Les lycéens de Paul-Emile Victor d’Osny en visite au Parlement européen

Mardi 29 mai, j’ai reçu au Parlement européen à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée professionnel Paul-Emile Victor d’Osny (Val d’Oise). Ils ont visité le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté au débat en plénière sur la situation des réfugiés en Libye. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Ce jour-là, les députés européens ont voté la révision de la directive sur les travailleurs détachés qui implique la bonne application du principe à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail, une politique sociale qui a vocation à harmoniser les droits des travailleurs. Le mandat de député européen est passionnant et permet de défendre ses convictions et ses valeurs.

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Beaucoup de questions m’ont été posées notamment sur la protection des lanceurs d’alerte, sur l’accueil des migrants. Sur le réchauffement climatique, j’ai alerté les élèves sur la mise en place urgente de mesures pour éviter les catastrophes écologiques. Un sujet largement traité en commission des transports notamment avec le durcissement des mesures sur les émissions polluantes.

Enfin, nous avons parlé d’avenir et d’emploi des jeunes. J’ai encouragé ces jeunes gens à s’ouvrir aux sujets émergents dans leur formation et leur parcours professionnel, comme le secteur de l’environnement.

 

 

 

Interview des élèves du Lycée Evariste Galois de Sartrouville #JournéeDeLEurope

Vendredi 25 mai, à l’occasion de la journée de l’Europe organisée par le lycée Evariste Galois de Sartrouville, je suis allée à la rencontre d’un groupe d’élèves ambassadeurs du Parlement européen. En marge des nombreux ateliers et événements organisés par l’équipe éducative et les élèves, j’ai été interviewée par une dizaine d’élèves de Seconde et de Terminale pour la WebRadio du lycée. Nous avons abordé trois grands thèmes : le rôle et le fonctionnement du Parlement Européen ; le rôle et les missions des Députées Européens et les questions liées aux droits des femmes et aux inégalités, ainsi qu’à la lutte contre les violences dont elles sont les victimes.

Lors de la première partie de l’échange, j’ai confié aux lycéens que ma passion pour la politique devait beaucoup à la Présidence de François Mitterrand puis à la chute du mur de Berlin le jour de mes 18 ans, marquant pour moi l’espoir de la construction d’une seule et même Europe. C’est à partir de ce jour que j’ai forgé ma conscience politique. Une conscience qui ne m’a pas quittée depuis, c’est pourquoi j’ai encouragé ces jeunes élèves à s’engager, à travers le militantisme politique, syndical ou encore associatif pour défendre leurs convictions leurs valeurs. J’ai également rappelé que tous les Français pouvaient être élus s’ils avaient la volonté de changer les choses. Etre élu.e ne doit pas s’inscrire dans une trajectoire de carrière mais correspondre à un engagement personnel qui sert une cause collective.

Sur l’égalité entre les femmes et les hommes, j’ai rappelé que la loi de 2000 sur la parité a permis à beaucoup de femmes de s’engager en politique. Alors même si encore aujourd’hui les postes à responsabilité sont généralement attribués à des hommes, il y a des évolutions notables. Au Parlement européen, j’ai pu constater que dans certains pays la parité est assez bien respectée. Mais quand on sait que seulement 36% des députés européens sont des femmes, nous devons encore progresser pour arriver à l’égalité réelle.  

Sur la diffusion de l’information, j’ai répondu que les réseaux sociaux représentaient un assez bon moyen de communiquer avec les citoyens et partager le travail parlementaire que les députés européens mènent au quotidien ; car malheureusement les médias peinent encore à donner une vraie visibilité à l’action des députés européens.

J’ai informé les élèves que dans le cadre de mon travail parlementaire, je suis amenée à échanger avec de nombreux responsables politiques et aussi avec la Président de la République ; que j’ai récemment rencontré sur la réforme des modes de scrutins dans le cadre des prochaines élections européennes. Je me suis aussi adressée à lui pour l’alerter sur l’urgence de voir l’Union européenne ratifier la Convention d’Istanbul, pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes partout en Europe. Ce texte adopté par le Conseil de l’Europe, s’appuie sur la règle des trois « P » : prévention, protection et poursuite. Il est appliqué en France car il a été ratifié sous la précédente mandature mais beaucoup de pays européens refusent encore de le ratifier ; c’est pourquoi les chefs d’Etats signataires doivent se mobiliser et inciter les autres pays à la signer. Il existe beaucoup de lois protectrices contre les violences faites aux femmes mais leur application est trop souvent laissée de côté.

Nous avons également parlé de l’organisation de mon temps de travail entre Paris, où je rencontre les acteurs de la circonscription, le Parlement européen de Bruxelles ou je mène des réunions de groupe et un travail intense dans les commissions parlementaires ; et Strasbourg, ou les lois européennes sont votées. L’occasion de rappeler que les temps de parole au sein du Parlement européen sont assez court, ce qui nous oblige à être efficace et synthétique lors de nos interventions.

Un élève m’a posée la question de la distance entre l’Europe et les citoyens européens, j’ai répondu que cette distance est liée au problème du fonctionnement des institutions ; qui est trop opaque et parfois incompréhensible. Et malheureusement certains pays comme la Hongrie ou la Pologne, ne rendent pas les choses faciles quand ils n’ont de cesse de critiquer l’Europe et son système. S’il n’y avait pas d’Europe aujourd’hui, ce serait la fin de la zone Euro, la fin de la libre circulation des personnes et on deviendrait une multitude de tout petits pays devant faire face aux grandes puissances mondiales. L’Union européenne est encore dans une phase de construction et il faut lui laisser le temps d’émerger en tant que réelle entité politique.

Le dernier thème de l’interview a laissé place à un échange sur l’égalité entre les femmes et les hommes, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. J’ai indiqué qu’actuellement était en discussion une proposition de directive prévoyant d’accorder les mêmes droits aux femmes et aux hommes de bénéficier du congés parental afin de permettre réellement de concilier vie professionnelle et vie personnelle et de réduire l’écart salarial. L’occasion de dire que les femmes n’ont pas le même niveau de salaire que les hommes et qu’elles sont plus souvent concernées par le congé parental. Une idée préconçue que dénoncent les syndicats et les socialistes. Le gouvernement français est encore assez rétrograde sur le sujet alors que certains pays européens comme la Suède défendent cette égalité. Sur les violences faites aux femmes, qui sont de plus en plus reconnues, j’ai redit qu’il fallait continuer le travail de prévention auprès des victimes et des autorités qui ont trop souvent minimisé l’ampleur du problème.

 

 

Rencontre avec les ambassadeurs juniors européens du Lycée Abbé Grégoire

Mercredi 9 mai, à l’occasion de la journée de l’Europe, je suis allée à la rencontre d’un groupe d’élèves du lycée professionnel Abbé Grégoire, porteur du projet « Ecole Ambassadrice » initié par le bureau d’information du Parlement européen. Pour fêter cette journée, le lycée a organisé une journée européenne en mettant en place un grand dispositif pour remettre l’Europe au cœur de leur système éducatif. J’ai rencontré une équipe éducative dynamique et déterminée à faire de l’Europe un sujet primordial pour tous les élèves du lycée.

Lors de notre échange, plusieurs sujets européens ont été abordés ; mais j’ai tout d’abord rappelé que le 9 mai était un jour important pour toute l’Europe. Il célèbre la construction européenne voulue par Robert Schuman, un des pères fondateurs de l’Europe qui a beaucoup travaillé au développement de ce projet fédérateur devenu concret aujourd’hui. L’idée de l’Europe émerge après la seconde guerre mondiale et de la volonté de consolider des accords économiques mis en place par les alliés. Aujourd’hui, l’Europe s’est élargie et compte 28 Etats-membres qui s’organisent autour de réelles institutions politiques. Nous avons donc les bases pour construire un Etat européen fort et qui protège et qui ne doit plus se limiter à un espace d’échanges économiques. A ce titre, j’ai rappelé que 80% des lois françaises émanent de la transposition de directives européennes. Le système législatif fonctionne mais reste encore souvent paralysé par le Conseil des Etats membres car les pays sont réticents à perdre leurs prérogatives.

Beaucoup de sujets d’actualité sont intrinsèquement liés à l’Europe, comme par exemple ce matin, le renoncement de D.Trump de poursuivre l’accord sur le nucléaire iranien. Dans ce contexte, l’Europe doit se positionner et affirmer le maintien de l’accord afin que nous puissions continuer à travailler avec cette région sensible en tant qu’entité indépendante.

L’Europe porte déjà des avancées concrètes comme Erasmus+, l’un des projets européens qui concerne tous les jeunes. La mobilité est un enjeu prioritaire et doit pouvoir bénéficier à tous. En supprimant ses frontières intérieures et en permettant la libre circulation des biens et des personnes, l’Europe a fait un premier pas mais on voit ses limites aujourd’hui avec les difficultés pour accueillir décemment les réfugiés. Effectivement, là ou l’Europe offre la garantie d’une libre circulation à ses citoyens, elle doit aussi garantir leur sécurité et celle des personnes qui demandent asile. Nous devons permettre un accueil solidaire à tous les réfugiés.

Nous avons également parlé de l’organisation de mon temps de travail entre l’Ile de France, le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles. Nous avons également échangé sur l’organisation des élections européennes, avec l’installation des prochaines listes nationales et l’élection du Président du Parlement. L’occasion de rappeler à ses futurs électeurs l’importance de remplir leur rôle de citoyens.

Un autre sujet a été largement abordé ; il s’agit du droit à l’avortement partout en Europe et pour lequel je mène un combat quotidien, car aujourd’hui encore trop d’inégalités résident entre les différents Etats-membres et l’ouverture des frontières doit s’accompagner de l’harmonisation des droits fondamentaux et sociaux partout en Europe.

Les élèves ambassadeurs m’ont ensuite offert une présentation, à travers un exposé, de ce qu’ils avaient étudié sur les institutions européennes. Nous avons aussi répondu ensemble à un questionnaire sur l’Europe qu’ils avaient préparé. Je suis toujours réconfortée par l’implication des élèves dans les nombreuses actions qu’ils ont menées ; j’ai pu constater qu’il s’agissait d’un investissement quotidien, inscrit dans la durée. Enfin, ils m’ont présenté leur point information Europe, une salle mise à la disposition des élèves et entièrement consacrée aux institutions européennes et aux actions menées par le lycée. Une exposition était également visible toute la journée, avec des panneaux d’informations sur les différences et les ressemblances constatées entre les 28 systèmes éducatifs européens.

Rencontre avec des lycéens européens

Vendredi 23 mars, je suis allée à la rencontre de jeunes lycéens d’Allemagne, de Pologne et de France à l’occasion d’un échange organisé par le comité de jumelage de la ville des Mureaux et la Maison de l’Europe de Saint-Germain-en-Laye. Cette rencontre s’appuyait sur la restitution des travaux de leurs échanges entre lycéens européens initiés par la commune. Les lycéens ont travaillé autour de leur vision de l’Europe et j’ai eu l’occasion d’être le grand témoin de la restitution de leurs travaux.

J’ai rappelé aux élèves que le Parlement européen est constitué de parlementaires issus des 28 Etats-membres et que la devise de l’Europe est « unis dans la diversité ». Une diversité que l’on trouve aussi bien au niveau culturel qu’au niveau politique. En effet, le Parlement européen englobe plusieurs groupes politiques. Pour ma part, je siège dans le groupe des Sociaux-démocrates qui est composé de plusieurs nationalités. C’est une vraie richesse dans le travail que nous menons au quotidien, car cela apporte une diversité de points de vue sur les sujets que nous traitons.

Ensuite, j’ai évoqué la montée des extrémistes en Europe. Les partis extrémistes disent que l’Europe est responsable de toutes les difficultés sociales et économiques que rencontrent les Européens. Aux élections européennes de 2014, les Français ont majoritairement voté pour le Front national qui est aujourd’hui le premier parti à représenter la France au Parlement. Dans ce contexte, il faut que les jeunes prennent toutes leurs responsabilités et utilisent leur bulletin de vote ! C’est aux jeunes de construire l’Europe de demain.  Beaucoup de jeunes Britannique en ont pris conscience avec le Brexit, mais trop tard ; ils regrettent la sortie de la Grande-Bretagne.

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Une étudiante, m’a fait part du désarroi quant au fait que les élèves ne soient pas assez informés de ce qui se passe en Europe. Alors j’ai rappelé que même s’il y a un déficit à combler à ce sujet, les jeunes peuvent s’informer et s’investir par d’autres canaux ; comme l’engagement militant dans un parti politique ou dans une association comme par exemple dans le cadre de la garantie jeunesse ou Erasmus + ; de bons exemples de ce que fait l’Union européenne pour les jeunes.

Par ailleurs, il faut se saisir de l’atout d’internet et plus largement des nouvelles technologies qui permettent aux professeurs et aux jeunes européens nouer des liens malgré les frontières. Cela permet aussi d’apprendre d’autres langues, d’autres cultures et partager les savoirs. C’est un véritable moyen d’ouverture sur le monde et sur l’Europe. J’ai donc informé l’auditoire que le site du Parlement européen offrait la possibilité de voir les débats en direct et de se renseigner sur le travail que les députés mènent.

Enfin, les lycéens m’ont fait part des principaux thèmes qu’ils jugent essentiels pour l’avenir de l’Europe : l’environnement et les questions sociales. Aussi, je pense que nous devons pouvoir proposer une nouvelle économie et de nouvelles énergies pour rendre meilleur l’avenir de l’Union européenne et des jeunes européens.