Pedro Sanchez adresse un discours d’espoir pour les Européens

Mercredi 16 janvier, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez était invité à débattre avec les Députés européens de l’avenir de l’Union européenne. Il a livré un discours très politique et très ambitieux portant hautes les priorités sociales et écologiques, les valeurs de solidarité. Il a également appelé à la mise en oeuvre d’une stratégie européenne sur l’égalité de genre ayant une portée contraignante pour tous les Etats-membres.

Voici mon interpellation dans le débat

« Cher Monsieur le Premier Ministre,

Merci pour le discours que vous avez tenu. Merci pour ce discours qui donne des couleurs d’espoir à l’Union européenne en mettant en avant les questions sociales, les questions d’écologie, les questions de solidarité et de valeurs ainsi que les questions budgétaires où vous avez été très ambitieux : oui, 1% du PIB alloué par les Etats-membres au budget européen n’est pas suffisant pour mettre en place des propositions européennes fortes.

Vous êtes aussi allé très loin en osant parler d’une Europe fédérale et cela fait plaisir à entendre ; je vous en remercie.

Je voudrais revenir sur la situation en Andalousie car nous sommes ici très préoccupés Nous devons proscrire toutes formes d’ambiguïté et d’alliance contre-nature avec des forces de droite et d’extrême-droite. C’est absolument scandaleux !  Sachez que vous pouvez compter sur nous pour toujours soutenir des alliances avec des forces progressistes de gauche et des écologistes ».

 

Le Parlement européen adopte deux programmes importants pour lutter contre le chômage et la pauvreté en Europe

Aujourd’hui nous avons adopté les proposition du Parlement européen sur le prochain Fonds Social européen (FSE) et le futur Fonds pour la transition.

Ces deux programmes européens sont fondamentaux pour lutter contre le chômage et la pauvreté et pour financer des plans de formation et de reconversion pour protéger les salariés européens des plans sociaux. Je me félicite que la proposition des socialistes et démocrates d’établir une garantie enfant pour éradiquer le fléau de la pauvreté des enfants ait été adoptée dans le FSE. Mettre fin à la pauvreté des enfants c’est s’attaquer à la racine du cercle vicieux de la pauvreté qui frappe trop d’enfants en Europe. Nous avons aussi voté pour élargir le champ d’intervention du Fonds pour la  transition qui devra non seulement  traiter les effets négatifs de la mondialisation mais aussi de la numérisation et de l’automatisation sur l’emploi. C’est un pas en avant pour mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels l’Union européen doit faire face pour protéger les citoyens et l’emploi en Europe.

Voici mes explications de vote

Sur le Fonds Social Européen +

J’ai voté pour la proposition du Parlement européen sur le nouveau Fonds Social Européen pour la période 2021-2027. J’ai voté pour ce texte car le Parlement propose d’augmenter considérablement les ressources de ce fonds à 106 milliard, soit une augmentation de 19 % par rapport à la proposition de la Commission. Le Fonds Social Européen joue un rôle fondamental dans la lutte contre le chômage, le retour à l’emploi, la formation des jeunes ou encore la lutte contre la pauvreté. Avec la garantie jeunesse c’est plus de 10 millions de jeunes européens qui ont bénéficié de formations pour trouver un travail. Il faut que l’Europe continue de financer ces actions. Et je me aussi félicite de l’adoption de la proposition des socialistes et démocrates de mettre en place une « garantie enfant » pour éradiquer le fléau de la pauvreté des enfants. Mettre fin à la pauvreté des enfants c’est s’attaquer à la racine du cercle vicieux de la pauvreté qui frappe trop d’enfants en Europe.

 

Sur le Fonds global d’ajustement à la mondialisation

 

J’ai voté pour le futur Fonds global d’ajustement à la mondialisation, rebaptisé Fonds pour la transition. J’ai voté pour ce fonds car il permet de lutter contre les conséquences de la mondialisation en finançant des plans de formation et de reconversion des salariés européens victimes de plans sociaux. J’ai voté pour la proposition du Parlement européen qui élargit le champ d’intervention de ce fonds pour traiter aussi des effets négatifs de la numérisation et de l’automatisation sur l’emploi. C’est un pas en avant pour mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels l’Union européen doit faire face pour protéger les citoyens et l’emploi en Europe. J’ai aussi voté en faveur de la proposition visant à faciliter l’accès de ce fonds aux PME en abaissant à 200 le nombre de licenciements au-dessus duquel une demande auprès du fonds est recevable.

Emmanuel Macron doit suspendre tous les produits à base de glyphosate

Communiqué de la Délégation socialiste française

Suite aux révélations de plagiat dans l’analyse de la toxicité du glyphosate lors de son renouvellement et suite à la décision du tribunal administratif de Lyon d’annuler l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, les eurodéputés socialistes et radicaux demandent au gouvernement français la suspension de l’ensemble des produits à base de glyphosate, dans l’attente d’une étude impartiale, objective et indépendante.

Pour l’eurodéputé Eric Andrieu, Président de la Commission Pesticides au Parlement européen : « Les révélations de plagiat publiées ce jour par le journal Le Monde confirment les travaux de notre commission d’investigation. Nous pressons la Commission européenne de remettre à plat le système d’autorisation des pesticides en Europe et de procéder à une réévaluation sans délai du glyphosate. »

Les eurodéputés socialiste et radicaux se félicitent, par ailleurs, de la décision du Tribunal de Lyon d’interdire le Roundup Pro 360, estimant que l’autorisation de mise sur le marché de ce désherbant commercialisé par Monsanto allait à l’encontre du principe de précaution.

L’État français, à défaut de pouvoir interdire le glyphosate lui-même – ce qui relève du ressort communautaire – peut invoquer le principe de précaution pour bannir sur son territoire l’usage de produits contenant cette substance active.

Le règlement européen pesticides de 2009 le permet dans son article premier, « lorsqu’il existe une incertitude scientifique quant aux risques concernant la santé humaine ou animale ou l’environnement que représentent des produits phytopharmaceutiques ». Or, la molécule de cet herbicide le plus utilisé dans le monde est classée « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un avis remis en cause par deux agences européennes. Il y a donc controverse scientifique et donc non-respect du principe de précaution.

Selon la réglementation européenne, un État membre peut retirer à tout moment une autorisation de mise sur le marché « lorsque les exigences ne sont plus respectées », notamment celles permettant de limiter les risques toxicologiques et environnementaux.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) peut donc retirer les autorisations de mise sur le marché émises pour l’ensemble des produits contenant du glyphosate.

« Nous demandons au gouvernement de suspendre sans délai les autorisations à la vente des produits à base de glyphosate en France et de donner un calendrier précis pour le déstockage de ces produits. De la même manière, la France doit également bannir dès à présent, par mesure de précaution, l’importation de tous les produits contenant ou fabriqués à partir du glyphosate. »

Le Parlement européen votera demain, mercredi 16 janvier, les recommandations de la commission pesticides.

A la cohérence, la clarté et la sincérité, les socialistes et radicaux ajoutent la vérité

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui dans la matinale de France Inter Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie les Verts aux élections européennes de 2019, a notamment expliqué son refus de travailler avec les forces de gauche, dans la perspective des prochaines élections européennes, par les votes des Socialistes au Parlement européen.

Il a pris trois exemples : la pêche électrique, le glyphosate et les accords de libre-échange.

Or, les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre la pêche électrique. Plusieurs amendements pour interdire cette pratique néfaste ont été déposés et votés avec leur soutien.

Les Socialistes et radicaux français ont mené la bataille contre le glyphosate et n’ont aucune leçon à recevoir de la part de M. Jadot. Il faut d’ailleurs souligner que c’est un ancien député vert, Matthias Berninger, qui vient d’être nommé responsable du lobbying chez Bayer/Monsanto ! Au Parlement européen, c’est Eric Andrieu qui est à la pointe de ce combat et qui a obtenu, soutenu par tous les socialistes, la création d’une commission d’enquête. C’est lui qui la préside ; le rapport sera voté pendant cette session à Strasbourg.

Enfin, les Socialistes et radicaux français ont voté contre le CETA, l’accord commercial avec le Canada, contre le TTIP, l’accord commercial avec les États-Unis, et ont dès le premier jour mené le combat contre l’arbitrage privé.

Yannick Jadot dit vouloir « la cohérence, la clarté et la sincérité ». Si chacun est libre d’avoir son opinion, les faits sont les mêmes pour tout le monde. La gauche a besoin de rassemblement, raison pour laquelle nous voulons la vérité.

Œuvrer pour une transition juste c’est concevoir la transition écologique dans toutes ses dimensions, sociale, fiscale, économique et environnementale

Malgré les actes qui veulent semer la terreur et parce que notre combat pour l’avenir de notre planète et de nos enfants doit continuer, je suis intervenue aujourd’hui en plénière pour parler de la transition juste. J’ai défendu une vision de la transition écologique qui tient en compte de toutes ses dimensions : sociale, économique, environnementale et fiscale. La transition ne se fera pas contre mais avec les classes moyennes et populaires. Il faut accompagner et non punir. Il faut redistribuer les richesses plutôt que taxer aveuglement.

Merci Madame la présidente,

Chers collègues,

En cette journée de deuil à Strasbourg et en Europe, nos pensées vont vers les victimes et leurs proches et nos remerciements aux forces de l’ordre et de santé. Mais il nous faut malgré tout poursuivre notre mission.

Nous sommes à un tournant de l’avenir de l’Union européenne et la transition juste doit être le nouveau fil conducteur de l’avenir du projet européen.

Œuvrer pour une transition juste c’est concevoir la transition écologique dans toutes ses dimensions, sociale, fiscale, économique et environnementale.

Ce qui se passe en France nous montre qu’il n’y aura pas de transition écologique sans justice sociale. La transitions vers une mobilité plus propre ne pourra se faire que si elle ne se fait pas contre les classes populaires. Il faut accompagner et non punir, il faut redistribuer les richesses plutôt que taxer aveuglement. Les personnes qui manifestent ne sont pas contre la transitons écologique, ils ne sont pas contre les objectifs climatiques que nous avons adoptés mais ils sont contre l’injustice sociale qui découle des politiques libérales qui mine l’acceptabilité de la transition écologique

Il n’y aura pas non plus de transition écologique sans justice fiscale. C’est un message fort et clair envoyé par les citoyens : il faut que les grandes multinationales paient leurs impôts. Ils ne demandent ni plus ni moins ; C’est une nécessité absolue et nous devons prendre nos responsabilités pour en faire une réalité.

Merci Madame la Présidente.

 

Visas humanitaires : mettons un coup d’arrêt au business des passeurs et des mafias

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport d’initiative ambitieux pour mettre fin au business des passeurs et des mafias, ce dont les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent.

Pour Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen et Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française, « l’introduction de visas humanitaires est fondamentale. Quand on mesure que 90% des personnes qui obtiennent le statut de réfugié dans l’Union européenne sont entrées sur le territoire de manière irrégulière, alors qu’elles étaient légitimes pour obtenir notre protection, le plus logique et le moins coûteux pour tous et à tous égards est de mettre en place une méthode afin qu’elles aient un accès régulier, par le biais des consulats et ambassades dans les pays tiers.

Les deux eurodéputées pointent une nouvelle fois l’hypocrisie et le double discours de la droite et des libéraux : « le PPE et l’ALDE se sont opposés à tout mécanisme contraignant concernant les visas humanitaires. Malgré la baisse du nombre de traversées, le nombre de morts n’a jamais été aussi élevé. Seuls les visas humanitaires pourront sauver des vies et permettre de mettre un coup d’arrêt aux trafics abjects des passeurs ».

Mon explication de vote :

Il existe des solutions pour traiter les migrants avec dignité, pour mieux gérer les arrivées sur notre territoire et pour mettre fin aux trafics des passeurs. Outre la réforme profonde du régime d’asile proposée par le Parlement européen, nous appelons également à la mise en place d’un visa humanitaire européen. Un état membre pourrait ainsi délivrer aux personnes en besoin de protection un visa permettant de rejoindre le territoire européen. Le visa humanitaire n’est pas une porte d’entrée sans contrôle, c’est simplement un moyen législatif d’étudier la demande d’asile d’une personne en toute sécurité, lui évitant un voyage parfois mortel et souvent destructeur. 90% des personnes réfugiées dans l’Union sont arrivées de manière irrégulière. J’ai donc voté pour ce rapport qui demande officiellement à la Commission de présenter un acte législatif en la matière avant mars 2019. Je me félicite du vote de ce rapport mais je regrette amèrement le comportement de la droite européenne et des libéraux. Derrière les beaux discours, ils ont tout osé pour affaiblir le rapport et ont refusé un visa humanitaire contraignant.

La mobilisation des gilets jaunes n’est pas « une crise de la démocratie en France » mais l’expression d’une crise sociale qui mérite que nous lui donnions des réponses justes et concrètes

Lors de l’ouverture de la plénière de Strasbourg, le groupe de la droite conservatrice (ECR) a demandé à débattre de ce qu’ils appellent « une crise de la démocratie en France », en réaction à la mobilisation des gilets jaunes. J’ai pris la parole au nom des Socialistes et Démocrates pour m’opposer à cette demande. Je ne m’opposerai jamais à la discussion politique mais je ne cède pas à la récupération politique des conservateurs européens. Cette mobilisation sans précédent mérite mieux. Cela mérite un débat politique de qualité sur la justice sociale et une transition écologique acceptable par tous, tant en France qu’en Europe. La crise existe mais je la considère avant tout d’ordre social. À ce titre, les socialistes avaient déjà fait la demande d’un débat ce mercredi 12 décembre sur la place des citoyens et des travailleurs dans la transition juste pour une planète plus sûre. Voilà la bonne occasion pour proposer des solutions concrètes à nos citoyens, et non de l’instrumentalisation politique.

La situation en France est extrêmement préoccupante. La situation en France est d’abord et avant tout une très grande crise sociale. Et c’est la raison pour laquelle les Sociaux-démocrates ont proposé un débat d’actualité, ce mercredi à 15h, qui s’intitule « associer les travailleurs et les citoyens dans une transition juste pour une planète plus sûre ». C’est à l’occasion de ce débat, et je vous invite tous à y intervenir, que cette question sera abordée car la situation en France est d’abord et avant tout celle-ci. Le débat est d’abord et avant tout sur la question sociale qui existe en France, comme elle existe partout au sein de l’Union européenne ».

 

Les eurodéputés socialistes participent au Congrès du Parti Socialiste Européen (PSE) à Lisbonne

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les partis et organisations membres du PSE se sont réunis les 7 et 8 décembre à Lisbonne pour échanger sur les orientations de la législature 2019-2024. Le Parti socialiste européen est aujourd’hui la deuxième force politique à l’échelle européenne. Les divisions de la droite permettent d’entrevoir la possibilité d’une majorité progressiste, avec comme force centrale le PSE. Les eurodéputés socialistes français plaident pour une Europe radicalement différente et défendent un programme ambitieux à même de répondre aux attentes légitimes des Européens.

 

Le Manifeste du PSE sera adopté en février 2019 à Madrid, nous y défendrons les propositions suivantes pour engager une rupture radicale dans les priorités politiques de l’Union européenne :

– La lutte contre le dérèglement climatique et la transition écologique et énergétique comme priorités absolues avec un plan d’urgence européen pour le climat, qui s’appuie notamment sur un plan d’investissements verts de 500 milliards d’Euro sur 5 ans, un « airbus » des énergies renouvelables, et la sortie du calcul des déficits publics des investissements liés à la transition énergétique.

– La défense des droits fondamentaux, le refus de tout compromis avec les forces populistes et conservatrices, la lutte contre toutes les discriminations, pour l’égalité des droits, le libre choix et le droit à l’avortement, l’égalité entre les femmes et les hommes.

– La lutte contre les inégalités avec la construction d’une Europe du progrès social partagé autour notamment d’un salaire minimum dans chaque pays.

– la mobilisation autour des enjeux éducatifs et culturels en favorisant la mobilité de tous les jeunes et en leurs donnant les clés de la citoyenneté européenne dont ils sont les futurs acteurs.

– La mise en place d’un autre pilotage économique et financier de la zone Euro, avec une autre approche du budget européen, et de nouvelles orientations pour les politiques d’investissement, afin de donner une priorité claire à l’emploi, au développement durable, à la transition écologique et énergétique, ainsi qu’à la recherche et l’innovation.

– La révision des politiques commerciales et de concurrence pour faire prévaloir la défense des intérêts de l’Europe et celle de son modèle social et de développement durable avec le « juste échange ». La lutte contre les paradis fiscaux et le dumping fiscal en Europe et dans le monde.

– Le choix d’une politique migratoire européenne solidaire fondée sur les valeurs d’ouverture au monde, le respect du droit d’asile, et la régulation collective des flux migratoires.

Nous sommes résolus à faire porter ces priorités par Frans Timmermans, le candidat à la présidence de la Commission européenne de notre famille social-démocrate européenne. Il devra les incarner durant la campagne à venir et les mettre en œuvre au sein d’une alliance des groupes de gauche et des écologistes.

Par ailleurs, nous saluons et soutenons également l’ensemble du travail mené par la Commission Indépendante pour l’Egalité Durable dans le cadre du projet Progressive society et les 110 propositions des socialistes et démocrates européens, que nous vous invitons à consulter ici : http://www.deputes-socialistes.eu/quelle-europe-face-au-chaos/

 

Quelle Europe face au chaos ?

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les sociaux-démocrates européens ont présenté ce mardi 27 novembre leur feuille de route intitulée « Progressive society » pour les prochaines élections européennes. Alors que la Commission européenne adoptera demain sa stratégie à long terme sur le climat et l’énergie, les socialistes et démocrates ont présenté un rapport contenant 110 propositions radicales en faveur d’un développement durable.

Le résultat de ce travail est disponible sur ce lien : https://www.progressivesociety.eu/publication/report-independent-commission-sustainable-equality-2019-2024

Eric Andrieu, vice-Président du groupe des socialistes et démocrates qui a contribué aux travaux, a déclaré à l’issue de la présentation : « Ce travail est un pavé dans la marée néolibérale qui depuis 40 ans a favorisé l’hyperconcentration des richesses au profit d’une minorité et au détriment du plus grand nombre. Face aux enjeux majeurs qui se dressent devant nous, le groupe des Socialistes et Démocrates a décidé de revoir de fond en comble sa doctrine politique en la plaçant résolument sous le signe du développement durable. Nous devons cesser d’appréhender l’Union européenne uniquement sous un angle comptable. Face à l’hyperindividualisme actuel nous devons recréer du sens et proposer des alternatives concrètes à nos concitoyens. A l’instar de notre modèle agricole, l’Europe a besoin qu’on lui redonne des couleurs et aussi des perspective d’avenir sur le long terme.» assène l’élu.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française, estime « qu’il reste tout à faire et que la prochaine législature de 2019-2024 sera absolument cruciale. Il ne s’agit pas seulement d’assainir l’air ou de réduire les déchets. Il s’agit tout autant de la cohésion sociale de nos sociétés, de la lutte contre les inégalités environnementales croissantes qui s’ajoutent aux inégalités sociales déjà insupportables – et il s’agit de plus en plus de la survie même de nos démocraties ouvertes, et du projet européen lui-même ».

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, après la révolution industrielle du XIXème siècle et la révolution numérique de la fin du XXème siècle, il s’agit ni plus ni moins que de faire table rase du passé et de lancer une nouvelle aventure. Si nous ne parvenons pas à changer le système dans lequel nous vivons tous, pour le rendre véritablement durable à long terme, la conjonction de tensions et de conflits sociaux croissants et de crises climatiques et autres crises environnementales croissantes finira par détruire nos sociétés. Le travail réalisé par le Groupe S&D au Parlement européen doit servir de boussole pour cette action politique radicale.

Un beau débat européen avec les socialistes de l’Essonne aux Molières

Jeudi 22 novembre j’ai eu le plaisir d’intervenir aux Molières, invitée par Bernard Morin et en présence de Bertrand Rocheron Secrétaire Fédéral Europe et David Ros, premier Secrétaire Fédéral de l’Essonne devant les militants de la Fédération socialiste de l’Essonne.

Après avoir dressé le constat politique qui a marqué le mandat et notamment le rappel du scrutin de 2014,  où l’extrême droite avait été majoritaire en France aux élections européennes, j’ai présenté les questions stratégiques du Parti socialiste européen.

  • Rupture de l’alliance PPE(droite)-PSE(gauche) et constitution d’une nouvelle grande alliance de gauche et écologiste
  • 2 votes déterminants ont servis de signaux d’alarme : le Brexit et les élections présidentielles en Autriche.
  • Il n’y a pas de politique de droite ET de gauche : pas d’entente possible sur des sujets comme le social, les transports, l’environnement , …
  • François Mitterrand, Jacques Delors, Mario Soares et Felipe Gonzales pensaient arriver à mettre en place une politique sociale en Europe mais ce ne fût pas le cas avec la majorité de droite qui a dirigé le parlement et la commission depuis 20 ans

Quelques actions menées par les Socialistes et Démocrates

  • sur les accords de libre-échange mondiaux: nous sommes d’accord pour des accords de juste échange avec le respect de nos droits et de nos normes (sociales et environnementales) ce qui n’est pas le cas des accords de libre-échanges actuellement proposés ;
  • des investissements publiques dans les zones européennes qui en ont le plus besoin et, en particulier, en terme de transition énergétique ;
  • démocratie et droits fondamentaux : mécanisme de « l’état de droit » au niveau européen, le respect des valeurs et des fondamentaux des droits ; voté au Parlement européen, le Conseil et la Commission ne se sont toujours pas prononcés.

Le débat avec le public a porté sur de nombreuses questions :

  1. Gouvernement européen avec abandon de souverainetés des pays
  2. Le droit des handicapés
  3. Le chlordécone
  4. Articulation Parlement européen/Commission / Conseil des Etats membre
  5. Accord commerce international avec l’Afrique
  6. La culture a disparu
  7. Les accords de Lomé ont disparu ? Qu’est-il prévu à la place ?
  8. Que faire contre la montée de l’extrême droite en Europe ?
  9. L’extrême droite européenne est majoritairement française.
  10. Comment construire la campagne sociale-démocrate ?
  11. Le climat
  12. L’IVG en Europe
  13. Le cadre financier pluriannuel
  14. Quelle marge de manœuvre des sociaux-démocrates face au Conseil Européen de plus en plus à droite ?
  15. Lancer un projet commun clair bâti sur 3 grands axes majeurs distinctifs
  16. L’outil de communication et la pédagogie de l’Europe
  17. Primauté de l’économie par rapport au social: est-on sorti de ce paradigme pour entrer dans celui de la sociale démocratie écologique ?
  18. Mutualisation des dettes souveraines
  19. Le transport au niveau européen
  20. La campagne : donner le désir d’Europe en définissant 3 axes majeurs différenciant des autres partis
  21. Crédibilité de la tête de liste

Ces échanges ont été riches et démontrent à quel point les socialistes sont résolument engagés pour donner un nouveau souffle à l’Europe, un souffle d’espoir pour les Européens en agissant concrètement pour l’amélioration de leur qualité de vie et la reconnaissance de leurs droits.