Echange avec les Maires seine-et-marnais sur la politique de cohésion de l’Union européenne

J’ai rencontré aujourd’hui avec plaisir une délégation de maires de Seine-et-Marne, département de la circonscription Île-de-France dans laquelle je suis élue.

Cet échange a été particulièrement bénéfique car j’ai pu entendre les attentes et les déceptions des acteurs locaux de mon territoire quand il s’agit d’Europe. Nous avons échangé sur de nombreux sujets comme la politique d’asile européenne, les politiques environnementales et la COP 21 et surtout sur les fonds structurels européens.

La politique de cohésion et les fonds structurels sont une priorité du groupe Socialistes et Démocrates au Parlement européen. Mais il est vrai et les acteurs locaux le déplorent : ils sont complexes et difficiles à mettre en oeuvre, surtout pour des petites municipalités. Le Parlement l’a bien compris et pousse pour une simplification des fonds structurels au plus vite. J’ai aussi identifié pour eux les acteurs pertinents tels que la région Île-de-France, devenue autorité de gestion des fonds mais qui semble-t-il aurait besoin de renforcer son appui aux petites communes pour la constitution et la défense de leurs dossiers.

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Les élus franciliens ont toute leur place au sein du Parlement européen et je les encourage à revenir dès que possible afin que le dialogue continue entre l’Union européenne et ses territoires.

Retour sur le séminaire de la Délégation socialiste française en Ile-de-France

Les 14 et 15 septembre, à l’issue de la session plénière de Strasbourg, je me suis rendue avec mes collègues eurodéputés socialistes français au séminaire annuel de notre délégation, qui cette fois-ci avait lieu en Ile-de-France. En tant qu’élue de la circonscription, avec Pervenche Berès et Guillaume Balas, nous avons eu la chance d’organiser ces deux journées. Cette année nous étions hébergés à la Fédération française de Rugby à Marcoussis, un endroit calme et propice à l’entrainement des joueurs, comme à la bonne tenue de nos réunions de travail.
Nous avons commencé, après le trajet depuis Strasbourg, par une réunion interne sur le bilan de notre action au Parlement européen et plus spécifiquement dans chacune de nos délégations.

Nous avons ensuite partagé un dîner convivial et militant à la Brasserie Ox’Bier tenue par François Ochs, un des rares brasseurs franciliens, qui nous a permis de brasser notre propre bière au mois de juillet ; ce qui a donné naissance à la cuvée spéciale délégation socialiste française renommée « Kand’Baz » spécialement pour l’occasion et consommée sur place (avec modération) par les invités présents. Cette soirée fut l’occasion d’échanger autour du travail parlementaire de la délégation et de parler plus généralement d’Europe et d’avenir. Nous avons répondu aux nombreuses questions des militants et des élus présents ; comme Olivier Thomas, maire de Marcoussis et conseiller régional, Carlos Da Silva, premier Secrétaire fédéral de l’Essonne et Président du groupe socialiste à la Région Ile de France, Elodie Liewig, secrétaire de la section de Marcoussis ou encore Sarah Taillebois, Présidente de la fédération des élus du Val-de-Marne ; que je remercie pour leur présence.

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Vendredi, après une matinée de travail sur les perspectives de la délégation socialiste française au sein du groupe des Sociaux-démocrates nous sommes allés visiter un site industriel profondément ancré dans notre histoire européenne et notre avenir commun : le site des Mureaux du Groupe industriel ArianeGroup, né de l’ambition commune d’Airbus, de Safran et des États membres de créer un champion européen de l’industrie spatiale.

Visiter le site des Mureaux, responsable de l’intégration des étages principaux d’Ariane 5 et du futur lanceur Ariane 6, c’est vivre une expérience européenne. C’est appréhender concrètement l’importance de l’intégration européenne pour notre tissu industriel. C’est se rendre compte que notre souveraineté, dans un secteur aussi stratégique que l’accès à l’espace, est fondamentalement européenne. Avant d’être finalisée en Guyane sur le site de Kourou, la fusée Ariane, équipée de composite provenant de France, d’Espagne et d’Italie, traverse l’Europe du site des Mureaux au site de Brême (responsable de la fabrication de l’étage supérieur d’Ariane 6).

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Pour rester dans la course à l’espace, le programme Ariane 6, redessine la carte européenne de l’industrie spatiale ! La nouvelle stratégie est de permettre une fabrication à la chaîne et une standardisation des différents composites en spécialisant les différents sites de productions afin de profiter au mieux des savoirs faire, d‘éviter un éparpillement européen et de s’adapter aux nouveaux besoins du secteur des lancements de satellites. Par exemple, les structures métalliques seront concentrées en Allemagne et la filiale espagnole d’Airbus se chargera de la fabrication des pièces composites.

Visiter le site des Mureaux, où travaillent plus de 2500 personnes, c’est aussi mesurer l’importance de ce secteur dynamique et innovant pour l’emploi des jeunes. Aussi, les membres de la délégation ont été sensibles aux besoins exprimés par les dirigeants du groupe de développer les formations et l’apprentissage dans les secteurs industriels.

Enfin, visiter le site des Mureaux c’est côtoyer le génie humain. Lors de la visite du hangar d’assemblage des étages principaux d’Ariane 5 ou encore les locaux du programme « Adeline », visant à développer des lanceurs réutilisables, nous avons pris la mesure de notre savoir-faire dans le domaine de l’ingénierie aéronautique et spatiale. C’est un atout que nous devons préserver et développer dans un secteur en profonde mutation avec l’arrivée de nouveaux acteurs privés et de nouveaux enjeux comme le traitement des déchets spatiaux.

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L’adoption du rapport du Parlement européen sur la stratégie spatiale le 12 septembre et la décision de la Commission européenne d’utiliser Ariane 6 pour les futurs satellites du programme Galileo, reflètent la prise de conscience d’agir au niveau européen. Et, en tant que députés européens, nous continuerons à porter l’établissement d’une « préférence européenne » dans l’industrie spatiale afin de garantir aux lanceurs européens des débouchés sur les marchés institutionnels européens dans ce secteur qui touche à notre souveraineté.

Visite du site de l’IFP Energies nouvelles

Vendredi 7 juillet, j’ai visité le site d’IFP Énergies nouvelles à Rueil-Malmaison. Acteur de la recherche et de la formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement, IFPEN est un établissement public qui a vocation à développer la mobilité durable, les énergies nouvelles et les hydrocarbures responsables.

La visite a commencé par un déjeuner de travail avec le Président de l’IFPEN Didier Houssin, le Directeur du centre de résultats procédés, Jean-Pierre Burzynski, également Yannick Peysson, chargé de mission à la Direction générale. Ce fut l’occasion d’échanger sur la thématique des biocarburants de deuxième génération et sur la refonte de la directive du Parlement européen et du Conseil relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (RED II). A ce sujet, l’équipe m’a fait part de la problématique des déchets liés à l’huile de palme dans la production de biocarburants, le texte n’est pas assez précis sur ce point. L’IFPEN est très engagé dans les biocarburants produits à partir de matière lignocellulosique (cellules des végétaux, du bois et de la paille). Nous avons convergé sur la nécessité de prendre en compte toutes les formes de pollution, et pas seulement les émissions de gaz à effet de serre, le principe pollueur-payeur, la nécessité d’avoir plusieurs sources d’énergie (pour des raisons tant environnementales que d’indépendance énergétique), le fait de traiter les carburants issus de déchets fossiles dans un texte dédié et pas dans les énergies renouvelables.

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J’ai pu visiter le laboratoire « Biocarburants avancés et chimie du végétal » ; Etienne Jourdier, chef de projet, m’a présenté les travaux menés dans le cadre de projets collaboratifs de mise au point de biocarburants avancés. Dans les différents laboratoires, les chercheurs de l’IFPEN travaillent sur des microorganismes issus de matière lignocellulosique (non-alimentaires) afin de produire de l’éthanol de deuxième génération ; c’est la différence majeure avec les biocarburants de première génération dont les matières premières sont essentiellement alimentaires. Le schéma de transformation reste cependant le même : prétraitement, fermentation, ajout de matières secondaires (glucose), nouvelle fermentation et distillation.

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Une fois ces différentes étapes réalisées, l’équipe de biologie moléculaire prend le relais en laboratoire de fermentation afin de déterminer les données et la performance des champignons qui ont émergé de la fermentation. Depuis peu, l’IFPEN s’est doté de robots intelligents haut débit capables d’analyser les données en un temps record. Il s’agit alors, d’analyser les enzymes qui ont été produites et de tester l’efficacité des jus de fermentation qui seront transformés en biocarburants.

La visite s’est poursuivie autour d’un entretien sur la mobilité durable avec Gaetan Monnier, Directeur du centre de résultats transports, membre de le Commission Royal installée suite au scandale du diésel. Le but de la structure est de développer des transports économes, à faible impact environnemental ; pour se faire l’IFPEN est très engagé dans de nouveaux prototypes de moteurs électrique mais aussi dans la récupération de l’énergie thermique perdue lors de la conduite. Sur la mobilité connectée, le but d’IFPEN est d’aider les conducteurs à mieux gérer leurs véhicules électriques en passant par des simulations en conditions réelles et en informant le consommateur sur le taux d’émissions polluantes produit. Concernant les motorisations thermiques, il s’agit d’améliorer le rendement et les émissions des motorisations essence et Diesel et de développer des motorisations au gaz naturel.

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La visite s’est terminée par un passage au laboratoire « hybridation et motorisation haut rendement », accompagnée de Monsieur Ould-Daddah, Chef du département Mécatronique et Stéphane Henriot, Directeur des systèmes moteurs et véhicules pour une démonstration de l’optimisation des moteurs thermiques en améliorant leurs rendements et en récupérant leur énergie ; et l’électrification des véhicules. L’occasion aussi d’observer les chercheurs au travail sur les chaînes de traction et les bancs à machines électriques.

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Visite des militants socialistes d’Aulnay-Sous-Bois

Mardi 4 juillet, j’ai reçu un groupe de militants  d’Aulnay-Sous-Bois. Ce fut l’occasion pour eux d’approfondir leurs connaissances des institutions européennes. Les militants ont pu visiter le Parlement européen et assister à une séance plénière qui portait sur le programme de la Commission européenne pour 2018. Ensuite, nous avons eu un échange constructif sur le fonctionnement des institutions et sur le travail parlementaire que je mène dans le cadre de mon mandat.

Les militants étaient curieux de savoir comment s’organise le travail parlementaire que je mène et l’organisation des semaines à Bruxelles, Strasbourg et en circonscription. Mon temps se divise entre les réunions de groupe, les échanges avec mes collègues de la Délégation socialiste française, la préparation des commissions, la rédaction et le travail d’amendements, les rendez-vous de travail avec de nombreux acteurs…Un ensemble de tâches qui se concrétise très souvent lors de la plénière de Strasbourg. La session est l’occasion de voter les textes sur lesquelles le Parlement a travaillé et qui devront ensuite être appliqués dans l’ensemble des Etats-Membres. Le matin même, par exemple, nous avions voté un rapport pour lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises multinationales. Cette discussion a été l’occasion de rappeler que les directives européennes, pour entrer en vigueur, doivent être transposer par les Etats-membres dans leur législation nationale, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, et la Commission doit jouer son rôle de vigile à l’égard des Etats réfractaires.

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Nous avons également beaucoup échangé sur la Présidence du Parlement européen. Depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le processus d’élection du Président est beaucoup plus démocratique. Lors des élections européennes, en fonction des résultats obtenus par les différents partis politiques, le groupe arrivé en tête dès lors qu’il parvient à présenter une alliance majoritaire a de grandes chances de voir son leader élu.

Les enjeux sociaux ont été largement abordés lors de nos échanges, j’ai redit l’importance d’avancer sur l’harmonisation à l’échelle européenne afin d’améliorer la situation dans chaque Etats-Membres ; j’ai pris comme exemple la situation des travailleurs détachés. Il a aussi été question de la défense des droits fondamentaux, comme le droit à l’avortement et la lutte contre les violences faites aux femmes en lien avec la Convention d’Istanbul, un texte pour lequel je suis rapporteure pour mon groupe.

Pour finir, je leur ai fait part de mes motivations en tant que militante : la lutte contre le racisme et toutes les discriminations, la défense des droits des femmes, mon attachement à défendre les droits fondamentaux et l’harmonisation des droits de tous les travailleurs européens…autant de sujets qui ont forgé mon engagement au parti socialiste et que je défends quotidiennement dans le travail que je mène au Parlement européen.

 

Rencontre avec les ambassadeurs juniors du Lycée professionnel Léo Lagrange de Bondy

Le vendredi 12 mai, je suis allée à la rencontre d’un nouveau groupe d’élèves porteurs du projet « Ecole Ambassadrice » initié par le bureau d’information du Parlement européen. A cette occasion, le lycée Léo Lagrange de Bondy, en Seine-Saint-Denis, a organisé une journée européenne en mettant en place un grand dispositif pour remettre l’Europe au cœur de leur système éducatif. Aux côtés d’Isabelle Coustet, Cheffe du bureau du Parlement européen à Paris, j’ai rencontré une équipe éducative dynamique et déterminée à faire de l’Europe un sujet primordial pour tous les élèves du lycée.

La journée a commencé par la visite du point information Europe, une salle mise à disposition des élèves et qui est entièrement consacrée aux institutions européennes et aux actions menées par le lycée. Une exposition était également visible toute la journée, avec des panneaux d’informations sur les différences et les ressemblances constatées entre les 28 systèmes éducatifs européens. J’ai également pu lire dans la salle d’exposition, les témoignages des élèves qui ont participé à des voyages scolaires et des partenariats avec d’autres lycées européens, comme avec Rome ou Londres.

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Les élèves ambassadeurs m’ont ensuite offert une présentation, à travers un film et un exposé, de leur projet I2E (Itinéraire d’éducation à l’Europe) pour lequel ils s’investissent pleinement : visite de la Maison Jean Monnet, participation au Parlement européen des jeunes de Sablé sur Sarthe, jumelages avec des grandes villes européennes, création de l’association clé 12, …

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Lors de mon échange avec les élèves, j’ai dit à quel point j’étais impressionnée par leur implication dans les nombreuses actions qu’ils ont menées ; j’ai pu constater qu’il s’agissait d’un investissement quotidien et qui s’inscrit dans la durée. Par ailleurs, nous avons échangé sur plusieurs sujets européens mais j’ai tout d’abord expliqué le travail que je mène au quotidien dans le cadre de mon mandat de députée européenne. Sur Erasmus+, j’ai rappelé que c’est l’un des projets européens qui concerne tous les jeunes pour que l’Europe se concrétise via la mobilité et au-delà des frontières. Les élèves ont été particulièrement sensibles à la question du Brexit et des élections présidentielles en France ; l’occasion de rappeler mon attachement au parti socialiste français, européen et au groupe des sociaux-démocrates au Parlement avec qui je travaille au quotidien.

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La journée s’est terminée, par le dévoilement de la plaque « Ecole Ambassadrice », reçue quelques jours avant et qui félicite le lycée pour son implication dans le projet européen à destination des jeunes. J’ai également remis, avec fierté les diplômes aux ambassadeurs juniors ; des diplômes qui sont la marque de leur engagement pour l’Europe. Pour finir, nous avons célébré cette belle journée autour d’une collation ou les partenaires de l’I2E nous ont rejoint avec les parents d’élèves impliqués dans ces initiatives européennes.

Visite des élèves du lycée le Corbusier de Poissy

Mardi 7 mars j’ai accueilli des lycéens de terminale ES du lycée le Corbusier à Poissy dans leur Parlement européen à Bruxelles. Il est important que les jeunes citoyens s’approprient leurs institutions.

Lors de notre rencontre, ces lycéens ont fait preuve d’une grande curiosité et m’ont posé de nombreuses questions. Je suis d’abord revenue sur mon rôle au Parlement européen en tant que députée et sur l’exercice quotidien de mon mandat. J’ai ensuite répondu à leurs nombreuses questions sur le sentiment européen, sur l’impact de l’UE ou sur des évènements récents tels que l’élection de Donald Trump, les affaires judiciaires de Marine Le Pen ou le Brexit.

J’ai souhaité expliquer à ces jeunes que l’Europe est la solution à nos problèmes, contrairement à ce que les partis d’extrême-droite martèlent. Le Front national a réalisé des scores importants aux élections européennes de mai 2014 et la faible mobilisation, notamment des jeunes, y est pour beaucoup dans ces résultats. Mais ces élèves ont démontré que la jeunesse s’intéresse encore à la politique.

Je remercie le lycée le Corbusier qui s’engage à la formation civique des jeunes européens. L’Europe a réellement besoin d’une jeunesse engagée et intéressée par les questions politiques.

 

Tests en conditions réelles des émissions de polluants : visite de l’entreprise V-Motech 

Vendredi 7 octobre je suis allée visiter la Start Up V-Motech à Linas-Montlhéry en Essonne, spécialisée dans l’ingénierie mécanique et les essais groupe motopropulseurs, et notamment dans les tests en conditions réelles des véhicules légers. À cette occasion, j’ai échangé avec Stéphane Olevier, Président de l’entreprise et Nicolas Yedikardachian, responsable ingénierie d’essais.

V-Motech est une entreprise française atypique créée en 2012 autour de l’automobile, qui a bénéficié du soutien de la Région Ile de France via son programme PM’-Up. Depuis sa création, V-Motech a ouvert un nouveau bureau à Shanghai où les enjeux de dépollution sont majeurs.

L’entreprise a développé deux grands types de tests des émissions de polluants : les tests en laboratoire avec le système V-Road. Il s’agit d’un banc à rouleaux climatiques intégré dans un semi-remorque. Ce moyen d’essai mobile et modulaire permet aux constructeurs et aux équipementiers automobiles de réaliser des tests de performance sur leur propre site ou sur le lieu de leur choix (En associant la maîtrise de la température, de l’altitude et de l’hygrométrie). Ce laboratoire mobile de simulation de l’environnement des véhicules permet de faire rouler les véhicules à tester dans toutes les conditions avec la possibilité de mesurer les polluants.

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J’ai rappelé à ce sujet qu’il existerait, d’après l’International Council on Clean Transportation, cinq grands types de dispositifs d’invalidation : la fenêtre thermique ; le minuteur (extinction après 22 minutes) ; la détection du profil de vitesse (ce qui s’est passé pour Volkswagen) ; le démarrage à chaud et à froid (les voitures émettent plus en démarrant à chaud, alors que ce devrait être l’inverse) ; le 5ème dispositif est un panaché des quatre autres. Chacune de ces quatre grandes familles peut être probablement difficilement détectée mais du moins court-circuitée par certains tests spécifiques (répéter le test, le faire dans diverses conditions de température, le faire longtemps, le faire dans plusieurs configurations de vitesse/célérité).

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Dans ce domaine, V-Motech est impliqué via son analyse, ses conseils et la stratégie apportée sur les outils que l’entreprise met à disposition des constructeurs, comme l’analyseur de gaz par exemple. Stéphane Olevier a rappelé que les facteurs extérieurs (température, état de la route, …) et les facteurs de conduite sont très importants pour la mesure des émissions polluantes. Par ailleurs, le développement des moteurs est différent selon les pays et ce phénomène rentre aussi en ligne de compte dans les mesures des polluants émis par les voitures. Pour Nicolas Yedikardachian le RDE est une avancée majeure mais qui complexifie la phase des tests. La mise en conditions réelles dans un parcours de tests est très complexe.

 

 

V-Motech mobilise des ingénieurs pour travailler sur différents parcours dans des zones géographiques différentes. Il a également rappelé qu’il était possible de tester les véhicules à hydrogène mais cela ne pose pas les mêmes conditions de sécurité dans le V-Road.

Prenant en compte l’évolution des mentalités des constructeurs, la société a la volonté d’avancer à l’international sur la réduction des émissions polluantes ; et la Chine, ayant les contraintes les plus strictes en la matière, semble être un exemple à suivre dans la lutte contre les émissions polluantes. Pour conclure nos échanges et la visite du laboratoire, j’ai rappelé que le 14 juillet 2015 j’avais fait adopter un amendement en commission TRAN rendant obligatoire les tests RDE ; un amendement qui a été inclus dans le rapport du Parlement européen sur la révision des normes des émissions de polluants. Les émissions polluantes dans le secteur automobile sont un sujet de santé publique et de stratégie industrielle qui nécessitent de mettre en place une structure de contrôle et de suivi indépendante à l’échelon européen.