Le conseil des jeunes de Boissy Saint Léger au Parlement européen à Strasbourg

J’ai eu le plaisir d’accueillir, le 24 octobre au Parlement à Strasbourg, les représentants du Conseil des Jeunes de la ville de Boissy St Léger, dans le Val de Marne, au cœur de ma circonscription francilienne.
Ces jeunes ont effectué un voyage de quelques jours à Strasbourg et en Allemagne, à la découverte des institutions européennes, mais aussi de notre pays voisin, et leur permettre de s’ouvrir à l’Europe.
Nous avons échangé pendant un moment, puis ils ont pu découvrir l’hémicycle et observer le Parlement réuni en session plénière. J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec eux, car leur curiosité et leur intérêt réel pour les questions européennes m’ont donné confiance dans l’implication des jeunes générations dans la citoyenneté. Nous avons ainsi parlé du travail d’un député européen, du rôle des institutions européennes, de l’impact qu’elles peuvent avoir sur la vie quotidienne des gens, de la démocratie en général et de la défense de l’intérêt général. Ces lycéens, qui seront demain en âge de voter, ont démontré une grande maturité, et leur enthousiasme faisait plaisir à voir !

500 millions d’euros en plus pour la jeunesse européenne en 2017, conséquence de la révision du Cadre financier pluriannuel

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a voté ce midi le budget rectificatif n°3 pour 2017, débloquant 500 millions d’euros dès cette année en faveur de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ). Ce programme finance notamment les dispositifs de garantie jeunesse, visant à soutenir les jeunes européens dans la recherche d’emplois et de formations de qualité.

Dans un contexte tendu qui a vu se multiplier les imprévus – sécurité, migrations, crise agricole, etc – l’Union s’est trouvée paralysée par un Cadre financier pluriannuel 2014-2020 inadapté et ridiculement sous-dimensionné. Ainsi, aucun crédit n’était prévu pour le programme pour l’emploi des jeunes après 2016, alors qu’avec 3,710 millions d’Européens de moins de 25 ans sans emploi, la lutte contre le chômage des jeunes est unanimement présentée comme une priorité.

Dans ce contexte, le Parlement a réclamé dès 2015 une révision à la hausse du Cadre financier pluriannuel. A l’issue d’une longue bataille entre le Parlement et le Conseil, notre collègue Isabelle Thomas, en tant que rapporteure, et la Commission des Budgets sont parvenus à obtenir cette révision budgétaire en juin dernier, augmentant de 6 milliards d’euros les moyens pour la période 2017-2020. Parmi eux, 1,4 milliard est spécifiquement dédié à l’IEJ, dont 500 millions d’euros dès 2017.

Le vote de ce jour vient concrétiser ces 500 millions d’euros prévus par la révision pour l’IEJ d’ici la fin de l’année. Cette rallonge budgétaire était vitale pour la continuité du dispositif. Elle va permettre de relancer un programme essentiel au regard du niveau du chômage des jeunes en Europe.

C’est une victoire pour le Parlement, mais aussi un seuil minimum. Pour l’IEJ comme pour les autres programmes, les acquis de la révision budgétaire que nous avons obtenue au forceps ne suffiront pas à relever tous les défis. La bataille budgétaire continue, et appelle la construction d’une programmation budgétaire bien plus sérieuse et ambitieuse pour l’après-2020.

Visite des élèves du lycée le Corbusier de Poissy

Mardi 7 mars j’ai accueilli des lycéens de terminale ES du lycée le Corbusier à Poissy dans leur Parlement européen à Bruxelles. Il est important que les jeunes citoyens s’approprient leurs institutions.

Lors de notre rencontre, ces lycéens ont fait preuve d’une grande curiosité et m’ont posé de nombreuses questions. Je suis d’abord revenue sur mon rôle au Parlement européen en tant que députée et sur l’exercice quotidien de mon mandat. J’ai ensuite répondu à leurs nombreuses questions sur le sentiment européen, sur l’impact de l’UE ou sur des évènements récents tels que l’élection de Donald Trump, les affaires judiciaires de Marine Le Pen ou le Brexit.

J’ai souhaité expliquer à ces jeunes que l’Europe est la solution à nos problèmes, contrairement à ce que les partis d’extrême-droite martèlent. Le Front national a réalisé des scores importants aux élections européennes de mai 2014 et la faible mobilisation, notamment des jeunes, y est pour beaucoup dans ces résultats. Mais ces élèves ont démontré que la jeunesse s’intéresse encore à la politique.

Je remercie le lycée le Corbusier qui s’engage à la formation civique des jeunes européens. L’Europe a réellement besoin d’une jeunesse engagée et intéressée par les questions politiques.

 

30 ans, l’âge d’aller + loin pour #Erasmus !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui, un rapport sur Erasmus+. Avec plus de 2 millions de participants, plus de 50 000 projets et environ 175 000 organisations, Erasmus+ est un programme européen phare qui fête cette année ses 30 ans. Doté de 16 milliards d’euros pour 2014-2020, dont 1,12 milliard à l’Agence française, Erasmus + a vu son enveloppe augmenter de 40 %.

A l’issue de ce vote, les eurodéputés socialistes et radicaux ont déclaré :

« Le succès d’Erasmus+ est indiscutable : ses participants affichent un taux de chômage inférieur de 23 % à leurs pairs. Erasmus joue un rôle crucial sur l’emploi, les opportunités de carrière, la vie sociale. Et c’est le visage concret de l’Europe pour les jeunes, l’Europe qu’on aime ! ».

« Mais aujourd’hui, victime de son succès, des dossiers pourtant intéressants sont rejetés faute de budget. C’est pourquoi, nous sommes mobilisés pour mieux adapter le budget et rendre ce programme plus accessible à tous. Au-delà de la question budgétaire, nous plaidons pour plusieurs mesures de simplification, notamment de l’outil informatique utilisé pour la candidature en ligne et une traduction du formulaire de candidature dans toutes les langues officielles ».

« Pour la révision à venir d’Erasmus+, nous voulons aller plus loin, notamment en augmentant l’inclusion sociale. Erasmus+ devrait accentuer le travail sur la diversité culturelle et les projets incitant à la tolérance et à l’insertion, et ce afin de mieux lutter par exemple contre la radicalisation de certains jeunes, et lancer le nouveau programme de mobilité – « Erasmus pro » – pour permettre aux jeunes de partir en apprentissage dans un autre État membre, pour une période longue ».

« L’Europe doit se construire avec toute sa jeunesse ! ».

Présentation du projet européen AKI #Erasmus +

Lundi 30 janvier, je suis intervenue à l’Assemblée Nationale pour la présentation des travaux du projet AKI en compagnie de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, de plusieurs opérateurs de la mobilité en France, en Europe et au Canada, de représentants français, belges, allemands et québécois, de l’agence Erasmus + et de jeunes qui ont effectué ou effectuent un projet de mobilité internationale.

Le projet AKI a pour ambition de valoriser les apprentissages transversaux développés par les jeunes lorsqu’ils effectuent un échange international. L’objectif de ce projet est de favoriser l’employabilité et l’engagement actif des jeunes et de lutter plus efficacement contre le chômage qui touche beaucoup les moins de trente ans. La mobilité à l’internationale, ouverte à tous, prend alors tout son sens car il s’agit d’un accélérateur d’opportunités, tant elle développe des compétences professionnelles, linguistiques et transversales. Des compétences transversales qui ne sont jusqu’à présent pas reconnues. C’est là que le projet AKI prend tout son sens : Le dialogue entre employeurs et jeunes en recherche d’emploi souffre alors d’un manque de compréhension réciproque. Les employeurs ne savent pas toujours identifier et reconnaître les compétences développées lors d’une mobilité et les jeunes peuvent éprouver des difficultés à mettre des mots sur leurs acquis. Pour pallier à ce paradoxe, les partenaires AKI ont construit des outils simples. Ils visent à valoriser plutôt que d’évaluer des compétences transversales développées en mobilité internationale. L’objectif est de faciliter l’accès ou le retour à l’emploi et d’encourager la citoyenneté active des jeunes.

Alors que nous fêtons cette année les 30 ans du programme Erasmus, la mobilité des plus jeunes reste un des meilleurs moyens de construire les citoyens de demain et de développer des compétences qui dépassent la formation initiale. Même si son avenir dépendra de l’utilisation qu’en feront les jeunes, les employeurs et les structures de jeunesse, le projet AKI est une démarche ambitieuse qui renforce le dialogue interculturel et favorise les échanges internationaux.

Jeunesse, emploi, croissance : le Parlement obtient des moyens budgétaires supplémentaires pour 2017

Communiqué de la délégation socialiste française

L’accord sur le Budget 2017 obtenu le 17 novembre après négociations avec le Conseil a été adopté par le Parlement ce matin, par 438 voix contre 194. Isabelle Thomas, rapporteure sur la révision du Cadre financier pluriannuel, et Jean-Paul Denanot, rapporteur fictif pour le budget des « Autres sections », faisaient partie de l’équipe de négociation.

Pour 2017, avec un cadre budgétaire sous-dimensionné depuis 2014, notre objectif était d’abord de répondre aux urgences : l’emploi, la croissance et la jeunesse. Nous sommes parvenus à débloquer de nouvelles ressources, c’est à dire de l’argent frais au lieu des habituelles coupes et réaffectations budgétaires. Le Parlement a obtenu 500 millions d’euros supplémentaires pour l’initiative pour l’emploi des jeunes et 200 millions d’euros supplémentaires pour les programmes de soutien à la croissance, ainsi que l’introduction de mesures contribuant à réduire l’empreinte écologique des députés européens dans le cadre de leurs activités.

Si la manche du budget 2017 est gagnée, il reste à gagner la partie sur le Cadre financier pluriannuel. Cette prochaine et importante étape devra tenir compte des avancées que nous avons arrachées pour le Budget 2017. Les règles du Cadre financier pluriannuel devront être assouplies pour permettre la mobilisation de toutes les marges inutilisées afin de faire face aux grands défis, notamment celui des emplois dans une croissance durable.

Cependant nous restons loin du compte. Une véritable politique de relance exige une intervention publique que le budget européen actuel, par sa sous-dimension, ne peut satisfaire. Afin d’obtenir les moyens adéquats, nous devrons donc continuer à négocier pied-à-pied au cours des prochains rendez-vous budgétaires : la révision du cadre financier actuel, d’abord, les futurs budgets annuels, ensuite, et, surtout, le prochain cadre financier pluriannuel, sur lequel les discussions s’ouvriront dès 2017. La bataille budgétaire est une des clés de l’avenir de l’Union. Nous continuons à la mener intensément.

Le service volontaire a 20 ans!

Durant toutes ces années ce service a accompagné des centaines de milliers de volontaires partout en Europe dans des actions culturelles, des évènements sportifs ou encore dans l’aide au développement. Aujourd’hui le Parlement européen a adopté une résolution pour demander l’élargissement de ce service à toutes les personnes, à tous les domaines professionnelles et à toutes les destinations. Les députés européens demandent aussi une véritable politique coordonnée à l’échelle européenne pour renforcer la participation au Service Volontaire Européen et élaborer un véritable statut pour les volontaires européens. 

Voici mon explication de vote:

Lors de la session plénière du 27 octobre 2016, j’ai voté pour la résolution du Parlement européen sur le service volontaire européen (SVE). Le service volontaire européen a déjà soutenu plus de 100 000 volontaires dans l’éducation, la culture, les événements sportifs ou encore l’aide au développement. C’est un véritable outil au service de la jeunesse européenne et du brassage des cultures en Europe qu’il faut renforcer et soutenir. Je me félicite que cette résolution prône l’élargissement du SVE à toutes les personnes, indépendamment de leur âge, à tous les domaines de travail et à toutes les destinations notamment afin d’encourager la mobilité de tous les volontaires dans le domaine de gestion de crise humanitaire. Je soutiens aussi pleinement la demande du Parlement pour un statut légal du volontaire européen. Enfin j’ai soutenu cette résolution pour encourager la Commission à faciliter les règles de participation des entreprises et associations via notamment un système de candidature plus simple. Il faudra aussi que la Commission prenne en compte les recommandations du Parlement pour flécher d’avantage de fonds sur des programmes de volontariat plus ambitieux au niveau européen.