La protection des droits fondamentaux et de la vie privée n’est pas négociable

Durant les auditions des Commissaires désignés au Parlement européen, les questions portant sur la protection des données personnelles et des droits fondamentaux ont été abordées à maintes reprises. Le Parlement européen attend de la Commission des actions concrètes et des réponses fortes pour défendre les intérêts des citoyens européens.

Alors que l’environnement numérique évolue de façon constante, et qu’Internet et les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus importante dans nos vies, l’Union européenne a la responsabilité de nous protéger contre toute atteinte possible à notre vie privée. Il est crucial d’adopter un cadre législatif européen unique sur la protection de nos données personnelles; réforme que le Parlement européen appelle de ses vœux, mais qui reste bloquée depuis trop longtemps au niveau des États-membres.

Comme l’a souligné Andrus Ansip (Vice-président désigné pour de la Commission en charge du Marché unique numérique) lors de son audition, la protection des données est une question de confiance, c’est la condition même d’un développement serein de l’Internet et des services numériques en Europe. C’est aussi et surtout un impératif pour protéger les droits fondamentaux des citoyens dans l’environnement en ligne. Comme le stipule l’article 8 de la Charte des droits fondamentaux, « toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant ».

L’urgence de l’adoption de normes européennes sur la protection des données a été renforcée par les révélations sur les pratiques de surveillance de masse de la NSA sur nos données privées. Il est temps que l’Union européenne se dote d’un cadre solide de protection, sans faire aucune concession aux États-Unis en la matière. Je serai très vigilante sur ces questions dans le cadre de mon mandat.

Alors que la défiance vis-à-vis de l’Union européenne est de plus en plus forte, celle-ci doit montrer qu’elle est en mesure de défendre les droits fondamentaux de ses citoyens, quelles que soient les circonstances, et surtout en son propre sein. Aucune excuse, aucun compromis, ne sauraient justifier des restrictions à nos droits et à nos libertés. La Commission ne pourra rester silencieuse face à ce qui se passe en Hongrie, où la liberté d’opinion et la liberté des médias sont bafouées, où les discriminations, le racisme et l’antisémitisme sont légions, et où la société civile est réduite au silence. Mais elle devra être aussi attentive à ce qui se passe dans tous les États-membres, à travers la mise en place des mécanismes de suivi efficaces pour s’assurer du respect, partout, de nos droits fondamentaux.

Frans Timmermans, premier Vice-président désigné de la Commission, qui sera notamment en charge des droits fondamentaux, a délivré un message fort mardi devant le Parlement. Un message qu’il faut porter en permanence dans nos actions : les valeurs européennes et l’État de droit ne sont pas négociables, et les droits de l’homme s’appliquent à tout le monde, hommes et femmes, quelles que soient leurs racines, leur orientation sexuelle, ou leurs idées.

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