Deux lycées franciliens au Parlement européen

Mardi 12 février, j’ai reçu au Parlement européen à Strasbourg un groupe d’élèves des lycées Sainte-Marie de Stains et Arthur Rimbaud de Garges-Lès-Gonesse.

Après avoir présenté l’organisation du travail à Bruxelles et à Strasbourg et la particularité de travailler en groupes politiques rassemblant les différentes nationalités composant l’Union européenne j’ai répondu à leurs questions sur mon travail en commission, sur les dossiers d’actualité notamment sur la lutte contre les violences faites aux femmes ou encore les conditions de travail des chauffeurs routiers.

Nous avons aussi échangé, sur la procédure d’adhésion à l’Union européenne, l’occasion de rappeler que ce processus prend beaucoup de temps et que les pays volontaires doivent s’engager à respecter les valeurs et les droits fondamentaux. Par ailleurs, nous avons parlé de la politique extérieure de l’Union et son implication dans les sujets internationaux ; ou encore de l’influence des lobbies dont l’activité doit être totalement publique et transparente auprès des institutions européennes.

Enfin, j’ai encouragé l’auditoire à prendre part à la vie politique de l’Europe en commençant par utiliser son droit de vote pour l’élection du 26 mai prochain.

Une rentrée européenne pour les socialistes de Seine-Saint-Denis

Samedi 29 septembre à Stains, j’ai participé à l’Université de rentrée organisée par la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis. Toute la journée, les militants ont pris part aux différents ateliers et je suis intervenue à la plénière sur l’Europe aux côtés d’Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de Lionel Jospin.

En propos introductifs, j’ai rappelé que dès le début la législature en 2014, les socialistes français au Parlement européen s’étaient battus pour mettre un terme à la grande coalition droite-gauche. Dans un contexte où les chocs ont été extrêmement forts : je pense à la montée des nationalismes, au Brexit, à la crise de l’accueil des réfugiés…la prise de conscience s’est généralisée chez les Sociaux-démocrates qui ont partagé cette rupture et cette clarification dans les alliances politiques qui s’est concrétisée lors de l’élection pour le Président du Parlement européen en janvier 2017. Cette rupture a été confirmée au Conseil du PSE en décembre 2017 à Lisbonne.

J’ai poursuivi mon intervention en faisant le bilan de notre action au Parlement européen, nos défaites et nos victoires. Parmi les grands dossiers où nos positions n’ont pu l’emporter faute de majorité figurent ceux relatifs aux accords commerciaux de libre-échange (TAFTA/CETA/MERCOSUR). Nous avons toujours défendu nos points de vue sur le respect des normes sociales, environnementales et démocratiques. Nous avons eu une mobilisation citoyenne importante qui a permis de mettre en avant la vision des socialistes sur les accords de libre-échange. Nous avons engagé la bataille pour l’interdiction du glyphosate. Enfin, nous avons bataillé contre la politique d’austérité budgétaire de la zone euro.

Cependant, une majorité libérale et conservatrice, la Délégation socialiste française a connu plusieurs victoires : comme par exemple la reconnaissance de la fin des tribunaux arbitraires, la protection des travailleurs en Europe avec la révision de la directive des travailleurs détachés, la mise en place de commissions d’enquête (sur le Dieselgate), la reconnaissance des lanceurs d’alerte et nous devons en être fiers. Nous avons aussi obtenu l’adoption de trois grands textes importants, malheureusement bloqués par le Conseil des Etats-membres ; la directive européenne visant à encourager un meilleur partage des responsabilités familiales entre les hommes et les femmes, la révision du règlement du règlement de Dublin, et le respect des valeurs européennes et des droits fondamentaux partout en Europe.

Enfin, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la salle et de répondre aux nombreuses questions qui m’ont été posées ; notamment sur les accords commerciaux, sur la politique budgétaire européenne, sur les fonds européens destinés aux régions ; mais aussi sur le renforcement de la démocratie en Europe. En conclusion, j’ai rappelé aux nombreux militants présents dans la salle que les membres du parti socialiste français vont entrer en campagne forts de notre bilan et avec de vraies propositions qui ont vocation à proposer une Europe qui agit concrètement pour les 500 millions d’européens qui la composent.