Un Eurodéputé français à la tête de la Commission PEST

Communiqué de la Délégation socialiste française

Alors que la France est le premier producteur agricole européen, mais aussi le plus gros consommateur de pesticides en Europe, les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen se félicitent de l’élection d’Éric Andrieu à la présidence de la 22ème commission parlementaire du Parlement européen, et non des moindre : la commission d’investigation sur le système d’autorisation des pesticides en Europe. C’est la reconnaissance de la bataille menée depuis plus d’un an par Eric Andrieu pour une alimentation plus saine, respectueuse de l’environnement et des conditions de travail des agriculteurs.

Avec la commission spéciale, nos deux membres Eric Andrieu et Guillaume Balas comptent évaluer la procédure d’autorisation des pesticides, son indépendance par rapport à l’industrie et la transparence du processus décisionnel. Nous souhaitons également enquêter pour savoir si la Commission a agi conformément aux dispositions du règlement (CE) no 1107/2009 lorsqu’elle a pris des décisions concernant les conditions d’agrément du glyphosate et de son renouvellement.

Pour nous, il est clair que l’affaire glyphosate a agi comme un révélateur des défaillances structurelles de la Commission européenne. Au Parlement européen, nous allons donc mener sans relâche le combat pour établir les responsabilités de chacun, jeter les bases de nouvelles pratiques garantissant transparence et indépendance du processus décisionnel de l’Union, et enfin sortir des substances dangereuses pour notre santé. Il en va de l’avenir de nos enfants et de notre planète !

La première réunion audition de cette commission se tiendra le 12 avril prochain.

 

Lactalis : la santé d’un enfant européen ne vaut pas moins que celle d’un français !

Communiqué de la Délégation socialiste française

L’année 2018 commence comme 2017 s’est terminée : après les scandales du fipronil et des œufs contaminés, du glyphosate, nous avons celui du lait en poudre contaminé. L’affaire de la viande de cheval est encore dans toutes les mémoires, et cette liste qui s’allonge pose la question – de long terme – de notre modèle de production.

A court terme, il faut relever que ce scandale qui commence en France a des conséquences dans toute l’Europe : en effet, la France n’a pris aucun décret d’interdiction d’exportation, ce qui signifie que des produits potentiellement contaminés continuent à être exportés dans la plupart des pays de l’Union européenne.

C’est pourquoi, par la voix d’Eric Andrieu et de Guillaume Balas, la délégation socialiste française demande à la Commission européenne d’agir rapidement dans le cadre du Rapid Alert System for Food and Feed (#RASFF) pour coordonner les mesures des États membres face à ce nouveau scandale européen. Nous souhaitons également savoir si la Commission européenne a été informée d’un risque sanitaire, au niveau européen, par les autorités françaises, et si oui, à quelle date.

Enfin, comme des conséquences économiques sont hautement prévisibles pour la filière laitière, nous appelons la France à demander une mobilisation de l’article 220 du règlement (UE) no 1308/2013 qui prévoit des mesures exceptionnelles de soutien, afin de tenir compte de graves perturbations du marché liées à une perte de confiance des consommateurs en raison de l’existence de risques pour la santé publique.

Il est clair depuis le début que le dossier a été mal maitrisé par les autorités françaises ; il suffit pour s’en convaincre d’observer la partie de ping-pong entre les distributeurs et Lactalis. Nous appelons le Gouvernement français à se ressaisir, dans l’intérêt de la protection des consommateurs et de leur santé, non seulement en France, mais également en Europe !

OGM : Que la commission en prenne de la graine !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Nous nous félicitons qu’une nouvelle fois le Parlement européen ait fait part de son opposition à l’autorisation d’importation de nouveaux produits OGM.

La Commission européenne voulait autoriser les importations de produits contenant ou dérivés d’un maïs et d’un coton génétiquement modifiés afin de résister à certains herbicides.

Les chercheurs, les citoyens et les élus sont majoritairement hostiles aux OGM. La Commission européenne doit entendre cette position claire et ne plus revenir à la charge pour les autoriser. Au contraire, nous avons besoin d’une proposition législative pour interdire l’importation d’aliments liés à des OGM en Europe.

Au-delà de ces deux cas, les eurodéputés socialistes et radicaux réclament une commission d’enquête suite aux Monsanto Papers et restent mobilisés contre la fusion Bayer/Monsanto. C’est l’agro-business et la financiarisation de l’agriculture qui sont responsables de la malbouffe. Sur le plus long terme, nous nous engageons dés maintenant en faveur d’une nouvelle PAC, respectueuse de la biodiversité, de l’environnement et de la santé des agriculteurs et des citoyens. C’est là ce que les Européens attendent de l’Union européenne !

Un Mercosur, pas si sûr !

Communiqué de la délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont décidé de saisir la Commission européenne dans une question écrite adressée à l’exécutif européen ce jeudi 23 mars suite au scandale de viandes avariées au Brésil.

Il s’agit pour eux, d’une part, de protéger les consommateurs européens, et, d’autre part, de défendre les intérêts des éleveurs européens, en particulier ceux de la filière bovine.

En effet, le 17 mars dernier, un vaste scandale alimentaire a éclaté au Brésil : des viandes avariées ont été frauduleusement commercialisées, avec la complicité de nombreux inspecteurs des services sanitaires et des « géants » industriels du secteur. Ce scandale révèle les nombreuses déficiences des contrôles et des inspections réalisés sur ces produits.

Alors même qu’un nouveau cycle de négociations s’est ouvert, ce lundi 20 mars, entre l’Union européenne et le Mercosur afin de parvenir à un accord de libre-échange, les eurodéputés socialistes et radicaux tirent la sonnette d’alarme : nous demandons à la Commission européenne de prendre des mesures concrètes pour assurer la protection des consommateurs européens, ce qui passe notamment par la suspension des importations de viande bovine en provenance du Brésil.

Plus globalement, nous exigeons une véritable protection des filières sensibles, notamment de la filière bovine, dans les négociations commerciales entre l’Union européenne et le Mercosur. À cette fin, nous préconisons une exclusion totale, ferme et définitive de la viande bovine du champ des négociations. Enfin, la question mérite d’être posée : ne faut-il pas interrompre purement et simplement les discussions, afin de faire toute la lumière sur cette affaire ?