d’inspecteur des finances publiques pour les remplacer par des objectifs sociétaux comme le niveau des inégalités sociales et le taux de pauvreté. Il s’agit de réorienter en profondeur le fonctionnement européen.
  • Une Europe démocratique où la plus grande fermeté est de mise contre ceux qui bafouent les droits humains, y compris quand cela concerne des gouvernements aujourd’hui italien, autrichien ou polonais. Avoir été élu n’autorise pas à défier les valeurs fondamentales et fort heureusement ! Les sanctions économiques ne sont pas un tabou pour la gauche.
  • Une Europe Solidaire envers les demandeurs d’asile. Chaque Etat prendra ses responsabilités et aura l’obligation d’accueil. L’extrême-droite utilise souvent un argument infâme, laissant croire que ces personnes n’ont pas eu le courage de rester sur leurs terres. Mais que peut faire une famille avec des enfants contre les atrocités de la guerre et des persécutions ? Il n’est pas question d’abandonner des personnes qui n’ont eu qu’un seul choix, celui de fuir.

 

Après les traditionnels vœux de la nouvelle année, un autre rituel est de mise : celui des bonnes résolutions ; à commencer par voter le 26 mai prochain. L’échec du Brexit nous rappelle à quel point l’abstention est un poison mortel.

L’année 2019 sera décisive et les choix que nous ferons collectivement seront cruciaux pour l’avenir de l’Europe.

Je suis prête à y prendre toute ma part ! Vous pouvez compter sur mon engagement et ma détermination pour faire gagner cette Europe généreuse et solidaire tournée vers les femmes et les hommes qui la composent.

 

Pedro Sanchez adresse un discours d’espoir pour les Européens

Mercredi 16 janvier, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez était invité à débattre avec les Députés européens de l’avenir de l’Union européenne. Il a livré un discours très politique et très ambitieux portant hautes les priorités sociales et écologiques, les valeurs de solidarité. Il a également appelé à la mise en oeuvre d’une stratégie européenne sur l’égalité de genre ayant une portée contraignante pour tous les Etats-membres.

Voici mon interpellation dans le débat

« Cher Monsieur le Premier Ministre,

Merci pour le discours que vous avez tenu. Merci pour ce discours qui donne des couleurs d’espoir à l’Union européenne en mettant en avant les questions sociales, les questions d’écologie, les questions de solidarité et de valeurs ainsi que les questions budgétaires où vous avez été très ambitieux : oui, 1% du PIB alloué par les Etats-membres au budget européen n’est pas suffisant pour mettre en place des propositions européennes fortes.

Vous êtes aussi allé très loin en osant parler d’une Europe fédérale et cela fait plaisir à entendre ; je vous en remercie.

Je voudrais revenir sur la situation en Andalousie car nous sommes ici très préoccupés Nous devons proscrire toutes formes d’ambiguïté et d’alliance contre-nature avec des forces de droite et d’extrême-droite. C’est absolument scandaleux !  Sachez que vous pouvez compter sur nous pour toujours soutenir des alliances avec des forces progressistes de gauche et des écologistes ».

 

A la cohérence, la clarté et la sincérité, les socialistes et radicaux ajoutent la vérité

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui dans la matinale de France Inter Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie les Verts aux élections européennes de 2019, a notamment expliqué son refus de travailler avec les forces de gauche, dans la perspective des prochaines élections européennes, par les votes des Socialistes au Parlement européen.

Il a pris trois exemples : la pêche électrique, le glyphosate et les accords de libre-échange.

Or, les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre la pêche électrique. Plusieurs amendements pour interdire cette pratique néfaste ont été déposés et votés avec leur soutien.

Les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre le glyphosate et n’ont aucune leçon à recevoir de la part de M. Jadot. Il faut d’ailleurs souligner que c’est un ancien député vert, Matthias Berninger, qui vient d’être nommé responsable du lobbying chez Bayer/Monsanto ! Au Parlement européen, c’est Eric Andrieu qui est à la pointe de ce combat et qui a obtenu, soutenu par tous les socialistes, la création d’une commission d’enquête. C’est lui qui la préside ; le rapport sera voté pendant cette session à Strasbourg.

Enfin, les Socialistes et radicaux français ont voté contre le CETA, l’accord commercial avec le Canada, contre le TTIP, l’accord commercial avec les États-Unis, et ont dès le premier jour mené le combat contre l’arbitrage privé.

Yannick Jadot dit vouloir « la cohérence, la clarté et la sincérité ». Si chacun est libre d’avoir son opinion, les faits sont les mêmes pour tout le monde. La gauche a besoin de rassemblement, raison pour laquelle nous voulons la vérité.

Les eurodéputés socialistes participent au Congrès du Parti Socialiste Européen (PSE) à Lisbonne

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les partis et organisations membres du PSE se sont réunis les 7 et 8 décembre à Lisbonne pour échanger sur les orientations de la législature 2019-2024. Le Parti socialiste européen est aujourd’hui la deuxième force politique à l’échelle européenne. Les divisions de la droite permettent d’entrevoir la possibilité d’une majorité progressiste, avec comme force centrale le PSE. Les eurodéputés socialistes français plaident pour une Europe radicalement différente et défendent un programme ambitieux à même de répondre aux attentes légitimes des Européens.

 

Le Manifeste du PSE sera adopté en février 2019 à Madrid, nous y défendrons les propositions suivantes pour engager une rupture radicale dans les priorités politiques de l’Union européenne :

– La lutte contre le dérèglement climatique et la transition écologique et énergétique comme priorités absolues avec un plan d’urgence européen pour le climat, qui s’appuie notamment sur un plan d’investissements verts de 500 milliards d’Euro sur 5 ans, un « airbus » des énergies renouvelables, et la sortie du calcul des déficits publics des investissements liés à la transition énergétique.

– La défense des droits fondamentaux, le refus de tout compromis avec les forces populistes et conservatrices, la lutte contre toutes les discriminations, pour l’égalité des droits, le libre choix et le droit à l’avortement, l’égalité entre les femmes et les hommes.

– La lutte contre les inégalités avec la construction d’une Europe du progrès social partagé autour notamment d’un salaire minimum dans chaque pays.

– la mobilisation autour des enjeux éducatifs et culturels en favorisant la mobilité de tous les jeunes et en leurs donnant les clés de la citoyenneté européenne dont ils sont les futurs acteurs.

– La mise en place d’un autre pilotage économique et financier de la zone Euro, avec une autre approche du budget européen, et de nouvelles orientations pour les politiques d’investissement, afin de donner une priorité claire à l’emploi, au développement durable, à la transition écologique et énergétique, ainsi qu’à la recherche et l’innovation.

– La révision des politiques commerciales et de concurrence pour faire prévaloir la défense des intérêts de l’Europe et celle de son modèle social et de développement durable avec le « juste échange ». La lutte contre les paradis fiscaux et le dumping fiscal en Europe et dans le monde.

– Le choix d’une politique migratoire européenne solidaire fondée sur les valeurs d’ouverture au monde, le respect du droit d’asile, et la régulation collective des flux migratoires.

Nous sommes résolus à faire porter ces priorités par Frans Timmermans, le candidat à la présidence de la Commission européenne de notre famille social-démocrate européenne. Il devra les incarner durant la campagne à venir et les mettre en œuvre au sein d’une alliance des groupes de gauche et des écologistes.

Par ailleurs, nous saluons et soutenons également l’ensemble du travail mené par la Commission Indépendante pour l’Egalité Durable dans le cadre du projet Progressive society et les 110 propositions des socialistes et démocrates européens, que nous vous invitons à consulter ici : http://www.deputes-socialistes.eu/quelle-europe-face-au-chaos/

 

@YouAct_Europe se mobilise pour l’éducation sexuelle

Je mets un point d’honneur à inclure les jeunes générations dans l’exercice de mon mandat parlementaire, que ce soit en allant à la rencontre des écoliers, des étudiants et du monde associatif. Ce mercredi 5 décembre, j’ai rencontré les activistes des organisations de jeunesse « YouAct » et « Choice for sexuality » pour discuter de l’éducation sexuelle des jeunes. Après une étude menée dans plusieurs pays d’Europe, ils ont constaté que les systèmes actuels ne garantissent ni une éducation à la sexualité complète ni une information claire de l’ensemble des droits sexuels et reproductifs. Les raisons sont multiples mais ils avancent le manque de suivi et le manque de capacité et de ressources pour prodiguer un tel enseignement, en particulier sur la question de l’identité et du genre.

Je mène la bataille de l’éducation sexuelle au sein du Parlement européen et toutes les ressources de la société civile me sont utiles afin de prouver à l’ensemble des collègues réfractaires le besoin de notre jeunesse.

Pour des consultations citoyennes qui respectent la démocratie et le pluralisme politique !

Jeudi 8 novembre j’ai participé à la rencontre interparlementaire sur les consultations citoyennes sur l’Europe, qui ont eu lieu d’avril à octobre 2018, sur tout le territoire français. Elles permettaient à ceux qui le souhaitaient d’exprimer leurs avis et leurs propositions sur l’Union européenne. Cela devait être le fruit des initiatives citoyennes et refléter la pluralité des opinions.

Depuis avril, j’ai participé à plusieurs consultations citoyennes, notamment celle organisée par la Direction Europe du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis à destination des jeunes sur le thème « Partir en Erasmus, pourquoi pas moi ? ». J’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs témoignages de voyage de la part de ces jeunes en difficultés qui demandent qu’à s’ouvrir à l’Europe. Ils ont proposé de créer des ambassadeurs Erasmus afin d’être mieux informés sur le dispositif et de pouvoir en bénéficier plus facilement.

J’ai également participé à une consultation organisée par l’European Student Think Tank qui s’est interrogé sur l’identité européenne, le rôle des médias et la place laissée à l’Europe. Effectivement, même si depuis quelques années les médias s’intéressent de plus en plus aux sujets européens, cela reste très insuffisant.

Ces consultations ont été l’occasion de donner une certaine visibilité au débat européen, mais elles n’ont pas permis de mettre en avant le pluralisme démocratique qui aurait donné du souffle au débat politique européen. A l’image du clip vidéo du gouvernement, où la pensée binaire réductrice et politiquement dangereuse de renfermer un choix entre pro et anti-européens est mise en avant, je regrette cette large communication financée par des fonds publics qui semble d’abord et avant tout mise au service d’un seul parti politique.

Pour rapprocher les citoyens des enjeux européens il faut leur montrer qu’à cette échelle aussi il existe des visions de gauche, de droite et qu’il leur appartient par leur vote de décider de l’orientation politique que prendra le Parlement européen en mai 2019. Je pense en particulier aux jeunes qui sont les plus éloignés de cette élection alors même que leur avenir dépendra beaucoup de celles et ceux qui siégeront dans cette Assemblée.

 

J’ai tenu à saluer les associations européennes qui se sont largement impliquées dans ces consultations comme elles l’ont toujours fait et continuerons à le faire.

 

Echanges sur l’état des lieux des droits sexuels et reproductifs en Europe au Conseil économique, social et environnemental

Le mercredi 31 octobre, j’ai été auditionnée par la délégation des droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental français. Dans le cadre d’un rapport de Véronique Séhier sur les droits sexuels et reproductifs en Europe, j’ai été interrogée sur mon travail parlementaire pour la lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que sur mon combat pour le droit à l’avortement en Europe.

Le climat politique actuel et la recrudescence des mouvements extrémistes et néo-fascistes en Europe freinent actuellement toutes propositions progressistes en la matière. Les femmes ont toujours été les premières victimes des régimes autoritaires et c’est ce que l’on observe aujourd’hui :  refus de légiférer sur les violences basées sur le genre ou restrictions abusives de l’accès à l’avortement et à la contraception moderne.

Face à cette menace grandissante, la mobilisation de la société civile est primordiale, en particulier à l’approche des élections européennes de mai 2019. Les citoyens peuvent agir pour la défense des droits fondamentaux par les urnes.

Avec la bonne majorité politique, nous pouvons élargir la Charte européenne des droits fondamentaux afin de constitutionnaliser le droit à l’avortement. Nous protégeons ainsi toutes les femmes européennes des dérives de leurs Etats.