Rencontre avec les étudiants de l’U-PEC Créteil à Bruxelles

Ce mercredi 30 janvier, j’ai rencontré des étudiants de Master en communication politique de l’Université de Paris-Est qui venait assister à la session plénière du Parlement européen à Bruxelles.

Je suis ravie d’avoir pu échanger sur mon mandat de parlementaire européenne, sur les combats que je mène dans cette assemblée et sur les défis qui nous attendent en 2019.

Nous avons en particulier échangé sur les activités d’un.e député.e européen.ne en rappelant qu’il ne s’agit pas d’un métier mais bien d’un mandat.

Tous les citoyens peuvent se présenter et tous peuvent être élus; il n’est pas question de compétences techniques mais de valeurs et de courage politique pour les défendre. Je leur souhaite le meilleur dans leurs études et en espérant les accueillir à Strasbourg une prochaine fois.

La gauche est l’avenir de l’Europe, on en parle à Maisons-Alfort

Mercredi 19 septembre j’ai mené une réunion publique sur les enjeux européens. Ce fut l’occasion de revenir sur le fonctionnement des institutions européennes et sur les prochaines élections.

J’ai d’abord indiqué que les institutions européennes s’inscrivent dans un système de co-législation entre le Parlement et le Conseil des Etats-membres ; tout le travail effectué par les parlementaires doit attendre d’être validé par le Conseil pour qu’une loi applicable aux Etats européens émerge enfin. En France, 80% des lois sont issues du droit européen ; mais certains pays de l’Union peinent encore à transposer le droit européen sur leur territoire. Pour améliorer l’efficacité législative, il faut renforcer les pouvoirs du Parlement européen.

J’ai également rappelé qu’aujourd’hui, le Parlement, comme le Conseil, sont majoritairement à droite, et le bilan que nous faisons de l’action européenne doit être lucide et critique. Le fonctionnement en grande coalition gauche-droite européenne a bloqué toute avancée sociale majeure que les sociaux-démocrates défendent pourtant quotidiennement. Pour retrouver de la crédibilité nous devons construire une vraie alliance avec les gauches et les écologistes européens. Outre les questions sociales, les enjeux environnementaux nous distinguent de manière forte des partis politiques de droite ; il faut maintenant se donner les moyens d’agir et les Etats doivent prendre leurs responsabilités.

J’ai aussi expliqué, qu’au Parlement européen, il existe une gauche diverse mais qui sait se rassembler pour améliorer le quotidien des Européens. Nous agissons pour que les questions sociales se retrouvent au cœur du débat ; et durant ce mandat, nous avons eu de belles victoires : comme par exemple le vote de la résolution contre le dumping social, l’amélioration des conditions de travail partout en Europe, l’interdiction du Glyphosate et la création d’une commission d’enquête sur le sujet, également la création de la commission EMIS suite à l’affaire Volkswagen. Beaucoup de choses ont été faites et il y a encore beaucoup d’espoir pour l’avenir. La veille, le Bureau national du Parti socialiste avait adopté son texte socle pour les prochaines élections européennes, où figurent nos propositions pour l’Europe. Un texte qui prône un changement radical clarifiant notre stratégie avec des alliances claires et une priorité absolue aux enjeux sociales et environnementales.

Enfin, les échanges se sont poursuivis sur plusieurs sujets : comme l’éducation, un sujet primordial pour construire une Europe égalitaire ; la protection des données, la puissance des lobbies ; également, le soulèvement des populations par les urnes et par le vote. La prochaine élection en mai 2019, sera l’occasion de choisir l’Europe que nous voulons et bannir cette Europe libérale qui gouverne actuellement ; pour nous les socialistes européens « l’avenir de l’Europe, c’est la gauche ».

On parle d’Europe avec les socialistes de Créteil, Bonneuil-sur-Marne, Champigny-sur-Marne et Saint-Maur

Mardi 19 juin j’étais en réunion avec les socialistes de Créteil, Bonneuil-sur-Marne, Champigny-sur-Marne et Saint-Maur.

En tant que socialistes nous devons avoir assez de lucidité pour exprimer une critique constructive sur l’Europe. Pendant trop longtemps le système de la grande coalition entre la gauche et la droite européenne n’a pas fait avancer les droits sociaux européens. Nous devons réaffirmer nos priorités et nous devons construire une vraie alliance avec toutes les gauches européennes. Outre les questions sociales, les enjeux environnementaux nous distinguent de manière forte des groupes politiques de droite. Suite aux accords de Paris, il faut passer aux actes à l’échelle européenne comme à celui des Etats. Enfin, le troisième pilier qui nous caractérise est celui de la défense de la démocratie, cela passe par le respect de l’Etat de droit et des droits fondamentaux partout en Europe et dans le monde. Des Etats-membres comme la Pologne ou la Hongrie, bafouent ces droits : pouvoir judiciaire mis à mal, liberté de la presse inexistante, droit à l’avortement remis en cause…Dans ce contexte, il faut que l’Europe passe des menaces aux sanctions prévues à cet effet.

Sur tous ces enjeux qui nous distinguent des droites européennes, nous devons être fiers de nos valeurs et les porter haut et fort. Le parti socialiste a lancé début juin son chantier européen et sa plateforme collaborative numérique http://www.laruchesocialiste.fr. Cette boîte à idées permet de contribuer sur trois nos grandes questions : l’Europe par les Européens, l’Europe pour les Européens et l’Europe dans le monde. Une Europe forte et indépendante, prête à faire face aux nombreux défis de la mondialisation et à protéger ses concitoyens.

Et si on parlait d’Europe avec les socialistes du Val-de-Marne ?

Jeudi 7 juin j’ai participé à un café/débat organisé par les socialistes de Nogent-sur-Marne, de Brie-sur-Marne, Champigny et du Perreux dans le Val-de-Marne. Ce fut l’occasion de revenir sur plusieurs sujets qui font l’actualité européenne et les camarades ont pu me poser plusieurs questions en direct.

Nous avons tout d’abord abordé les enjeux environnementaux liés au Paquet mobilité sur lequel je travaille activement et le système de péages routiers partout en Europe pour tous les automobilistes et pas seulement pour les poids lourds. Ce système applique aussi le principe du Pollueur/Payeur, un principe découlant de l’éthique de responsabilité, qui consiste à faire participer chacun selon le niveau de pollution qu’il émet. En France ce n’est pas une nouveauté puisque tous les véhicules sont concernés par les péages routiers mais ce n’est pas encore le cas dans l’ensemble des pays européens. Cette mesure s’inscrit dans la continuité des accords de Paris sur le climat et l’objectif de réduire les émissions polluantes de la planète.

Nous avons également parlé des prochaines élections européennes et du danger que représentent les eurosceptiques et la montée des extrémistes en Europe, comme récemment en Italie, ou encore en Autriche. Dans ce contexte, les sociaux-démocrates européens doivent développer leur stratégie d’alliances avec les forces de gauche et écologistes et ne peuvent s’appuyer au Conseil que sur la Grèce avec le gouvernement Tsipras ou au Portugal avec Antonio Costa et depuis vendredi en Espagne avec Pedro Sanchez. Les conséquences de cette montée des extrêmes se fait largement sentir au Parlement européen, notamment dans le cadre de la Présidence tournante du Conseil de l’Europe ; et souvent quand l’Etat en fonction est de droite ou d’extrême droite beaucoup de dossiers sont mis sous le tapis, notamment les dossiers liés aux droits fondamentaux ou à l’amélioration des questions sociales en Europe. Dans ce contexte, il est essentiel de booster une stratégie d’alliances claire avec les gauches européennes.

Enfin, nous avons traité de nombreux sujets comme le scandale de l’affaire Selmayr, les enjeux de la zone euro, les listes transnationales pour les futures élections européennes, le plan d’investissement Juncker, le respect des droits fondamentaux. Sur tous ces points, il est essentiel que les sociaux-démocrates européens mènent une campagne électorale claire et à destination des Européens afin qu’ils puissent élire des députés qui agiront pour eux.

Le conseil des étrangers de Cachan en visite au Parlement

Le 14 novembre, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, les membres du Conseil des étrangers de Cachan (Val-de-Marne). Il s’agit du dernier conseil des étrangers du Val-de-Marne et un des rares encore en action aujourd’hui. Le but de ce conseil est de promouvoir l’accueil des étrangers dans la commune, également de créer du lien avec les nouveaux arrivants, d’aider à la mise en place et à l’organisation de l’accueil dans les meilleures conditions possibles ; mais aussi, de faire remonter les difficultés ou les améliorations aux élus du conseil municipal. Il s’agit d’une structure essentielle au sein des communes, car elle est formée par des acteurs de terrain investis et qui ont la volonté d’améliorer les conditions de vie des nouveaux arrivants.

Après une visite du Parlement et un passage en plénière, où les visiteurs ont pu assister à un débat sur les droits fondamentaux à Malte, j’ai eu le plaisir d’échanger avec le groupe sur plusieurs questions.

Tout d’abord, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, également Libertés civiles, Sécurité, Justice et Affaires intérieures. Aussi, je leur ai fait part de l’organisation du temps de travail au Parlement .

Sur l’accueil des réfugiés et la répartition des migrants au sein de l’Union européenne, j’ai rappelé qu’au niveau européen, le Parlement a proposé un mécanisme de relocalisation et de répartition dans les pays situés au bord de la Méditerranée. Par ailleurs un mécanisme de solidarité qui avait vocation à se mettre en place rapidement a été voté, mais malheureusement tous les pays n’ont pas joué le jeu. En France, sous le quinquennat de François Hollande, il y a eu un grand mouvement d’accueil de la part des Maires; ainsi beaucoup de dispositifs ont été mis en place, notamment dans les mairies socialistes. Finalement, certaines villes n’ont pas accueilli de réfugiés.

A l’échelle européenne, certaines villes, comme en Allemagne, ont déployé de gros moyens pour l’accueil des réfugiés ; et il faut rappeler que la carte bleue pour l’Union européenne (une carte de séjour destinée aux ressortissants de pays non-membre de l’Union qui lui permet, suivant certaines conditions, de venir travailler sur le territoire européen) a été largement utilisé dans ce pays. Cependant, la carte bleue étant restreinte qu’à certains domaines professionnels, nous avons demandé son élargissement afin que les offres d’emploi soient comblées.

Sur l’accueil des réfugiés, certains pays, comme la Hongrie, sont réfractaires. Le gouvernement utilise comme argument principal la religion. Il refuse d’accueillir des réfugiés qui ne sont pas chrétiens. Encore aujourd’hui, pour certains Etats membres, l’aspect religieux est très important et il détermine des prises de positions politiques. La Pologne utilise la religion comme argument contre le droit à l’avortement par exemple. J’ai trouvé important de rappeler qu’un des outils qui existe, pour contrer les pays qui n’appliquent les droits fondamentaux instaurés par l’UE, est l’article 7 du traité. Si un Etats ne respecte pas ces libertés fondamentales, une des sanctions prévues est la suppression des fonds européens. Aujourd’hui, nous demandons l’activation de cet article pour la Hongrie et la Pologne.

Une autre question m’a été posée sur la place des femmes au Parlement européen. L’occasion de dire que la répartition des postes dans les institutions européennes tend à devenir de plus en plus égalitaire. Il y a des femmes qui tiennent des postes à responsabilité. Une situation bien meilleure qu’à l’Assemblée nationale ou au Sénat.

Pour finir, nous avons échangé sur le fonctionnement des institutions européennes. J’ai rappelé que le Parlement européen est une institution législative ; la Commission européenne est une institution exécutive et le Conseil européen est un organe mixte qui détient à la fois les pouvoirs législatif et exécutif. Un fonctionnement assez complexe qui prive le Parlement d’un réel pouvoir décisionnel et réduit considérablement ses moyens d’action. J’ai redit mon souhait de voir le Parlement acquérir plus de pouvoir. La politique de compromis a été salvatrice pour la construction européenne et la relance de l’économie après la seconde guerre mondiale ; mais désormais, il faut aller plus loin sur les questions sociales. Le système des compromis n’est donc plus possible aujourd’hui, c’est pourquoi je prône une Europe toujours plus fédérale.

Le conseil des jeunes de Boissy Saint Léger au Parlement européen à Strasbourg

J’ai eu le plaisir d’accueillir, le 24 octobre au Parlement à Strasbourg, les représentants du Conseil des Jeunes de la ville de Boissy St Léger, dans le Val de Marne, au cœur de ma circonscription francilienne.
Ces jeunes ont effectué un voyage de quelques jours à Strasbourg et en Allemagne, à la découverte des institutions européennes, mais aussi de notre pays voisin, et leur permettre de s’ouvrir à l’Europe.
Nous avons échangé pendant un moment, puis ils ont pu découvrir l’hémicycle et observer le Parlement réuni en session plénière. J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec eux, car leur curiosité et leur intérêt réel pour les questions européennes m’ont donné confiance dans l’implication des jeunes générations dans la citoyenneté. Nous avons ainsi parlé du travail d’un député européen, du rôle des institutions européennes, de l’impact qu’elles peuvent avoir sur la vie quotidienne des gens, de la démocratie en général et de la défense de l’intérêt général. Ces lycéens, qui seront demain en âge de voter, ont démontré une grande maturité, et leur enthousiasme faisait plaisir à voir !

Commission Europe avec les militants de la fédération du Val de Marne

Jeudi 17 novembre, j’ai participé à la Commission Europe avec les militants socialistes du Val de Marne. Nous avons ainsi longuement échangé sur la résurgence des mouvements d’extrême droite, notamment avec le vote sur le Brexit et l’élection de Donald Trump, les accords du CETA ou encore la gestion européenne de la crise de l’accueil des réfugiés.

La tendance mondiale est au vote contestataire. Le Brexit, l’élection de Donald Trump, les élections présidentielles en Autriche ou encore les élections en Allemagne et l’émergence du parti de l’AFD ne font que confirmer cette analyse. Ces mouvements sont qualifiés de « populiste » alors qu’ils ne reflètent en rien les intérêts des peuples. Ils s’expriment dans un repli sur soi néfaste et nationaliste. Face à cette résurgence du vote nationaliste, il est crucial de réorienter l’Europe pour faire en sorte qu’elle se tourne en priorité vers les plus démunis.

Autre priorité, il faut repenser nos alliances et mettre fin à la grande coalition entre les sociaux-démocrates du groupe S&D et les conservateurs du PPE qui ne font qu’alimenter les discours nationalistes et le rejet de l’Union européenne. Début janvier, nous serons arrivés à la moitié du mandat du Parlement européen. Ce sera l’occasion de redéfinir notre stratégie. Afin de défendre le projet d’une Europe ouverte et inclusive, les socialistes doivent d’abord chercher des majorités avec la gauche et les écologistes.

Pour lutter contre l’émergence de mouvements nationalistes, il faut également plus que jamais repenser nos échanges à l’échelle du monde. Concernant le traité de libre-échange signé par l’UE avec le Canada, les députés de la DSF ont ainsi un avis très nuancé. Le débat lancé par le chef de gouvernement socialiste wallon Paul Magnette à quelques jours de la signature du CETA a posé plusieurs enjeux qui ont une résonnance particulière : la place des peuples dans les négociations des traités de commerce internationaux et la question de l’avenir de nos produits culturels ou d’origine protégées ainsi que de notre environnement normatif protecteur avec les tribunaux d’arbitrage privés.

Une autre question se pose : celle de l’intérêt économique d’un tel accord. En effet, les résultats économiques espérés sont déséquilibrés. Alors que le Canada espère tirer un bénéfice de 8 milliards d’euros pour une population de 35 millions d’habitants, l’Europe espère une augmentation de ses richesses de l’ordre de 11 milliards d’euros pour une population de 500 millions d’habitants.

Face à ces constats, les députés de la DSF ont de très grosses réserves sur le CETA. Comme l’a exprimé Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, au groupe S&D, il faut renforcer les règles du commerce mondial plutôt que de conclure entre les Etats des traités de libre-échange. Il n’est plus pensable que la mondialisation ne bénéficie qu’à un petit nombre de privilégiés, l’avenir de l’Union européenne réside aussi dans notre capacité collective de penser collectivement notre destin.

Avancer vers une Europe plus inclusive et plus politique est un sujet qui concerne également l’accueil des réfugiés dans l’Union européenne. Dans 20 ans, l’Europe aura honte de son passé. En effet, alors que la Grèce et l’Italie accueillent la plupart des primo-arrivants depuis la fermeture de la route des Balkans et que l’Allemagne et la Suède ont déjà fait un effort important, les autres pays de l’Union européenne doivent repenser leurs politiques d’accueil. Alors que le Parlement et la Commission se sont engagées à de nombreuses reprises en faveur de l’accueil des réfugiés, les Etats doivent mettre en œuvre le processus de relocalisation car ce dernier ne fonctionne pas efficacement, les Etats refusant de participer à l’accueil des réfugiés de manière solidaire.

Lors des échanges, de nombreux intervenants ont souligné leurs craintes quant à la pérennité de l’Union européenne dans sa forme actuelle. Ils ont également exprimé leur souhait d’une Europe fédérale, d’une Europe de la défense et enfin d’une Europe sociale et inclusive qui dépasse les simples questions budgétaires.

Pour cela, le Parlement européen compte proposer des réformes institutionnelles. 3 rapports sont ainsi en cours d’élaboration pour proposer des modifications du cadre institutionnel du traité de Lisbonne (rapport de Mme Bresso et de M. Brock), dans le cadre d’un projet de réforme institutionnel plus global (rapport de M. Verhofstadt), ainsi que la mise en place d’un projet de capacité budgétaire au sein de l’Union Economique et Monétaire (UEM) (Rapport de Mme Bérès et de M. Böge).

Alors que nous n’avons jamais eu autant besoin d’Europe, les progressistes doivent plus que jamais faire des propositions pour l’Europe de demain, je serai ainsi les 2 et 3 décembre prochain à Prague à l’occasion du Conseil du Parti Socialiste Européen (PSE).