Referendum le jour des européennes : où l’on passe de l’Hymne à la joie à la Marseillaise

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Journal du Dimanche nous a appris, hier, que le président de la République envisageait un vaste referendum pour clôturer le grand débat national le jour des élections européennes du 26 mai prochain.

Malgré une réputation de grand européen auto-proclamé, Emmanuel Macron participerait ainsi à l’effacement des enjeux d’un scrutin essentiel, qui détermine la vie de plus de 500 millions de citoyens européens, au profit de la seule politique nationale. Pire, de ses seuls intérêts politiques. Comment ne pas imaginer déjà la tromperie ?

Les eurodéputés socialistes et radicaux considèrent qu’il s’agit d’une manœuvre grossière et n’acceptent pas un tel effacement des questions européennes au profit d’un plébiscite qui ne vise qu’à masquer le bilan médiocre, d’un point de vue national et européen, de La République en Marche.

Après la victoire du « Non » au référendum italien, engageons nous vite et fort pour une Europe qui protège

Communiqué de la délégation socialiste française

Les Italiens se sont exprimés, hier, sur un programme ambitieux de modernisation des institutions italiennes. Comme souvent dans pareil référendum où la question est complexe, les électeurs ont répondu à beaucoup de questions, y compris et surtout à celles qui n’étaient pas posées. Dans ces cas là, on trouve plus facilement une raison de voter non que d’approuver.

Après ce non et la démission de M. Renzi, l’Italie pourrait entrer en crise, avec un gouvernement technique en attendant les élections de 2018.

Dans ce laps de temps, la question de la solidité du système bancaire italien va être réouverte. Cette incertitude prolongée pourrait, une nouvelle fois, éprouver la stabilité de la zone Euro alors que, par le poids de son économie et de sa dette, l’Italie n’est pas la Grèce. Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, la priorité reste de finaliser véritablement l’Union bancaire, avec la mise en place d’un système européen de garantie des dépôts et de renforcer l’Union économique et monétaire.

Cette victoire du « non » ouvre également la voie à ceux qui prétendent que l’Italie irait mieux en dehors de l’Union européenne. Sur la question de l’accueil des réfugiés, comme sur le reste, c’est un leurre : l’Italie est en première ligne face au drame des réfugiés. Pour surmonter cette épreuve, elle a besoin de la solidarité européenne, tout comme nous avons besoin d’elle.

En Italie, comme ailleurs en Europe, l’Europe est indispensable pour protéger les Européens. À nous d’en faire la démonstration !