Echange avec les étudiants albanais sur l’état de droit

Le mardi 26 juin, j’ai rencontré une délégation d’étudiants en droit et en sciences politiques de l’université de Tirana en Albanie. À Bruxelles pour un séjour d’études de trois jours, j’ai profité de leur passage au Parlement européen pour échanger avec eux sur mon engagement personnel, sur l’Union européenne en général et l’adhésion possible de l’Albanie.

Très intéressés par la question du respect de l’Etat de droit, nous avons discuté des critères de Copenhague. Lorsqu’un Etat débute les négociations d’adhésion, il doit respecter les critères dits de Copenhague. Le premier de ce critère est la mise en place d’institutions stables garantissant l’état de droit, la démocratie et les droits de l’homme. Une fois devenue membre de l’UE, certains Etats ont oublié leurs engagements premiers. Que dire des gouvernements hongrois et polonais qui instaurant une société illibérale ?

Après des échanges nourris sur l’accueil des migrants en Europe – et je refuse d’utiliser le terme de « crise » migratoire – nous avons fini par discuter de la Convention d’Istanbul sur la lutte contre les violences faites aux femmes alors qu’une étudiante témoignait de violence domestique en Albanie. Au niveau européen, nous avons des difficultés à concrétiser la ratification par l’Union de ce traité si important. Le Parlement met tout en oeuvre avec la société civile pour convaincre de la nécessité d’une ratification mais le Conseil continue de bloquer.

 

Nous aurions pu discuter de bien d’autres thèmes d’actualités. J’ai été néanmoins ravie d’échanger pendant ce court moment avec des jeunes engagés en politique et passionnés par la vie publique.

Interview des élèves du Lycée Evariste Galois de Sartrouville #JournéeDeLEurope

Vendredi 25 mai, à l’occasion de la journée de l’Europe organisée par le lycée Evariste Galois de Sartrouville, je suis allée à la rencontre d’un groupe d’élèves ambassadeurs du Parlement européen. En marge des nombreux ateliers et événements organisés par l’équipe éducative et les élèves, j’ai été interviewée par une dizaine d’élèves de Seconde et de Terminale pour la WebRadio du lycée. Nous avons abordé trois grands thèmes : le rôle et le fonctionnement du Parlement Européen ; le rôle et les missions des Députées Européens et les questions liées aux droits des femmes et aux inégalités, ainsi qu’à la lutte contre les violences dont elles sont les victimes.

Lors de la première partie de l’échange, j’ai confié aux lycéens que ma passion pour la politique devait beaucoup à la Présidence de François Mitterrand puis à la chute du mur de Berlin le jour de mes 18 ans, marquant pour moi l’espoir de la construction d’une seule et même Europe. C’est à partir de ce jour que j’ai forgé ma conscience politique. Une conscience qui ne m’a pas quittée depuis, c’est pourquoi j’ai encouragé ces jeunes élèves à s’engager, à travers le militantisme politique, syndical ou encore associatif pour défendre leurs convictions leurs valeurs. J’ai également rappelé que tous les Français pouvaient être élus s’ils avaient la volonté de changer les choses. Etre élu.e ne doit pas s’inscrire dans une trajectoire de carrière mais correspondre à un engagement personnel qui sert une cause collective.

Sur l’égalité entre les femmes et les hommes, j’ai rappelé que la loi de 2000 sur la parité a permis à beaucoup de femmes de s’engager en politique. Alors même si encore aujourd’hui les postes à responsabilité sont généralement attribués à des hommes, il y a des évolutions notables. Au Parlement européen, j’ai pu constater que dans certains pays la parité est assez bien respectée. Mais quand on sait que seulement 36% des députés européens sont des femmes, nous devons encore progresser pour arriver à l’égalité réelle.  

Sur la diffusion de l’information, j’ai répondu que les réseaux sociaux représentaient un assez bon moyen de communiquer avec les citoyens et partager le travail parlementaire que les députés européens mènent au quotidien ; car malheureusement les médias peinent encore à donner une vraie visibilité à l’action des députés européens.

J’ai informé les élèves que dans le cadre de mon travail parlementaire, je suis amenée à échanger avec de nombreux responsables politiques et aussi avec la Président de la République ; que j’ai récemment rencontré sur la réforme des modes de scrutins dans le cadre des prochaines élections européennes. Je me suis aussi adressée à lui pour l’alerter sur l’urgence de voir l’Union européenne ratifier la Convention d’Istanbul, pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes partout en Europe. Ce texte adopté par le Conseil de l’Europe, s’appuie sur la règle des trois « P » : prévention, protection et poursuite. Il est appliqué en France car il a été ratifié sous la précédente mandature mais beaucoup de pays européens refusent encore de le ratifier ; c’est pourquoi les chefs d’Etats signataires doivent se mobiliser et inciter les autres pays à la signer. Il existe beaucoup de lois protectrices contre les violences faites aux femmes mais leur application est trop souvent laissée de côté.

Nous avons également parlé de l’organisation de mon temps de travail entre Paris, où je rencontre les acteurs de la circonscription, le Parlement européen de Bruxelles ou je mène des réunions de groupe et un travail intense dans les commissions parlementaires ; et Strasbourg, ou les lois européennes sont votées. L’occasion de rappeler que les temps de parole au sein du Parlement européen sont assez court, ce qui nous oblige à être efficace et synthétique lors de nos interventions.

Un élève m’a posée la question de la distance entre l’Europe et les citoyens européens, j’ai répondu que cette distance est liée au problème du fonctionnement des institutions ; qui est trop opaque et parfois incompréhensible. Et malheureusement certains pays comme la Hongrie ou la Pologne, ne rendent pas les choses faciles quand ils n’ont de cesse de critiquer l’Europe et son système. S’il n’y avait pas d’Europe aujourd’hui, ce serait la fin de la zone Euro, la fin de la libre circulation des personnes et on deviendrait une multitude de tout petits pays devant faire face aux grandes puissances mondiales. L’Union européenne est encore dans une phase de construction et il faut lui laisser le temps d’émerger en tant que réelle entité politique.

Le dernier thème de l’interview a laissé place à un échange sur l’égalité entre les femmes et les hommes, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. J’ai indiqué qu’actuellement était en discussion une proposition de directive prévoyant d’accorder les mêmes droits aux femmes et aux hommes de bénéficier du congés parental afin de permettre réellement de concilier vie professionnelle et vie personnelle et de réduire l’écart salarial. L’occasion de dire que les femmes n’ont pas le même niveau de salaire que les hommes et qu’elles sont plus souvent concernées par le congé parental. Une idée préconçue que dénoncent les syndicats et les socialistes. Le gouvernement français est encore assez rétrograde sur le sujet alors que certains pays européens comme la Suède défendent cette égalité. Sur les violences faites aux femmes, qui sont de plus en plus reconnues, j’ai redit qu’il fallait continuer le travail de prévention auprès des victimes et des autorités qui ont trop souvent minimisé l’ampleur du problème.

 

 

Les Socialistes et démocrates échangent avec les étudiants Erasmus à Strasbourg

Hier soir, lors d’un événement de l’initiatve Together Europe, lancée par le Groupe des socialistes et démocrates pour organiser des journées de débat avec les citoyens sur l’avenir du projet européen, j’ai eu le plaisir d’échanger avec la « génération ERASMUS », des jeunes motivés venus des quatre coins de l’Europe.

Avec Edouard Martin, Marie Arena, Jeppe Koffod, nous avons évoqué sans détour les défis de la sociale démocratie et le besoin de reconstruire le projet européen autour de valeurs fondamentales comme les droits des femmes, l’état de droit, la liberté d’expression et la protection des droits sociaux. L’Europe n’est pas seulement un marché unique ou un projet économique mais aussi et surtout un projet social au service des citoyens.

C’est le message que j’ai voulu faire passer à cette jeune génération à qui j’ai notamment rappelé l’importance de l’engagement politique. Nous avons besoin des jeunes pour construire l’Europe de demain et je soutiendrai toujours avec détermination toutes les initiatives qui rapprochent les jeunes du projet européen.

L’Ecole de la deuxième chance de Ris-Orangis au Parlement européen

Mardi 17 avril, j’ai reçu au Parlement européen à Strasbourg un groupe de jeunes de l’Ecole de la deuxième chance de Ris-Orangis dans l’Essonne.

Les écoles de la 2e chance sont issues des principes contenus dans le Livre Blanc Enseigner et apprendre – Vers la société cognitive présenté en 1995 à l’initiative d’Édith Cresson, alors Commissaire Européen chargée de la Science, de la Recherche et du Développement. L’e2c Essonne inscrit son action dans l’esprit et la lignée des opérations similaires conduites au sein du réseau européen des écoles de la 2e chance présent dans 11 états membres de l’Union Européenne. L’e2c destine son action aux jeunes adultes, ayant dépassé l’âge de la scolarité obligatoire, sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification et rencontrant, de ce fait, de grandes difficultés d’insertion aussi bien sociale que professionnelle. L’objectif et les méthodes d’intervention proposées visent à développer chez les jeunes concernés la motivation, les capacités d’apprendre à apprendre, les connaissances de base et les aptitudes sociales en aidant chacun d’eux à identifier, à construire et à valider leur propre projet d’insertion sociale et professionnelle.

En venant visiter le Parlement européen, ils ont voulu approfondir leurs connaissances des institutions européennes. Ils ont eu l’occasion de visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur les migrations en Europe. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange ou je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Lors de notre entretien, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, ou je m’attache à défendre les droits des travailleurs et à lutter contre la pollution dans les transports ; également la commission des Libertés civiles, Asile et immigration, ou je travaille sur l’accueil des réfugiés et la lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un premier temps, nous avons échangé sur la coopération entre la France et l’Allemagne, véritable pilier de la construction européenne à la fin de la seconde guerre mondiale. Même si l’Europe s’est d’abord construite sur des échanges économiques forte mais nous devons renforcer notre travail sur les questions sociales. Des questions essentielles que nous devons traiter avec l’ensemble des Etats-membres car l’Europe c’est 500 millions d’Européens.

Nous avons également abordé le Brexit et la sortie du Royaume-Uni de l’Europe. J’ai rappelé à ce titre que l’Union européenne continuera de fonctionner avec les 27 Etats qui la constitueront à l’avenir et qu’elle aura les mêmes règles de fonctionnement ; à ce moment-là le Royaume-Uni aura certainement le même statut que les autres pays étrangers. Beaucoup de questions m’ont été posées, comme la nature des relations entre l’Europe et l’Afrique. Je suis dans le groupe parlementaire des relations avec l’Afrique du Sud et j’ai rappelé que les relations d’amitiés qui existent entre les deux continents devraient être renforcées. Nous devons aller plus loin que de simples accords économiques et je pense que l’Europe ne s’en donne pas assez les moyens. Par ailleurs, l’Europe n’a pas encore assez de pouvoir face à ses Etats-membres pour peser dans les relations avec les autres puissances étrangères. A ce sujet, j’ai évoqué la question de la défense européenne, un point sur lequel nous avons encore beaucoup à faire. Aujourd’hui, l’Union européenne n’intervient dans aucun conflit, elle n’en a pas les compétences ; elle ne siège pas au conseil de sécurité de l’ONU.

Rencontre avec des lycéens européens

Vendredi 23 mars, je suis allée à la rencontre de jeunes lycéens d’Allemagne, de Pologne et de France à l’occasion d’un échange organisé par le comité de jumelage de la ville des Mureaux et la Maison de l’Europe de Saint-Germain-en-Laye. Cette rencontre s’appuyait sur la restitution des travaux de leurs échanges entre lycéens européens initiés par la commune. Les lycéens ont travaillé autour de leur vision de l’Europe et j’ai eu l’occasion d’être le grand témoin de la restitution de leurs travaux.

J’ai rappelé aux élèves que le Parlement européen est constitué de parlementaires issus des 28 Etats-membres et que la devise de l’Europe est « unis dans la diversité ». Une diversité que l’on trouve aussi bien au niveau culturel qu’au niveau politique. En effet, le Parlement européen englobe plusieurs groupes politiques. Pour ma part, je siège dans le groupe des Sociaux-démocrates qui est composé de plusieurs nationalités. C’est une vraie richesse dans le travail que nous menons au quotidien, car cela apporte une diversité de points de vue sur les sujets que nous traitons.

Ensuite, j’ai évoqué la montée des extrémistes en Europe. Les partis extrémistes disent que l’Europe est responsable de toutes les difficultés sociales et économiques que rencontrent les Européens. Aux élections européennes de 2014, les Français ont majoritairement voté pour le Front national qui est aujourd’hui le premier parti à représenter la France au Parlement. Dans ce contexte, il faut que les jeunes prennent toutes leurs responsabilités et utilisent leur bulletin de vote ! C’est aux jeunes de construire l’Europe de demain.  Beaucoup de jeunes Britannique en ont pris conscience avec le Brexit, mais trop tard ; ils regrettent la sortie de la Grande-Bretagne.

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Une étudiante, m’a fait part du désarroi quant au fait que les élèves ne soient pas assez informés de ce qui se passe en Europe. Alors j’ai rappelé que même s’il y a un déficit à combler à ce sujet, les jeunes peuvent s’informer et s’investir par d’autres canaux ; comme l’engagement militant dans un parti politique ou dans une association comme par exemple dans le cadre de la garantie jeunesse ou Erasmus + ; de bons exemples de ce que fait l’Union européenne pour les jeunes.

Par ailleurs, il faut se saisir de l’atout d’internet et plus largement des nouvelles technologies qui permettent aux professeurs et aux jeunes européens nouer des liens malgré les frontières. Cela permet aussi d’apprendre d’autres langues, d’autres cultures et partager les savoirs. C’est un véritable moyen d’ouverture sur le monde et sur l’Europe. J’ai donc informé l’auditoire que le site du Parlement européen offrait la possibilité de voir les débats en direct et de se renseigner sur le travail que les députés mènent.

Enfin, les lycéens m’ont fait part des principaux thèmes qu’ils jugent essentiels pour l’avenir de l’Europe : l’environnement et les questions sociales. Aussi, je pense que nous devons pouvoir proposer une nouvelle économie et de nouvelles énergies pour rendre meilleur l’avenir de l’Union européenne et des jeunes européens.

Visite du lycée Jean Monnet de Montrouge

Mardi 13 mars, j’ai reçu au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, un groupe d’élèves du lycée Jean Monnet de Montrouge. Avec leurs professeurs, les élèves ont découvert le Parlement européen. Ils ont pu visiter le Parlementarium (musée du Parlement européen) et ils ont assisté à un débat en plénière sur le cadre financier pluriannuel. Enfin, j’ai eu le plaisir de les rencontrer autour d’un échange où je me suis prêtée au jeu des questions/réponses.

Lors de notre entretien, j’ai rappelé les commissions dans lesquelles je siège : Transports et Tourisme, où je m’attache à défendre les droits sociaux des travailleurs et à lutter contre la pollution ; également la commission des Libertés civiles, où je travaille sur l’accueil des réfugiés et la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous avons également échangé sur l’organisation du temps de travail au Parlement.

J’ai rappelé aux élèves que 70% des lois françaises sont issues du droit européen et que les Etats-membres avaient deux ans pour transposer les directives votées au Parlement européen. J’ai donné comme exemples la réforme ferroviaire que le gouvernement français a engagé ou encore la réforme actuelle du droit d’Asile en France. Deux exemples qui démontrent que les Etats membres se laissent toujours une grande latitude entre les directives adoptées et les lois transposées.

A la question « pourquoi vous intéressez-vous aux transports ? » j’ai répondu qu’en tant qu’élue de la région francilienne, je m’investis beaucoup sur la lutte contre la pollution et que le secteur des transports est déterminant pour agir. Par ailleurs, les transports constituent un secteur stratégique de l’économie française et européenne. Ce sujet m’a amenée à parler des dernières mesures de protectionnisme du Président Trump visant à taxer les importations d’aluminium et d’acier essentiellement en provenance d’Union européenne, dans un contexte où les industries européennes subissent durement la concurrence des produits chinois, vendus à bas coûts en raison du dumping social pratiqué et du subventionnement de leur production par l’Etat chinois .

D’autres questions m’ont été posées, notamment sur l’accueil des réfugiés ; ce fut l’occasion de répondre que malgré la volonté du Parlement européen de mettre en place une réelle politique d’accueil et de solidarité, les Etats-membres européens n’ont pas voulu s’engager en ce sens.

 

 

Plan Arthuis pour Erasmus apprentis : halte à l’hypocrisie !

Communiqué de la Délégation socialiste française

Les eurodéputés socialistes et radicaux sont ceux qui avaient créé Erasmus pour les apprentis : le projet pilote a été impulsé par Catherine Guy-Quint dès 2004. C’est pourquoi nous sommes très attachés à ce programme, et particulièrement vigilants quant à son avenir.

Les chiffres sont là : Erasmus pour les étudiants bénéficient à 43 000 français par an, quand les apprentis ne sont que 6 800 à en profiter, pour des séjours de seulement deux à trois semaines.

Aussi, nous avions accueilli favorablement la mission confiée à l’eurodéputé Jean Arthuis – également président de la commission des budgets au Parlement européen – par la ministre des affaires sociales Muriel Pénicaud afin d’améliorer ce programme. Pour rappel, le Président de la République française a fixé comme objectif 15000 bénéficiaires à la fin du quinquennat.

Si nous soutenons les mesures techniques pour renforcer ce programme – dont nombre figuraient déjà dans des rapports du Parlement européen, notamment en matière de contrat de travail, de protection sociale et d’enseignement des langues – nous ne pouvons que dénoncer, une fois de plus, le double discours, l’hypocrisie quant aux moyens financiers.

Alors même que la France vient d’annoncer qu’elle souhaite diminuer le budget européen et l’utiliser prioritairement pour la défense et la sécurité, au détriment de la PAC et de la politique de cohésion donc, elle fait semblant de vouloir un triplement du budget Erasmus !

Célébrer Erasmus dans de beaux discours, c’est bien. Commander des rapports, missionner et mandater c’est sympathique. Se moquer des citoyens en signant des promesses en blanc n’est pas acceptable. Ce dossier, avec la crise migratoire, est révélateur d’un docteur Jekyll que l’exercice du pouvoir rend chaque jour un peu plus mister Hyde. Jusqu’où ?