Centeno Président de l’Eurogroupe : Nos félicitations au Ronaldo de l’Ecofin !

Communiqué de la Délégation socialiste française

La délégation socialiste française au Parlement européen adresse ses plus sincères félicitations à Mario Centeno pour sa nomination à la tête de l’Eurogroupe. Dans une Europe à droite, c’est un rayon de soleil pour mettre fin comme nous le souhaitons aux politiques austéritaires.

Candidat de la famille socialiste européenne, l’élection à la tête de l’Eurogroupe du ministre socialiste qui sous l’autorité d’Antonio Costa aura démontré que l’on peut sortir d’un programme de la troïka sans se renier est une bonne nouvelle. Elle va légitimement accroitre la fierté de nos amis portugais dont l’opinion publique avait placé la sortie de la procédure de déficit excessif au même rang que la victoire à l’Eurovision et le titre de champions d’Europe.

Sa compétence, son expérience et son objectif de parvenir à une zone euro plus intégrée font qu’il était le candidat parfait.

Le Ronaldo de l’Ecofin aura fort à faire dès maintenant, car pour que l’Euro – et avec l’Union européenne – réussisse, les chantiers sont nombreux.

Selon les informations qui circulent sous le manteau, les propositions de la Commission européenne pour l’avenir de la zone Euro sont plus dures que celles des conservateurs allemands. C’est dire qu’elles sont dangereuses, même si d’ici mercredi elles peuvent encore changer !

Les membres de la délégation socialiste française seront là pour soutenir Mario Centeno et bâtir une zone euro plus solidaire et plus démocratique. Cela passe par une implication réelle du Parlement européen et par un budget de la zone euro capable de mener des politiques contra cycliques, sans être conditionné à des réformes structurelles ultra-libérales. L’expérience montre que la règle d’or – et avec une gouvernance économique qui serait basée sur le respect de quelques chiffres qui n’ont aucun sens économique – ne marche pas.

Donnons à l’Europe les moyens de réussir, la nomination de Mario Centeno peut y contribuer, visons la convergence par le haut : les Européens ont besoin de bonnes raisons pour aimer l’Europe !

#Refondation : Quelle Europe voulons-nous ?

Le jeudi 23 novembre à Sèvres, la fédération socialiste des Hauts-de-Seine a organisé son forum sur les sujets européens dans le cadre de la refondation engagée par le Parti socialiste. Je suis intervenue aux cotés de ma collègue eurodéputée Pervenche Berès, également Philippe Berrée, le secrétaire fédéral à l’Europe et Elisabeth Humbert Dorfmüller, en charge de la section française du parti social-démocrate allemand (SPD).

Cette soirée fut l’occasion de rencontrer des socialistes engagés sur les questions européennes. C’est dans ce contexte que les forums de la refondation ont vocation à redonner au parti socialiste la place qui est la sienne ; tout en évoluant et en renouvelant ses bases qui correspondent aux changements de la société actuelle. Ce projet passe par des échanges et par une réflexion collective, à l’instar du débat qui a eu lieu.

Plusieurs thèmes ont été abordés lors de la réunion. Tout d’abord, sur le déclin de la social- démocratie en Europe, j’ai partagé mon sentiment sur l’écart qui s’est creusé entre les citoyens et les sociaux-démocrates européens ces dernières décennies. Ce phénomène vient du manque d’action concrète sur les enjeux sociaux, mais aussi de la stratégie politique qui n’a pas évolué. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la politique européenne évoluait dans une logique de compromis entre les partis de droite et de gauche.  Cependant, la droite refuse d’accepter le progrès social. C’est pourquoi nous devons revoir le jeu des alliances. Depuis janvier 2017, les sociaux-démocrates ont engagé la rupture avec cette grande coalition, il est désormais possible de trouver de nouvelles alliances ; même si certaines délégations de gauche restent à convaincre. Oui, les sociaux-démocrates de certains Etats-membres sont séduits par les discours pro-européens des leaders de droite, ce qui participe à la déliquescence de notre famille politique. Et dernièrement, certains ont été séduits par les discours d’Emmanuel Macron, qui prône le renouvellement mais s’affère à rester dans cette logique de coalition sans faire de propositions concrètes. Par ailleurs, j’ai rappelé que le Président actuel est assez favorable une coopération renforcée entre les Etats-membres mais il ne parle pas de d’Etat fédéral européen ; ce que nous, sociaux-démocrates, défendons !

Et pour aller dans ce sens, il faut trouver des majorités plus avancées sur les 4 grands piliers que nous défendons : social, écologie, respect des droits et des valeurs et Europe. La question sensible de la révision des traités pour démocratiser les institutions européennes doit être posée.

Le conseil du Parti socialiste européen qui aura lieu à Lisbonne la semaine prochaine sera aussi un espace de refondation pour la gauche européenne. Nous sommes dans une période certes difficile mais passionnante pour les débats de fond et la reconstruction. La coopération avec les partis frères est essentielle pour renforcer la démocratie ; et l’enjeu majeur aujourd’hui est d’intégrer totalement l’espace européen dans notre pensée politique. Des pistes de réflexion sont possibles en ce sens : il faut par exemple démocratiser le fonctionement du PSE afin de favoriser les échanges avec les militants ; également revoir le fonctionnement du parti qui est trop calqué sur le modèle actuel des institutions.

Beaucoup d’autres thèmes ont été abordées : comme la question des listes nationales et transnationales pour les prochaines élections européennes. J’ai rappelé que ce mode de scrutin est à mon sens un facteur de dynamisme et de convergence et qu’il favorise le rapprochement entre les eurodéputés et les administrés de la circonscription.

Sur l’Etat de droit en Pologne et en Hongrie, j’ai rappelé que le Parlement européen avait voté pour la mise en place d’un mécanisme de l’Etat de droit permettant une évaluation et un contrôle permanent, proposition bloquée au niveau de la Commission et du Conseil. Cependant, au-delà du problème institutionnel, le problème est bien politique : le PPE par exemple continue de soutenir Viktor Orban qui bafoue chaque jour les libertés individuelles en Hongrie.

En conclusion j’ai rappelé que lors du prochain congrès de notre parti, il serait opportun de mettre au cœur des échanges la question européenne, transversale a beaucoup d’autres thèmes. Il faudra également, laisser toute la place aux militants pour s’exprimer, comme c’est déjà le cas avec la possibilité de déposer des contributions thématiques ; et enfin s’ouvrir à l’ensemble des acteurs de la société civile.

Retour sur le forum de la refondation du Parti socialiste sur les enjeux européens à Strasbourg

Mercredi 15 novembre militants, à l’initiative de Pernelle Richardot Première Secrétaire fédérale du Bas-Rhin et de la Délégation socialiste française au Parlement européen,  élus locaux et députés européens venus de Belgique, de France et du Portugal ont discuté avec passion et engagement des enjeux de la refondation de la sociale démocratie européenne. C’est avec grand plaisir que j’ai participé à ce débat enrichissant durant lequel nous avons abordé sans détour les problèmes auxquels notre famille politique fait face partout en Europe, nos erreurs aussi et nos projets pour aller de l’avant et ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de la sociale démocratie européenne. La parole a été donnée aux militants qui ont partagé avec nous leur envie de retrouver une position forte du Parti Socialiste sur les enjeux européens et de se rassembler autour d’un socle de valeur qui doit cimenter la sociale démocratie européenne. Et, je crois que c’est sur ce point, le socle des valeurs que nous partageons, mettre le social et l’environnement au cœur de notre projet, renouer avec une politique de défense des catégories les plus modestes. Nous avons aussi débattu sur notre stratégie politique qui doit se traduire par des alliances avec nos partenaires naturels de la gauche européenne et des écologistes.

Décrypter les dernières élections en Allemagne

À la suite des élections en Allemagne du 24 septembre 2017, la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Friedrich-Ebert à Paris ont organisé le lundi 9 septembre une conférence sur le décryptage des résultats : la petite victoire d’Angela Merkel, le score inédit de l’extrême droite et la défaite du SPD – des enjeux pour l’avenir du pays, notamment avec la constitution de la future coalition gouvernementale. Je suis intervenue aux côtés de Christian Petry, député SPD et Gabriel Richard-Molard, docteur en droit européen, expert des relations franco-allemandes.

L’Allemagne est aujourd’hui la 1ère puissance économique européenne. Le PIB de l’Allemagne a progressé de 1,9 % en 2016, le taux de chômage est historiquement bas (environ 4% en 2016), et enregistre des niveaux record sur le plan du commerce extérieur avec des exportations en hausse. L’Allemagne s’illustre aussi avec l’accueil d’1 million de migrants au plus fort de la crise humanitaire en 2015. Mais ce pays accuse également de nombreuses failles avec la vétusté de nombreuses infrastructures (écoles, routes) par manque d’investissements publics des communes, une population vieillissante avec une pauvreté grandissante, notamment chez les plus âgés. L’Allemagne n’a pas réussi à réduire son taux de pauvreté (12,2% en 2002 à 16,7% en 2015 selon Eurostat). Les mesures économiques ont favorisé les mini-jobs faiblement rémunérés. Cela contribue à une précarisation des travailleurs et un accroissement des inégalités de revenus.

Dans ce contexte, l’accord gouvernemental gauche droite de « Grande coalition » a été sanctionné par les électeurs apparaissant comme un système à bout de souffle. La « grande coalition » constitue incontestablement un échec pour le SPD alors même qu’ils étaient les initiateurs de réformes attendus outre Rhin notamment sur le salaire minimum ou le mariage pour les couples de même sexe.

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L’absence de lisibilité de l‘action du SPD dans un gouvernement dirigé par Angela Merkel, la précarisation de populations fragiles comme les retraités ou les ouvriers, l’instrumentalisation des réfugiés par l’AFD participent à l’érosion des Sociaux-démocrates et maintient Angela Merkel en position de leader.

Le paradoxe est tel qu’alors qu’Angela Merkel n’aura fait aucune proposition pour renforcer l’intégration européenne, depuis qu’elle est au pouvoir depuis 2005, elle occupe toujours une place centrale car sans l’Allemagne rien n’est possible. Elle ne propose rien, surtout en matière économique ! Quand Hollande essaiera de convaincre les Américains d’intervenir en Syrie en 2012, après l’usage de gaz de combat par Bachar al-Assad, Merkel reste réticente à l’usage de la force pour ne pas choquer son opinion. Quand il se bat pour le maintien de la Grèce de la zone euro, là encore A. Merkel freine. Et pourtant ce sont les sociaux-démocrates qui trinquent.

Aujourd’hui, le SPD (Parti social-démocrate allemand) se trouve dans l’obligation morale et politique d’être dans l’opposition. Morale, car s’ils repartaient en coalition avec le CDU/CSU, l’AFD deviendrait l’opposant principal et prendrait la présidence de la commission des Finances au Bundestag ! Politiquement parce que cela signifierait encore de renoncer à défendre les populations les plus touchées par la politique libérale.

Les échanges se sont ensuite poursuivis sur l’avenir de l’Union européenne après les discours de Jean-Claude Juncker sur l’Etat de l’Union et d’Emmanuel Macron. La question de la gouvernance de la zone Euro est toujours en débat. Rien dans les propositions de La Commission ou d’Angela Merkel ne permettent de penser que nous pourrions avancer sur des propositions différenciées.

Le débat avec la salle a été très intéressant notamment sur l’instauration des listes transnationales, une proposition défendue par les membres du groupe S&D ; j’ai rappelé que la seule condition à son adoption était que le Conseil de de l’UE le vote à l’unanimité, alors même que plusieurs Etats membres y sont aujourd’hui hostiles.   La question de la place de l’Islam a aussi été posée. Alors, même si la laïcité est un concept éminemment français, j’ai rappelé qu’il ne fallait pas stigmatiser les musulmans comme aiment à le faire la droite et l’extrême droite européenne ; qui, de leurs côtés, se servent trop souvent de la religion chrétienne pour mettre en place des mesures liberticides et rétrogrades, notamment à l’égard des droits des femmes.

 

Pour plus d’informations sur la conférence, je vous invite à visionner l’intégralité des débats en cliquant sur le lien ci-dessous : https://www.youtube.com/watch?v=nLk4qTU-OWY

 

Après le soulagement, l’indispensable rassemblement des socialistes

C’est peu dire que cette élection a inquiété l’Union européenne et au-delà : tous les ingrédients étaient réunis pour que le pire devienne possible. En cela, l’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron constitue un soulagement et je lui adresse toutes mes félicitations. Je tiens également à rendre hommage à François Hollande et à son action : je suis convaincue que l’Histoire montrera la justesse des politiques menées ces cinq dernières années.

Mais après ce soulagement, soyons clairs : rien n’est réglé. La colère des citoyens est toujours là, l’extrême droite est forte comme elle ne l’a jamais été dans notre pays. Or, on ne peut jouer à la roulette russe éternellement sans finir par se tirer une balle. C’est d’ailleurs pour cette raison que je m’oppose avec force à l’idée d’Emmanuel Macron pour qui, désormais, les partis politiques traditionnels seraient morts, qu’il n’y aurait plus que deux camps : les progressistes contre les nationalistes ; cela est faux et dangereux, mortifère même car, dès lors, la seule alternance possible serait le nationalisme et l’extrême droite.

Plus que jamais, nous avons besoin de la gauche et singulièrement des socialistes pour empêcher ce duel de s’installer dans le paysage politique. Je serai pleinement engagée aux côtés des candidats socialistes dans la bataille des élections législatives. Le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral ne doivent pas faire oublier cette réalité : notre avenir sera décidé par la future majorité à l’Assemblée nationale. La photographie du premier tour de l’élection présidentielle n’aura rien de commun avec ce que sera le premier tour des élections législatives : les Français seront libérés de la carotte « vote utile » et du bâton Front national. Le projet et la proximité des élus joueront à plein.

Et puis, il faut le marteler, le changement en France ne peut pas se faire sans changement en Europe : que nous soyons dans une majorité socialiste ou dans l’opposition, nous devrons remettre sur le devant de la scène nos propositions pour changer l’Europe, la refonder, la réorienter, bref faire en sorte qu’elle améliore plus efficacement et visiblement la vie des citoyens. C’est la seule voie pour véritablement faire refluer l’extrême droite, non seulement en France, mais partout en Europe.

Cela, il faudra le faire en France, mais également lors de chaque élection nationale, avec tous les progressistes européens, et lors des élections européennes. Si les élections au Royaume-Uni vont essentiellement servir à définir la nature du Brexit – soft ou hard –, les élections en Allemagne sont tout aussi importantes que les élections françaises.

Enfin, en ligne de mire, se profilent les élections européennes de 2019 : avec un Brexit qui sera devenu réalité et dont tout le monde pourra juger des conséquences, la question de l’Europe que nous voulons sera au cœur du débat politique. Ce débat sera l’occasion de faire reculer visiblement l’extrême droite, de lutter à la fois contre les nationalismes et contre l’ultralibéralisme économique qui en fait le lit.

Le programme des socialistes, pour une politique fiscale juste et équitable, pour une Europe sociale, pour une politique d’investissements en faveur de l’emploi et de la transition écologique et pour une démocratisation de la zone euro est le seul qui puisse faire que nos enfants vivent mieux que nous.

L’Europe s’incarne dans le ferroviaire

Je suis intervenue la 19 octobre sur le thème du 4e paquet ferroviaire, et plus largement sur l’importance du rail en Europe, à l’invitation de la Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS), dans les locaux de la CGSP-Cheminots (Centrale Générale des Services Publics, syndicat belge de la famille socialiste), pour échanger avec Yannick Piquet, Président de la FBJS, et de Michel Abdissi, Président de la CGSP-Cheminots.

La discussion d’une heure trente, également en présence de syndicalistes de la CGSP, de militants de la FBJS mais aussi de la section bruxelloise du Parti Socialiste français, a été très riche, à la fois technique mais très accessible, comme l’ont montré les échanges avec la salle, et tout le monde a conclu sur le rôle stratégique que devrait jouer l’espace ferroviaire en Europe, bien qu’aujourd’hui il soit particulièrement vulnérable, et cible d’attaques néo-libérales qui diminuent le potentiel qu’il représente en terme de désenclavement des territoires et de lutte contre le réchauffement climatique.

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La tendance générale est à la libéralisation, qui menace directement les lignes les moins rentables, à la baisse des moyens (Michel Abdissi évoquait à ce titre le non remplacement de 2 départs en retraite sur 3, prévu d’ici à 2019 en Belgique, qui ne fera qu’accentuer les malfonctionnements que connaît déjà la SNCB), la concurrence déloyale de la route reste un vrai problème alors même que les petites gares sont petits à petit supprimées, pour créer des grandes gares faisant office de « hub », mais nécessitant une voiture pour s’y rendre. Ce qui pose également le problème de la compétitivité du rail face à l’avion, à l’heure où la communauté internationale devrait sous peu mettre en œuvre les objectifs climatiques définis lors de la COP 21.

Ces problèmes ont des conséquences nationales, mais nécessitent des réponses européennes, c’était tout le sens de cet échange de vues. Mon engagement au sein du Parlement européen en faveur d’une vaste Agence en charge des transports terrestres, qui serait chargée non seulement de sécurité ferroviaire, mais aussi de contrôle de la bonne application des normes sociales et environnementales aussi par les véhicules routiers, vise précisément à permettre l’émergence d’une véritable espace ferroviaire européen, tout en garantissant une meilleure protection pour les travailleurs européens des transports et une lutte plus forte contre la pollution atmosphérique générée aujourd’hui par le route. Dans la même veine, je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement à la création d’un champion industriel européen du rail, sur le modèle du succès rencontré par Airbus.

Ce sont des sujets d’avenir, structurants, et j’espère que ma collaboration avec la FBJS et la CGSP ne fait que commencer en la matière !

Après le Brexit, on fait quoi? Débat avec les militants du Bas-Rhin

Mercredi 6 juillet j’ai eu le plaisir d’échanger avec des militants de la fédération socialiste du Bas-Rhin sur les nombreux défis auxquels l’Europe fait face et plus particulièrement sur les conséquences du Brexit.

Tout au long d’un débat animé, les militants ont exprimé leur attachement à la construction européenne et à la nécessité de rendre le projet européen plus concret. Dans cette période de trouble, de remise en cause des valeurs européennes et face à la montée des populismes partout en Europe, les militants m’ont exprimé, avec conviction et détermination, l’importance de repenser notre discours et notre communication pour rapprocher l’UE de ses citoyens. Certains militants ont souligné le paradoxe du vote en Grande Bretagne où c’est dans les régions qui ont le plus bénéficié des fonds européens  que le vote en faveur du Brexit a fait les plus gros scores.

Pour répondre à toutes ces questions et interrogations, j’ai aussi réaffirmé que oui, il faut développer un discours positif sur l’UE, qu’il faut réinvestir le débat public pour déconstruire et contrer les discours mensongers sur l’UE.

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Nous avons ensuite abordé les prochaines échéances et l’agenda européen du Brexit. J’ai expliqué la position du Parlement européen en faveur d’une activation rapide de l’article 50 pour entamer les négociations sur la sortie de l’UE. C’est le premier point que j’ai souligné, on ne peut pas être pris en otage pas l’agenda interne du Parti conservateur en Royaume Uni. Il faut réagir vite.

Le deuxième point que j’ai souligné c’est la nécessité pour nous, en tant que socialistes et démocrates, de se positionner plus fortement sur des enjeux phares :

La redéfinition du Plan d’investissement (appelé Plan Juncker) pour renforcer les investissements dans les pays qui en ont le plus besoin. C’est un enjeu de solidarité européenne.

L’importance d’aller vers plus de flexibilité dans l’application des règles budgétaires.

Le renforcement de la dimension sociale du marché intérieur et de la justice sociale.

Et enfin la nécessité d’adopter un Pacte sur l’État de droit pour sanctionner les États membres qui ne respectent pas les libertés fondamentales. Le respect des valeurs doit être mis sur le même pied d’égalité que le respect des règles budgétaires. L’UE  ce n’est pas qu’un projet économique, c’est aussi une communauté de valeurs qui façonnent notre identité européenne.

Sur tous ces points les militants et moi-même sommes tombés d’accords pour dire que les États-membres et la Commission mais aussi les citoyens devaient maintenant passer du discours aux actes !