Au triptyque « liberté, protection, progrès » scandé par Emmanuel Macron, nous répondons « respect des citoyens, justices sociale et fiscale et égalité durable

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le problème d’Emmanuel Macron n’est pas d’avoir des projets, c’est de les réaliser. Si nous reconnaissons un talent au Président de la République, c’est bien celui de trouver de belles formules bardées d’une petite dose de lyrisme. Que retenons-nous de son ambition de « refondation de l’Europe » promise lors du discours de la Sorbonne ? Rien, elle n’a pas eu lieu. Ou encore de son annonce lancée aux yeux du monde « Make our planet great again » ? Que son ministre de la transition écologique et solidaire a jeté l’éponge après quelques mois de travail seulement ; tellement les moyens mis en œuvre pour accompagner l’indispensable transition écologique étaient sous dotés, inadaptés et contreproductifs.

Au-delà de la rhétorique et des effets d’annonce d’Emmanuel Macron, les socialistes et radicaux de gauche ont bien vu le plagiat d’une partie de leurs propositions, enrobé par les incohérences et les approximations du texte.

Le Président de la République pioche dans plusieurs idéologies à tel point qu’une partie de la droite trouve sa tribune signable tandis que l’autre la trouve creuse… ce qui n’est d’ailleurs pas antinomique.

Le Président de la République présente son projet comme ultime digue à la percée nationaliste, prenant soin de préciser que « l’autre piège, c’est celui du statu quo » ; c’est la saison 2 de « C’est moi ou le chaos », la saison 3 « Des progressistes contre les nationalistes » et la saison 4 de « Faites ce que je dis et pas ce que je fais ». Or c’est justement ce statu quo libéral réservé aux premiers de cordée dont il est l’ambassadeur qui nuit au projet européen et dont se nourrissent les forces eurosceptiques. Suppression de l’impôt sur la fortune, soutien aux accords de libre-échange, présence des lobbies au plus haut niveau de l’État, abandon de son combat pour un budget ambitieux de la zone euro, renoncement à une sortie du glyphosate dans les meilleurs délais, refus d’ouvrir les ports français aux bateaux des ONG œuvrant en Méditerranée, loi anti-casseurs qui remet en cause le droit à manifester, etc. : la liste des exemples de la politique mise en œuvre par le Gouvernement français depuis près de 2 ans pourrait être encore longue. Le fossé entre les paroles et les actes est abyssal.

Pour couronner le tout et mettre en route ces idées, Emmanuel Macron préconise un Grand Débat Européen…. Pardon, une conférence avec les institutions européennes, les États membres et les corps intermédiaires dont il s’est largement passé dans son exercice politique national.

Bref, (le candidat tête de liste de la République en Marche) Emmanuel Macron ne réussit pas à convaincre de sa bonne foi.

Seules les forces de gauche proposent aujourd’hui un projet européen ambitieux, cohérent et radicalement différent, une vraie alternative pro-européenne. Un projet qui répond aux défis majeurs du XXIème siècle et qui se fonde sur l’idée centrale que la transition vers une société du bien-être pour toutes et tous, doit être socialement juste et doit reposer sur la participation et le respect de chaque citoyen.

Nous, eurodéputés socialistes et radicaux de gauche appelons toutes les forces socialistes, écologistes et progressistes à s’unir autour de combats communs pour enfin changer l’Europe en profondeur et imposer la transition écologique, la solidarité et l’égalité, le respect des droits sociaux, la garantie d’une vie digne, le juste échange respectueux des travailleurs et de l’environnement, une Europe par les Européens, plus démocratique et garante des droits humains.

Gilets jaunes : apaiser les tensions, garantir la protection de l’ordre public et les libertés fondamentales

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution sur la liberté de manifester en Europe. Alors qu’en France le Gouvernement agit – par la loi et la répression – avec l’objectif inavoué de dissuader les citoyens de manifester et les journalistes de couvrir ces événements, le débat de lundi et la résolution approuvée aujourd’hui montrent l’intérêt de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe. Le Parlement européen appelle clairement à défendre le droit des manifestants à la sécurité ce dont nous nous félicitons ; mais nous dénonçons le vote de la droite européenne qui a empêché l’adoption d’amendements exigeant une interdiction européenne des LDB40 et GLIF4, amendements que nous avons soutenus.

Selon Virginie Rozière, eurodéputée radicale de gauche, « manifester ne devrait pas se faire au péril de sa vie, c’est un droit fondamental. L’utilisation d’armes constitue une menace à l’intégrité physique du public, au droit de manifester et donc à notre démocratie. La situation en France est dramatique, 1 mort, plusieurs milliers de blessés dont 93 graves, 13 personnes ayant perdu un œil, des mains arrachées ! Notre position est claire, il faut interdire les LDB40 et GLIF4, protéger le public, protéger le droit de manifester et notre démocratie. »

Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste française, estime que « la responsabilité du Gouvernement français ne doit pas être écartée dans cette escalade. Le Ministre de l’Intérieur français doit sortir de sa forteresse, et cesser d’instrumentaliser la violence. Sa tâche devrait être d’apaiser les tensions et de garantir la protection de l’ordre public et des libertés fondamentales ».

Pour Sylvie Guillaume, vice-Présidente du Parlement européen, « il est inacceptable que l’interdiction des LBD 40 et des GLIF4 ne figure pas dans la Résolution du Parlement car la droite européenne s’y est opposée ! Nous souhaitons que la France s’inspire des bonnes pratiques ailleurs en Europe visant la désescalade et le dialogue, plutôt que la confrontation. Ce n’est malheureusement pas le choix fait par l’exécutif ; la loi dite anti-casseurs est d’ailleurs révélatrice : elle revient à jeter de l’huile sur le feu, car elle met en danger la liberté de manifester ».

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, l’Europe doit servir d’exemple : en Allemagne, les forces de l’ordre communiquent avec les manifestants via de grands écrans lumineux. Aux Pays-Bas, des « unités de la paix » font le lien entre les policiers antiémeutes et les manifestants, sur le modèle des « officiers médiateurs » déjà expérimentés en Suède. L’Espagne aussi dispose d’un département de médiation, composé de policiers formés en psychologie ou en sociologie. Le dispositif a contribué à une baisse du nombre d’incidents en manifestation de 70 % entre 2011 et 2014.

Mon explication de vote

Le Parlement européen a aujourd’hui adopté une résolution sur le droit à manifester en sécurité. Si j’ai soutenu ce texte car il rappelle sans ambiguïté que la liberté de manifester est une liberté fondamentale et que rien ne justifie la violence disproportionnée des forces de l’ordre, je regrette vivement que les amendements pour une interdiction claire des armes problématiques, telles que les lanceurs de balles de défense ou des grenades, n’ont pas été adoptés. C’est une occasion manquée pour cette assemblée de se prononcer clairement pour l’intégrité physique de ses citoyens, gravement menacée lors de récentes manifestations en France.

Referendum le jour des européennes : où l’on passe de l’Hymne à la joie à la Marseillaise

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Journal du Dimanche nous a appris, hier, que le président de la République envisageait un vaste referendum pour clôturer le grand débat national le jour des élections européennes du 26 mai prochain.

Malgré une réputation de grand européen auto-proclamé, Emmanuel Macron participerait ainsi à l’effacement des enjeux d’un scrutin essentiel, qui détermine la vie de plus de 500 millions de citoyens européens, au profit de la seule politique nationale. Pire, de ses seuls intérêts politiques. Comment ne pas imaginer déjà la tromperie ?

Les eurodéputés socialistes et radicaux considèrent qu’il s’agit d’une manœuvre grossière et n’acceptent pas un tel effacement des questions européennes au profit d’un plébiscite qui ne vise qu’à masquer le bilan médiocre, d’un point de vue national et européen, de La République en Marche.

COP 24 : l’urgence climatique ne peut plus attendre

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le sommet de la COP 24 s’est achevé hier soir en Pologne. S’il a permis d’adopter les règles d’applications de l’accord de Paris, le bilan reste moyen tant cette conférence mondiale sur le climat a échoué à faire prendre conscience à chacun de la nécessité de faire plus.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste et radicale française au Parlement européen, et Eric Andrieu, vice-Président du groupe S&D, ont réagi :

« Déplacer autant de délégués de 196 pays doit avoir pour objectif de faire des grands pas. La bonne nouvelle, c’est que le multilatéralisme fonctionne encore, et que la communauté internationale est parvenue à adopter des règles pour mettre en œuvre l’accord de Paris. La mauvaise nouvelle, c’est que le dernier rapport alarmant du GIEC n’a pas été pris en compte : ce dernier précise pourtant que les engagements pris à Paris mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle, bien loin de la limite des 1,5 °C recommandée par le GIEC. Ne pas en tenir compte est immoral, lâche et criminel pour notre avenir à tous ! ».

« Par ailleurs, nous dénonçons l’absence totale de la France dans ces discussions cruciales : M. Macron a inventé le slogan #MakeOurPlanetGreatAgain. Où était la France pendant ces discussions ? Aucun ministre n’était présent pour représenter la France après le départ précipité de la secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson, mardi. Sa place était en Pologne et non pas à Paris » assènent les deux eurodéputés.

« Nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique à petits pas. La question des moyens que l’Union européenne consacrera à ce défi est au cœur de nos propositions pour les prochaines élections européennes », concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

 

Le macronisme est un faux progressisme, mais un vrai conservatisme

Le colloque de ce samedi qui convoqua une fondation de droite et une
fondation de gauche pour tenter de définir « le macronisme » fut
l’occasion d’une nouvelle expression de cette confusion qu’entretient
le pouvoir et qui existe depuis trop longtemps en Europe :
l’Indifférenciation entre la gauche et la droite qui trouble les électeurs et fait
le jeu des extrêmes.

La présence de l’ancien chancelier social-démocrate autrichien
Christian Kern à ce colloque ou le soutien du Premier ministre
travailliste maltais Joseph Muscat à une initiative Castaner-Renzi
illustrent combien toute une partie de la social-démocratie n’a pas
encore tiré les leçons des dix années passées.

Le progressisme à la Macron procède d’une vieille logique de droite :
ne pas assumer son conservatisme et revendiquer une identité
progressiste. C’est une tactique classique de triangulation : on tente
de dépasser la gauche sur sa gauche.

Déjà dans les années 70, Jacques Chirac, quand il fonde le RPR,
l’ancêtre de LR, situe Giscard sur sa droite et revendique d’être « le
travaillisme à la française ». Par la suite, assez régulièrement, la
droite va pratiquer cette triangulation qui a aussi pour but de
ringardiser la gauche en portant aux nues la social-démocratie
allemande ou nordique pour sa « modernité ».

L’exemple le plus classique c’est quand la droite reprend à son compte
la « flexisecurité » qui fut théorisée par un ministre travailliste
néerlandais et développée pour la première fois par le gouvernement
social-démocrate de Poul Nyrup Rasmussen au Danemark.

Mais la droite n’en a jamais retenu que la flexibilité du marché du
travail abandonnant la sécurité du travail…

Dans la prétention progressiste du macronisme, il y a donc cette
imposture d’autant plus que tous les ministres qui auraient pu être la
caution de gauche en matière de politique économique et sociale
viennent de la droite.

Dans un entretien récent à Ouest France, Sandro Gozi, l’ex ministre
des affaires européennes de Matteo Renzi affirme la stratégie de
l’euro-macronisme, provoquer une scission au sein du PPE pour séparer
la vieille démocratie chrétienne européiste de la nouvelle droite,
national-populiste.

Tout en voulant fonder une alliance « progressiste » qui associe des
conservateurs et des libéraux à des bouts de la social-démocratie,
Gozi attribue l’affaiblissement de cette dernière au fait qu’en
s’alliant avec la droite, comme par exemple en Allemagne, elle n’a pas
été en mesure de peser. C’est là une contradiction majeure : la
social-démocratie ne se renouvellera pas en épousant les contours, la
rhétorique ou les axes programmatiques de la droite.

La question de l’avenir de l’Europe ne passe pas seulement par la
démocratie, elle passe aussi par le social. Or s’il n’y a pas de
justice sociale, la démocratie s’affaiblit car elle ne serait que
formelle.

Renforcer un Etat providence par une fiscalité juste et la poursuite
de l’égalité réelle ce n’est pas ce que fait Macron dont la préférence
va aux plus fortunés, à ceux qui sont les vainqueurs de la
mondialisation.

Le macronisme est ainsi un vrai conservatisme car il préserve les plus
riches, il ne renverse pas l’ordre actuel, c’est-à-dire la domination
de ceux qui ont déjà tout. Il s’attaque ainsi aux retraités, aux
lycéens, aux fonctionnaires, aux paysans. Il est dans la main des
lobbies de tous ordres. Il foule même aux pieds le principe même de
précaution. Son progressisme ne vaut que pour ceux qui n’ont pas
besoin du progrès.

Pour achever de berner les gens, Macron veut imposer son récit par une
vision binaire qui a déjà été largement commentée : soit on est avec
lui, soit on est contre lui, soit on est pour l’euro-macronisme, soit
on est pour le populisme…

Mais cette manière de voir, basique, est elle-même un populisme chic :
Macron, en disant qu’entre l’extrême droite et lui il n’y a rien, ne
croit pas si bien dire au passage quand, comme Salvini, il ferme les
ports de France à l’Aquarius. Celui à l’oreille duquel murmurait
Philippe de Villiers durant la campagne présidentielle, croit encore
que le bonapartisme est la meilleure manière d’aborder les questions
européennes : Napoléon qui a transformé l’Europe en un vaste champ de
bataille… Finissant isolé, comme l’est Macron au plan européen.

Il faut donc assumer une rupture avec cette vision vieillotte d’une
Europe au nom de laquelle gauche et droite se confondrait. L’Europe
des sociaux-démocrates, quoiqu’on en pense, veut combattre le
national-populisme, elle veut renforcer la démocratie avant de
rassurer les marchés car elle veut retrouver la confiance des peuples.

Voilà le combat en tout cas que moi, je veux mener avec les
socialistes français et européens.

Emissions de CO2 des voitures : honte à la France et au Conseil

Communiqué de la Délégation socialiste française

Hier soir, tard dans la nuit, les ministres de l’environnement ont fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 des voitures de 35 % d’ici à 2030, et 30% seulement pour les véhicules utilitaires, avec un seuil intermédiaire de 15 % en 2025. Soit un cap bien moins ambitieux que les 40 % fixés avec notre appui contre la droite au Parlement européen, malgré les pressions multiples des lobbies industriels.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française et cheffe de file sur les questions de transports, s’est indignée :

« Les ministres de l’environnement devaient se sentir honteux du résultat des négociations et d’espérer qu’un tel renoncement serait moins visible au milieu de la nuit, après 13h de tergiversations : 24h après la publication du rapport du GIEC, un tel recul est scandaleux. Il menace ni plus ni moins que la santé et l’environnement de tous les habitants de notre planète. C’est un assassinat à petit feu, aux conséquences bien réelles pour des millions de citoyens, à commencer par les plus fragiles ».

« Contenir le réchauffement à 1,5 °C est impératif, nous le savons tous. Ne pas agir en conséquence est bel et bien un crime. D’ailleurs, à qui profite le crime ? Aux constructeurs automobiles, à commencer par l’industrie allemande et ses actionnaires, devant qui Mme Merkel déroule le tapis rouge. Encore une fois, les lobbys, les intérêts particuliers, le capitalisme attaquent frontalement la démocratie et la vie. Les profits de quelques uns se font au détriment de tous ».

« M. Macron et l’arriviste M. de Rugy font du renoncement à l’échelle européenne la marque de fabrique de la France. Comment peut-on se dire Européen et être aussi peu influent à l’échelle européenne, en acceptant aussi facilement les exigences des conservateurs allemands ? D’autant plus que le grand syndicat allemand IG Metall soutenait lui un objectif de 40% ! M. Macron peut-il nous expliquer au passage ce qu’il a promis aux constructeurs automobiles reçus à l’Élysée le 1er octobre, à huis clos ? »

« Au Parlement européen, nous continuerons de nous battre pour que les réglementations européennes soient compatibles avec l’accord de Paris. Ce n’est pas une question d’idéologie, mais c’est bien la survie de l’humanité qui est en jeu », conclut l’eurodéputée.

 

La fin de l’illusion Hulot

Communiqué de la Délégation socialiste française

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, le départ du Ministre de la transition écologique et solidaire dévoile aux yeux de tous ce que nous savions déjà : la politique menée par M. Macron et M. Philippe ne répond pas aux enjeux environnementaux, climatiques et de santé des Français et des Européens. Au Parlement européen, nous étions aux premières loges pour voir le double discours du gouvernement Macron sur le glyphosate, les pesticides, le dieselgate, l’huile de palme et le libre-échange (CETA, Mercosur…).

À l’occasion de ce départ, Nicolas Hulot a également révélé les coulisses des réunions de ce Gouvernement : nous avons appris que des lobbyistes, comme Thierry Coste, assistaient à des réunions d’arbitrages au même titre que des ministres. Si nous connaissons et dénonçons le poids des lobbys sur les politiques menées par ce Gouvernement, nous ne pouvions pas imaginer une telle présence, directement dans des réunions ministérielles. C’est inacceptable et scandaleux.

La démission de Nicolas Hulot révèle les contradictions qui minent la majorité, et plus généralement le système Macron. Après l’affaire Benalla, après les décisions fiscales et économiques qui frappent de plein fouet les classes populaires et moyennes ainsi que les retraités, après les politiques populistes menées sur la question migratoire, c’est désormais l’absence totale de politique environnementale de cette majorité qui est dévoilée. Le flou qui a entouré l’élection présidentielle est désormais levé : les Français ignoraient qu’ils votaient pour une telle politique. Il est temps que la transparence démocratique permette de connaître les programmes politiques de ceux qui aspirent à gouverner, et de rejeter les campagnes marketing, comme celle qui a abouti à l’élection de M. Macron.

Les élections européennes seront l’occasion pour les socialistes de rappeler que la transition écologique et énergétique est au cœur de notre programme de refondation de l’Union européenne.