Le Parlement européen adopte sa résolution en faveur des Rroms

J’ai voté en faveur d’une Résolution du Parlement sur l’intégration des Rroms dans l’Union européenne. L’antitsiganisme perdure au sein des sociétés européennes : les Roms sont privés de leurs droits fondamentaux et continuent de subir de nombreuses discriminations. La situation est d’autant plus inquiétante pour les enfants quand un tiers des foyers n’a pas accès quotidien à l’eau potable ou à des sanitaires. Les problèmes de santé qui en découlent sont alarmants.

Le message du Parlement est clair : l’antitsiganisme est une forme de racisme et c’est intolérable et condamnable. Et malgré les efforts déployés par la Commission, ce racisme est persistant et se manifeste à tous les niveaux de la société. Nous demandons donc des efforts supplémentaires et une véritable volonté politique. Entres autres, nous demandons aux Etats membres de mettre en oeuvre les directives relatives à l’égalité de traitement et nous demandons la Commission de les faire respecter, même s’il faut engager des procédures en manquement.

L’antitsiganisme, et plus généralement la lutte contre toutes les formes de racisme, doit être parmi les priorités du cadre européen de l’après-2020.

Discriminations envers les Rroms : il faut continuer à améliorer la situation, mais c’était peu visible dans l’hémicycle !

Communiqué de la délégation socialiste française

Le 8 avril prochain, nous célèbrerons le 46ème anniversaire de la fondation de « l’Union Romani Internationale », journée qui est devenue la journée internationale des Rroms.

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont souhaité, au cours d’un débat – voir ci-dessous – organisé hier au Parlement européen, souligner les aspects positifs de ce qui a déjà été fait au niveau de l’Union, notamment au travers des projets d’insertion qui sont menés dans certains Etats membres.

Mais la réalité s’impose : les conditions de vie de cette minorité demeurent largement à améliorer. Des discriminations graves en matière d’éducation, de logement ou d’accès à la santé persistent.

Pour nous, l’Union européenne doit renforcer la lutte contre ces discriminations et l’extrême-pauvreté qui touche cette communauté de 10 millions de personnes. Il faut en outre inciter, partout en Europe, à la reconnaissance des victimes du génocide des Rroms.

Aujourd’hui encore, plusieurs députés européens d’’extrême droite et de droite radicale, toujours prompts à montrer du doigt un bouc émissaire, se sont vautrés dans le racisme anti-Rrom. Nous souhaitons d’ailleurs que le « débat » de ce 6 avril connaisse des suites, tant il a été marqué par plusieurs propos indignes et probablement punissables.