Les alliés d’En Marche en Europe s’allient à l’extrême droite en Espagne

Communiqué de la Délégation socialiste française

Dès le 28 décembre 2018, les eurodéputés socialistes et radicaux avaient dénoncé l’alliance de Ciudadanos avec l’extrême droite Vox pour prendre le pouvoir en Andalousie. C’est en effet pendant les fêtes que Marta Bosquet a été élue à la présidence du Parlement régional andalou grâce à l’appui du parti Vox.

Hier, cette logique a abouti à la mise en place d’un Gouvernement rassemblant extrême droite, libéraux et conservateurs.

Les eurodéputés socialistes et radicaux dénoncent avec force cette alliance et appellent le parti En Marche en France et l’ALDE à clarifier immédiatement leur logique d’alliance à l’échelle européenne. Qui s’en souvient d’ailleurs : jusqu’à il y a peu, ces derniers étaient prêts à s’allier avec le Mouvement 5 étoiles de M. di Maio.

Les femmes, les migrants, les classes populaires seront les premières victimes du nouveau Gouvernement andalou. Dans ces heures tristes pour l’histoire de l’Andalousie, région qui a payé dans sa chair sa résistance au franquisme, nous adressons notre soutien aux citoyens andalous et ces quelques vers de Federico García Lorca : « Dans ce monde, moi je suis et serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien et à qui on refuse jusqu’à la tranquillité de ce rien. ». Et comme la mère dans Noces de sang : « Tant qu’on est vivant, on se bat ».

Espagne : une nouvelle page pour la démocratie espagnole

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen se réjouissent de la victoire des forces progressistes sur la droite corrompue et réactionnaire espagnole. Le départ annoncé de M. Rajoy est une bonne nouvelle pour les Espagnols et les Européens. Nous félicitons Pedro Sanchez, nouveau premier ministre.

Le scandale de la corruption était tel – rappelons que c’est l’ensemble du Parti Populaire qui a été condamné – que le maintien au pouvoir de M. Rajoy était impensable.

Nous saluons le travail de Pedro Sanchez, qui a réussi à obtenir un large soutien pour la motion de censure déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol.

Au Parlement européen, nous serons à ses côtés pour plaider en faveur de la fin de l’austérité. Nous saluons également sa volonté de dialogue dans la crise catalane, qui n’a que trop duré.

 

Cette victoire de la démocratie prouve que, face aux mêmes difficultés – chômage, austérité –, une réponse qui fédère les progressistes est possible !