500 millions d’euros en plus pour la jeunesse européenne en 2017, conséquence de la révision du Cadre financier pluriannuel

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a voté ce midi le budget rectificatif n°3 pour 2017, débloquant 500 millions d’euros dès cette année en faveur de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ). Ce programme finance notamment les dispositifs de garantie jeunesse, visant à soutenir les jeunes européens dans la recherche d’emplois et de formations de qualité.

Dans un contexte tendu qui a vu se multiplier les imprévus – sécurité, migrations, crise agricole, etc – l’Union s’est trouvée paralysée par un Cadre financier pluriannuel 2014-2020 inadapté et ridiculement sous-dimensionné. Ainsi, aucun crédit n’était prévu pour le programme pour l’emploi des jeunes après 2016, alors qu’avec 3,710 millions d’Européens de moins de 25 ans sans emploi, la lutte contre le chômage des jeunes est unanimement présentée comme une priorité.

Dans ce contexte, le Parlement a réclamé dès 2015 une révision à la hausse du Cadre financier pluriannuel. A l’issue d’une longue bataille entre le Parlement et le Conseil, notre collègue Isabelle Thomas, en tant que rapporteure, et la Commission des Budgets sont parvenus à obtenir cette révision budgétaire en juin dernier, augmentant de 6 milliards d’euros les moyens pour la période 2017-2020. Parmi eux, 1,4 milliard est spécifiquement dédié à l’IEJ, dont 500 millions d’euros dès 2017.

Le vote de ce jour vient concrétiser ces 500 millions d’euros prévus par la révision pour l’IEJ d’ici la fin de l’année. Cette rallonge budgétaire était vitale pour la continuité du dispositif. Elle va permettre de relancer un programme essentiel au regard du niveau du chômage des jeunes en Europe.

C’est une victoire pour le Parlement, mais aussi un seuil minimum. Pour l’IEJ comme pour les autres programmes, les acquis de la révision budgétaire que nous avons obtenue au forceps ne suffiront pas à relever tous les défis. La bataille budgétaire continue, et appelle la construction d’une programmation budgétaire bien plus sérieuse et ambitieuse pour l’après-2020.

Adoption du budget pour 2017

Le 26 octobre le Parlement européen a adopté ses propositions pour le budget 2017 qui donnent à l’Union européenne les moyens de répondre aux multiples défis auxquels l’Europe fait face, crise des réfugiés, relance de l’emploi de l’investissement. Je me félicite également que le Parlement ait voté le renforcement des fonds pour la garantie jeunesse. Le soutien à la formation et à l’emploi des jeunes est une priorité que nous devons traduire dans ses engagements budgétaires. Le Parlement va maintenant devoir rester uni et fort face aux États membres pour trouver un accord sur le Budget 2017 qui réponde aux attentes des citoyens européens.

Voici mon explication de vote:

Lors de la séance du 26 octobre 2016 j’ai voté pour la proposition du Parlement européen sur le Budget 2017 de l’Union européenne. À travers sa proposition, le Parlement demande un budget qui réponde aux nombreux défis auxquels l’UE est confrontée, notamment pour faire face à la crise des réfugiés, renforcer les moyens de relancer l’emploi et l’investissement et soutenir la jeunesse. Dans cette perspective, j’ai voté pour rejeter les coupes proposées par le Conseil et augmenter les plafonds du Budget grâce à la révision du cadre financier pluriannuel (CFP) de l’Union européenne. Le Parlement se prononce ainsi en faveur d’un Budget 2017 qui s’élève à 160,7 milliards d’euros. Dans ce cadre, je souhaite relever les fonds pour renforcer la garantie jeune et le soutien de l’UE à la jeunesse. Enfin, j’ai voté pour la restauration des budgets des programmes Connecting Europe Facility(qui finance des projets d’infrastructure dans les transports) et Horizon 2020 (qui soutient des projets de recherche) qui ont subi des coupes pour financer le Plan Juncker. Le Parlement doit maintenant trouver un accord avec le Conseil et avec le groupe S&D, nous devrons être vigilants pour adopter un budget à la hauteur des défis de l’UE.

 

Découvrir l’Europe : en train !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a débattu, hier soir, de la proposition d’offrir aux jeunes Européens des pass Interrail gratuits à leur 18ème anniversaire afin de leur permettre d’explorer et de mieux connaître l’Europe.

Cette idée des jeunes socialistes allemands fait son chemin et nous nous en réjouissons ! Dans le même esprit qu’Erasmus, et parce que les voyages forment la jeunesse, il s’agit de permettre à l’ensemble de la jeunesse européenne de se rencontrer, tout en dynamisant encore un peu plus le secteur ferroviaire européen. Ce débat avec la Commission européenne en session plénière du Parlement européen est une première étape que nous voulons concrétiser et transformer en une chance pour tous les jeunes Européens. Cette proposition s’inscrit parfaitement dans l’accord de Paris, en privilégiant le transport ferroviaire au routier et à l’aérien.

C’est aussi un moyen d’ancrer davantage Schengen dans la vie quotidienne : la jeunesse, toute la jeunesse, doit profiter de l’abolition des frontières ! Avec la garantie jeunesse et Erasmus +, la jeunesse reste au cœur de notre mobilisation !

Rencontre avec deux classes du lycée professionnel Galilée

Vendredi 8 avril, j’ai rencontré les élèves de deux classes de première du lycée Galilée dans le 13ème arrondissement de Paris. Les élèves de ces deux classes suivent des formations très professionnalisantes : Les systèmes électroniques et numériques pour les uns et la prothèse dentaire pour les autres.

Les élèves qui se spécialisent dans les systèmes électroniques et numériques sont en partenariat avec la marine nationale et sont ambassadeurs de l’Union européenne pour l’année 2016. Ce projet mis en œuvre sous l’autorité de leur professeur principal Mme Marie et de leur proviseur M. Rentail a pour objectif de donner aux jeunes des établissements secondaires et professionnels la possibilité d’approfondir leurs connaissances du Parlement européen et de l’Union européenne. C’est dans ce cadre que je leur ai rendu visite et que j’ai fait le choix de parrainer cette classe pour l’European Youth Event (EYE) qui aura lieu les 20 et 21 mai prochains. Cet évènement qui réunira 7000 jeunes venus des quatre coins de l’Europe entre 16 et 30 ans devrait leur permettre de rencontrer d’autres jeunes de culture et d’horizons différents qui feront eux aussi l’Europe de demain.

Au cours de la rencontre, je suis d’abord revenue sur mon rôle au Parlement européen en tant que députée et sur l’exercice quotidien de mon mandat. Nous avons ensuite échangé sur les différents sujets sur lesquels je travaille en commission et sur l’actualité européenne. Ainsi ils ont pu me poser de nombreuses questions sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme à l’échelle de l’Union européenne, le nécessaire accueil des réfugiés syriens en Europe sous le prisme de l’accord entre l’UE et la Turquie ou encore la protection des données personnelles. Nous sommes également revenus sur la situation particulière des VTC et la notion d’ubérisation au sein de notre société, notamment dans le cadre de leurs futurs emplois. Nous avons également échangé sur l’organisation des services portuaires, les fraudes aux émissions de CO2 mises en lumière par le scandale Volkswagen ou encore le scandale des Panama-papers et les réponses apportées par l’UE pour lutter contre la fraude fiscale. Alors qu’une possible sortie du Royaume-Uni de l’UE met en lumière la fragilité du projet européen, les lycéens s’interrogent sur l’avenir de l’espace Schengen et de l’Europe politique. Je leur ai alors rappelé que le projet européen ne pourra se poursuivre que de manière inclusive, avec l’ensemble des peuples et des cultures européennes.

L’Europe de demain ne se fera pas sans les jeunes d’aujourd’hui. Avec la garantie jeunesse, ou encore l’extension Erasmus +, l’Union européenne accorde une attention toute particulière à ses jeunes citoyens européens. C’est pourquoi il est essentiel que notre jeunesse s’engage. Politiquement, syndicalement, dans le secteur associatif ou dans la vie de tous les jours, notre société a plus que jamais besoin de jeunes qui défendent et font vivre leurs idées.