Les lycéens de J Decour en visite au Parlement européen

Hier j’ai eu le plaisir d’échanger avec de jeunes franciliens du Lycée J.Decour du 9ème arrondissement de Paris. Nous avons discuté politique européenne sans détour !  Nous avons abordé les prochaines élections européennes, le Brexit et discuté des rapports de force politiques sur des dossiers sensibles et importants comme la lutte contre les mutilations sexuelles dont sont victimes encore de trop nombreuses femmes et jeunes filles en Europe et partout dans le monde.

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Les lycéens m’ont aussi interrogée sur mon engagement, mes motivations et mon parcours. C’est toujours vivifiant et fondamental pour moi de transmettre aux jeunes générations les raisons de mon engagement politique et de souligner l’importance pour les jeunes de s’intéresser à la politique, de s’impliquer dans la vie de la cité pour contribuer à faire « bouger les choses » parce que c’est cela au fond qui nous anime et qui donne un sens à notre engagement.

 

Les lycéens franciliens fêtent l’Europe

Le vendredi 5 mai, dans le cadre du programme « Ecole ambassadrice », initié par le bureau d’information du Parlement européen, je suis allée à la rencontre d’élèves de deux lycées professionnels d’Ile-de-France et de Paris. Le programme « École ambassadrice » a pour objectif de donner aux jeunes des établissements secondaires et professionnels la possibilité d’approfondir leurs connaissances du Parlement européen et de l’Union européenne en général, d’appréhender leurs droits en tant que citoyens européens et de comprendre comment ils peuvent participer à la vie démocratique de l’Union.

Le matin, j’ai rencontré les élèves du lycée Jean Monnet de Montrouge, qui organisait une projection du film finaliste du Prix LUX 2016, « A peine j’ouvre les yeux » de Leyla Bouzid. Attribué par un jury formé par les députés européens, le prix LUX récompense une œuvre qui illustre l’universalité des valeurs européennes, la diversité culturelle et le processus de construction continentale. J’ai rappelé aux élèves que le prix LUX est l’occasion de faire valoir des films qui viennent du monde entier et de mettre en avant la langue d’origine des films sélectionnés ; car lors des projections au Parlement, ils sont toujours diffusés en version originale et sous-titrés dans toutes les langues de l’UE. Cela permet d’avoir une meilleure connaissance des autres cultures, ce qui fait la diversité de notre belle Europe.

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J’ai commencé par évoquer auprès de ces élèves qui fut Jean Monnet  dont leur lycée porte le nom : un des pères fondateurs de l’union européenne, un homme à l’origine du 1er traité européen la CECA en 1950. Ce lycée professionnel accorde une importance toute particulière aux valeurs européennes en organisant des stages à l’étranger Erasmus+.

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L’après-midi, c’est au lycée parisien Elisa Lemonnier que j’ai rencontré les ambassadeurs juniors du programme. Un groupe de 22 jeunes filles en classes d’esthétique avec qui j’ai longuement échangé sur plusieurs sujets européens. Cette rencontre, fut l’occasion de dévoiler la plaque « Ecole ambassadrice », qui trône désormais dans le hall du lycée et au pied de laquelle nous pouvons voir les noms des grandes capitales européennes apparaitre par un jeu de lumière travaillé en classe par les élèves.

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Le lycée organisait pour l’occasion une remise de diplômes aux élèves ambassadrices. Un diplôme qui a vocation à les encourager pour leur implication et leur engouement pour l’Europe. Effectivement, lors de la visite du lycée, j’ai pu voir l’énorme travail qui a été fournis, pour sensibiliser tout le monde aux valeurs de l’Europe : production de panneaux d’information sur l’histoire de la construction européenne, fiches identitaires sur chaque pays de l’UE, au CDI tout un pan de mur est dédié à la documentation des programmes européens qui vont en direction des jeunes,…C’est donc avec plaisir que j’ai encouragé ces élèves à continuer de travailler pour parler toujours plus d’Europe à leurs camarades.

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Les élèves du lycée français de Lisbonne à la découverte du Parlement européen

Mardi 22 novembre, pendant la session plénière du Parlement européen de Strasbourg, j’ai reçu un groupe d’élèves du lycée français Charles Lepierre de Lisbonne. Il s’agissait d’un groupe d’élèves de mon ami Mehdi Benlahcen, professeur mais aussi Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Portugal et Président du groupe Français du Monde à l’AFE.

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Les échanges ont tout d’abord porté sur le choix des commissions parlementaires par les eurodéputés. Dans mon cas, ayant travaillé sur la question des transports en tant que conseillère régionale j’ai naturellement eu la possibilité de siéger dans la commission des transports. Je suis également membre de la commission des Libertés civiles, de la justice et de la sécurité intérieure. Cette semaine par exemple, la question des violences faites aux femmes est au cœur du débat européen et je suis fière d’être rapporteure sur le texte d’adhésion de l’Union européenne à la convention d’Istanbul. J’ai sensibilisé les élèves sur ce sujet qui me tient à cœur.

Sur le fonctionnement interne des commissions et des réunions de groupe, j’ai expliqué qu’en commission thématique les eurodéputés votent et préparent des amendements sur les textes proposés par le Commission européenne et le Conseil. Dans le groupe des socialistes et démocrates, les 28 Etats sont globalement représentés. C’est un atout pour le travail d’unification que nous menons, même si certains débats sont parfois difficiles car les enjeux nationaux interfèrent sur des questions sensibles. Sur la défense par exemple, le contexte géopolitique actuel, empêche la création d’une véritable armée européenne de défense. Les socialistes allemands sont opposés à cette idée. Alors, même si les membres du groupe peuvent trouver des positions unanimes sur certains sujets, il y a des thématiques qui restent assez clivantes. Le salaire minimum européen en fait partie ; surtout quand on sait que les socialistes roumains ou polonais y sont farouchement opposés. Cependant, le but des groupes politiques au Parlement européen reste quand même de se mettre d’accord et de porter des idées partagées.

Lors des débats, les élèves étaient surpris par le nombre important d’eurodéputés français du Front national qui font partie du groupe ENF (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen. J’ai donc expliqué que le Front national a réalisé des scores importants aux élections européennes de mai 2014 et la faible mobilisation, notamment des jeunes, y est pour beaucoup dans ces résultats. Les conséquences ont été terribles pour les autres partis politiques et la composition des groupes. Par exemple, la Délégation socialiste française se place en 6ème position des délégations du groupe S&D derrière la délégation allemande, italienne et roumaine ; alors même si cela ne nous empêche pas de travailler chaque jour pour la défense des intérêts français et européens, le poids des décisions n’est pas le même.

Une élève m’a posée la question de l’organisation de mon temps. Je lui ai répondu que les eurodéputés travaillent beaucoup, trois semaines par mois à Bruxelles et une semaine intense de plénière à Strasbourg. Par ailleurs, je partage mon temps entre le Parlement et ma circonscription d’élection (l’Ile-de-France) qui m’amène à beaucoup voyager à l’extérieur car je suis également élue pour les Français de l’étranger.

En conclusion des échanges j’ai rappelé que pour mener à bien son mandat de député européen la question de l’engament militant est essentielle, car il détermine la politique que l’on souhaite appliquer sur le territoire européen. Les socialistes défendent des valeurs humanistes qui ont vocation à développer les progrès sociaux à l’échelle européenne. C’est toujours avec plaisir que je reçois des groupes de visiteurs sur mon lieu de travail. C’est l’occasion pour eux de plonger au cœur du Parlement et de profiter de l’effervescence des plénières pour approfondir leurs connaissances des institutions européennes.