Pour une refonte de la législation européenne sur l’autorisation des produits phytosanitaires

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de la large adoption par le Parlement européen du rapport de la commission spéciale pesticides et remercient chaleureusement Eric Andrieu, Président de cette dernière, pour l’ensemble du travail accompli, au prix de menaces et de pressions scandaleuses de la part du lobby agro-industriel.

Avec Eric Andrieu, nous plaidons pour en finir avec la passoire que constitue la législation européenne sur les produits phytosanitaires. Les élus ne sont pas là pour défendre les intérêts de l’industrie quand cette dernière menace la santé des Européens.

Les exigences des citoyens sont simples, basiques même : ils veulent une alimentation saine, sans substances dangereuses. Manger, ce n’est pas s’empoisonner ! Pour cela, ils peuvent compter sur la détermination sans faille des socialistes et radicaux.

En suivant nos recommandations – transparence, indépendance et stricte application du principe de précaution – la Commission européenne, les États membres et leurs agences sauveraient non seulement le système d’autorisation européen, mais également la santé et l’environnement. La confiance dans notre système serait aussi un moyen de renforcer l’adhésion au projet européen.

Parce que les travaux menés ont également permis de mettre en lumière les nombreuses dérives lors de l’approbation du glyphosate – dont 1 million de citoyens demandent l’interdiction – nous avons voté pour que cette autorisation soit ré-éxaminée à la lumière des informations dont nous disposons aujourd’hui.

Ce rapport est particulièrement ambitieux et demande notamment :

– d’allouer à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) des ressources financières suffisantes pour mener des expertises indépendantes des lobbys, et des vérifications pour empêcher les conflits d’intérêts au sein de cette agence ;

– de rendre public toutes les études dans leur intégralité, y compris les données brutes, pour permettre un examen indépendant ;

– de rendre transparents les copier-coller : toutes les citations doivent être clairement marquées, car trop souvent des agences nationales multiplient les copier-coller d’études de l’industrie sans le dire ;

– de prendre en compte les effets cocktails et cumulatifs de ces substances sur la santé et l’environnement.

Parce que la santé humaine et l’environnement passent avant toutes les autres considérations économiques et industrielles, nous ne lâcherons rien.

Suite à la décision du Tribunal administratif de Lyon hier, nous demandons à Emmanuel Macron de suspendre sans délai la vente de l’ensemble des produits à base de glyphosate, dans l’attente d’une étude impartiale, objective et indépendante ; c’est également pour cette raison que nous avons voté en faveur de l’interdiction du glyphosate dans le rapport examiné aujourd’hui.

Dans la perspective des prochaines élections européennes, nous proposerons une refonte de la législation européenne sur l’autorisation des produits phytosanitaires qui est aujourd’hui une vraie passoire.

Le Parlement européen adopte deux programmes importants pour lutter contre le chômage et la pauvreté en Europe

Aujourd’hui nous avons adopté les proposition du Parlement européen sur le prochain Fonds Social européen (FSE) et le futur Fonds pour la transition.

Ces deux programmes européens sont fondamentaux pour lutter contre le chômage et la pauvreté et pour financer des plans de formation et de reconversion pour protéger les salariés européens des plans sociaux. Je me félicite que la proposition des socialistes et démocrates d’établir une garantie enfant pour éradiquer le fléau de la pauvreté des enfants ait été adoptée dans le FSE. Mettre fin à la pauvreté des enfants c’est s’attaquer à la racine du cercle vicieux de la pauvreté qui frappe trop d’enfants en Europe. Nous avons aussi voté pour élargir le champ d’intervention du Fonds pour la  transition qui devra non seulement  traiter les effets négatifs de la mondialisation mais aussi de la numérisation et de l’automatisation sur l’emploi. C’est un pas en avant pour mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels l’Union européen doit faire face pour protéger les citoyens et l’emploi en Europe.

Voici mes explications de vote

Sur le Fonds Social Européen +

J’ai voté pour la proposition du Parlement européen sur le nouveau Fonds Social Européen pour la période 2021-2027. J’ai voté pour ce texte car le Parlement propose d’augmenter considérablement les ressources de ce fonds à 106 milliard, soit une augmentation de 19 % par rapport à la proposition de la Commission. Le Fonds Social Européen joue un rôle fondamental dans la lutte contre le chômage, le retour à l’emploi, la formation des jeunes ou encore la lutte contre la pauvreté. Avec la garantie jeunesse c’est plus de 10 millions de jeunes européens qui ont bénéficié de formations pour trouver un travail. Il faut que l’Europe continue de financer ces actions. Et je me aussi félicite de l’adoption de la proposition des socialistes et démocrates de mettre en place une « garantie enfant » pour éradiquer le fléau de la pauvreté des enfants. Mettre fin à la pauvreté des enfants c’est s’attaquer à la racine du cercle vicieux de la pauvreté qui frappe trop d’enfants en Europe.

 

Sur le Fonds global d’ajustement à la mondialisation

 

J’ai voté pour le futur Fonds global d’ajustement à la mondialisation, rebaptisé Fonds pour la transition. J’ai voté pour ce fonds car il permet de lutter contre les conséquences de la mondialisation en finançant des plans de formation et de reconversion des salariés européens victimes de plans sociaux. J’ai voté pour la proposition du Parlement européen qui élargit le champ d’intervention de ce fonds pour traiter aussi des effets négatifs de la numérisation et de l’automatisation sur l’emploi. C’est un pas en avant pour mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels l’Union européen doit faire face pour protéger les citoyens et l’emploi en Europe. J’ai aussi voté en faveur de la proposition visant à faciliter l’accès de ce fonds aux PME en abaissant à 200 le nombre de licenciements au-dessus duquel une demande auprès du fonds est recevable.

Brexit : et maintenant ?

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les parlementaires britanniques se sont exprimés : aucune majorité ne s’est dégagée pour valider l’accord négocié entre le Royaume-Uni d’une part et l’Union européenne d’autre part.

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont suivi avec attention les débats au Royaume-Uni, tout en respectant la vie politique intérieure d’un État membre.

Parce que partir sans un accord serait un désastre, à la fois du côté britannique et européen, nous souhaitons que les Britanniques disent enfin ce qu’ils veulent ! Chacun a pu clarifier en son âme et conscience ce qui était possible et ce qui ne l’était pas, comprendre l’étendue des mensonges proférés par les tenants du Brexit et ses conséquences dans tous les compartiments de la vie économique et sociale britannique.

C’est aux Britanniques de décider, maintenant qu’ils savent ce qu’un Brexit veut dire ; seule la démocratie peut permettre de résoudre cette longue crise.

Monsieur Cameron et d’autres avaient pensé que quitter l’Union était une affaire simple ; Madame May avait pensé pouvoir négocier un Brexit exclusivement favorable aux intérêts du Royaume Uni ; confronté à la réalité des faits, chacun réalise la difficulté du choix et il est temps d’agir.

Le « grand débat » est bien… « national »

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance avec intérêt du courrier adressé par le Président de la République aux Français. Ils participeront – comment pourrait-il en être autrement ? – à ce dialogue avec les citoyens. C’est leur ADN ; ils l’ont toujours fait.

Sur le contenu de cette lettre, et en complément de ce qui a été dit par le Parti socialiste et les groupes socialistes à l’Assemblée nationale et au Sénat, les eurodéputés socialistes et radicaux peinent à croire en l’absence totale de la question… européenne.

Cette absence, c’est l’éléphant au milieu d’un magasin de porcelaine. N’y aurait-il donc aucun débat européen sur lesquels M. Macron souhaite recueillir l’avis des Français ? Pas un mot, pas une question, pas même une évocation. Rien. L’Europe n’est plus un sujet pour l’Élysée. Une crainte peut-être ?

Pourtant, les consultations citoyennes sur l’Europe s’étant déjà soldées par un gros flop, une vraie cogitation restait nécessaire.

Ainsi ce « grand débat… national » porte-t-il bien son nom mais l’absence – forcément volontaire – des questions européennes n’augure rien de bon, car aucune réflexion politique sérieuse – notamment sur les questions sociales, environnementales, économiques, migratoires – ne peut être menée à l’échelle nationale sans faire le lien avec l’échelle européenne. C’est pourquoi, les eurodéputés socialistes et radicaux continueront de plaider pour une indispensable politisation accrue de cet espace.

A la cohérence, la clarté et la sincérité, les socialistes et radicaux ajoutent la vérité

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui dans la matinale de France Inter Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie les Verts aux élections européennes de 2019, a notamment expliqué son refus de travailler avec les forces de gauche, dans la perspective des prochaines élections européennes, par les votes des Socialistes au Parlement européen.

Il a pris trois exemples : la pêche électrique, le glyphosate et les accords de libre-échange.

Or, les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre la pêche électrique. Plusieurs amendements pour interdire cette pratique néfaste ont été déposés et votés avec leur soutien.

Les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre le glyphosate et n’ont aucune leçon à recevoir de la part de M. Jadot. Il faut d’ailleurs souligner que c’est un ancien député vert, Matthias Berninger, qui vient d’être nommé responsable du lobbying chez Bayer/Monsanto ! Au Parlement européen, c’est Eric Andrieu qui est à la pointe de ce combat et qui a obtenu, soutenu par tous les socialistes, la création d’une commission d’enquête. C’est lui qui la préside ; le rapport sera voté pendant cette session à Strasbourg.

Enfin, les Socialistes et radicaux français ont voté contre le CETA, l’accord commercial avec le Canada, contre le TTIP, l’accord commercial avec les États-Unis, et ont dès le premier jour mené le combat contre l’arbitrage privé.

Yannick Jadot dit vouloir « la cohérence, la clarté et la sincérité ». Si chacun est libre d’avoir son opinion, les faits sont les mêmes pour tout le monde. La gauche a besoin de rassemblement, raison pour laquelle nous voulons la vérité.

Pour une meilleure application de la Charte des droits fondamentaux par les États, les institutions européennes et ses agences

Le 10 janvier, la commission des libertés civiles a voté ses recommandations pour une meilleure mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux dans le cadre institutionnel européen. J’avais la charge de ce rapport pour le groupe des Socialistes et Démocrates et je me félicite du résultat obtenu : nous demandons des analyses d’impact complètes en matière de droits fondamentaux pour chaque proposition législative ; nous souhaitons une évaluation obligatoire du respect de la Charte dans la gouvernance économique de l’Union reconnaissant qu’aujourd’hui, peu d’attention est accordée aux droits sociaux ; ou encore nous appelons à la création d’un mécanisme pour détecter et signaler toutes violations dans chaque agence décentralisée de l’Union.

Derrière ces mesures techniques, nous lançons un appel politique fort pour le respect absolu des droits fondamentaux au sein de nos institutions et dans les États membres. Les États ne sont pas exemptés de respecter la Charte, bien au contraire ! Notre rapport vise également à combler les lacunes en matière d’application correcte de la Charte sur le plan national. La situation politique en Europe est bien morose en la matière mais la meilleure des réponses est bien de continuer à affirmer nos valeurs et à renforcer nos institutions.

 

Brexit, réseaux transeuropéens de transports et ports français : les députés de la commission des transports adoptent un projet règlement !

Aujourd’hui en commission des transports nous avons adopté un règlement pour faire face à une sortie sans accord de l’Union européenne du Royaume Uni.

Ce règlement permettra d’adapter les corridors des réseaux transeuropéens de transport pour garantir la bonne connexion entre l’Irlande et le reste du continent européen suite à un éventuel Brexit sans accord. Nous avons réussi à intégrer dans les corridors les ports du nord de la France : Brest, Saint Malo, Cherbourg, Caen-Ouistreham, le Havre, Boulogne, Calais et Dunkerque. Il était tout à fait indispensable que la commission des transports se prononce clairement pour intégrer les ports français qui seront en première ligne en cas de sortie sans accord du Royaume Uni. Nous avons aussi voté pour débloquer des fonds européens pour aider ces ports à s’adapter aux nombreux défis du Brexit.

Merci Madame la présidente, chère rapporteure,

Et bonne année également à tout le monde,

Comme vous l’avez indiqué ce dossier est extrêmement important et a fait l’objet d’une réunion extrêmement constructive et c’est la raison pour laquelle je soutiens tous les compromis qui vont être soumis au vote aujourd’hui et j’appelle également tout le monde à faire en sorte que nous puissions avoir une position la plus large possible.

Il était question notamment de corriger ce qui nous semble être un oubli malencontreux de la part de la Commission européenne et de proposer une forme de Lex specialis.

Maintenant nous sommes habitués nous l’avons fait dans le cadre du transport routier. Donc je ne serai pas plus longue simplement pour dire que j’appelle au vote large de cette proposition de rapport de la commission des transports.