Échanges avec des jeunes européens sur l’avenir de la politique européenne des transports #EYE2018

Le 21 novembre en commission des transports j’ai eu le plaisir d’échanger avec trois jeunes européens impliqués dans le programme EYE2018 qui a rassemblé plus de 9000 jeunes pour discuter de l’avenir de l’Union européenne. Les trois intervenants nous ont présenté des propositions « percutantes » pour l’avenir de la politique européenne en matière de mobilité. Gratuité des transports publics dans toutes les villes de l’Union européenne, financement de vélos électriques ou encore quotas d’émissions de CO2 pour les camions, les propositions ne manquent pas. J’ai réagi positivement à leurs propositions qui montrent combien les jeunes ont de plus en plus conscience de la nécessité de réduire l’impact environnemental des transports. Mais j’ai aussi invité les intervenants à réfléchir sur la question de la fracture territoriale et sur la nécessité de renforcer l’accessibilité des transports en commun pour ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture.

Tout d’abord merci beaucoup d’être parmi nous pour cet échange extrêmement intéressant. J’observe que les trois premières interventions que vous avez émises portent sur l’importance que les transports peuvent avoir dans la question du changement climatique et comment on peut faire en sorte d’avoir toujours plus de mobilité. C’est ce que nous nous défendons au sein de cette commission : une mobilité qui soit plus protectrice de l’environnement, plus protectrice de l’air que nous respirons et qui soit aussi accessible parce que nous avons aujourd’hui un vrai souci et c’est un sujet sur lequel on travaille beaucoup dans cette commission, c’est sur la fracture territoriale. C’est à dire, il y a ceux qui peuvent se déplacer et qui ont le choix entre des transports en commun accessibles, pas chers, mais des transports en commun. Et ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur propre voiture et généralement quand les personnes n’ont pas d’autres choix de prendre leur propre voiture elles sont souvent très polluantes parce que ce sont des vieilles voitures.

 

C’est un sujet qui fait beaucoup débat en France, si vous avez suivi l’actualité, avec ceux qui qui se font appeler « les gilets jaunes » et qui nous rappellent que nous devons absolument faire des propositions mais ce n’est pas uniquement pour les Français mais pour l’ensemble des citoyens européens que l’on doit avancer vers une mobilité plus propre mais aussi plus accessible et donc regarder la question de comment on va mettre en place soit des propositions sur ETS ou sur la gratuité des transports en commun pour moins prendre sa voiture. Mais alors là, on se pose la question de ceux qui n’ont pas accès à ces transports en commun pour se déplacer et donc il faut essayer de concilier l’ensemble. Et dans les propositions que vous avez faites et sur lesquelles j’aimerais revenir c’est sur la gratuité des transports.  Elle va concerner surtout des villes riches parce qu’il y aura des impôts locaux qui permettront de prendre en charge ce que payent aujourd’hui les usagers des transports en commun. Mais il y a des villes qui le sont beaucoup moins et qui ne pourront pas le mettre en place. En revanche il y a un moyen de rendre beaucoup moins cher les transports en commun c’est celui du niveau de la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée, qui est appliquée au secteur des transports et donc la ramener à 5% pour rendre les prix moins chers. C’est un point qui peut être extrêmement important et là ou j’aimerais beaucoup vous entendre aussi, parce que les sujets transports ce n’est pas uniquement nous qui nous déplaçons et agissons pour la planète, c’est aussi ceux qui travaillent dans le secteur des transports.  Est-ce-que vous vous êtes intéressés à la question des travailleurs dans le secteur des transports ?

Rencontre avec deux classes du lycée professionnel Galilée

Vendredi 8 avril, j’ai rencontré les élèves de deux classes de première du lycée Galilée dans le 13ème arrondissement de Paris. Les élèves de ces deux classes suivent des formations très professionnalisantes : Les systèmes électroniques et numériques pour les uns et la prothèse dentaire pour les autres.

Les élèves qui se spécialisent dans les systèmes électroniques et numériques sont en partenariat avec la marine nationale et sont ambassadeurs de l’Union européenne pour l’année 2016. Ce projet mis en œuvre sous l’autorité de leur professeur principal Mme Marie et de leur proviseur M. Rentail a pour objectif de donner aux jeunes des établissements secondaires et professionnels la possibilité d’approfondir leurs connaissances du Parlement européen et de l’Union européenne. C’est dans ce cadre que je leur ai rendu visite et que j’ai fait le choix de parrainer cette classe pour l’European Youth Event (EYE) qui aura lieu les 20 et 21 mai prochains. Cet évènement qui réunira 7000 jeunes venus des quatre coins de l’Europe entre 16 et 30 ans devrait leur permettre de rencontrer d’autres jeunes de culture et d’horizons différents qui feront eux aussi l’Europe de demain.

Au cours de la rencontre, je suis d’abord revenue sur mon rôle au Parlement européen en tant que députée et sur l’exercice quotidien de mon mandat. Nous avons ensuite échangé sur les différents sujets sur lesquels je travaille en commission et sur l’actualité européenne. Ainsi ils ont pu me poser de nombreuses questions sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme à l’échelle de l’Union européenne, le nécessaire accueil des réfugiés syriens en Europe sous le prisme de l’accord entre l’UE et la Turquie ou encore la protection des données personnelles. Nous sommes également revenus sur la situation particulière des VTC et la notion d’ubérisation au sein de notre société, notamment dans le cadre de leurs futurs emplois. Nous avons également échangé sur l’organisation des services portuaires, les fraudes aux émissions de CO2 mises en lumière par le scandale Volkswagen ou encore le scandale des Panama-papers et les réponses apportées par l’UE pour lutter contre la fraude fiscale. Alors qu’une possible sortie du Royaume-Uni de l’UE met en lumière la fragilité du projet européen, les lycéens s’interrogent sur l’avenir de l’espace Schengen et de l’Europe politique. Je leur ai alors rappelé que le projet européen ne pourra se poursuivre que de manière inclusive, avec l’ensemble des peuples et des cultures européennes.

L’Europe de demain ne se fera pas sans les jeunes d’aujourd’hui. Avec la garantie jeunesse, ou encore l’extension Erasmus +, l’Union européenne accorde une attention toute particulière à ses jeunes citoyens européens. C’est pourquoi il est essentiel que notre jeunesse s’engage. Politiquement, syndicalement, dans le secteur associatif ou dans la vie de tous les jours, notre société a plus que jamais besoin de jeunes qui défendent et font vivre leurs idées.