Rencontre avec des lycéens européens

Vendredi 23 mars, je suis allée à la rencontre de jeunes lycéens d’Allemagne, de Pologne et de France à l’occasion d’un échange organisé par le comité de jumelage de la ville des Mureaux et la Maison de l’Europe de Saint-Germain-en-Laye. Cette rencontre s’appuyait sur la restitution des travaux de leurs échanges entre lycéens européens initiés par la commune. Les lycéens ont travaillé autour de leur vision de l’Europe et j’ai eu l’occasion d’être le grand témoin de la restitution de leurs travaux.

J’ai rappelé aux élèves que le Parlement européen est constitué de parlementaires issus des 28 Etats-membres et que la devise de l’Europe est « unis dans la diversité ». Une diversité que l’on trouve aussi bien au niveau culturel qu’au niveau politique. En effet, le Parlement européen englobe plusieurs groupes politiques. Pour ma part, je siège dans le groupe des Sociaux-démocrates qui est composé de plusieurs nationalités. C’est une vraie richesse dans le travail que nous menons au quotidien, car cela apporte une diversité de points de vue sur les sujets que nous traitons.

Ensuite, j’ai évoqué la montée des extrémistes en Europe. Les partis extrémistes disent que l’Europe est responsable de toutes les difficultés sociales et économiques que rencontrent les Européens. Aux élections européennes de 2014, les Français ont majoritairement voté pour le Front national qui est aujourd’hui le premier parti à représenter la France au Parlement. Dans ce contexte, il faut que les jeunes prennent toutes leurs responsabilités et utilisent leur bulletin de vote ! C’est aux jeunes de construire l’Europe de demain.  Beaucoup de jeunes Britannique en ont pris conscience avec le Brexit, mais trop tard ; ils regrettent la sortie de la Grande-Bretagne.

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Une étudiante, m’a fait part du désarroi quant au fait que les élèves ne soient pas assez informés de ce qui se passe en Europe. Alors j’ai rappelé que même s’il y a un déficit à combler à ce sujet, les jeunes peuvent s’informer et s’investir par d’autres canaux ; comme l’engagement militant dans un parti politique ou dans une association comme par exemple dans le cadre de la garantie jeunesse ou Erasmus + ; de bons exemples de ce que fait l’Union européenne pour les jeunes.

Par ailleurs, il faut se saisir de l’atout d’internet et plus largement des nouvelles technologies qui permettent aux professeurs et aux jeunes européens nouer des liens malgré les frontières. Cela permet aussi d’apprendre d’autres langues, d’autres cultures et partager les savoirs. C’est un véritable moyen d’ouverture sur le monde et sur l’Europe. J’ai donc informé l’auditoire que le site du Parlement européen offrait la possibilité de voir les débats en direct et de se renseigner sur le travail que les députés mènent.

Enfin, les lycéens m’ont fait part des principaux thèmes qu’ils jugent essentiels pour l’avenir de l’Europe : l’environnement et les questions sociales. Aussi, je pense que nous devons pouvoir proposer une nouvelle économie et de nouvelles énergies pour rendre meilleur l’avenir de l’Union européenne et des jeunes européens.

Visite du lycée Jean Monnet de Montrouge

Mardi 13 mars, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée Jean Monnet de Montrouge. Avec leurs professeurs, les élèves ont découvert le Parlement européen. Ils ont pu visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur le cadre financier pluriannuel. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange où je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Lors de notre entretien, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, où je m’attache à défendre les droits sociaux des travailleurs et à lutter contre la pollution ; également la commission des Libertés civiles, où je travaille sur l’accueil des réfugiés et la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous avons également échangé sur l’organisation du temps de travail au Parlement.

J’ai rappelé aux élèves que 70% des lois françaises sont issues du droit européen et que les Etats-membres avaient deux ans pour transposer les directives votées au Parlement européen. J’ai donné comme exemples la réforme ferroviaire que le gouvernement français a engagé ou encore la réforme actuelle du droit d’Asile en France. Deux exemples qui démontrent que les Etats membres se laissent toujours une grande latitude entre les directives adoptées et les lois transposées.

A la question « pourquoi vous intéressez-vous aux transports ? » j’ai répondu qu’en tant qu’élue de la région francilienne, je m’investis beaucoup sur la lutte contre la pollution et que le secteur des transports est déterminant pour agir. Par ailleurs, les transports constituent un secteur stratégique de l’économie française et européenne. Ce sujet m’a amenée à parler des dernières mesures de protectionnisme du Président Trump visant à taxer les importations d’aluminium et d’acier essentiellement en provenance d’Union européenne, dans un contexte où les industries européennes subissent durement la concurrence des produits chinois, vendus à bas coûts en raison du dumping social pratiqué et du subventionnement de leur production par l’Etat chinois .

D’autres questions m’ont été posées, notamment sur l’accueil des réfugiés ; ce fut l’occasion de répondre que malgré la volonté du Parlement européen de mettre en place une réelle politique d’accueil et de solidarité, les Etats-membres européens n’ont pas voulu s’engager en ce sens.

 

 

L’Europe, comme point « Point d’Aencrage » !

Mercredi 21 décembre, à l’invitation du Think Tank Point d’Aencrage j’ai participé à un Café Crème. Un rendez-vous régulier et qui réunit de jeunes actifs dans les secteurs publics et privés, des membres de point d’Aencrage, des étudiants ainsi que des personnes curieuses et désireuses de débattre des questions d’actualité. A cette occasion j’ai pu présenter mon mandat de députée européenne, les enjeux des dossiers que je traite et la façon dont je travaille au sein de la Délégation des socialistes français au Parlement européen.

J’ai tout d’abord rappelé que pour une francilienne, le mandat de député européen est compatible avec le maintien du lien avec le terrain. Effectivement, les nombreux transports en Ile-de-France facilitent les déplacements que j’effectue. Des déplacements beaucoup plus longs pour certains parlementaires français qui siègent à Paris et qui viennent d’autres régions. Celle mobilité me permet d’être très présente au Parlement européen de Strasbourg et de Bruxelles sans être déconnectée de ma circonscription d’élection. Je suis au Parlement européen du lundi au jeudi et le reste du temps je suis sur le terrain. Je reçois beaucoup de demandes d’acteurs avec qui il est important d’échanger. A ce titre, j’ai par exemple rencontré la Strart Up V-MOTECH, dont le siège est en Essonne, sur les tests en conditions réelles. J’aime aussi aller à la rencontre des jeunes dans les établissements scolaires et notamment les lycées professionnels, et je reçois régulièrement des groupes d’élèves au Parlement. Enfin, j’ai rappelé que lors des semaines vertes en circonscription, je vais souvent à la rencontre des Français de l’étranger, comme lors de mes déplacements à New York, à Dublin, Londres, Hambourg.

La suite des échanges a porté sur la réorganisation de la mi-mandat au Parlement européen. L’occasion d’élire un nouveau Président du Parlement, mais aussi de renouveler les coordinateurs des groupes politiques ou les présidents de commissions par exemple. Pour ma part, je vais prendre la tête de la Délégation des socialistes français. Ce sera le moment de redéfinir notre stratégie au sein du Parlement et dans la politique nationale. J’ai pu rappeler qu’au sein de la DSF il y a une grande assiduité et un travail collégial importants. Nous sommes présents dans toutes les commissions. Par ailleurs, et même s’il existe quelques différences de point de vue, il y a une certaine cohésion de groupe sur les propositions que nous portons. Toujours sur la réorganisation de la mi-mandat, j’ai rappelé que c’était un moment important et que la stratégie du groupe des Socialistes et démocrates est plus claire. Pour succéder à Martin Schulz nous soutenons Gianni Pittella car il est primordial que les politiques sociales sur les lesquelles nous nous battons chaque jour deviennent les priorités du Parlement européen.

Le Brexit a été au cœur de nos échanges. J’ai expliqué que nous en avons beaucoup parlé au sein du groupe S&D et que les députés travaillistes du groupe S&D sont très présents au Parlement, actifs et pro-européens. Je ne remets pas en cause leur mandat et je pense qu’il faut qu’ils aillent au bout de ce qu’ils ont commencé dans cette mandature. Pour moi, ils restent des collègues fiables, avec qui je partage beaucoup de batailles.

J’ai aussi été interrogée sur la campagne des primaires et sur la campagne des présidentielles. J’ai donc insisté que le fait qu’il fallait remettre de l’Europe dans les débats. Certains candidats l’ont compris. Les extrêmes ont décidé de faire porter tous les torts sur l’Europe, nous devons porter haut et fort notre vision politique de l’Europe, qui protège et garantit réellement les droits sociaux. Ce serait être en dehors de la vie réelle de penser qu’on peut continuer à aborder les politiques publiques uniquement au niveau national.