Pêche électrique : il faut débrancher les États !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les discussions entre le Conseil et le Parlement européen sur la pêche électrique se sont achevées hier soir. La pêche électrique ne sera interdite en Europe qu’en 2021. L’avancée est majeure même si elle est insuffisante.

Les eurodéputés socialistes et radicaux dénoncent avec force l’attitude du Conseil, qui a tout fait pour repousser au plus tard possible l’interdiction définitive de cette pratique dangereuse pour notre environnement. Pour rappel, nous proposions l’interdiction de cette pratique dès le 31 juillet 2019.

Pour Éric Andrieu, « il y a urgence sociale et écologique : cette méthode de pêche est destructrice pour nos écosystèmes ! Nous sommes dans une course contre la montre pour protéger notre environnement, et cette pratique va encore occasionner de nombreux dégâts irréparables d’ici son interdiction définitive ».

Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste française, ajoute : « sur l’autre dossier, celui des licences illégales, la décision est là aussi trop faible : sur les 70 dérogations illégales octroyées aux chalutiers néerlandais pour pratiquer la pêche électrique dans la partie méridionale de la Mer du Nord, seules 42 ne vont pas être renouvelées cette année. C’est une honte ! ».

« Cette technique est dangereuse pour la ressource, notamment les juvéniles et les écosystèmes. C’est pourquoi son interdiction totale était urgente. La décision d’hier soir reflète un mépris des citoyens, des ONG et des eurodéputés » ajoutent les deux eurodéputés, « même si grâce au Parlement européen, interdiction il y aura. Cela reste une victoire que nous soutiendrons lors du vote en plénière, et nous remercions toutes les ONG et les citoyens qui se sont mobilisés pour que l’interdiction de cette pratique aboutisse ».

« Cela démontre que pour changer l’Europe il y a non seulement les élections européennes, mais également les 28 élections dans les États membres, qui dans le cas présent n’ont pas été à la hauteur » concluent Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy et Éric Andrieu.

Adieu gobelets, pailles et touillettes en plastique !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Avant la saison des fêtes, c’est la saison des trilogues à Bruxelles, ces réunions où le Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne négocient, parfois dans la douleur, des accords politiques sur la législation européenne.

Après de longues négociations avec le Conseil, un accord a été conclu tôt ce matin sur la législation visant à interdire les plastiques à usage unique. Ces derniers seront désormais interdits s’il existe une alternative disponible et abordable, ce dont se félicitent les eurodéputés socialistes et radicaux. Adieu cotons tiges, couverts, assiettes, pailles, touillettes, produits en plastique oxo-dégradable et récipients pour aliments et boissons en polystyrène expansé.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Présidente de la délégation socialiste et radicale française, se félicite de l’accord obtenu : « Grâce au Parlement européen, qui n’a rien lâché de bout en bout, le résultat final est beaucoup plus ambitieux que ne l’était la proposition initiale de la Commission. Nous devons réduire l’utilisation du plastique, transformer la conception, la production, l’utilisation et le recyclage des produits en plastique en Europe. Tous les emballages faits de ce matériau-là doivent être recyclables d’ici 2030 ».

Eric Andrieu, vice-Président du groupe des Socialiste et démocrates, d’ajouter : « Nous avons trop longtemps laissé les industriels utiliser les océans comme de véritables décharges privées, à tel point que notre planète compte désormais un septième continent fait de 80 000 tonnes de déchets plastiques. Nous devons collectivement mesurer l’urgence de la situation et repenser l’ensemble de notre modèle économique. Les principes de l’économie circulaire doivent être enfin traduits dans la réalité ».

Les bouteilles en plastique devront désormais être collectées séparément à un taux de 90% d’ici 2029 et constituées d’au moins 25% de matières recyclées à partir de 2025 pour les bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) et d’au moins 30% pour toutes les bouteilles de 2030.

« Nous sommes en train de rayer de la carte 10 objets qui représentent 70% de la pollution marine. C’est un immense pas en avant, mais nous continuerons le combat pour venir totalement à bout de cette pollution qui contamine l’environnement et notre chaine alimentaire » concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.