Attaque terroriste à Strasbourg

Communiqué de la délégation socialiste française

L’attaque violente qui a frappé Strasbourg ce mardi 11 décembre nous oblige à la dignité. Nous la condamnons dans les plus forts termes et nous rendons hommage aux victimes, à leurs proches, ainsi qu’au travail des forces de l’ordre et de secours.

Nous souhaitons que chacun s’astreigne à ces mêmes dignité, modération et responsabilité.

Cet événement tragique intervient alors que le Parlement européen s’apprête à voter les conclusions de sa commission spéciale sur la lutte contre le terrorisme en Europe. Parmi nos recommandations, nous rappelons que la lutte contre ce fléau transnational doit être une priorité aux échelons national et européen, et qu’elle doit passer par une meilleure coopération entre les autorités des États membres.

L’Union et les États doivent continuer, entre autres, à investir dans la lutte contre le trafic d’armes à feu, le financement du terrorisme, la radicalisation, la protection des frontières extérieures et un ensemble de mesures sociales.

Nous déplorons toute attitude attisant les haines et la division des Européens, constatée dans les rangs de la droite et de l’extrême-droite au cours du travail parlementaire et suite à l’attaque d’hier. Les récupérations politiques et les stigmatisations ne sont pas dignes du moment que nous vivons et des réponses à apporter pour la sécurité des citoyens européens.

Mon explication de vote :

Les députés européens ont voté les conclusions de sa commission spéciale sur le terrorisme. L’émotion est vive alors qu’un attentat a frappé la ville Strasbourg la veille du vote, le mardi 11 décembre. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles ainsi qu’aux forces de police et aux soignants qui continuent à sécuriser la ville et à soigner les blessés. Lors de ce vote, le Parlement européen a approuvé une série de recommandations, de la lutte contre le trafic d’armes à feu au tarissement des sources de financement des criminels. L’équilibre entre les droits fondamentaux et la sécurité est un équilibre fragile, en particulier lors des moments de vive émotion. C’est l’honneur des Socialistes et radicaux de ne pas avoir céder à la stigmatisation et à la récupération politique lors de ce vote.

 

 

 

Fin d’année au Parlement européen pour les élèves du lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen l’Aumône

Mardi 18 septembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen-l’Aumône. En venant visiter le Parlement européen, ils ont souhaité approfondir leurs connaissances des institutions européennes. Ils ont eu l’occasion de visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur la commission spéciale sur le terrorisme. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Les discussions ont largement tourné autour de la mobilisation des gilets jaunes. Une situation importante en France, largement abordée au Parlement européen. Face à l’urgence de la situation, il faut agir sur les questions sociales, accompagner les citoyens dans la transition écologique et aider les particuliers à s’y inscrire. La hausse des taxes imposée par le gouvernement Philippe n’est pas une solution ; par exemple pour les personnes qui sont obligées de prendre leur véhicule personnel chaque jour pour aller travailler. Il faut répondre intelligemment à ces nouveaux défis, en France et en Europe. C’est pourquoi au sein du Parlement européen nous prenons nos responsabilités à travers les mesures que nous mettons en place, l’arrêt du diesel partout en Europe en est une belle démonstration ; et ses directives doivent appliquées dans tous les Etats-membres.

Sur cette actualité française, j’ai rappelé qu’il fallait faire la distinction entre les revendications sociales que je comprends et les mouvements de violence que je condamne. Nous vivons dans un Etat de droit, chacun doit respecter la loi, les manifestants et ceux qui les protègent. Dans le contexte actuel et la crise sociale que vit la France, il faut rester vigilent à ce que l’on entend, notamment à travers les médias et les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de fake news qui peuvent laisser penser que les évènements sur le terrain ne sont pas ce qu’ils sont dans la réalité.

Cette rencontre fut aussi l’occasion d’aborder la question de l’éducation, une compétence qui n’est malheureusement pas suffisamment entre les mains de l’Union européenne et qui relève des Etats. Avec la transition écologique, il faut accompagner la transition des métiers et le partage des savoirs ; c’est pourquoi au sein du groupe des sociaux-démocrates nous faisons des propositions concrètes pour développer la chaîne allant de la formation initiale, de l’apprentissage, à la reconversion professionnelle pour préciser les .nouveaux horizons permettant de répondre à ce défi.

La mobilisation des gilets jaunes n’est pas « une crise de la démocratie en France » mais l’expression d’une crise sociale qui mérite que nous lui donnions des réponses justes et concrètes

Lors de l’ouverture de la plénière de Strasbourg, le groupe de la droite conservatrice (ECR) a demandé à débattre de ce qu’ils appellent « une crise de la démocratie en France », en réaction à la mobilisation des gilets jaunes. J’ai pris la parole au nom des Socialistes et Démocrates pour m’opposer à cette demande. Je ne m’opposerai jamais à la discussion politique mais je ne cède pas à la récupération politique des conservateurs européens. Cette mobilisation sans précédent mérite mieux. Cela mérite un débat politique de qualité sur la justice sociale et une transition écologique acceptable par tous, tant en France qu’en Europe. La crise existe mais je la considère avant tout d’ordre social. À ce titre, les socialistes avaient déjà fait la demande d’un débat ce mercredi 12 décembre sur la place des citoyens et des travailleurs dans la transition juste pour une planète plus sûre. Voilà la bonne occasion pour proposer des solutions concrètes à nos citoyens, et non de l’instrumentalisation politique.

La situation en France est extrêmement préoccupante. La situation en France est d’abord et avant tout une très grande crise sociale. Et c’est la raison pour laquelle les Sociaux-démocrates ont proposé un débat d’actualité, ce mercredi à 15h, qui s’intitule « associer les travailleurs et les citoyens dans une transition juste pour une planète plus sûre ». C’est à l’occasion de ce débat, et je vous invite tous à y intervenir, que cette question sera abordée car la situation en France est d’abord et avant tout celle-ci. Le débat est d’abord et avant tout sur la question sociale qui existe en France, comme elle existe partout au sein de l’Union européenne ».

 

A. Merkel à Strasbourg : l’illusionniste

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui, Mme Merkel est intervenue au Parlement européen pour exprimer sa vision « pour l’avenir de l’Europe ».

A l’issue de ce débat, Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy a déclaré :

« Au moment des adieux comme à un enterrement, tout le monde a un compliment à faire. Attachée à la franchise, je ne rejoindrai pas ce cortège hypocrite. Une décision politique a honoré Mme Merkel : celle d’avoir été à la hauteur de nos valeurs lors de la crise des réfugiés. Même si nous pouvons regretter qu’elle ait agi seule, force est de constater qu’elle ne pouvait pas réunir une majorité au sein de l’Union européenne sur cette question. C’est d’ailleurs à inscrire à notre inventaire : la France n’a pas été à la hauteur ».

« Sur le reste, Mme Merkel a été une piètre européenne. Depuis la crise grecque, son positionnement politique menace l’Euro, et donc la construction européenne. C’est d’ailleurs notre fierté de socialiste de l’avoir fait plier sur ce point ».

« À l’inverse d’Helmut Kohl, qui a laissé dans son bilan la création de l’euro, qu’a fait Mme Merkel ? Son nom est à jamais associé à celui de l’austérité en Europe : « Two-pack », « Six-pack », etc. »

« Dans son discours fait aujourd’hui devant le Parlement européen, nous pouvons constater qu’elle a joué à l’illusionniste pour faire oublier ses manquements : une taxe sur les GAFAM ? Rien ! Une réforme de la zone Euro, un budget pour la zone Euro ? Rien ! Sur tous ces sujets Mme Merkel est synonyme de blocage. Pour faire oublier cette absence totale de vision, Mme Merkel nous a fait aujourd’hui une vague promesse d’armée européenne qui n’engage que ceux qui y croient. L’Histoire montrera qu’elle n’a eu ni vision ni stratégie, et qu’en ne saisissant pas les occasions de renforcer l’Union européenne, en ne mesurant pas le rôle de l’Allemagne en Europe, elle a contribué à la montée de l’extrême droite ».

Une rentrée au Parlement européen pour les élèves du collège Voltaire de Sarcelles

Mardi 11 septembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du collège Voltaire de Sarcelles. En venant visiter le Parlement européen, ils ont souhaité découvrir cette institution européenne. Ils ont pu visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur la situation en Hongrie ; un débat très attendu par les parlementaires européens qui ont demandé que des sanctions soient prises contre la politique du Premier ministre Viktor Orban, notamment sur la privation des droits fondamentaux au sein du pays. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

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En introduction, j’ai rappelé qu’en tant que députée européenne je travaille beaucoup pour changer les choses et pour rendre la société meilleure aux générations futures. Alors même si à l’échelle européenne ont doit se doter d’une certaine patience pour voir le travail aboutir, il faut toujours avancer avec détermination, patience et en ayant de vraies convictions ; car la politique européenne s’inscrit dans un temps long. Mais je suis profondément convaincue que c’est à l’échelle européenne que nous pouvons changer les choses ; et avec le vote des citoyens européens.

Ensuite, j’ai expliqué aux élèves que le mandat de députée européenne est passionnant et en m’engageant au parti socialiste j’ai fait le choix d’améliorer la société. Tous les citoyens qui ont aussi cette ambition peuvent briguer un mandat électif et je les ai encouragés à s’engager pour défendre leurs idées et leurs valeurs. Pour ma part, c’est au sein de mon parti que j’ai trouvé une famille politique qui répond aux attentes des personnes qui sont dans le besoin.

Par ailleurs, j’ai rappelé que le Parlement européen de Strasbourg est le lieu où les députés européens votent les lois lors des sessions plénières ; ce jour-là nous avons par exemple voté une loi contre le harcèlement moral et sexuel au travail. A Bruxelles, on prépare les textes de loi dans les commissions parlementaires et on mène des réunions de groupe politique.

J’ai également redit à ces élèves attentifs, que l’histoire de la construction européenne est le fruit d’une longue bataille contre l’obscurantisme de la seconde guerre et s’engager pour l’Europe c’est aussi mener un devoir de mémoire contre la haine en Europe. En ce sens, je travaille quotidiennement à dénoncer cette haine. Il faut en finir avec la stigmatisation des migrants, les violences faites aux femmes, la restriction des libertés, le racisme, les discriminations ; mais nous devons mener cette bataille main dans la main, avec tous les pays de l’Europe.

Enfin, beaucoup de questions m’ont été posées sur divers sujets, et notamment sur la paix dans le monde. J’ai répondu à ce sujet que l’ONU est censée préserver la paix mais il faut aussi faire en sorte que les Etats respectent les accords signés et les droits fondamentaux. C’est aussi pour cela que l’Europe doit se renforcer politiquement, pour faire face aux grandes puissances qui ne respectent pas le droit international, comme les gouvernements de D.Trump et V.Poutine.

Démocratie européenne : des progrès et une menace

Le Parlement européen a confirmé pendant cette session ses propositions de février sur sa nouvelle composition pour les élections européennes de 2019. Celles-ci ont déjà été acceptées informellement par le Conseil européen qui donnera son feu vert définitif lors du sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles.
La délégation socialiste et radicale de gauche se félicite de ces nouvelles dispositions :
– d’abord, il réduit le nombre de parlementaires de 751 à 705 ;
– surtout, la stratégie adoptée a été la bonne, victorieuse contre tous les oiseaux de mauvais augures, y compris à Paris : nous avons rétabli l’équilibre dans la représentation des citoyens au Parlement européen, en particulier en faveur de la France, qui passera de 74 à 79 représentants. Notre pays pèsera davantage – de 9,8% à 11,2% de la composition de l’hémicycle – d’autant plus que le nombre global de parlementaires diminue. Si ce rééquilibrage démocratique était indispensable et permettra de renforcer le poids hexagonal, il ne faut pas être naïf : quand le FN occupe 24 sièges sur 74, quand la droite recycle d’anciens ministres peu intéressés par la fonction, l’influence française est fragilisée.
Il reste le mystère de la création de listes transnationales que nous soutenons pour renforcer la dimension européenne de ce scrutin, mais qui ont été torpillées par la droite de l’hémicycle et sur laquelle Madame Merkel semble changer d’avis…
Mais, sur ce progrès démocratique plane une ombre… Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance dans les Dernières nouvelles d’Alsace des menaces sur le siège de Strasbourg, suite aux déclarations d’Angela Merkel, qui a suggéré que pour plus d’efficacité le Parlement devrait concentrer ses travaux sur un seul siège.
Les eurodéputés socialistes et radicaux exigent une réaction forte et immédiate de la part du Gouvernement français. Nous ne pouvons imaginer que le Président de la République française puisse céder sur ce symbole.
Les élus tiennent à rappeler leur attachement profond au siège de Strasbourg pour des raisons historiques, juridiques et politiques. L’Union européenne comme toute construction politique a besoin de symboles. Le siège de Strasbourg incarne la réconciliation franco-allemande, l’ouverture vers l’Est de l’Europe ainsi que l’engagement de l’Union européenne en faveur des droits de l’Homme et réaffirme notre projet commun. Strasbourg est l’incarnation même d’une partie de l’histoire de la construction européenne, voire de son essence. Tourner le dos à cet héritage serait une grave erreur.
Seule la pratique du travail parlementaire a normalisé la fréquence de notre présence à Bruxelles. Les traités, eux, inscrivent le siège officiel du Parlement à Strasbourg. Les réviser pour ôter à Strasbourg ce statut, c’est ouvrir la voie à de multiples remises en question et marchandages sur l’ensemble des institutions et agences européennes.
Par ailleurs, les bâtiments à Bruxelles pourraient nécessiter une rénovation estimée à 300 millions d’euros, voire une reconstruction, qui pèserait encore plus sur le contribuable.
C’est pourquoi une clarification urgente de la part de la France s’impose.

Stop au dumping Social dans les transports routiers

Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse conjointe avec la députée européenne socialiste Agnes Jongerius et Roberto Parillo, Président de la section route de la fédération européenne des travailleurs des transports, nous avons tenu une conférence de presse pour appeler à rejeter les mandats adoptés en commission des transports le 4 juin sur le règlement sur les temps de repos et directive d’application des règles de détachement dans les transports routiers.

Le message que nous avons envoyé est clair : la lutte contre la dégradation continue des conditions de travail de millions de chauffeurs routiers est et restera notre objectif principal.

Nous avons appelé à rejeter à la proposition du rapport sur les temps de conduite qui vise à légaliser le repos hebdomadaire régulier en cabine. Pour nous, c’est une mesure de régression sociale inacceptable et la flexibilisation des temps de conduite et des temps de repos soulève aussi des enjeux de sécurité routière.

Nous avons également appelé à voter contre la proposition d’exclure les transports internationaux des règles de détachement. Une telle proposition reviendrait à instituer une discrimination sectorielle inacceptable dans l’application des règles de détachement et du principe « à travail égal salaire égal sur un même lieu de travail ». Ce serait une grave erreur.

Les chauffeurs doivent bénéficier des mêmes garanties sociales que les travailleurs des autres secteurs.

Le secteur des transports routiers ne doit pas être le parent pauvre du Pilier européen des droits sociaux pour lequel nous nous sommes engagés au niveau européen.

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse ici :  https://youtu.be/83h7RtMHosE