#BlackProtest Remise du Prix Européen de la Citoyenneté 2017 par Sylvie Guillaume Vice-Présidente du Parlement européen

Le Prix Européen de la Citoyenneté 2017 est une initiative conjointe du Parlement européen et de deux réseaux européens qui ont pour objectif de promouvoir la citoyenneté active. Ce prix récompense l’engagement démocratique et civique d’individus ou de groupes de citoyens.

Cette année, dans la catégorie « initiative citoyenne de l’année », les lauréates sont les femmes polonaises qui ont manifesté pour dénoncer un projet de loi visant l’interdiction totale de l’avortement. La législation polonaise est déjà l’une des plus restrictives d’Europe mais le gouvernement polonais tente encore de la durcir, en considérant l’avortement comme un crime passible d’une peine de prison.

Je félicite vivement les femmes polonaises pour ce prix qui récompense le courage dont elles ont fait preuve pour faire plier un gouvernement autoritaire et réactionnaire. Je partage pleinement le combat pour le droit des femmes à disposer librement de leurs corps. Mais au-delà de la Pologne, cette lutte doit être portée au niveau européen.

Mon rapport sur l’adhésion de l’Union à la Convention d’Istanbul indique clairement que le déni d’un avortement sûr et légal est une violence caractérisée à l’encontre des femmes. C’est une première étape mais désormais, le droit à l’avortement doit être inscrit dans la Charte des Droits fondamentaux qui a une valeur juridique contraignante. L’Union européenne est fondée sur le respect et la protection des droits fondamentaux, dont le droit des femmes.

La transparence pour la confiance

Communiqué de la Délégation socialiste française

Après un processus long et tortueux, le Parlement européen a enfin adopté une résolution sur la Transparence, l’intégrité et la responsabilité des Institutions européennes.

Cette résolution prévoit notamment que tous les lobbyistes européens cherchant à influencer le processus législatif devraient être contraints de s’enregistrer dans le registre de transparence avant d’être autorisés à rencontrer des députés européens dans les bâtiments du Parlement.

Elle salue également l’adoption d’une empreinte législative volontaire, permettant de consigner quels représentants et organisations les rapporteurs ont consultés.

Ou encore elle appelle à porter à trois ans la « période de transition » prévue pour les Commissaires européens à l’issue de leur mandat (contre un an et demi actuellement).

Les Socialistes français au Parlement européens ont soutenu le résultat des compromis, âprement discutés, issus du vote en commission des Affaires constitutionnelles. Il est regrettable que certaines forces, notamment à droite – parmi lesquels des élus Les Républicains-, aient tenté de réintroduire des éléments pour faire exploser les résultats et discréditer le travail mené par la société civile ainsi que leur participation dans le dialogue civil. Fort heureusement, cette manœuvre a pu être déjouée.

Les S&D défendent une approche progressiste de ces questions car ils estiment que les citoyens sont en droit d’attendre que le processus décisionnel se déroule dans la transparence et le respect de la législation et de l’éthique, en évitant les pressions excessives et l’accès illégitime ou privilégié aux informations ou aux décideurs politiques.

Pour autant, les débats difficiles qui ont émaillé ce dossier ont montré que les questions de transparence restent encore très sensibles, complexes. Elles divisent d’ailleurs les groupes politiques quels qu’ils soient et ressortent parfois d’une démarche individuelle.

D’autant plus que la bataille pour regagner la confiance des citoyens dans les institutions européennes se joue également ailleurs : il s’agit de convaincre les citoyens que l’Europe peut leur venir en aide, créer des emplois, favoriser plus de justice sociale. La transparence fera beaucoup mais pas tout.

 

Commission spéciale sur le terrorisme : privilégier la qualité de notre arsenal à l’empilement législatif

Communiqué de la Délégation socialiste française

Face à la lutte contre le terrorisme, la droite a souvent comme stratégie de multiplier les changements législatifs pour donner l’illusion d’agir, en France comme en Europe. Les faits démontrent que cette agitation – qui revient souvent à rogner les libertés fondamentales – n’est pas efficace. C’est fidèle à ce mode de fonctionnement que les conservateurs et les libéraux ont proposé il y a plusieurs mois de créer une commission spéciale sur le terrorisme au Parlement européen, chargée de missions très larges sur les politiques de sécurité en Europe. Si nous considérons que la commission des Libertés Civiles, de la Justice et des Affaires Intérieures était la plus à même de se charger de ce travail de suivi, d’analyse critique et de propositions, nous ne nous sommes néanmoins pas opposés à la mise en place de cette commission spéciale, parce qu’elle s’attaque à des problématiques qui nous apparaissent comme fondamentales. Les eurodéputés socialistes et radicaux seront très attentifs à donner du sens à cette commission et à ce que les débats évitent l’émotionnel.

Sylvie Guillaume portera la voix des eurodéputés socialistes et radicaux dans cette commission spéciale en tant que membre titulaire : elle y défendra les propositions phares des socialistes européens, notamment l’amélioration indispensable des échanges d’informations entre les États membres et le renforcement de la coopération. C’est là la valeur ajoutée indiscutable de l’Union européenne.

Cette commission spéciale devra d’abord effectuer une analyse sérieuse et approfondie de la législation européenne anti-terroriste et de sa mise en œuvre dans les États membres avant de proposer des recommandations solides et partagées pour améliorer la sécurité de l’Union. Elle devra permettre de faire entendre plus nettement la voix du Parlement européen dans les politiques liées à la sécurité et défendre certaines revendications. Avec deux principes non négociables pour les socialistes et radicaux : le respect des libertés et des droits fondamentaux d’une part, le refus d’une « course » à l’empilement et de la sur-modification des législations actuelles liées de près ou de loin à la sécurité d’autre part.

L’Archipel des Sans Voix au Parlement européen

Avec Sylvie Guillaume, nous avons eu le plaisir de rencontrer  les membres de l’association « L’Archipel des Sans Voix » au Parlement européen. Cette association se veut un porte-voix des plus pauvres, des plus précaires et des exclus de notre société. Nous avons écouté attentivement leur analyse sur la pauvreté et la précarité en France.

Je m’associe pleinement au projet de l’Archipel des Sans Voix de créer un journal interactif, gratuit et accessible à tous, afin de mettre à la disposition des populations les plus précaires un média. Ce journal servira notamment à relayer des initiatives individuelles remarquables partout en France, à partager des tribunes et des témoignages ou encore à diffuser des informations pratiques.

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C’est une excellente initiative et je félicite ces bénévoles pour leur engagement au service des plus vulnérables.

Je suivrai avec attention le lancement officiel de ce journal en ligne pour et par les sans-voix le 7 octobre prochain à Paris.

Fierté de voir Sylvie Guillaume réélue à la Vice-présidence du PE dès le 1° tour

Communiqué de la Délégation socialiste française

Aujourd’hui, le Parlement européen a élu ses 14 Vice-présidents et ses questeurs.
Les eurodéputés socialistes et radicaux sont fiers de la belle réélection d’une des leurs, Sylvie Guillaume, au poste de Vice-présidente et la félicitent chaleureusement. Jusqu’à présent en charge de la conciliation, de la politique d’information, de la presse et des relations avec les citoyens notamment, Sylvie Guillaume s’est battue, au quotidien, pour faire entendre la voix du Parlement européen dans l’ensemble des États membres et pour accroitre la transparence sur l’activité des députés.

Dans la période difficile que traverse l’Europe, Sylvie Guillaume est un atout pour l’ensemble des socialistes et, au-delà, pour le projet européen. Sa détermination et son engagement à faire connaître le cœur de la démocratie européenne, l’hémicycle où siègent les 751 eurodéputés représentants 500 millions d’Européens, sont indispensables pour lutter contre la défiance des citoyens vis-à-vis de l’Europe.

Retour sur le séminaire de la délégation socialiste française en Ardèche

Les 15 et 16 septembre, à l’issue de la session plénière de Strasbourg, je me suis rendue avec mes collègues eurodéputés socialistes français au séminaire annuel de notre délégation, qui cette fois-ci avait lieu en Ardèche. C’est Sylvie Guillaume, élue de la circonscription, qui était aux manettes de l’organisation de ces journées – et on peut dire qu’elles ont été une réussite !
Nous avons commencé, après le trajet depuis Strasbourg, par une visite de terrain, pour voir concrètement ce que peut l’Europe pour nos territoires. Et nous n’avons pas été déçus : c’est Pascal Terrasse, député socialiste de la Drôme, qui nous a accueilli sur le site de la reconstitution de la caverne du Pont d’Arc, financée à 20% par le FEDER et aujourd’hui éléments essentiel du tourisme local (et donc projet générateur d’emplois qualifiés non délocalisables). Ce site exceptionnel a nécessité des mois de travaux, par des centaines de personnes, techniciens, artisans, artistes, qui ont reproduit à l’identique la caverne du Pont d’Arc et ses extraordinaires peintures rupestres, les plus anciennes représentations figuratives humaines connues (plus de 36000 ans avant notre ère!). La Caverne est d’ailleurs aujourd’hui inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

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Nous avons ensuite partagé un dîner convivial avec les élus et militants locaux, occasion d’échanger avec eux autour du travail parlementaire de la DSF, et de parler plus généralement d’Europe et d’avenir.

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La matinée du vendredi a été consacrée à une discussion d’orientation politique en notre sein, car à l’approche de la mi-mandat au Parlement européen, il est essentiel de savoir quelle est la stratégie que nous voulons suivre pour peser dans la réorientation européenne. Ces moments d’échanges entre députés sont précieux dans notre travail d’élus, car nous avons trop souvent le nez dans le guidon, et il est important de pouvoir remettre à plat les positions de notre collectif, dans le respect de la parole de chacun. Les discussions se poursuivront bien sûr dans les semaines qui viennent, pour arriver à 2017 en ordre de marche dans la cohésion et la conviction.

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