Rencontre avec les étudiants de l’U-PEC Créteil à Bruxelles

Ce mercredi 30 janvier, j’ai rencontré des étudiants de Master en communication politique de l’Université de Paris-Est qui venait assister à la session plénière du Parlement européen à Bruxelles.

Je suis ravie d’avoir pu échanger sur mon mandat de parlementaire européenne, sur les combats que je mène dans cette assemblée et sur les défis qui nous attendent en 2019.

Nous avons en particulier échangé sur les activités d’un.e député.e européen.ne en rappelant qu’il ne s’agit pas d’un métier mais bien d’un mandat.

Tous les citoyens peuvent se présenter et tous peuvent être élus; il n’est pas question de compétences techniques mais de valeurs et de courage politique pour les défendre. Je leur souhaite le meilleur dans leurs études et en espérant les accueillir à Strasbourg une prochaine fois.

Fin d’année au Parlement européen pour les élèves du lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen l’Aumône

Mardi 18 septembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen-l’Aumône. En venant visiter le Parlement européen, ils ont souhaité approfondir leurs connaissances des institutions européennes. Ils ont eu l’occasion de visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur la commission spéciale sur le terrorisme. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Les discussions ont largement tourné autour de la mobilisation des gilets jaunes. Une situation importante en France, largement abordée au Parlement européen. Face à l’urgence de la situation, il faut agir sur les questions sociales, accompagner les citoyens dans la transition écologique et aider les particuliers à s’y inscrire. La hausse des taxes imposée par le gouvernement Philippe n’est pas une solution ; par exemple pour les personnes qui sont obligées de prendre leur véhicule personnel chaque jour pour aller travailler. Il faut répondre intelligemment à ces nouveaux défis, en France et en Europe. C’est pourquoi au sein du Parlement européen nous prenons nos responsabilités à travers les mesures que nous mettons en place, l’arrêt du diesel partout en Europe en est une belle démonstration ; et ses directives doivent appliquées dans tous les Etats-membres.

Sur cette actualité française, j’ai rappelé qu’il fallait faire la distinction entre les revendications sociales que je comprends et les mouvements de violence que je condamne. Nous vivons dans un Etat de droit, chacun doit respecter la loi, les manifestants et ceux qui les protègent. Dans le contexte actuel et la crise sociale que vit la France, il faut rester vigilent à ce que l’on entend, notamment à travers les médias et les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de fake news qui peuvent laisser penser que les évènements sur le terrain ne sont pas ce qu’ils sont dans la réalité.

Cette rencontre fut aussi l’occasion d’aborder la question de l’éducation, une compétence qui n’est malheureusement pas suffisamment entre les mains de l’Union européenne et qui relève des Etats. Avec la transition écologique, il faut accompagner la transition des métiers et le partage des savoirs ; c’est pourquoi au sein du groupe des sociaux-démocrates nous faisons des propositions concrètes pour développer la chaîne allant de la formation initiale, de l’apprentissage, à la reconversion professionnelle pour préciser les .nouveaux horizons permettant de répondre à ce défi.

@YouAct_Europe se mobilise pour l’éducation sexuelle

Je mets un point d’honneur à inclure les jeunes générations dans l’exercice de mon mandat parlementaire, que ce soit en allant à la rencontre des écoliers, des étudiants et du monde associatif. Ce mercredi 5 décembre, j’ai rencontré les activistes des organisations de jeunesse « YouAct » et « Choice for sexuality » pour discuter de l’éducation sexuelle des jeunes. Après une étude menée dans plusieurs pays d’Europe, ils ont constaté que les systèmes actuels ne garantissent ni une éducation à la sexualité complète ni une information claire de l’ensemble des droits sexuels et reproductifs. Les raisons sont multiples mais ils avancent le manque de suivi et le manque de capacité et de ressources pour prodiguer un tel enseignement, en particulier sur la question de l’identité et du genre.

Je mène la bataille de l’éducation sexuelle au sein du Parlement européen et toutes les ressources de la société civile me sont utiles afin de prouver à l’ensemble des collègues réfractaires le besoin de notre jeunesse.

Échanges avec des jeunes européens sur l’avenir de la politique européenne des transports #EYE2018

Le 21 novembre en commission des transports j’ai eu le plaisir d’échanger avec trois jeunes européens impliqués dans le programme EYE2018 qui a rassemblé plus de 9000 jeunes pour discuter de l’avenir de l’Union européenne. Les trois intervenants nous ont présenté des propositions « percutantes » pour l’avenir de la politique européenne en matière de mobilité. Gratuité des transports publics dans toutes les villes de l’Union européenne, financement de vélos électriques ou encore quotas d’émissions de CO2 pour les camions, les propositions ne manquent pas. J’ai réagi positivement à leurs propositions qui montrent combien les jeunes ont de plus en plus conscience de la nécessité de réduire l’impact environnemental des transports. Mais j’ai aussi invité les intervenants à réfléchir sur la question de la fracture territoriale et sur la nécessité de renforcer l’accessibilité des transports en commun pour ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture.

Tout d’abord merci beaucoup d’être parmi nous pour cet échange extrêmement intéressant. J’observe que les trois premières interventions que vous avez émises portent sur l’importance que les transports peuvent avoir dans la question du changement climatique et comment on peut faire en sorte d’avoir toujours plus de mobilité. C’est ce que nous nous défendons au sein de cette commission : une mobilité qui soit plus protectrice de l’environnement, plus protectrice de l’air que nous respirons et qui soit aussi accessible parce que nous avons aujourd’hui un vrai souci et c’est un sujet sur lequel on travaille beaucoup dans cette commission, c’est sur la fracture territoriale. C’est à dire, il y a ceux qui peuvent se déplacer et qui ont le choix entre des transports en commun accessibles, pas chers, mais des transports en commun. Et ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur propre voiture et généralement quand les personnes n’ont pas d’autres choix de prendre leur propre voiture elles sont souvent très polluantes parce que ce sont des vieilles voitures.

 

C’est un sujet qui fait beaucoup débat en France, si vous avez suivi l’actualité, avec ceux qui qui se font appeler « les gilets jaunes » et qui nous rappellent que nous devons absolument faire des propositions mais ce n’est pas uniquement pour les Français mais pour l’ensemble des citoyens européens que l’on doit avancer vers une mobilité plus propre mais aussi plus accessible et donc regarder la question de comment on va mettre en place soit des propositions sur ETS ou sur la gratuité des transports en commun pour moins prendre sa voiture. Mais alors là, on se pose la question de ceux qui n’ont pas accès à ces transports en commun pour se déplacer et donc il faut essayer de concilier l’ensemble. Et dans les propositions que vous avez faites et sur lesquelles j’aimerais revenir c’est sur la gratuité des transports.  Elle va concerner surtout des villes riches parce qu’il y aura des impôts locaux qui permettront de prendre en charge ce que payent aujourd’hui les usagers des transports en commun. Mais il y a des villes qui le sont beaucoup moins et qui ne pourront pas le mettre en place. En revanche il y a un moyen de rendre beaucoup moins cher les transports en commun c’est celui du niveau de la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée, qui est appliquée au secteur des transports et donc la ramener à 5% pour rendre les prix moins chers. C’est un point qui peut être extrêmement important et là ou j’aimerais beaucoup vous entendre aussi, parce que les sujets transports ce n’est pas uniquement nous qui nous déplaçons et agissons pour la planète, c’est aussi ceux qui travaillent dans le secteur des transports.  Est-ce-que vous vous êtes intéressés à la question des travailleurs dans le secteur des transports ?

Partir en #Erasmus, pourquoi pas moi ? On en parle avec les jeunes de Seine-Saint-Denis!

Vendredi 12 octobre j’ai participé à la consultation citoyenne organisée par la direction Europe du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis sur le thème : partir en Erasmus, pourquoi pas moi ? Toute l’après-midi, de nombreux jeunes avaient travaillé sur la mobilité. La séance plénière de clôture animée par la journaliste Nora Hamadi, en présence de mes collègues Pervenche Berès et Pascal Durand, a donné lieu à une restitution où les rapporteur.e.s des ateliers ont fait part de leurs propositions pour améliorer la dispositif et nous faire part de leur expérience.

Ces témoignages ont été passionnants, de jeunes partis en Slovénie, au Royaume-Uni, ou encore aux Etats-Unis et au Canada. Les différentes prises de parole ont fait ressortir des points importants, comme le manque de communication autour des possibilités qu’offre Erasmus. Dans l’ensemble sur les aspects positifs, les participants ont largement évoqué l’enrichissement personnel d’une telle expérience. Au-delà des préjugés, Erasmus permet l’autonomisation des jeunes, le développement des capacités linguistiques et la prise de conscience du fait européen.

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Pour certains, partir à l’étranger a été difficile ; parmi les aspects plus difficiles j’ai noté : l’isolement, la barrière de la langue, sortir de sa zone de confort, le manque d’argent et la peur de l’inconnu. Dans ce contexte, je pense qu’il faut commencer par faire des voyages courts, pour s’adapter. Les nombreux jeunes que je rencontre dans le cadre du projet Lycée Ambassadeur, initié par le bureau d’information du Parlement européen, m’ont souvent fait part de leur expérience à l’étranger. Ils font généralement de nombreuses rencontres et créent des liens avec d’autres jeunes européens. La mobilité est essentielle aujourd’hui pour promouvoir le sentiment européen, c’est pourquoi je me bats auprès des sociaux-démocrates au Parlement pour que les financements pour le programme Erasmus mais aussi pour l’accès à la mobilité soient en augmentation substantielle. Même s’il y a des avancées, notamment avec le Pass Interrail qui permet de se déplacer partout en Europe, il faut réellement se concentrer sur les jeunes qui ont besoin d’un effort financier conséquent.

Awa, une jeune femme de 19 ans qui fait partie de l’Ecole de la seconde chance en Seine-Saint-Denis a fléché le manque d’activités et de propositions de voyages pour les filles. S’il est vrai que dans certains quartiers les activités proposées ne sont pas toujours adaptées à tout le monde, il faut faire en sorte que les acteurs institutionnels se développent et diffusent les témoignages sur Erasmus. Une autre jeune femme a témoigné sur les nombreux voyages qu’elle a effectués via le club de sport auquel elle appartient. Ce qui montre qu’il y a plusieurs vecteurs possibles pour se déplacer et découvrir l’Europe, l’enjeu est de développer les financements et la communication.

En conclusion j’ai rappelé qu’il fallait franchir le premier pas de la mobilité pour aller toujours loin. Au Parlement européen nous travaillons sur une augmentation du budget dédié à Erasmus afin de toucher un maximum de jeunes dans leurs études, leurs parcours professionnels et leur vie quotidienne; et j’ai proposé que la communication sur ce dispositif soit portée aussi par des jeunes en ayant déjà bénéficié et qu’ils en deviennent les Ambassadeurs !

Une rentrée au Parlement européen pour les élèves du collège Voltaire de Sarcelles

Mardi 11 septembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du collège Voltaire de Sarcelles. En venant visiter le Parlement européen, ils ont souhaité découvrir cette institution européenne. Ils ont pu visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur la situation en Hongrie ; un débat très attendu par les parlementaires européens qui ont demandé que des sanctions soient prises contre la politique du Premier ministre Viktor Orban, notamment sur la privation des droits fondamentaux au sein du pays. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

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En introduction, j’ai rappelé qu’en tant que députée européenne je travaille beaucoup pour changer les choses et pour rendre la société meilleure aux générations futures. Alors même si à l’échelle européenne ont doit se doter d’une certaine patience pour voir le travail aboutir, il faut toujours avancer avec détermination, patience et en ayant de vraies convictions ; car la politique européenne s’inscrit dans un temps long. Mais je suis profondément convaincue que c’est à l’échelle européenne que nous pouvons changer les choses ; et avec le vote des citoyens européens.

Ensuite, j’ai expliqué aux élèves que le mandat de députée européenne est passionnant et en m’engageant au parti socialiste j’ai fait le choix d’améliorer la société. Tous les citoyens qui ont aussi cette ambition peuvent briguer un mandat électif et je les ai encouragés à s’engager pour défendre leurs idées et leurs valeurs. Pour ma part, c’est au sein de mon parti que j’ai trouvé une famille politique qui répond aux attentes des personnes qui sont dans le besoin.

Par ailleurs, j’ai rappelé que le Parlement européen de Strasbourg est le lieu où les députés européens votent les lois lors des sessions plénières ; ce jour-là nous avons par exemple voté une loi contre le harcèlement moral et sexuel au travail. A Bruxelles, on prépare les textes de loi dans les commissions parlementaires et on mène des réunions de groupe politique.

J’ai également redit à ces élèves attentifs, que l’histoire de la construction européenne est le fruit d’une longue bataille contre l’obscurantisme de la seconde guerre et s’engager pour l’Europe c’est aussi mener un devoir de mémoire contre la haine en Europe. En ce sens, je travaille quotidiennement à dénoncer cette haine. Il faut en finir avec la stigmatisation des migrants, les violences faites aux femmes, la restriction des libertés, le racisme, les discriminations ; mais nous devons mener cette bataille main dans la main, avec tous les pays de l’Europe.

Enfin, beaucoup de questions m’ont été posées sur divers sujets, et notamment sur la paix dans le monde. J’ai répondu à ce sujet que l’ONU est censée préserver la paix mais il faut aussi faire en sorte que les Etats respectent les accords signés et les droits fondamentaux. C’est aussi pour cela que l’Europe doit se renforcer politiquement, pour faire face aux grandes puissances qui ne respectent pas le droit international, comme les gouvernements de D.Trump et V.Poutine.

Echange avec les étudiants albanais sur l’état de droit

Le mardi 26 juin, j’ai rencontré une délégation d’étudiants en droit et en sciences politiques de l’université de Tirana en Albanie. À Bruxelles pour un séjour d’études de trois jours, j’ai profité de leur passage au Parlement européen pour échanger avec eux sur mon engagement personnel, sur l’Union européenne en général et l’adhésion possible de l’Albanie.

Très intéressés par la question du respect de l’Etat de droit, nous avons discuté des critères de Copenhague. Lorsqu’un Etat débute les négociations d’adhésion, il doit respecter les critères dits de Copenhague. Le premier de ce critère est la mise en place d’institutions stables garantissant l’état de droit, la démocratie et les droits de l’homme. Une fois devenue membre de l’UE, certains Etats ont oublié leurs engagements premiers. Que dire des gouvernements hongrois et polonais qui instaurant une société illibérale ?

Après des échanges nourris sur l’accueil des migrants en Europe – et je refuse d’utiliser le terme de « crise » migratoire – nous avons fini par discuter de la Convention d’Istanbul sur la lutte contre les violences faites aux femmes alors qu’une étudiante témoignait de violence domestique en Albanie. Au niveau européen, nous avons des difficultés à concrétiser la ratification par l’Union de ce traité si important. Le Parlement met tout en oeuvre avec la société civile pour convaincre de la nécessité d’une ratification mais le Conseil continue de bloquer.

 

Nous aurions pu discuter de bien d’autres thèmes d’actualités. J’ai été néanmoins ravie d’échanger pendant ce court moment avec des jeunes engagés en politique et passionnés par la vie publique.