Décrypter les dernières élections en Allemagne

À la suite des élections en Allemagne du 24 septembre 2017, la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich-Ebert à Paris ont organisé le lundi 9 septembre une conférence sur le décryptage des résultats : la petite victoire d’Angela Merkel, le score inédit de l’extrême droite et la défaite du SPD – des enjeux pour l’avenir du pays, notamment avec la constitution de la future coalition gouvernementale. Je suis intervenue aux côtés de Christian Petry, député SPD et Gabriel Richard-Molard, docteur en droit européen, expert des relations franco-allemandes.

L’Allemagne est aujourd’hui la 1ère puissance économique européenne. Le PIB de l’Allemagne a progressé de 1,9 % en 2016, le taux de chômage est historiquement bas (environ 4% en 2016), et enregistre des niveaux record sur le plan du commerce extérieur avec des exportations en hausse. L’Allemagne s’illustre aussi avec l’accueil d’1 million de migrants au plus fort de la crise humanitaire en 2015. Mais ce pays accuse également de nombreuses failles avec la vétusté de nombreuses infrastructures (écoles, routes) par manque d’investissements publics des communes, une population vieillissante avec une pauvreté grandissante, notamment chez les plus âgés. L’Allemagne n’a pas réussi à réduire son taux de pauvreté (12,2% en 2002 à 16,7% en 2015 selon Eurostat). Les mesures économiques ont favorisé les mini-jobs faiblement rémunérés. Cela contribue à une précarisation des travailleurs et un accroissement des inégalités de revenus.

Dans ce contexte, l’accord gouvernemental gauche droite de « Grande coalition » a été sanctionné par les électeurs apparaissant comme un système à bout de souffle. La « grande coalition » constitue incontestablement un échec pour le SPD alors même qu’ils étaient les initiateurs de réformes attendus outre Rhin notamment sur le salaire minimum ou le mariage pour les couples de même sexe.

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L’absence de lisibilité de l‘action du SPD dans un gouvernement dirigé par Angela Merkel, la précarisation de populations fragiles comme les retraités ou les ouvriers, l’instrumentalisation des réfugiés par l’AFD participent à l’érosion des Sociaux-démocrates et maintient Angela Merkel en position de leader.

Le paradoxe est tel qu’alors qu’Angela Merkel n’aura fait aucune proposition pour renforcer l’intégration européenne, depuis qu’elle est au pouvoir depuis 2005, elle occupe toujours une place centrale car sans l’Allemagne rien n’est possible. Elle ne propose rien, surtout en matière économique ! Quand Hollande essaiera de convaincre les Américains d’intervenir en Syrie en 2012, après l’usage de gaz de combat par Bachar al-Assad, Merkel reste réticente à l’usage de la force pour ne pas choquer son opinion. Quand il se bat pour le maintien de la Grèce de la zone euro, là encore A. Merkel freine. Et pourtant ce sont les sociaux-démocrates qui trinquent.

Aujourd’hui, le SPD (Parti social-démocrate allemand) se trouve dans l’obligation morale et politique d’être dans l’opposition. Morale, car s’ils repartaient en coalition avec le CDU/CSU, l’AFD deviendrait l’opposant principal et prendrait la présidence de la commission des Finances au Bundestag ! Politiquement parce que cela signifierait encore de renoncer à défendre les populations les plus touchées par la politique libérale.

Les échanges se sont ensuite poursuivis sur l’avenir de l’Union européenne après les discours de Jean-Claude Juncker sur l’Etat de l’Union et d’Emmanuel Macron. La question de la gouvernance de la zone Euro est toujours en débat. Rien dans les propositions de La Commission ou d’Angela Merkel ne permettent de penser que nous pourrions avancer sur des propositions différenciées.

Le débat avec la salle a été très intéressant notamment sur l’instauration des listes transnationales, une proposition défendue par les membres du groupe S&D ; j’ai rappelé que la seule condition à son adoption était que le Conseil de de l’UE le vote à l’unanimité, alors même que plusieurs Etats membres y sont aujourd’hui hostiles.   La question de la place de l’Islam a aussi été posée. Alors, même si la laïcité est un concept éminemment français, j’ai rappelé qu’il ne fallait pas stigmatiser les musulmans comme aiment à le faire la droite et l’extrême droite européenne ; qui, de leurs côtés, se servent trop souvent de la religion chrétienne pour mettre en place des mesures liberticides et rétrogrades, notamment à l’égard des droits des femmes.

 

Pour plus d’informations sur la conférence, je vous invite à visionner l’intégralité des débats en cliquant sur le lien ci-dessous : https://www.youtube.com/watch?v=nLk4qTU-OWY

 

Après le soulagement, l’indispensable rassemblement des socialistes

C’est peu dire que cette élection a inquiété l’Union européenne et au-delà : tous les ingrédients étaient réunis pour que le pire devienne possible. En cela, l’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron constitue un soulagement et je lui adresse toutes mes félicitations. Je tiens également à rendre hommage à François Hollande et à son action : je suis convaincue que l’Histoire montrera la justesse des politiques menées ces cinq dernières années.

Mais après ce soulagement, soyons clairs : rien n’est réglé. La colère des citoyens est toujours là, l’extrême droite est forte comme elle ne l’a jamais été dans notre pays. Or, on ne peut jouer à la roulette russe éternellement sans finir par se tirer une balle. C’est d’ailleurs pour cette raison que je m’oppose avec force à l’idée d’Emmanuel Macron pour qui, désormais, les partis politiques traditionnels seraient morts, qu’il n’y aurait plus que deux camps : les progressistes contre les nationalistes ; cela est faux et dangereux, mortifère même car, dès lors, la seule alternance possible serait le nationalisme et l’extrême droite.

Plus que jamais, nous avons besoin de la gauche et singulièrement des socialistes pour empêcher ce duel de s’installer dans le paysage politique. Je serai pleinement engagée aux côtés des candidats socialistes dans la bataille des élections législatives. Le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral ne doivent pas faire oublier cette réalité : notre avenir sera décidé par la future majorité à l’Assemblée nationale. La photographie du premier tour de l’élection présidentielle n’aura rien de commun avec ce que sera le premier tour des élections législatives : les Français seront libérés de la carotte « vote utile » et du bâton Front national. Le projet et la proximité des élus joueront à plein.

Et puis, il faut le marteler, le changement en France ne peut pas se faire sans changement en Europe : que nous soyons dans une majorité socialiste ou dans l’opposition, nous devrons remettre sur le devant de la scène nos propositions pour changer l’Europe, la refonder, la réorienter, bref faire en sorte qu’elle améliore plus efficacement et visiblement la vie des citoyens. C’est la seule voie pour véritablement faire refluer l’extrême droite, non seulement en France, mais partout en Europe.

Cela, il faudra le faire en France, mais également lors de chaque élection nationale, avec tous les progressistes européens, et lors des élections européennes. Si les élections au Royaume-Uni vont essentiellement servir à définir la nature du Brexit – soft ou hard –, les élections en Allemagne sont tout aussi importantes que les élections françaises.

Enfin, en ligne de mire, se profilent les élections européennes de 2019 : avec un Brexit qui sera devenu réalité et dont tout le monde pourra juger des conséquences, la question de l’Europe que nous voulons sera au cœur du débat politique. Ce débat sera l’occasion de faire reculer visiblement l’extrême droite, de lutter à la fois contre les nationalismes et contre l’ultralibéralisme économique qui en fait le lit.

Le programme des socialistes, pour une politique fiscale juste et équitable, pour une Europe sociale, pour une politique d’investissements en faveur de l’emploi et de la transition écologique et pour une démocratisation de la zone euro est le seul qui puisse faire que nos enfants vivent mieux que nous.

L’Europe s’incarne dans le ferroviaire

Je suis intervenue la 19 octobre sur le thème du 4e paquet ferroviaire, et plus largement sur l’importance du rail en Europe, à l’invitation de la Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS), dans les locaux de la CGSP-Cheminots (Centrale Générale des Services Publics, syndicat belge de la famille socialiste), pour échanger avec Yannick Piquet, Président de la FBJS, et de Michel Abdissi, Président de la CGSP-Cheminots.

La discussion d’une heure trente, également en présence de syndicalistes de la CGSP, de militants de la FBJS mais aussi de la section bruxelloise du Parti Socialiste français, a été très riche, à la fois technique mais très accessible, comme l’ont montré les échanges avec la salle, et tout le monde a conclu sur le rôle stratégique que devrait jouer l’espace ferroviaire en Europe, bien qu’aujourd’hui il soit particulièrement vulnérable, et cible d’attaques néo-libérales qui diminuent le potentiel qu’il représente en terme de désenclavement des territoires et de lutte contre le réchauffement climatique.

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La tendance générale est à la libéralisation, qui menace directement les lignes les moins rentables, à la baisse des moyens (Michel Abdissi évoquait à ce titre le non remplacement de 2 départs en retraite sur 3, prévu d’ici à 2019 en Belgique, qui ne fera qu’accentuer les malfonctionnements que connaît déjà la SNCB), la concurrence déloyale de la route reste un vrai problème alors même que les petites gares sont petits à petit supprimées, pour créer des grandes gares faisant office de « hub », mais nécessitant une voiture pour s’y rendre. Ce qui pose également le problème de la compétitivité du rail face à l’avion, à l’heure où la communauté internationale devrait sous peu mettre en œuvre les objectifs climatiques définis lors de la COP 21.

Ces problèmes ont des conséquences nationales, mais nécessitent des réponses européennes, c’était tout le sens de cet échange de vues. Mon engagement au sein du Parlement européen en faveur d’une vaste Agence en charge des transports terrestres, qui serait chargée non seulement de sécurité ferroviaire, mais aussi de contrôle de la bonne application des normes sociales et environnementales aussi par les véhicules routiers, vise précisément à permettre l’émergence d’une véritable espace ferroviaire européen, tout en garantissant une meilleure protection pour les travailleurs européens des transports et une lutte plus forte contre la pollution atmosphérique générée aujourd’hui par le route. Dans la même veine, je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement à la création d’un champion industriel européen du rail, sur le modèle du succès rencontré par Airbus.

Ce sont des sujets d’avenir, structurants, et j’espère que ma collaboration avec la FBJS et la CGSP ne fait que commencer en la matière !

Après le Brexit, on fait quoi? Débat avec les militants du Bas-Rhin

Mercredi 6 juillet j’ai eu le plaisir d’échanger avec des militants de la fédération socialiste du Bas-Rhin sur les nombreux défis auxquels l’Europe fait face et plus particulièrement sur les conséquences du Brexit.

Tout au long d’un débat animé, les militants ont exprimé leur attachement à la construction européenne et à la nécessité de rendre le projet européen plus concret. Dans cette période de trouble, de remise en cause des valeurs européennes et face à la montée des populismes partout en Europe, les militants m’ont exprimé, avec conviction et détermination, l’importance de repenser notre discours et notre communication pour rapprocher l’UE de ses citoyens. Certains militants ont souligné le paradoxe du vote en Grande Bretagne où c’est dans les régions qui ont le plus bénéficié des fonds européens  que le vote en faveur du Brexit a fait les plus gros scores.

Pour répondre à toutes ces questions et interrogations, j’ai aussi réaffirmé que oui, il faut développer un discours positif sur l’UE, qu’il faut réinvestir le débat public pour déconstruire et contrer les discours mensongers sur l’UE.

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Nous avons ensuite abordé les prochaines échéances et l’agenda européen du Brexit. J’ai expliqué la position du Parlement européen en faveur d’une activation rapide de l’article 50 pour entamer les négociations sur la sortie de l’UE. C’est le premier point que j’ai souligné, on ne peut pas être pris en otage pas l’agenda interne du Parti conservateur en Royaume Uni. Il faut réagir vite.

Le deuxième point que j’ai souligné c’est la nécessité pour nous, en tant que socialistes et démocrates, de se positionner plus fortement sur des enjeux phares :

La redéfinition du Plan d’investissement (appelé Plan Juncker) pour renforcer les investissements dans les pays qui en ont le plus besoin. C’est un enjeu de solidarité européenne.

L’importance d’aller vers plus de flexibilité dans l’application des règles budgétaires.

Le renforcement de la dimension sociale du marché intérieur et de la justice sociale.

Et enfin la nécessité d’adopter un Pacte sur l’État de droit pour sanctionner les États membres qui ne respectent pas les libertés fondamentales. Le respect des valeurs doit être mis sur le même pied d’égalité que le respect des règles budgétaires. L’UE  ce n’est pas qu’un projet économique, c’est aussi une communauté de valeurs qui façonnent notre identité européenne.

Sur tous ces points les militants et moi-même sommes tombés d’accords pour dire que les États-membres et la Commission mais aussi les citoyens devaient maintenant passer du discours aux actes !

Le Front populaire où la nécessité de l’exercice du pouvoir pour transformer la société

En ce mois de mai 2016, nous fêtons les 80 ans du Front Populaire. Ce formidable mouvement a permis la victoire des forces de gauche en mai 1936 par le rassemblement des communistes, des socialistes et des radicaux.

Marqué notamment par la personnalité de Léon Blum, le Front Populaire aura apporté aux Français des avancées considérables : deux semaines de congés payées, la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures ou encore l’établissement des conventions collectives.

Le Front Populaire aura aussi permis de barrer la route aux ligues fascistes qui menaçaient alors la République.

Le Front populaire démontre aussi une exigence : la nécessité pour la gauche d’exercer le pouvoir afin de transformer la société.

Depuis toujours, la relation entre la gauche et le pouvoir n’est pas aisée. Certains à droite de l’échiquier politique estiment en effet que la gauche n’est pas légitime à exercer le gouvernement de la Nation. D’autres, à gauche, estiment au contraire que lorsqu’elle est au pouvoir, la gauche n’est pas vraiment la gauche, elle trahit ses promesses et se compromet. C’est d’ailleurs en février 1937, lorsque Léon Blum demande une pause dans les réformes pour donner la priorité à l’assainissement monétaire que le Front Populaire éclate véritablement.

A chaque fois qu’elle est au pouvoir, la gauche est critiquée. Les réformes initiées ne sont jamais « suffisamment à gauche », comme si elle devait s’excuser de se confronter aux réalités.

Pourtant, la gauche devrait-elle se contenter de beaux de rêves et de beaux discours ? Doit-elle rester dans l’opposition et se cantonner à la gestion des collectivités?

Il est vrai que les discours perdent de leur bohème une fois le gouvernement quotidien de la Nation établi. Mais il est aussi vrai que si la gauche se contente de contester et refuse l’exercice du pouvoir, elle n’a d’autre utilité que littéraire et ne transforme pas la société. La gauche ne se compromet pas en exerçant le pouvoir. Et c’est là, le principal apprentissage du Front Populaire, lorsqu’elle est au pouvoir, la gauche agit pour plus de justice, plus d’égalité, vers le progrès social et l’émancipation de l’individu.

C’était l’ambition du Front Populaire en 1936. C’est aussi ce qu’ont accompli François Mitterrand en 1981, Lionel Jospin en 1997 et François Hollande depuis 4 ans.

Sans rêve et sans utopie, la gauche ne saurait être elle-même, mais sans exercice du pouvoir, la gauche ne saurait transformer la société !

En France, plus que dans les autres pays, le compromis est toujours difficile à trouver, tant dans nos institutions qu’avec les corps sociaux. Pourtant, et c’est le cas depuis 2012, le compromis est l’essence de l’exercice du pouvoir. Consulter, dialoguer, écouter puis trancher sont les instruments nécessaires au bon gouvernement, que ce soit à l’échelle de l’Union européenne, à l’échelle d’un pays ou d’une collectivité.

C’est ce compromis, cette synthèse, que la gauche entreprend depuis 2012. C’est aussi ce compromis que la gauche va devoir mettre en place en 2017 pour gagner une nouvelle fois l’élection présidentielle. A trop disserter sur ce qu’est un bon gouvernement de gauche, il ne faut pas oublier l’exercice quotidien des réalités, la situation budgétaire contrainte ou encore la difficile relance de l’activité économique. Il ne faut pas non plus perdre de vue la montée de l’extrême droite, qui a un nouveau visage, mais porte le même nom depuis le début des années 1970, celui du Front National.
Sans exercer le pouvoir, la gauche ne pourrait transformer la société. C’est pourquoi, la gauche doit se rassembler en 2017. Elle doit trouver un compromis pour continuer à agir pour le progrès social. Il n’y a pas d’opposition entre une gauche du passé et une gauche moderne. Il y a une nécessité : le rassemblement. Il y a une exigence, celui de bâtir le présent de façonner l’avenir. Cette exigence, c’est celle de l’exercice du pouvoir.

Réunion de suivi de mandat en Seine et Marne

Le jeudi 25 mars 2016, je me suis rendue à Noisiel pour faire un point d’étape sur la situation en Europe et un premier bilan de mandat auprès des militants et des élus socialistes seine et marnais.

Je souhaite remercier Daniel Vachez, maire de Noisiel pour son accueil chaleureux, le 1er secrétaire fédéral du Parti socialiste de Seine et Marne Sébastien Podevyn, le président et le bureau de l’Union départementale des élus socialistes et républicains de Seine et Marne, Jean Michel Morer, Lionel Walker et Patrick Ratouchniak ainsi qu’Alain Fontaine qui ont fait de cette réunion une grande réussite. Je souhaite également remercier Nicole Bricq, sénatrice et ancienne ministre, Emeric Bréhier, député, Vincent Eblé, sénateur, Roseline Sarkissian, conseillère régionale, ainsi que les élus, les militants et les citoyens qui ont fait le déplacement pour cette réunion.

Cette réunion était d’autant plus essentielle quelques jours après les attentats qui ont touché Bruxelles le mardi 23 mars dernier. Attentats qui ont frappé l’Europe en plein cœur, la station de métro touchée étant dans le quartier européen. Gangrénée par le populisme et les égoïsmes nationaux, l’Europe politique vit actuellement une période de recul dans ses valeurs et dans ses principes. La crise de l’accueil des réfugiés s’avère ainsi en premier lieu une crise de la solidarité européenne. Tandis que l’Europe se replie sur elle-même, il serait plus que jamais nécessaire de faire un pas en avant plus politique, vers une Europe plus unie et plus protectrice.

Je suis également revenue sur les dossiers des transports que je suis de près au Parlement européen étant membre de la commission des transports et du tourisme (TRAN) et de la commission d’enquête sur les fraudes aux émissions polluantes (EMIS) ou les dispositions sociales applicable au secteur des transports (Directive des travailleurs détachés).

Ainsi, je travaille sur le projet d’une agence européenne des transports et milite pour mettre fin à la motorisation diesel, très polluante, tout en laissant le temps au secteur automobile de s’adapter. Je milite également pour l’harmonisation sociale et contre le dumping social qui frappe très durement ce secteur. Enfin, j’ai également présenté le cadre de la commission EMIS, commission crée pour évaluer l’ampleur de la fraude aux émissions polluantes dans le secteur automobile.

Au cours de ma présentation et de l’échange avec la salle, je suis aussi revenue sur les nombreux sujets sur lesquels je travaille en commission des libertés civiles, des affaires intérieures et de la justice (LIBE), à savoir la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la traite des êtres humains, la crise de l’accueil des réfugiés, la nécessité de relancer les migrations économiques ou encore l’idée d’un pacte européen des droits fondamentaux.

Lors de l’échange avec la salle, j’ai rappelé que j’étais favorable à un PNR européen (Passenger Name Record) pour mieux tracer les parcours des combattants européens notamment.

Après plusieurs interventions sur l’avenir de l’Union européenne, j’ai confirmé une que je reste favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Union, mais pas à n’importe quelle condition, ainsi qu’à la relance d’un projet fédéraliste pour l’Europe.

Pendant la campagne des élections européennes au printemps 2014, je m’étais engagée auprès des électeurs de revenir devant eux pendant mon mandat car il n’est pas envisageable de parler d’Europe qu’ à chaque élection tous les cinq ans. Cette réunion a fait salle comble, ce qui prouve qu’il est nécessaire de se déplacer dans l’ensemble des territoires pour présenter les projets, très concrets et très utiles pour les citoyens, que nous portons en tant que députés socialistes au Parlement européen. Contrairement à ce que pensent certains, l’Europe n’est pas en voie de disparation. Bien au contraire, nous n’avons jamais eu autant besoin de l’Union européenne.