Le Parlement européen vote pour supprimer les taxe sur les tampons

L’égalité entre les hommes et les femmes est loin d’être atteinte en Europe mais je constate amèrement que tous les textes en la matière (lutte contre les violences faites aux femmes, inégalités de salaires ou représentation des femmes dans les conseils d’administration) sont à l’arrêt au sein du Conseil des États membres. Alors notre combat en la matière continue, notamment dans des domaines peu explorés jusqu’à présent. Mardi, le Parlement a voté pour la première fois un rapport sur la question centrale de l’égalité des sexes dans la fiscalité afin de pointer du doigt certains systèmes fiscaux et taxes qui impactent davantage les femmes et les discriminent.

Mon explication de vote :

Certains impôts ou taxes véhiculent des préjugés sexistes, désavantagent implicitement les femmes et accroissent les inégalités en matière d’emploi et de retraite. Le groupe des Socialistes et Démocrates se bat donc pour une fiscalité plus juste et le vote du rapport sur l’égalité des genres et les politiques fiscales est une première étape. Le rapport conseille l’introduction d’une imposition individuelle pour parvenir à l’équité fiscale pour les femmes et déplore que la TVA pèse plus lourdement sur les femmes dans la mesure où elles achètent davantage de biens liés à l’éducation, à la nutrition, à la santé ou aux produits d’hygiène féminine. La pauvreté en matière de règles est un problème récurrent dans l’Union : une fille sur dix n’a pas les moyens de se prodiguer ses produits de base! Aussi, le rapport appelle tous les pays européens à éliminer la « taxe sur les tampons » en appliquant un taux de TVA de 0% sur ces biens. Il est de notre intérêt à tous d’atteindre l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines, ce qui engendrera une croissance plus solidaire et plus durable.

Google : pour 2,42 milliards d’euros, nous saluons la concurrence libre et non faussée !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de la sanction historique infligée aujourd’hui par la Commission européenne à Google. 2,42 milliards d’euros. 10% de son bénéfice annuel pour le premier des GAFA !

La Commissaire à la concurrence, Mme Vestager, utilise pleinement les pouvoirs de l’Union européenne en matière de concurrence pour s’attaquer aux multinationales. Un État seul face à Google ne pèse rien ; à 27, unis, forts d’un marché de 500 millions d’habitants, nous avons les moyens de nous faire entendre et de faire respecter nos choix politiques.

Google devra obtempérer vite : astreinte à 5% du chiffre d’affaire si ses pratiques perdurent !

En s’opposant frontalement à un géant de l’internet américain, le message envoyé par l’Europe est très clair : ses règles et ses valeurs doivent être respectées, non seulement par les entreprises européennes, mais aussi par toutes celles qui opèrent sur son sol.

Les eurodéputés socialistes et radicaux sont aux côtés de Mme Vestager dans ce combat.