Démocratie européenne : des progrès et une menace

Le Parlement européen a confirmé pendant cette session ses propositions de février sur sa nouvelle composition pour les élections européennes de 2019. Celles-ci ont déjà été acceptées informellement par le Conseil européen qui donnera son feu vert définitif lors du sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles.
La délégation socialiste et radicale de gauche se félicite de ces nouvelles dispositions :
– d’abord, il réduit le nombre de parlementaires de 751 à 705 ;
– surtout, la stratégie adoptée a été la bonne, victorieuse contre tous les oiseaux de mauvais augures, y compris à Paris : nous avons rétabli l’équilibre dans la représentation des citoyens au Parlement européen, en particulier en faveur de la France, qui passera de 74 à 79 représentants. Notre pays pèsera davantage – de 9,8% à 11,2% de la composition de l’hémicycle – d’autant plus que le nombre global de parlementaires diminue. Si ce rééquilibrage démocratique était indispensable et permettra de renforcer le poids hexagonal, il ne faut pas être naïf : quand le FN occupe 24 sièges sur 74, quand la droite recycle d’anciens ministres peu intéressés par la fonction, l’influence française est fragilisée.
Il reste le mystère de la création de listes transnationales que nous soutenons pour renforcer la dimension européenne de ce scrutin, mais qui ont été torpillées par la droite de l’hémicycle et sur laquelle Madame Merkel semble changer d’avis…
Mais, sur ce progrès démocratique plane une ombre… Les eurodéputés socialistes et radicaux ont pris connaissance dans les Dernières nouvelles d’Alsace des menaces sur le siège de Strasbourg, suite aux déclarations d’Angela Merkel, qui a suggéré que pour plus d’efficacité le Parlement devrait concentrer ses travaux sur un seul siège.
Les eurodéputés socialistes et radicaux exigent une réaction forte et immédiate de la part du Gouvernement français. Nous ne pouvons imaginer que le Président de la République française puisse céder sur ce symbole.
Les élus tiennent à rappeler leur attachement profond au siège de Strasbourg pour des raisons historiques, juridiques et politiques. L’Union européenne comme toute construction politique a besoin de symboles. Le siège de Strasbourg incarne la réconciliation franco-allemande, l’ouverture vers l’Est de l’Europe ainsi que l’engagement de l’Union européenne en faveur des droits de l’Homme et réaffirme notre projet commun. Strasbourg est l’incarnation même d’une partie de l’histoire de la construction européenne, voire de son essence. Tourner le dos à cet héritage serait une grave erreur.
Seule la pratique du travail parlementaire a normalisé la fréquence de notre présence à Bruxelles. Les traités, eux, inscrivent le siège officiel du Parlement à Strasbourg. Les réviser pour ôter à Strasbourg ce statut, c’est ouvrir la voie à de multiples remises en question et marchandages sur l’ensemble des institutions et agences européennes.
Par ailleurs, les bâtiments à Bruxelles pourraient nécessiter une rénovation estimée à 300 millions d’euros, voire une reconstruction, qui pèserait encore plus sur le contribuable.
C’est pourquoi une clarification urgente de la part de la France s’impose.

Stop au dumping Social dans les transports routiers

Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse conjointe avec la députée européenne socialiste Agnes Jongerius et Roberto Parillo, Président de la section route de la fédération européenne des travailleurs des transports, nous avons tenu une conférence de presse pour appeler à rejeter les mandats adoptés en commission des transports le 4 juin sur le règlement sur les temps de repos et directive d’application des règles de détachement dans les transports routiers.

Le message que nous avons envoyé est clair : la lutte contre la dégradation continue des conditions de travail de millions de chauffeurs routiers est et restera notre objectif principal.

Nous avons appelé à rejeter à la proposition du rapport sur les temps de conduite qui vise à légaliser le repos hebdomadaire régulier en cabine. Pour nous, c’est une mesure de régression sociale inacceptable et la flexibilisation des temps de conduite et des temps de repos soulève aussi des enjeux de sécurité routière.

Nous avons également appelé à voter contre la proposition d’exclure les transports internationaux des règles de détachement. Une telle proposition reviendrait à instituer une discrimination sectorielle inacceptable dans l’application des règles de détachement et du principe « à travail égal salaire égal sur un même lieu de travail ». Ce serait une grave erreur.

Les chauffeurs doivent bénéficier des mêmes garanties sociales que les travailleurs des autres secteurs.

Le secteur des transports routiers ne doit pas être le parent pauvre du Pilier européen des droits sociaux pour lequel nous nous sommes engagés au niveau européen.

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse ici :  https://youtu.be/83h7RtMHosE

Les lycéens de Paul-Emile Victor d’Osny en visite au Parlement européen

Mardi 29 mai, j’ai reçu au Parlement européen à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée professionnel Paul-Emile Victor d’Osny (Val d’Oise). Ils ont visité le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté au débat en plénière sur la situation des réfugiés en Libye. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Ce jour-là, les députés européens ont voté la révision de la directive sur les travailleurs détachés qui implique la bonne application du principe à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail, une politique sociale qui a vocation à harmoniser les droits des travailleurs. Le mandat de député européen est passionnant et permet de défendre ses convictions et ses valeurs.

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Beaucoup de questions m’ont été posées notamment sur la protection des lanceurs d’alerte, sur l’accueil des migrants. Sur le réchauffement climatique, j’ai alerté les élèves sur la mise en place urgente de mesures pour éviter les catastrophes écologiques. Un sujet largement traité en commission des transports notamment avec le durcissement des mesures sur les émissions polluantes.

Enfin, nous avons parlé d’avenir et d’emploi des jeunes. J’ai encouragé ces jeunes gens à s’ouvrir aux sujets émergents dans leur formation et leur parcours professionnel, comme le secteur de l’environnement.

 

 

 

Les Socialistes et démocrates échangent avec les étudiants Erasmus à Strasbourg

Hier soir, lors d’un événement de l’initiatve Together Europe, lancée par le Groupe des socialistes et démocrates pour organiser des journées de débat avec les citoyens sur l’avenir du projet européen, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la « génération ERASMUS », des jeunes motivés venus des quatre coins de l’Europe.

Avec Edouard Martin, Marie Arena, Jeppe Koffod, nous avons évoqué sans détour les défis de la sociale démocratie et le besoin de reconstruire le projet européen autour de valeurs fondamentales comme les droits des femmes, l’état de droit, la liberté d’expression et la protection des droits sociaux. L’Europe n’est pas seulement un marché unique ou un projet économique mais aussi et surtout un projet social au service des citoyens.

C’est le message que j’ai voulu faire passer à cette jeune génération à qui j’ai notamment rappelé l’importance de l’engagement politique. Nous avons besoin des jeunes pour construire l’Europe de demain et je soutiendrai toujours avec détermination toutes les initiatives qui rapprochent les jeunes du projet européen.

Visite du lycée Jean Monnet de Montrouge

Mardi 13 mars, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée Jean Monnet de Montrouge. Avec leurs professeurs, les élèves ont découvert le Parlement européen. Ils ont pu visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur le cadre financier pluriannuel. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange où je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Lors de notre entretien, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, où je m’attache à défendre les droits sociaux des travailleurs et à lutter contre la pollution ; également la commission des Libertés civiles, où je travaille sur l’accueil des réfugiés et la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous avons également échangé sur l’organisation du temps de travail au Parlement.

J’ai rappelé aux élèves que 70% des lois françaises sont issues du droit européen et que les Etats-membres avaient deux ans pour transposer les directives votées au Parlement européen. J’ai donné comme exemples la réforme ferroviaire que le gouvernement français a engagé ou encore la réforme actuelle du droit d’Asile en France. Deux exemples qui démontrent que les Etats membres se laissent toujours une grande latitude entre les directives adoptées et les lois transposées.

A la question « pourquoi vous intéressez-vous aux transports ? » j’ai répondu qu’en tant qu’élue de la région francilienne, je m’investis beaucoup sur la lutte contre la pollution et que le secteur des transports est déterminant pour agir. Par ailleurs, les transports constituent un secteur stratégique de l’économie française et européenne. Ce sujet m’a amenée à parler des dernières mesures de protectionnisme du Président Trump visant à taxer les importations d’aluminium et d’acier essentiellement en provenance d’Union européenne, dans un contexte où les industries européennes subissent durement la concurrence des produits chinois, vendus à bas coûts en raison du dumping social pratiqué et du subventionnement de leur production par l’Etat chinois .

D’autres questions m’ont été posées, notamment sur l’accueil des réfugiés ; ce fut l’occasion de répondre que malgré la volonté du Parlement européen de mettre en place une réelle politique d’accueil et de solidarité, les Etats-membres européens n’ont pas voulu s’engager en ce sens.

 

 

Les lycéens de J Decour en visite au Parlement européen

Hier j’ai eu le plaisir d’échanger avec de jeunes franciliens du Lycée J.Decour du 9ème arrondissement de Paris. Nous avons discuté politique européenne sans détour !  Nous avons abordé les prochaines élections européennes, le Brexit et discuté des rapports de force politiques sur des dossiers sensibles et importants comme la lutte contre les mutilations sexuelles dont sont victimes encore de trop nombreuses femmes et jeunes filles en Europe et partout dans le monde.

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Les lycéens m’ont aussi interrogée sur mon engagement, mes motivations et mon parcours. C’est toujours vivifiant et fondamental pour moi de transmettre aux jeunes générations les raisons de mon engagement politique et de souligner l’importance pour les jeunes de s’intéresser à la politique, de s’impliquer dans la vie de la cité pour contribuer à faire « bouger les choses » parce que c’est cela au fond qui nous anime et qui donne un sens à notre engagement.

 

Visite du lycée professionnel Baudelaire de Meaux

Le 12 décembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée professionnel Baudelaire de Meaux. Ces élèves ont vocation à travailler dans le domaine de l’accueil et de la sécurité ; et en venant visiter le Parlement européen, ils ont voulu approfondir leurs connaissances des institutions européennes. En lien avec leurs professeurs, également présents, les élèves ont beaucoup préparé cette visite et particulièrement notre rencontre ; aussi je me suis prêtée au jeu des questions/réponses et j’espère avoir réussi à les convaincre que l’Europe leur appartient. Après une visite du Parlement et un passage en plénière, où ils ont pu assister à un débat sur la situation en Afghanistan, j’ai eu le plaisir d’échanger avec le groupe sur plusieurs questions.

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J’ai tout d’abord rappelé mon fort engagement au sein du parti socialiste français et au sein du parti socialiste européen. Un engagement bercé par les valeurs de gauche, que je défends depuis plus de 20 ans. Profondément européenne, à la question « comment êtes -vous devenue eurodéputée » j’ai répondu que le parti socialiste et ses militants m’ont fait confiance et m’ont désignée comme candidate sur la liste qu’ils portaient. Aujourd’hui, je travaille pour changer la vie des Européens et améliorer leur quotidien, également pour construire une Europe forte et qui protège. Je défends les valeurs auxquelles je crois, comme la mise en place d’un salaire minimum européen, la lutte contre l’injustice sociale et le droit à l’avortement. Les élèves étaient étonnés d’apprendre que le mandat de député européen ne constitue pas un emploi. Alors même s’il est parfois difficile de faire avancer l’Europe et même si l’efficacité de notre action est parfois mise en péril par le poids des Etats-membres, il ne faut cesser d’y croire.

Lors de cet entretien, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, également Libertés civiles, Asile et immigration. Je leur ai fait part de l’organisation du temps de travail au Parlement : les réunions de commissions et les réunions des groupes politiques ont lieu à Bruxelles, les votes des lois européennes se font généralement au Parlement de Strasbourg lors de la session plénière qui a lieu une fois par mois.

Sur le débat de la politique générale, j’ai rappelé que le fonctionnement du Parlement européen tend à évoluer ces dernières années ; les groupes politiques n’ont plus vocation à s’inscrire dans la grande coalition gauche/droite. Cela convenait après la seconde guerre mondiale, lorsque les Etats-membres souhaitait construire une Union économique forte, mais aujourd’hui il faut aller vers une Europe plus politique et plus sociale. Il faut que la gauche européenne organise sa propre coalition et fasse contrepoids à la droite qui bloque systématiquement les mesures sociales à destination de tous les européens.

Sur l’accueil des réfugiés et la répartition des migrants au sein de l’Union européenne, j’ai rappelé qu’au niveau européen le Parlement a proposé un mécanisme de relocalisation et de répartition dans les pays situés au bord de la Méditerranée. Par ailleurs un mécanisme de solidarité qui avait vocation à se mettre en place rapidement a été voté, mais malheureusement tous les pays n’ont pas joué le jeu. En France, il y a eu un grand mouvement d’incitation à l’accueil ; ainsi beaucoup de dispositifs ont été mis en place, notamment dans les mairies socialistes.

Pour finir, j’ai encouragé tous ces jeunes gens à aller voter aux prochaines élections et à s’engager dans la société civile ; par le biais d’association ou d’organisation qui ont la volonté de faire avancer la société et de rendre la vie meilleure à tous les citoyens de l’Europe et dans le monde. Ils représentent l’avenir, il est donc de leur devoir de poursuivre l’entreprise que nous mener pour améliorer notre « vivre ensemble ».